vendredi 3 avril 2009
La suite
A une autre histoire je dédis un autre blog: http://thaidaminou.blogspot.com !
See you there!:
The trip of Asiapitw is finished, but already i feel like i need to leave again towards the next step on my path.
Other trip, other blog: http://thaidaminou.blogspot.com !
mardi 23 septembre 2008
Greater fear than harm
Apart from the money inside was my passeport. F***!!!
Of course the police proved useless, although the encounter with them was funny, both for them and us!
Still it meant i had to go to Beijing to the French Embassy, and hope they would accept to deliver me a new one. The waiting since yesterday was terrible: i was told i couldn't get a new one as it takes 4 weeks and my visa runs out in 10 days; two options were left: either i would get a temporary one, valid for a year, enough for me to finish this trip; either i wouldn't and that meant take a plane back home... in less than a week!
I had a terrible night waiting for the sentence, dreaming I was to come back home today...
Fortunately it was not yet my Karma to come back, and to finish this wonderful experience in such an miserable way!
Indeed i'll get my temporary passeport in one hour, and then i'll be able to get away fron Beijing as fast as i can and start again my journey west!
It was great fear but no harm!
Plus de peur que de mal! (english follows)
OUF!!!!
J'ai quand meme bien eu peur depuis hier, dans l'incertitude de la decision de l'ambassade! Bref, le voyage continue donc!
a bientot
damien
samedi 20 septembre 2008
Xi'an, fait chi'er...
Prenez ca comme un signe ou pas, mais je me suis fait voler mon passeport seulement quelques heures apres etre arrive...
La foi...
Un gars a coupe la corde de ma sacoche dans la foule, et le temps que je me retourne, plus personne... Enfin si: une foule de chinois, va savoir lequel a fait le coup!
Bon c'est pas un gros probleme (enfin pas encore) certes: maman ma vie n'est pas en danger t'inquietes pas! Ca fait juste chier! Ca veut dire qu'il va falloir faire demi-tour pour Beijing surement, que nous avions pris soin d'eviter... Ca veut aussi dire qu'il va falloir se taper les administration francaise pour le passeport, et chinoises pour le visa!
Bon je vous tiendrez au courant si d'ici la j'abandonne le retour! ;o) (je rigole...)
daminou, en Chine sans passeport
jeudi 18 septembre 2008
Go West (en Francais) => English follows
Pour la troisieme fois cette annee, notre notion du temps a Shanghai s'est ecroule, cascade de nouvelles sensations nocturnes mixees par Didje aux platines.
Quelle belle vie de se laisser couler aux rythmes des flots quand la vue sur les cotes est si belle, et la vie si pleine! On trouve de tout a toute heure pour tous les prix: la bouffe est delicieuse (quoi que la je commence a saturer les Djiaozi... honte a moi!), les services rendent service, et le vendeur de poulet souriant! L'assistanat ici est different de celui dans lequel sombre comateusement la France. L'assistanat ici est fait por rendre service. Les chinois sont opportunistes et business-men par nature. Donc la moindre demande trouvera une offre, et comme la plupart de ces "coups de mains" sont des gestes quotidien, pas besoin de se prendre la tete a faire compliquer avec des regles, des lois, des accords... "On s'arrange" et ca rend la vie facile! Parceque nos belles democraties ont beau critiquer la Chine en montant a l'assaut sur leurs blancs chevaux des Droits de l'Homme, les chinois me semble bien moins souffrir que nous de privation des libertes au quotidien, dans leur routine. Je ne denie pas la censure, le controle excessif des medias et de l'information; je ne cautionne pas non plus l'envahissement de regions autonomes ni le viol de cultures. Je dis simplement que au quotidien, le chinois ne se fait pas emmerder par son gouvernement comme ca nous arive chez nous!
C'est bien pour ca qu'ilse passe autant de choses ici, que la vie prend autant le dessus, et qu'aux pieds des tour geantes s'anime une foule d'activites qui me font rever. Y'a tellement de gens qui se demanden ce que je peux bien etre en train de faire ici, avec ma gueule de blanc, et mon sourire ahuri! Ce que je fais c'est decuver de la veille avant de replonger dans l'univers underground de Shanghai ce soir! Avec un guide comme Didjelirium qui nous a fait dancer le Mia hier soir, que demander de mieux pour decouvrir l'autre aspect de la ville? Celui qui est blanc mais ne porte pas de cravate et se melange aux locaux.
Il se passe beaucoup de choses ici. Chacun pourrait avancer son explication. La mienne c'est que les gens n'ont pas encore abdiquer au profit d'une vie faite de "process" et de "systeme". Ils travaillent pour atteindre un but, parcequ'ils ont une autre raison de le faire que la reraite avec le moins de surprises en attendant. C'est ce que beaucoup d'etrangers viennent chercher ici, un echapatoir au "laissez aller" desabuse de nos vieux pays.
Et pourquoi pas?
Allez moi aussi je me prend en main, et je poursuit mon reve! En ROUTE pour le dernier trajet sur la route de tous les plaisirs... pour cette fois!
Aujourd'hui on rentre a la maison... enfin on commence la longue route vers l'Ouest, un continent entier a traverser, environ 25.000km!
On a opte pour la route la plus simple; peut-etre par faineantise de nous rendre au consulat Russe a Shanghai, peut-etre pour se preserver de la colere et de la frustration necessairement consequente aux rencontres administratives. Aussi parceque les dunes du desert de Gobi et l'immensite de rien du Kazakhstan nous attirent autant que les toundra russes! On arrivera donc en Europe par l'Ukraine, et une premiere etape a Berlin debut Novembre pour retrouver deux collocs de Lisbonne: Chris et Angel!
Il se peut que le blog ne soit plus mis a jour d'ici la. Je lirai mes mails et le commentaires mais ne repondrai peut-etre pas alors ne vous inquitez pas, c'est delibere!
A bientot pour des retrouvailles festives a Panam mi Novembre!
damien
Go West (in english)
What a strange place Shanghai is. Everytime we have come here, and this was the third this year, time colapses, days and nights mix in a trance mixed by Didje behind his record decks.
The easy going life of whoever flows down the river staring at the beauty of its shores! Here there's so much you can see! Life never stops when you have 30.000.000 chineses in one place: street vendors take turn to feed you according to your will: meat or veggie djiaozi, steamed, fried, boiled? in a soup? Barbeuque of veal, beef, chicken? Rat maybe? Just ask, and if you're too lazy to come down in the streets we'll bring it up to you in your tower! This place is beautiful, for if anything needs to be done, there'll be at least one person who will take advantage of dong it! Chinese are business opportunists, and so far it makes life rather easy in such an disproportioned city! So much life going on at the foot of thoses giant skyscrapers! So many people wondering in a laugh what a white guy could possibly be doing outside of the business district, staring at them for an hour and talking non-chinese! Going underground is the answer! Following our DJ-lirium guide through the clubs in town, we got to visit a few nice clubs, meet a few but very different "foreigners", who share this one love for the daily freedom and the beautiful chinese girls.
Talking about freedom in a so-called "dictature" that we tend to criticise so easily ("we" could also mean our hypocrite governments who envy the chinese so much...) is a delicate exercise: indeed they have internet control, misrespect of human rights, censorship on a global scale... and so do we! But on a daily basis, life is a much more control free than our life in the west!
Things happen in Shanghai because people here have not yet abdicated to a life of process and systems; they work hard because they still have some goal to reach, somewhere they want to go, not only retirement with the minimum surprise rate. That's what i think of chinese people as well as the foreigners i have met here.
It makes me want to keep following my own dream. On the road again!
Today we go back home; we start at least, the long journey that will take us through a whole continent, from Shanghai on the asian Pacific coast, to France, at the western part of Europe. The last journey on this one year long trip! About 25.000 km by land, by lands.
We've decided to go for the easiest route, partly because we were too lazy to go to the russian consulate here in Shanghai (and we don't want to set foot in Beijing this time), partly because it will take us through the beautiful deserts dunes of the Gobi desert, west of China, and then through the immensity of nothingness in Kazakhstan! Nice program we've got before reaching Europe via Ukraina!
Hopefully that will happen in the beginning of November, if my two mates Crizz-the-fucking German and Angel-the-fucking-spanish are to meet their fucking-french in Berlin! How are we about that guys? Let me know before i show up!
Michi, i'm planning to come right after Berlin if prices are ok with my budget!
I might not give a lot of news in the next month or two before i come back. Maybe none at all but dont worry!
see you all sooner or later, here or there, but with a smile!
damien
samedi 13 septembre 2008
mise a jour: Photos Visages Laos
vendredi 12 septembre 2008
11 Septembre, Joyeux Anniversaire!
Pour certains c'est la rentree des classes, le retour au boulot apres deux semaines au soleil "volees" a l'entreprise. Septembre c'est comme Lundi: on a pas envie, mais on sait qu'il va venir s'incruster a la fete; alors, par application d'un "decret a valeur de verite generale et absolue", on prend tous les gens qui s'amusent et depensent du temps d'une maniere ou d'une autre, et on leur dit: "Nouvelle Loi: travaillez plus pour GAGNER plus! C'est simple, allez perdre votre temps a l'usine (ou dans un bureau: same same)". Septembre c'est ce moment ou tous les gens arretent de s'amuser, et ou en remet la cravate, avatar du colier pour chien en plus uppe.
"Le Temps n'est pas de l'argent. Il est la vie meme, et la seule maniere de le gagner consiste precisement a le perdre." [L'Histoire sans fin - Michale Ende, un livre qu'il est bien de le lire].
11 Septembre,
Pour certains autres c'est la minute de silence Patriotique, que certains mettront peut-etre a profit pour ecouter ce qui se cache derriere les discours et tout le bruit mediatique. C'est au moins une minute de prise pendant laquelle certains gros cons qui ont un avis sur tout ce qu'il se passe dans le monde se taisent.
Pourrait-ce etre un silence de honte?
11 Septembre,
Nous, ca fait un an aujourd'hui qu'on est sur la Route, partout et nulle part, connectes mais au centre de rien... On est un peu en retard pour le retour, c'est vrai, mais c'est a cause de tous les decalages horaires qu'on a cumule (et de tous les bus en retard aussi!)! Si si je vous assure; si vous faites le calcul ca marche!
En un an donc, on est arrive a Shanghai. Encore (on est encore aller a Shanghai, comme a Angkor, sauf que Angkor c'etait la premiere fois; encore). Et on a feter ca! On fete ca!
Bon allez maintenant on arrete les conneries, on rentre a la "mere patrie", on taf comme des porcs pour "faire carriere", et on vote pour la democratie tous les 5ans! OUAIS!!!
Franchement, autant la France est un belle contree (et tous les fromagers, boulangers, et saucissoniers peuvent temoigner que j'aime y vivre), autant j'ai pas rencontre un seul francais en un an qui se rejouissait a l'idee de rentrer apres avoir vecu en Asie, voyager, ou meme juste visiter quelques semaines. Et je suis sur que la situation n'est pas unique ici!Y'a peut-etre une raison cachee?... sustence! Affaire a suivre...
La seule raison valable pour moi de rentrer (sans compter la bouffe du pays...), c'est de revoir tous les potes, la famille, les amis, bref tous ceux qui lisent ce blog avec l'impatience pathologique de l'accros qui n'a pas eu sa dose, melee a l'emerveillement du profane pris a parti dans une des plus grandes epopee homerienne, en Terre Bridee! Notre sentiment actuel c'est qu'on eprouve une certaine hate de rentrer, car c'est en nous voyant nous meme a travers vous, qu'on en apprendra encore plus sur ce que ce Voyage nous a enseigne. Et sur ce que votre propre Voyage cette annee vous a apporte!
Si j'etait un oiseau et que je pouvais rentrer en volant en ligne droite, j'aurais deja plus de 10.000 km! On est au bord du Pacifique la quasiment! La foi! Par la Terre c'est encore plus long... Je serai quand meme curieux de savoir le kilometrage qu'on a fait cette annee; et combien il nous reste! C'est pour ca qu'on peut pas donner de date de retour. Moi je me cale sur les gens sur le chemin. Week'end a Berlin surement le premier week'end de Novembre, et donc surement Panam pas longtemps apres!
On a hate de rentrer vous voir certes, mais c'est pas facile de se depecher ici... doucement, doucement...
A bientot les potos!!! :OD
mardi 9 septembre 2008
dimanche 7 septembre 2008
On quitte l'Asie du Sud-Est
Depart de Luang Prabang apres avoir retrouve notre pote Wim pour 3 jours.
Le Laos pour notre dernier sejour me devoile un visage que j'avais rate lors de mes precedents passages. A Vientiane et Luang Prabang, si je retrouve l'atmosphere lente et chaude typique du pays, je decouvre aussi des villes impregnees de la presence de la France coloniale. De beaux vestiges ramenes a la vie par tous les reveurs qui traversent ces villes en se souvenant des recits qu'ils ont lu...
L'Indochine me decoche une ultime fleche, droit au coeur, alors que je souffre a la simple idee de devoir la quitter.
Et par la meme le reste de l'Asie du Sud-Est... avec tout ce que ca veut dire. Des paysages reves, vus, admires; des sourires croises, rencontres, retrouves; des situations confrontees, vecues, racontees... Il y au moins une vie a passer la bas!
On a donc remis le sac sur les epaules et on trace la route! La Chine nous attend. A l'heure ou j'ecris on vient d'arriver a Kunming apres 30h de bus et une migraine comme j'en avais pas eu depuis longtemps! Le train part dans quelques heures pour Shanghai: 60 ou 70h de trajet pour la prochaine etape!
jeudi 4 septembre 2008
Into the Wild
Alex Supertramp - Chris MacCandless
Pour la petite histoire on quitte le Laos demain pour la Chine: au programme 24h de bus non stop jusqu'a Kunming, Yunnan, et le premier train pour Shanghai, 60h et des bananes...
mardi 26 août 2008
Back on the road by daminou
(english follows)
Aujourd'hui est ungrand jour: celui ou nous reprenons la route. Bon en fait on est reparti hier de Bangkok, et apres une nuit dans le bus, nous voila de retour, encore une fois, au Laos; Vientiane, que nous n'avions pas encore visitee, et ou nous devons faire le visa Chinois...
Je ne reecrirai pas un nouveau panflet contre les ambassades, ca me fatigue, ca m'enerve, mais ca change rien au fait que ce soit les pires enemis de l'homme libre! Notre premiere demande de visa depuis Hanoi s'etait pourtant tres bien passee il y a 5 mois; or depuis, sous couvert de securite relative aux JO notemment (dont tout le monde connait le caractere tres tres dangereux), nombres de lois ont ete adoptee pour rendre plus difficile l'obtention dudit "bout de papier"... Il y a deux mois, c'est une reservation de vol qu'il fallait presenter, reservation qui s'obtenait assez facilement et sans payer le moindre sous par Laos Airlines; c'est donc ce que nous avons essayer de faire ce matin... juste avant de nous faire renvoyer! Motif: il faut desormais, non plus une simple reservation, mais un billet d'avion confirme avec la preuve de paiement! Quel foutage de gueule!
Traduction: la Chine n'est accessible que par avion!
Traduction pour nous: on l'a dans le cul pour notre voyage par la Terre... Oblige de payer quelques centaines d'euros pour prendre un avion depuis Luang Prabang pour survoler la frontiere et se poser le plus tot possible de l'autre cote!
Bref.
Aussi frustrant que cela soit pour nous, je ne souhaite pas m'enerver etperdre la quietude d'esprit durement acquise par deux mois de pitw en Thailande!
Ce qui ont lu le precedent post ont surement compris que le sentiment d'etre "invite" que j'avais ressenti lors de mon premier sejour en Decembre s'est entirerement confirme! Le mois d'Aout s'est deroule sur le meme doux rythme: Kho Phayam chez Nok & Jeab (et la bande des joyeux marrons couleur locale: John, Yan, Georges, Dan, GeckoMan...) et ou nous avons retrouve le Nazmon, le Flan, le JB, et Emile; KuraBuri chez Pern et AndamanDiscoveries; Bangkok ou j'ai passe plusieurs week-end epiques, profitant enfin de l'occasion de decouvrir la ville de l'interieur grace a Nanthawan, Su Ann, Laura, Sam et Jesse!
C'est donc quand meme difficilement que nous quittons la Thailande, ou nous aurons au final passe presque 4 mois cette annee. Nous savons neanmoins combien nous aimons les gens de ce pays, combien nous nous sommes fait d'amis.
En ce qui me concerne, je n'ai plus de doute quant a ma prochaine "destination de vie"...
Cela dit, nous apprecions tout autant de reprendre la route, de pieuter dans un bus et de se reveiller la gueule dans le cul a une frontiere, entoure de tuk-tuk drivers, de changer de monnaie encore, et d'explorer la ville avec le sac sur les epaules pour trouver une bonne chambre! Nous allons rester a Vientiane le temps de faire le visa chinois, qui est la seule et unique route possible pour rentrer, meme si cela signifie prendre l'avion. Nous retrouvons ma pote Wan ce week-end a VangVien, puis le bon Wim, illustre franco-blege au combien sympathique, a Luang Prabang.
Voila, j'arrete de faire des pronostics sur la date de retour. De toute facon je vais dire une connerie ...
A bientot quand meme!
Sabaidee!
Today is the day we hit the road after 2 months in Thailand!We actually left Bangkok yesterday, and after a night ride in the bus, here we are again: Laos. We hadn't visited Vientiane yet, and we have to apply here for the chinese visa!
I will no again spit out the hate i have against ambassies, as anger is not good for me, and it does not change the fact that theyare the worstenemy of free men. Our first encounter with chinese officials 5 month ago in Hanoi had not been a problem; but in the last month many new laws were voted for the "protection and securityof us of all"... THANKS! 2 month ago one had to provide a flight reservation to apply, what was at the time easy and free by Laos Airlines; easy then did we think when we got to the ambassy this morning with our papers... 2 minutes later we were back to the starting line! Obviously it is not that easy anymore and we now need a confirmed flight ticket, and a proof that you have indeed paid!
So you can only get into China by place.
And we're already fucked if we want to go back to France overland! We'llhave to take a plane just to flyabove the border... what a shame!
Anyway.
As frustrating and irritationg as it is, i wish not lose the hapiness that i built up in Thailand during 2 month!
Whoever read the previous post probably have an idea of how sweet my life has been! Well August was pretty much the same: chill out with friends and make new ones: KhoPhayam with Nok, John, Georges, Gecko Man...; KuraBuri with Pern and AndamanDiscopveries Team; Bangkok that i finally got to discover from the inside thanks to Nanthawan, SuAnn, Laure, Sam and Jesse!
So we can't help feeling a bit sad leaving Thailand where we afterall spent almost 4 month this year. I love the people here as much as i love the friends i've made! As far as i am concerned i have no more doubt about my next "destination for living"!
Nevertheless it's good tobe back onthe road, hit the night sleep in the bus, arrive at the border at no time in the morning, change your money once again Kip, bargain your tuk-tuk ride into town, carry your 25kg backpack around till you find a room...
We'll stay inVientiane to make the visa and meet my friend Nanthawan with whom we'll spend the week end in VangVien. Then we should meet Wim, a great franc-belgium mate met in China, in Luang Prabang... and then we'll see what happens!
We're back on the road and on the way to Europe, but i wont any guess on when we'll reach it! Surprise... for you and for me!
I'll see you soon!
daminou
mardi 5 août 2008
Thailand, it's just another month in paradise...

Sawadee Khrap! Hello, Salut!
As I have recently been terribly lazy to give anyone news, I beg you all pardon. And as most of you understand English and a lot of my friends don’t speak French, I shall write in English. Moreover for professional reasons (haha funny to use this word “professional”) it can’t do me any bad to practice a little my writing skills!
So here it is: what’s been going on here since last month? For those who didn’t know I came back to KuraBuri in Thailand just a month ago to visit my friend Pern with whom I wanted to start a business around here. I was afraid to come here during rainy season as Kuraburi is sadly famous for being the one place in Thailand to be the more drenched by tropical storms between June and September… but if one is to live somewhere, one ought to be sure he can take it all year long! And fortunately, our good Karma is still traveling with us, and just as miracle happens, the rain stopped the very day we arrived “home”! The two weeks before we got here, it would rain non-stop for over 15 hours a day, which was seriously getting on most farangs’ nerves as Nicolas and Renska, both volunteers at the NATR, told us! But here we are, and apart from the violent but short daily rain around 5pm, the weather is back to what I expect it to be: sunny and terribly hot! Welcome back to the smily and sunny side of our planet!
So that’s how, a month ago, and for the first time of the year, I put down my backpack which, since then, still hasn’t moved. Home, sweet home! My bed has well be a carpet in the living room when Flo is sleeping in Pern’s room, I nevertheless feel home again: with a bathroom where I can leave my stuff after shower (don’t laugh: it does make a big difference!), and what’s even better in everyday life, something I had terribly missed for the last 10 month: a kitchen! How good it feels to be able to cook your own food once in a while! In Thailand food is so cheap and tasty that it is most of the time more expensive to cook than to go out for lunch or diner, but still: it’s good to cook for friends! And friends are indeed the best point in having a home where to live. Of course we’ve had friends during this trip: from India to Japan, we can’t say we ever felt lonely because of all he wonderful people we’ve met. But again, it’s a different feeling when you’re friends are always around in town, when you can go to their place to check out on them, when they stop at your place because they know where to find you! Or when the shopkeepers in town greet you because they got used to having you in town! It’s a feeling all of us probably know, including me, but that I feel grateful I’ve had a chance to rediscover! Especially with such beautiful people as the one who live in KuraBuri: Pern of course, that I could never thank enough for showing us around and hosting us, Kelly and Bohdi, two great exemples of farangs living a meaningful life abroad, the sweet Sirikanjana (Auw) because you need a close friend to talk to about everything, the crazy Mai, P-B, P-A, P-Tui, P-Nut, SomSan… and of course the “muslim lady” for the best KFC (KuraBuri Fried Chicken), and the guy from the laundry place for his cooler than cool shirts everyday!
We’ve seen a lot of things traveling from place to place during ten month, "for sure man", but we would have missed something had we not settled down for some time in one place! The beauty of the everyday life that, above everything else, I sometimes fear! I might still be afraid that my days ever get ruled by “habits”; nonetheless it was great to know that I would meet Auw or Mai around 5pm at the dam in the jungle after my daily bicycle tour, and that I would have the football game with the kids from the neighboring school at 6:30pm (I know I suck at playing football, but those kids seriously rule: they have no shoes, a flat ball, and a more or less wild field to play so they have to build their game on collective play: beautiful!)!...
Of course, as I am still a happy-to-be-on-holidays-party-boy, I haven’t spent the whole month on a daily routine, sweet and sabai-sabai (= pitw) as it might be! Thanks to the students from UCLA who were here on a study-project we got to party quite a lot! I got my ass kicked at every single card game I played with Dara, but kept my pride at the drinking games! We also enjoyed some exquisite barbeque on the nearby and wonderful Ao Khoei beach for Jeab’s farewell party and Pern’s birthday. Both nights taught me a great lesson: SangSom is the worst alcohol! Easy to drink, it makes you totally handicapped the next day: don’t even try to do something as it is doomed to failure, whatever that task might be. I remember my uncle Alain’s friend telling me a few years ago to be careful with the rice whiskey from the Mekong, as it makes your hair grow inside before you finish your glass… I should have listened to his advice! Another great party was the raegge concert of “Job to do”, a fifty year old dude with his band, on Karon Beach in Phuket. This was a perfect concert: good music, with some guys from the public sometimes coming on the stage to sing a song with them (something that would never happen in France!), a beautiful beach, good atmosphere, and the most spectacular concentration of beautiful women I ever witnessed!
This month also gave me the opportunity to visit the surrounding islands: I went a couple of time to the small Koh Phratong with Pern as she works with fishermen villages and schools there, and got to meet some beautiful Thai families. I thought these people still lived in a traditional way, not affected by the crazy way our planet is changing, through people’s lure for money. If it is still true today that their life is very traditional, their situation might change very fast in the next few years. Indeed the communities are facing a big dilemma on their lonely island: modernization has reached them through TV (although it can only run a couple of hours a day on generators), and of course they want more: more comfort with 24 hours electricity, more money by eventually renting bungalows to foreign and Thai tourists: but how can one make them understand that money is going to change their very way of living, in proportions they can't imagine nor fear? How can one make them understand that they are going to lose control over their life?… On the other hand the government wants to create a national park from this island to preserve it. If one could see here the probably best way to keep big investors and resorts away, the locals fear this decision, as it would mean the end of the fishing activity around Koh Phratong, and the end of their de-facto ownership over the land… That’s indeed a tricky situation this island and its people are facing: will it open to tourism and take the risk of being spoiled by the impossible-to-keep away resorts like so many of its sisters, with the specter of Phuket only a few hours south? Or will it become a national park and keep its beauty like Kho Surin?
Another island we got to spend a week on is Koh Phayam: not yet a Babylon-prostitute like Phuket or Ao Nang (Krabi), never again a wildlife-protected paradise like Koh Surin. As we saw it during low season, the place totally seduced both Flo and me; especially Flo who left today to go back there for a couple of weeks! It stands somewhere in between, as what could be called a backpackers’ paradise, an international place of peace, with only one 'road', non-dirt trail would actually be a much more appropriate definition, connecting the peer to the two main beaches: Ao Yai and Kaow Kwai. I stayed in the French owned Ao Yai Bungalows, and had a revitalizing week: surf in the morning (fighting against the waves for Flo), cycling in the afternoon when it was not raining too hard, good food in between in company of Wilow and her baby Zeira, and the cute Nok who runs the place. What else to say? How could I even try to describe the feeling of cycling in the jungle after the rain, when sun has come back and you feel like you're in a sauna, with steam rising from everywhere, and the temperature barely bearable? We did nothing but time flowed quite fast before Pern joined us for the week-end! We also got to witness the strength of a tropical storm one day when it did not stop raining the whole day, and we could hardly see 20 meters ahead because the rain was so strong!
We also hitch-hiked our way to Ao Nang, a few kilometers from Krabi. The province is one of my favorite place in Thailand for its beautiful beaches, crystal pools, hot waterfalls, rock-climbing spots… but this is one place where the tourism industry has unfortunately spoiled what Gaia had done so well. Ao Nang is a sad exemple of this trend, and, as if our karma didn’t want us there, a credit card problem made us leave, that we feared for a week would make us come back to France earlier! With only 140 Baths (not even 3Euros) and the room and motorbike still to be paid for, we realized that my credit card did not work… we kind of panicked, made our way back to Pern’s, and after arguing with my bank on the phone, the problem disappeared… by itself… We don’t know what happened!
The phone call to my bank was nonetheless very surprising, if not extremely upsetting. I first called on a Tuesday to explain them my problem (the credit card did not function since Saturday, but I had to wait as banks do not open on weekends nor on Mondays): the first reaction of the dumbass who answered was to tell me I should have called a week ago (that is to say before my problem occurred), as the lady in charge of my account was now on holidays for a week. I had hard time keeping calm, but after we managed to negotiate that HE would take care of my problem, he told me in both a surprised and angry tone: “well what do you think I can do for you?” As he was obviously taking me for a fool, and as I was scared they would do nothing but oblige me to come back in France, I kind of let my patience get lost and answered that if a dumbass like him, working for the bank I entrust with all my money, and pay 15 Euros a month for a stupid credit card, was not able to give me another answer to such an easy problem, there would be some serious problems when I got back home! Of course I could do nothing… After that I told him I wanted a new credit card to be sent here, and that was the end of it. The next day the card was working again…
Flo had a similar problem 6 month ago when his credit card expired (a problem he had previously met his account advisor about): after the fax he sent to let them know that his survival abroad was totally depending on them giving his new card to his brother as agreed, he never heard of them again… Amazing isn’t it: you entrust a bank with your money and no one even bother answering whenever you have a problem! Fuck them: I hate banks for what they are, I despise them for what they stand for, and I pity myself for depending on them so bad…Anyway. One can’t do without a bank can he? It’s still quite helpful for travelers…
Another institution I despise even more is embassies, for they stand for nothing but self-suficience, ignorance, and obscurantism under the cover of a fake open-mindness and a so called safety. Of course they might be the one to help you whenever you get into troubles abroad. But shan’t they also help you make sure nothing actually goes wrong? Shan’t they also stand for the rights of travelers being abroad? Isn’t their existence itself a symptom of a world where one can supplant the idea of impervious borders? That’s what I used to think; regrettably not anymore. Not after every single French embassy in Asia (and I did call every single one of them, from Bangkok to Katmandu, New Dehli, Shanghai, Beijing, Vientiane, Islamabad…) refused to deliver me the necessary authorization to apply for a Pakistani visa! Why? Why did our stupid and getting stupider government decide that no French citizen could apply for the visa without this paper? When they couldn’t forbid the Pakistanis embassies to deliver their visa, they created this authorization and forbid all the French embassies to deliver the paper! What a shame for a government to forbid its citizen to travel and meet people, open their mind, go beyond their TV screen, discover what they can’t imagine or what they won’t believe, dare leave the mainstream to see, understand, or at least try to! Who are you to take such a decision? Have you ever even set foot in Pakistan to decide for everyone? And if you have, what else have you done but sell weapons to a government as corrupt as you are? What have you ever done to help Pakistan get better after all the troubles you have created, directly or by your passivity towards some greater power trespassing its international rights? I have gotten in touch by email (never got any answer) and by telephone with all the Pakistani and French embassies in Asia, I have spent the last two weeks searching through every forum on the internet for a answer and I finally got it: there’s no way but one to obtain a visa for Pakistan if you’re not in France: get to the border with China, that means in middle of nowhere, the highest place on the planet at the foot of the greatest concentration of over 7000m peaks, between the Himalaya and the desert, and try to bribe the Chinese officials to let you out even if you don’t have the visa for Pakistan yet. If you’re extremely lucky they might let you pass. Then the Pakistani official will deliver you the visa on arrival. That’s the only border control where they do it. Funny business to get into a country don’t you think?! I can’t believe governments are making it so hard for people to travel! What does it take to open a border? Commercial contracts? The abandon of one’s culture to the one and only dogma of economic globalization? What about the globalization of people? Aren’t we also walking this path towards unity, we budget travelers who just want to discover one of the most boycotted and starved country in the world? How come the weapons that we westerns produce can cross the borders, and not me? I truly think it is my right to go there, and I despise my government for it forbids me to, with no reasons I can think of, nor one it can give me.
I have taken the example of Pakistan and France, but I could multiply it, extend my deception to many more countries: China, what is this 2 days visa about during the Olympic games? And what did you keep me waiting two hours for, when you realized I was born in the USA? Does it make me suspicious? Russia, why do we need an invitation (30 USD) to apply for a visa (100 USD)? Mongolia, why don’t citizen from certain countries need a visa when I have to wait minimum two weeks to get mine? Am I more dangerous than any Israeli, or American? Are we even dangerous in any possible way? Do I, as an individual, have to pay for the shit my country is doing in international affairs?
Sorry I kind of got out of the subject here… but those questions have been bothering me a lot lately. And it makes me sad and sometimes angry to see this mess, the energy we lose in creating fear and hatred; especially when what the world needs more than ever is to understand the people we live with on this planet…
So finally I don’t know how to come back in France… There are still many options, more or less expensive, more or less complicated. I still haven’t given up on Pakistan, although I might soon have no more choice… Still if I manage to get there from China, I would follow my route through Iran and make my way into Europe through Turkey. As getting a Mongolian or Russian visa from Beijing is nearly impossible in this Olympic period (aren’t the Olympic Games supposed to stand for peace?...) we totally gave up on taking the Transiberian. The most likely to happen would therefore be China, Kazakhstan, Russia (transit visa from Astana), Ukraine, and finally Europe! Well there’s probably other options that I haven’t yet considered, and that might well arise, so who knows what’s going to happen!
For now I’m still in Thailand for a few weeks. I'll keep enjoying the sweetness of life here! I might go on a surfing trip tomorrow to Koh Rat, and then have a big barbeque party on Koh Phratong with my friends before i leave KuraBuri to meet Flo. Nazmon, a good friend from mine will most probably join us there on Kho Phayam. Then i ought to leave for China by the end of the month, and seriously start heading back west with France as a target.
Well good timing: I’m being told t rehe diner's ready, so I’ll finish here my long long post! I can't ask this delicious fish and squid to wait!
Thanks to everyone who had the courage to read all this post through!
Don’t forget that any news from you, even a line, is always welcome!
Love
damien
samedi 5 juillet 2008
Le Log Pose pointe toujours au Sud...
Le Log Pose recharge pointe toujours le Sud, donc on prend le bus et on part au Sud, direction Bangkok! Juste pour une soiree.
Mais quelle soiree messieurs dames! Une soiree qui fait mal a la tete le lendemain, mais qui confirme au moins deux choses: de un, on a un good kharma; de deux, les thais sont les plus belles femmes du monde! (et qu'on arrete d'argumenter la dessus s'il vous plait!;o))
J'ai retrouve Su Ann, CouchSurfeuse que j'avais rencontre au Japon, et qui m'avait cache ses si jolies jambes... Elle nous a presente des potes a elles, et apres l'echec de la sortir au RCA (une rue avec pleins de boites discoclub et tout), on a fini la soiree chez Wan, une autre beaute au ventre et la chute de reins qui feraient presque oubier la finesse fascinante de son visage...
Pure soiree en bonne compagnie donc, qui s'est termine a 4h du mat au 35eme etage, sur le toit, dans la piscine a debordement avec une vue imprenable sur Bangkok.
Ai-je besoin d'en dire plus?
Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin (sauf le saucisson qui en a deux, je me marre), et c'est encore tout seul avec ma gueule de bois et mon pote Flo dans le lit a cote que je me reveille...
Un coup d'oeil au Log Pose: il pointe toujours le Sud.
Pas le choix: on met les voiles ce soir pour Khura Buri ou nous attend notre pote Pern.
Pai, "un endroit international de Paix"
C'est bien tous les jours que la vie regorge de surprises cachees
..."
La Thailande! Nous voila de retour en Thailande, exactement 5 mois apres l'avoir quittee. Quel bonheur! La trajet a ete long depuis la Chine, mais il ne nous faut pas longtemps pour nous replonger dans les douceurs de ce qui se presente encore une fois comme ma Terre d'acceuil!
Pai est un petit village niche dans la vallee tout au Nord de la Thailande: des montagnes partout autour, la jungle, les rivieres et les cascades fraiches, et des sources d'eau chaude. Un joli CV pour ce lieu International de Paix comme le decrit si justement Matthias. 4 ou 5 rues, des guest houses, des shops, des thais qui pitw, et des backpackers qui font pas mieux!
L'avantage pour nous, c'est qu'on avait absolument rien a faire en venant ici... et comme on avait une semaine pour faire ca, ca s'est tres bien passe!
Des le premier soir, rencontre avec Thomas, francais, 35 ans ou plus, installe en Thailande avec se femme Thai depuis une dizaine d'annee, et Raph, francais aussi, intalle avec sa femme thai depuis plus de 15 ans aussi, et qui a sa Ganesh Guest House en dehors de la ville. Des rencontres parfaites donc qui vont nous en apprendre beaucoup sur les "a faire" et "a ne pas faire" quand on veut vivre ici et commencer un business avec des thais. Nous on a rien demande, mais encore une fois notre Good Kharma a mis sur notre route ces sympathiques compatriotes qui ont ouvert la route que nous suivons.
C'est donc en se regalant d'un poulet cuit dans un bamboo sur le feu pour mon anniversaire (le gout de ce poulet... indescriptible... un regal) que Raph et Thomas nous raconte la vie ici, pendant que Flo et moi continuons de nourrir notre reve, qui grandit, grandit, grandit. "Les thais c'est des gamins de 12ans qui aiment bien bouffer, bien dormir, et entre les deux bien baiser; et si ca se passe bien aujourd'hui, y'a pas de raisons de pas recommencer demain"! Simple comme bonjour! Pourquoi j'y ai pas pense avant, et surtout pourquoi j'irai travailler deux fois plus... pour gagner trois fois rien?! Enfin ca a pas l'air tout le temps simple de travailler avec des Thai tellement c'est des branleurs... mais j'aime le challenge ;o) et tout ce qu'ils me racontent me fait rever!
C'est marrant de les ecouter nous raconter leur vie avec leur femme Thai, et avec les femmes thai en general: "Elles te cassent le ventre, elles te cassent la bite, mais elles te cassent aussi les couilles et le porte monnaie"... La notion d'economie n'a pas l'air d'exister ici, ce qui les rend fous! Les deux xont oblige de planquer du pognon sinon leur femme le claquerai dans la minute... "C'est une autre culture" comme qu'il dirait l'autre! C'est l'ancrage bouddhiste, une vie au jour le jour... Ca a du bon, et du moins bon. Ce qui est sur c'est que pour leur faire comprendre que nous en France on leve tous les matins pendant 40ans et plus pour notre retraite, et bien faut se lever tot parce que ca risque de les faire chier rien qu'a comprendre... et on peut pas leur en vouloir!
Bref, ces deux joyeux compagnons nous en apprennent beaucoup sur la vie ici. L'invitation avait ete lancee il ya 6 mois, on y repondu en revenant, et voila qu'on se lance!
On a aussi rencontre un CouchSurfer Thai qui nous a heberge dans son immense maison: Lek, 39 ans, plus beau goss tu meurs! Sans deconner le gars fait 25 ans max (va faire le gars de 25 ans...): comme quoi le Yoga et les plantes ca conserve!
Bref nous revoila donc en Thailande, heureux. Ce pays a vraiment sur moi un effet unique. Si toutes les etapes de ce voyage ont ete riches et passionantes, pour des raisons que je n'explique pas par la raison, la Thailande me touche plus profondement. Les energies ici resonnent avec ce que j'ai au fond de moi.
Je crois que je vais rester!
damien
vendredi 4 juillet 2008
Le Log-Pose pointe le Sud...
Eh bien non... Il semblerai que nous n'ayons pas le choix : Le Log Pose semble bien pointer le Sud.
Pour les neophytes, le Log Pose est en faite la "boussole" (offerte par Martsu) qui guide nos deplacement depuis Septembre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est une boussole classique, mais ca particularite est qu'elle ne pointe pas forcement le Nord. Elle pointe son aiguille vers l'endroit ou nous devons nous rendre. Peut importe les direction et peut importe les intemperies... Dans un sens, on pourrait dire que l'on est un peu esclave de son bon vouloir... Mais jusqu'a maintenant "il" ne nous a pas fait defaut...
Pourquoi pointe t'il le Sud ? (ce couillon)
Apres une courte discussion avec Damien sur le sujet, nous arrivons a la conclusion que nous avons du laisser quelque chose d'inachevee sur le parcourt.
Qu'y a t'il au Sud ?
Nous sommes a Dali, dans le Yunnan (Chine), et le Sud veut dire Birmanie/Laos/Thailande/Malaisie/..... le Sud quoi...
Premiere idee, se rendre a Jinghong. Ce que nous ferrons aussitot. Enfin "aussitot", le temps de quitter Dali tranquillement... ;) Pour vous dire, la phrase qui revient a Dali (ou dans le Yunnan en general) c'est "On part demain"... j'ai bien l'impression d'avoir dis ca tous les jours pendant une semaine... ;) ou au moins les 4 derniers jours. Et ce n'est pas que je voulais partir... bien au contraire...
Nous sommes donc a Jinghong apres un nuit de bus depuis Dali, et le Log Pose pointe toujours le Sud...
Ici, nous ne sommes pas loin de la frontiere avec la Birmanie et le Laos, la frontiere naturelle qu'est le Mehkong passe juste a cote.
La Birmanie nous est interdite... (politique)
Alors le Laos ?
Une autre possibilite pointe son nez : descendre le Mekhong pour arrive en Thailande. (Apres tout, le Sud, d'ici, c'est la Thailande) De plus cette solution nous eviterai de prendre un Visa pour le Laos, et puis surtout ca a l'air bien cool.
On apprend qu'il est possible de descendre en embarquant dans un cargo. Le voyage dure 4 jours. L'euphorie nous emporte aussitot : "C'est ou? C'est quand? C'est combien?"
Mais elle sera de court duree : Au jour d'aujourd'hui, il n'est plus posible de prendre des cargo... Par contre le trajet est toujours soutenu par des "Speed-Boat" : 80 euro - 8 heures
Envole le reve de descendre tranquillement le Mekhong en profitant des paysages magnifique. Juste une course de 8h pour 80 euro...
N'etant pas question de depenser un telle somme pour arrive en Thailande et surtout de cette maniere, nous obtons pour la voix terrestre : Le Nord du Laos (que nous connaissons bien maintenant).
Apres un passage par Botan et une nuit a Luang Nam Tha (quel plaisir de revoir ces paysages Laociens que nous avons quitter il y a 5 mois), nous retraversons le Mekhong au poste frontiere de Chiang Kong (Thailande), avec une impression de deja-vue : Nous avons fait excatement le trajet inverse il y a quelque mois.
Nous franchissons donc la "Porte du Siam", laissant derriere nous la "Porte de l'Indochine"
Nous faisons halte a Chiang Mai pour la nuit et le lendemain, suivant le Log Pose qui pointe le Nord-Ouest, nous arrivons a Pai...
Je laisse a Damien la responsabilite de poster sur Pai et sur l'atmosphere "Peacefull" de la region.
Quand a moi je vous dis a bientot... Le Log Pose a l'air de se tenir tranquille ici, nous serons surement residant du coin pendant quelque temps encore... Faudrai pas qu'"il" nous fasse tourner en rond nous plus ce gredin ;)
Sawadi Kap
Flo, "Sabai Sabai Attitude"
dimanche 22 juin 2008
JAPON, Premiere Manche, par flo
Non nous ne sommes pas perdu.
Voila plus d'un mois que nous avons quitter le Japon, et j'avoue ne pas avoir pris le temps de mettre a jour le blog et de trop donner de nouvelles. Mais il faut dire (pour ma defence) que j'avais envis de me "deconnecter" un peu de cette grande toile qu'est Internet. Ca fait du bien de se dire que l'on est vraiment loin...
Il ne faut pas croire qu`il n`y a rien a dire sur notre periple Japonnais, loin de moi cette idee. C`est bien plutot l`inverse qui me fait peur. Mais bon, puisque nous sommes poses tranquillement devant cette ecran, pourquoi pas se lancer dans la redaction de quelques lignes, qui peut etre, misent bout-a-bout, finiront par nous sortir quelque chose. Allons bon...
Japon...
Pour commencer, je serai eternelement content d`avoir pu arriver sur ces terres insulaires par la mer. Les 48h de bateau depuis Shanghai ne m`ont pas paru si long que ca. D`une part parce que le dortoir en tatami, annoncant deja la couleur, nous aura vu pieuter une bonne parti de la route. Et d`autre part car je trouvai une occupation dont je ne pouvais rever mieux : le Go (jeu de strategie ou le but est de faire des territoires a l`aide de pierre noire ou blanche). En effet, un sympatique Japonais du nom de Kenichi, eut l`aire de l`homme le plus heureux du monde lorsque, au fil de notre conversation (en anglais je precise), je l`informai qu`il m`arrivait de jouer au Go. Des lors, il nous procura un Goban (plateau du jeu de Go) et les pierres, adequatent au bon deroulement d`une partie.
Autant vous le dire de suite : je n`en ai pas gagne une seule. En realite, ce bon vieux Kenichi etait un maitre de Go. Mais qu`importe. Nous enchainons les parties, et entre chacune d`elles, j`ai droit a une petite lecon par mon humble adversaire, qui tres vite devint Kenichi-sensei ("sensei" etant le nom reserve au maitre dans la culture Nippone). Apparament il prit autant de plaisir que moi durant cette traversee.
Comme prevu 48h apres notre depart des cotes Chinoises, nous posons les pieds au Japon, a Osaka pour etre precis.
De la nous mettons un petit moment pour comprendre le fonctionement du metro, enfin surtout du distributeur de ticket. Heureusement pour nous, un occidental vivant depuis 3ans sur Osaka passant par la, se trouva etre fort utile.
5 ou 6 stations plus loin, nous voila chez Jeremie et Ayako, qui nous herbergeront gracieusement pendant 3 ou 4 jours, qui finirent finalement en 2 semaines. A vrai dire nous avions songe bouger sur Kyoto assez vite, mais sous les bons conseilles de Jeremie, nous decidons de sieger a Osaka et d`y faire des alles-retours sur Kyoto. Il est vrai que la proximite des deux villes (une quarantaine de km), et l`efficacite du resaux de transport ferroviaire japonnais, permettent de faire le trajet en 30min pour une sommes derisoire (390 Yen l`alle. 2 euro).
Nous alternons donc durant ces deux semaines entre la visite d`Osaka et celle de Kyoto.
Je ne saurai pas vraiment dire laquelle des deux villes m`a le plus plu. Les atmospheres y etaient radicalement differantes.
A Kyoto, les ballades sur les collines entourant la ville sont des emerveillement continu, a la fois pour les yeux et a la fois pour l`esprit, tant les temples et la culture traditionelle Japonnaise marchaient de pair avec la beaute indescriptible que nous offraient les melanges de couleur blanche et rose des cerisiers en fleur. Pour tout fan du Japon et notament du Japon traditionel, Kyoto, l`ancienne capitale imperiale, est un passage oblige.
Ici, il arrive frequament de croiser des japonnais en tenu traditionelle (kimono, tabi, hakama, et tous le tralala ;) ). Les japonnaise, notament, ne passe pas inapercues. Surtout a nos yeux d'occidentaux... (qui a dit "affames")
La beaute feminine est visible aussi dans le quartier de Gion. Bien que la quasi totalite des maison de Geisha que compte le quartier sont interdite aux "Gajin" (etrange), il arrive que le visage blanchatre d'une de ces femmes mysterieuses et rafines devoile ses charmes, a l'ombre des "Sakura" (fleur de cerisier).
Dans les collines surblombant la ville, les balades dans les forets de bambou nous ammeneront a decouvrir des temples caches, ou encore des sanctuaires allignant des milliers de "Tori" (portique en bois surblombe de 2 poutres parallelles; voir les photos du blog), ou enfin des vieux japonnais sans ages disputant une parti de "Shogi" (echec national)
C'est aussi a Kyoto que l'espace d'une journee, je rejoignis Cedric et Guillaume (salutation les snakes) pour vagabonder dans les rues de l'ancienne capitale imperiale en bon ammoureux du Japon que nous sommes, du "chemin de la philosophie" aux collines surplombant la ville. (D'ailleurs pour plus de details sur le pays, je vous renvois a leurs blog qui sera surement plus complet que le notre : frenchpitwtrip.blogspot.com avis aux amateurs)
A bientot Kyoto...
Il est certain que jamais je n`aurais pu aime Osaka de la sorte, si Jeremie ne nous y avait pas offert ses secrets. Osaka, c`est un peu le Tokyo de l`Ouest, on y trouve tous ce que la neo-culture nippone a pu produir de plus farfeulu : salle d'arcade (et ces gamers inveteres), "pachenko" (casino de quartier, dont rafole une parti de la population nipponne), sushi-bar (avec les plats defilants sur un tapis roulant, miam-miam), "sento" (bains publiques), musique delirante dans les rues, et jeunes fringues a la derniere mode (les "fashions victimes" de chez nous peuvent aller se rabiller)... Mais le tout avec une atmosphere bien plus calme que le brouhaha Tokyoite. (quoi qu`en cherchant bien... mais nous y reviendrons sur Tokyo plus tard).
Osaka c'est surtout notre premiere rencontre avec les sakura. En effet la balade dans le parc et les jardins Nishinomaru autour du chateau d'Osaka fut un emerveillement pour les yeux. Certes le chateau ne date pas de tres longtemps : detruit pendant la guerre par les bombardements americains (bien joues les gars... une fois de plus), il fut reconstruit a l'originale vers 1997. Il degage malgres tout une splandeur represantative du Japon feodal.
Je tiens une fois de plus a remercier Jeremie et Ayako, qui nous ont offert la possibilite de decouvrir gentillement cette ville gigentesque et de s'imerger tres vite dans la culture Japonnaise.
Il y aurai encore tellement de chose a dire sur notre sejour a Osaka (Takoyaki, Kanadien-Bar, concert de singing-ball, toilettes Japonnaises ;), la culture manga, l'aquarium Kaiyukan, le parc de l'expo universelle 1970...), que je vous raconterai ca de vive voix... pour les plus interesses... Pour les autres, tirez-vous, y a rien a voir ;)
Apres un essai de se rendre a Tokyo en Stop qui se conclu par un echec., nous avons obte pour le bus de nuit : un peu plus cher, mais un peu plus sur d'arriver. Au matin donc, nous arrivons sur Tokyo, apres avoir salue Fuji-san au passage.
Cela fait deux ou trois jours que je bloque sur ce passage de l'histoire. A vrai dire je ne sais pas comment decrire cette ville. Au final, nous n'avons pas fait grand chose. Mais les nombres d'heures que j'ai passe a arpenter les rues de la capital Nippone, on etait une avalanche de merveilles/horreurs/surprises/despoire. Imaginez la plus grande des Babylones, ou tout se melange :
Buisnesman plein ou pas d'entrain, qui se dirige tous les matins 6j/7 vers son labeur dans les grande tour de Shinjuku ;
Loubard (punk, blouson noir, moto) qui va denser le rock&roll dans les parks de Yoyogi le dimanche ;
Etudiant degoute de la societe, qui se recree de nouvelles indentites dans les salles d'arcades sans nombre de Shibuya ou de Akihabara (Electronic Town) ;
Vieux pecheur qui vend son poisson de 4 a 8 heure du mat, au "Tokyo Metropolitan Central Wholesale Market", le plus grand marche aux poissons du monde, entre les va-et-viens incessants des charriots et des hommes ;
Samourai d'un autre temps, qui du haut de sa monture lance au galot, atteint de sa fleche la petite cible de bois, le tout sous les acclamations des gens de Arakawa (quatier plutot pauvre, mais qui a su garder son Histoire) ;
Petits restos de rue proposant principalement des nouilles et acceuillant tout cette masse humaine a n'importe quelle heure de la nuit ; Sushi Bar ;
Le quartier de Shibuya, avec ses neons et sa musique electronique, qui devient le point de rendez-vous de la jeunesse tokioite. Ici, encore, le defile de toutes les dernieres modes.
L'ambience sombre et isolee des Manga-kisa, ou pour moins chere qu'une chambre d'hotel, vous avez : internet illimite, console, dvd, manga, douche, chiote, boisson a volonte, fauteuil qui fait lit. Le tout dans un petit box de 3m carre.
Yoyogi Park le Dimanche, dont Damien a deja fait un post, et qui est un lieu parfait pour capter la magie de la ville.
Que sais-je encore...
Voila pour le blog en ce qui concerne Tokyo. Il y a bien encore des chose a raconter, mais venez voir de vous meme...
Assez des villes... Nous voulons voir le Japon, et seul un imbecile resumerait le pays a ses megalopoles.
Hokkaido l'ile du Nord, et ses montagnes glaces et ses sources d'eau chaude ; ou Kyushu l'ile du Sud, et ses plages sablees et ses sources d'eau chaude.
Le choix est tendu. Mais une chose est sur : nous ne manquerons pas de sources chaudes
Finalement Hokkaido semble etre la destination parfaite, mais le temps et l'argent vont plutot nous rabattre vers Kyushu. Qu'importe, nous apprenons l'existance de Yufuin, une petite ville de montagne paisible, posee au pied d'un ancien volcan qui, bien qu`endormit depuis fort longtemps, continue de chauffer une grande parti des sources d`eau du coin. Ce qui fait de cette charmante ville, un vrai nid a "Onsen", sources d'eau chaudes naturelles.
Quelques heures de bus plus tard, plus ou moins 30h, nous arrivons a Yufuin. Le temps de trouver une Guest House, la "Country Road Youth Hostel" et nous plongeons deja nos corps fatigues dans la chaleur naturelle du bain ;). Il faut dire que notre humble retraite possede ses propres onsens, et qu'elles sont accecible 24h/24 : le paradis...
Nous profiterons d'ailleur de ces onsens durant les 5 ou 6 jours a venir. Mais rassurez vous, nous n'avons pas fait que squater les sources chaudes de la Guest House. C'est vrai pourquoi se contenter de celles-ci, alors qu'une trentaine d'autres attendent notre arrivee. Voila donc que l'equipage d'aventurier que nous sommes, se transforme en equipage de "Testeur de Onsen". Et la semaines qui suivit fut consacree entierement a la detante... enfin je veux dire a l'exploration difficile et parfois dangereuse (Il faut dire que parfois l'eau est vraiment tres chaude) de ces "bain miraculeux".
Un mois au Japon c'est tres court aussi. Mais je suis plainement satisfait de mon premier passage en ces terres et il est clair qu'un autre sejour se fait deja sentir...
Nous quittons le Japon le 2 mai au matin, via notre port d'arrive, Osaka. Trois jours plus tard nous seront de retour en terre chinoise, a Shanghai, dans la demeure de notre ami Charly...
Flo, sur les traces de Miyamoto Musashi
samedi 21 juin 2008
Babacools, saltimbanques, et dictateurs... recits de Chine par daminou
Pas de nouvelles pendant un mois! Comment ca un mois et demi au moins? Vous etes sur?
"Pardon, je m'excuse. Pardon!"
Mais quel mois et demi mes amis!
On est simplement parti se ballader en Chine, tranquillou-bilou, la fleur au fusil et l'ame legere, le maillot de bain a portee de main, et les baguettes sorties de leur fourreau, a l'affus du moindre Djiaoze, au boeuf, au porc, peu-t-importeu.
La Chine deja c'est grand. hyper grand meme. Donc c'est pas facile de decider ou aller. C'est comme si nous, si on etait vraiement europeen, on pouvait se sentir chez nous a Moscou, autant qu'un chinois de beijing se sent chez lui a Lhassa... (Attention ceci est un message a caractere informatif: toute tentative d'humour sarcastique est purement fortuite...). Et c'est la une grande fierte pour beaucoup de chinois, comme me l'ont confirme encore ce matin les etudiants d'anglais de l'universite de Dali: pourquoi ils iraient voyager en dehors quant chez eux c'est si simple (pas de passeport), moins cher, et si grand! La Chine ca reste l"Empire du Milieu, et ce qui se passe en dehors ca concerne pas trop le chinois moyen... Enfin bref, c'est grand, que tu sois petit et chinois, ou pas beaucoup moins petit et francais!
Nous voila donc parti de Shanghai avec Flo, et sans Marion, qui a du quitter l'equipage pour de basses et viles raisons d'ordre sexuel ("Ho le salaud!", pardon mais j'aime bien me commenter moi meme, "Ho mais le salaud tout de meme!"), parti en direction du sud et l'ile tropicale de Hainan. 3 jours de train epiques et passionants, d'une sieste a l'autre, d'une partie de sudoku interminable a une victoire ecrasante du cerveau de Flo... Bref on s'est bien fait chier, mais il faut reconnaitre un confort aux trains chinois qui rendent le voyage presque reposant! On s'est fait arnaquer par le taxis jusqu'a Sanya, bon ca arrive, surtout quand tu fais plus attention apres un mois au Japon, puis une gentille chinoise nous a file un bon coup de main pour trouver une chambre pas cher dans cette horrible ville, Las Vegas d'occasion hantee par de moches russes bourres de fric et l'odeur rance de l'echec maquille d'une catastophe immobiliere, viol ecologique, absurdite moderne.
Visiblement la Chine a quand meme un paquet de pognon, et on est vraiment impressionne par leur niveau de developpement, notamment au niveau des infrastructures! Je m'attendais a quelque situation comme l'Inde, un pays immense trop difficile a equiper! Tu parles! Leurs gares sont plus modernes que nos aeroports, les trains nickels-chrome, leurs autoroutes ont l'air au poil! Rien a voir avec les routes indiennes qui datent de l'Empire Britannique! En fait les deux pays n'ont rien a voir, sinon qu'ils ont plus d'un milliard! " Des millions? Est-ce que tu sais deja ce que ca fait UN million?" Hors sujet pardon, comprendront ceux qui peuvent! La grosse difference, c'est que la ou un milliard d'Indien pitw et font un peu comme ils peuvent, c'est a dire qu'ils font pas grand chose pour beaucoup, les chinois eux ont le Parti! Et le Parti quand il decide quelque chose, ils ont un milliard et demi de chinois pour faire ce qu'ils ont decide (c'est a dire que si t'enleve un milliard (1.000.000.000) de chinois, ben il y en a toujours dix fois plus que des francais). Bon c'est tres schematique d'accord, mais le fait est la: le pays change hyper rapidement et hyper efficacement. Cela dit on voit plus trop de difference entre cette chine soit-disant dictature communiste et les bonnes democraties capitalistes de chez nous! Les villes sont pareilles, si ce n'est la persistance de la vie et des habitudes sur les trottoires, et le fait qu'il y ait des gens dans les rues, et pleins de chinois partout; sinon on retrouve les grandes avenues pleines de grosses voitures, les grand immeubles en verre pas beaux, les publicites encore pire que chez nous... Premiere impression que la Chine n'est pas aussi depaysante que je l'imaginais, sensation partagee par beaucoup de backpackers dans les villes: au final une ville c'est globament moche, partout, et les quelques exceptions telles que Kyoto ne font que confirmer la regle! Je remarque d'ailleurs que notre voyage a pris une certaine forme de routine, ou plutot un schema que nous suivons et repetons selon un cycle: arrivee dans une ville, prise d'information autour de rencontres breves, perte dans Babylone et ses bars, ses shops, ses restaus et sa vie facile; puis overdose et depart vers la prochaine plus petite ville, puis la plus petite encore, puis le petit village... plus on s'ecarte plus les recontres sont sinceres et riches, les liens etroits, et l'envie d'aller voir plus loin decuplee par la confiance dans l'equipage. Et inexorablement retour vers une ville pour se reposer dans le cocon de la facilite, du choix, et du tout a portee de main! Prenons donc le temps d'en decouvrir un peu plus...
Notre deuxieme grosse etape en Chine, apres avoir passe une dizaine de jour a Shanghai dans l'univers cosmopolite underground de Charles, alias Didjelirium, fut donc, non pas les plages de sables de Hainan comme nous l'avions espere, mais la jungle des montagnes au centre de l'ile: pour y aller c'est pas dur: tu prends le bus #3 depuis la Rainbow House (adresse: Lu Hui Eu Cun Yi Zu Bashisan Hao 1 83, facile...) et tu te demerdes pour t'arreter a la gare routiere; la tu mange une soupe de nouille, tres bonne et tres epicee, et tu commentes un peu le bordel dans la rue, comme les chinois; ensuite prend le mini-bus pour Xiangshui, c'est environ a quelques heures, plus ou moins, et 15 Yuan plus ou moins; la tu t'arrete et tu sais pas ou t'es alors tu va voir les gens dans la cabane au bord de la route, ils t'offrent le the et rigolent un bon coup de ta tete de blanc-bec parcequ'ils en voient pas souvent; toi tu souris comme un con parcequ'ils sont trop beaux, trop bons meme quand ils essaient de t'arnaquer pour t'emmener sur une mob pourrie avec ton sac de 20kg au prochain village au bout du chemin en cailloux, a une trentaine de kilometres; finalement tu prends un mini-van pour Maogan apres avoir durementt negocie ton arnaque; Voila on est au Rainbow! Enfin presque; il faut encore chercher les signes, ce qui prend environ deux heures et une dizaine de kilometres pour Flo (moi, beaucoup plus effiace dans mon economie perpetuelle d'energie, je gardais les sacs en regardant les papillons, trop beaux!); Une jolie ballade de 2h dans la jungle plus tard, on retrouve enfin la Rainbow Family, au milieu de nulle part, et c'est dans l'accueil chaleureux de leurs bras qu'on savoure le recit d'une arrivee epique dans notre nouvelle famille.
La Rainbow Family, c'est marrant: C'est des babacools! (a lire avec l'accent de Coluche). Des vrais, des purs; pas des Babs parigots, ni des babs petasses de la Cote d'Azur! Des BABACOOL CRADOCS! Des babs Francais, Australiens, Israrliens, Europeens d'Italie, d'Allemagne, de Belgique (ouais oauis meme des belges), des Russes, Lituaniens, Khyrguiz, Chinois, Taiwanais, Californiens... Des vrais babs qui courent tout nu dans la nature, louent Krishna autour du feu, se reveillent avec le soleil pour faire du Yoga ou du Chi Gong, se lavent a la cendre pour pas polluer la riviere, font caca dans un trou commun dans la jungle, sangsues ou pas sangsues; ils s'ecoutent mutuellement et ne parlent que quand ils ont la parole, transmise avec le talking-stick! (Pas cons les gars...) C'est genial! Je sais pas comment les rassemblement marchent quand il y a 600 personnes ou plus, mais la on etait une trentaine au maximum et la vie communautaire fonctionnait parfaitement: chacun file un coup de main a Edo a la cuisine quand il est la, ou fait la vaisselle en compagnie de Nara et Igor, ou va ramener du bois de sa ballade avec Moddy, ou se devoue pour aller faire les courses a Maogan et en profiter pour boire une petite biere avec Chris. Les Yogis Reikistes menes par les japonais communiquent avec Gaia des le lever du jour, les masseurs thai ou tibetains partagent leurs energies, et tous envoient une pensee d'amour a la Famille rassemblee en Turquie pour le World Peace Gathering, sous une pleine lune que l'on partage malgre les milliers de kilometres. Quand il pleut on attend, et quand il fait soleil on cherche les bouses de buffalo et les champignons; on marche pied nu pour mieux sentir l'herbe et la boue, et on croise sans cesse des regards perdus dans l'emerveillement continuel; on explore la jungle et on remonte la riviere guides par Justas, alias Le Barbar Lituanien pour trouver la cascade isolee et sauvage, les filles se baignent a poils et les mecs aussi (Mention Speciale "Reve d'un Voyage" a Laura, Russe Khyrgiz, pour son escalade de la cascade nue au milieu de la jungle); on trip sur une araignee grosse comme... je sais pas ce qui est gros comme ca mais elle faisait bien 25cm de diametre, et on apprend en retard que le sommet de la cascade etait infeste de viperes d'eau! Bon bref, comme dirait Renaud, on est une bande de Jeunes qui s'fend la gueule! "Mais c'est pas tres raisonnable tout de meme, les arignees, les serpents, c'est dangeureux la jungle"... Mouais admettons... N'empeche a part quelques sangsues que certaines filles ont retrouvees dans des endroits de leur intimite ou le petit ver ne reste habituellement pas flasque ("Dis donc quel poete!"), y'a pas eu de problemes! Meme avec les pires predateurs de la regions, les flics chinois ("Ha les saleud de dictateurs!", ps: je me marre) qui sont venus nous retrouver au milieu de la jungle pour controle des passeports!
De tres belles rencontres donc, encore! Des bons plans aussi pour le Yunnan ou veut retrouver l'Hymalaya a defaut d'aller au Tibet. Le depart se fait donc avec un nouvel equipage: Wim le bon belge des Alpes, manouche a ses heures qui a traverse l'Europe de l'Est puis l'Asie Centrale, Olga et Laura, ses deux compagnes Russes Khyrgizes aussi mignones que roots, et pour un dernier barbeuQ poissons et calamars sur la plage avant leur retour, Daniel et Eileen, deux Canadiens guerisseurs avec qui je lie une franche et proche amitie, en partageant reve futur d'une caravane de mule a travers l'Amerique Latine. La simplicite de la vie et des relations humaines retrouvee; ou bien trouvee...
Que dire des trois jours de trains suivants? Paysages splendide alors que nous roulons vers l'Ouest tout en restant au Sud de la Chine, les montagnes apres la mer. Un superbe orage. L'echec de Wim et des Khyrgizes dans leur tentatives de stop et leur camping devant la gare ou Olga s'est fait voler son petit sac dans sa tente: ils ont utilise la meme technique qu'avec moi sur le banc a Barcelone, le fourbes: un bon coup de couteau pour ouvrir la tente, ni vus ni connus! Kunming, une autre ville pas belle en Chine; grande et pas belle, comme toutes les grandes villes chinoise on dirait. Finalement trois jours de train ca passe vite. On nous avait parle de Dali comme d'une jolie ville traditionnelle de montagne, havre de paix pour Backpackers en recherche de repos et d'evasion enfumee. C'est surtout une de ces villes, si nombreuses en Asie, ou tu vient pour deux trois jours et ou tu restes deux semaines sans t'en rendre compte; comme Pokhara au Nepal! Beaucoup de touristes chinois et occidentaux, de jolis bars et restaus, et bien sur, tous les commerces a la con qui vont avec! Trop meme! Le champion pour ca c'est Charles, que l'on recontrera a Zhong Dian plus tard! L'art de la lenteur: "Je pars demain... ouaiouai, ca fait 5 jours que je dis ca alors la je le sens bien! Non mais un moment faut arreter les conneries!" (le mec il est la depuis au moins 10 jours...)...
La on est encore tres surpris de la classe moyenne chinoise! Non seulement elle a l'air de quand meme bien vivre au quotidient, mais apparamment elle voyage aussi beaucoup en Chine, et a du fric a claquer! Les Guest House les moins chers sont la ou se retrouvent les rootards, alors que les Chinois prefent les hotels plus confortable et les restaus plus "classes"! Apparamment c'est comme ca dans tout le pays! Je ne pense plus considerer la Chine comme un Pays en Voie de Developpement; c'est pourtant le discours que me soutenait ce matin Jack (nom anglais d'un des etudiants)... mais pour moi la Chine ressemble plus a un pays developpe avec une grande population laissees sur le carreau parcequ'ils sont dans des trous paumes! Et encore, meme dans les coins les plus perdus, j'ai pas vu de misere semblable a l'Inde, ni de bidonvilles... Il doit bien en avoir mais peut etre pas plus que chez nous! Tout change a une vitesse folle: en Europe on entend que parler des fameux 10% de croissance de la Chine, que c'est des chiffres truques par les mechants dictateurs cocos, et que c'est dangeureux pour nos bonnes economies si saines et limpides... Le visage dont on ne parle pas beaucoup, c'est celui de tous ces chinois chez eux, qui savent pas trop ce qui se passe en dehors de chez eux, n'en n'ont souvent rien a faire, mais qui sont content de voir a quel point leur quotidient s'ameliore et a quelle vitesse! Les villes sont un exemple flagrant du developpement de la Chine, mais meme dans les regions de plus en plus reculee vers lesquels nous avancons, le constat est sans appel!
Quoi qu'il en soit, on se fait happer par cette nouvelle Babylon pendant quelques jours, au confort de la SandalWood Guest House et de sa superbe Maitresse de Maison, douce et delicate chinoise qui 'entend' Georges Michael comme le Don Juan de Carlos Castaneda 'voit' sa petite fumee; mais on a pas envie de rester plus dans tourbillon de tourisme facile, pas quand l'Hymalaya et a quelques heures de bus! Hop la, direction ZhongDian, alias Shangri La (La Terre de Reve) douze heures plus au Nord, vers le Tibet.
" Mouais mais les jeunes vous etes fous, et tout, le Tibet c'est dangeureux, il y a des tremblements de terre, et tout. Faut arreter les conneries quand meme, et tout...". Mouais, admettons! Mais nous on veut y aller, voir a quoi ressemble le Tibet geographique a defaut d'aller au Tibet administratif actuellement ferme par le Parti, pour cause que le Daila Lama, Tenten, il serait le pote du diable, terroriste chevronne et esclavagiste sans scrupule... C'est quand meme fou toutes ces histoires! Deja on a pas le droit d'aller au Tibet! Et en plus il faudrait qu'on aille pas non plus aux frontieres du Tibet? MBLC: on y va. J'ai essaye de parler politique avec les etudiants de l'Universite.. pas facile. Ils restent persuade que la Chine, a travers l'action du Parti ne recherche que la paix au Tibet, ou autre part; que les Tibetains etaient des esclavagistes, maintenant delivres par la Chine! Je sais pas si on subit le meme lavage de cerveau chez nous quand on regarde le JT de 13h sur France 2 tous les jours (non parceque TF1 c'est des salaud de vendus de droite, tout le monde le sait... ps: je me marre), mais dans le doute, abstiens toi camarade! Quoi qu'il en soit, Zhong Dian etait remplie de flics et de soldats dans leur beaux uniformes tout vert avec leur galons ridicules qui font presque oublier que le statut de l'etre humain peut chuter plus bas que celui d'une mule... avec son intelligence. Bref, pas etonnant que l'armee soit deployee puisque la flamme olympique arrive! A Zhong Dian meme, bien qu'on ait pas pu avoir la date exacte tenue secrte pour des raisons de securite... JE ME MARRE! C'est donc escrortee par des fusils d'assaut brevetes en france ou aux Etats-Unis (a moins que ce soit chez les autres mechants: les Russes) que la flamme de la paix a traverse une region violee dans sa culture et dans ses droits. On nous a conseille ce jour la de ne pas sortir de la Guest House... C'est pas dangeureux, mais avec autant de flics et de soldats armes et sur-excites par des petits chefs abrutis de pouvoirs... on sait jamais... On a appris plus tard qu'il y a eu des affrontements avec des tibetains a 10km de la la ville... On a aussi appris aussi que notre aubergiste a Feilan Temple, encore plus au Nord, qui parle tres bien anglais et s'investi a fond pour discuter avec les occidentaux de passage, a ete consigne chez lui et interdit de sortie le jour du passage de la flamme... Le cote humain de la censure... "Ha les salauds!"
Malgre toute cette misere intellectuelle des dirigeants et "L'ocean de boue ou sombre la pensee" comme dirait Renaud, nous avons enfin atteint et depasse le bout de la route touristique au Yunnan, et Zhong Dian sera le premier lieu de rencontre avec la culture locale, ni trop pourrie par l'autoritarisme chinois, ni par la prostitution des relations humaines mercantiles apportes par nous autres bien penseurs occidentaux (dont je suis un triste exemple...). L'equipage s'agrandi encore a Zhong Dian: le depart pour le Vietnam des deux filles Khyrgiz est comble par Charles, bon francais de Bordeaux et marron a ses heures, Sam le Suisse de Geneve, et sa copine Manyee, Hong-Kongaise installee en Suisse depuis 7 ans. Un bon equipage francophone de saltimbanques alternatifs, motives et sympathiques. Une bonne dynamique se cree des le premier soir, autour de pinard et de barbeuQ dans les rues, et d'un bon kilo de fromage le lendemain; un fromage de yak delicieux dont je me doit de faire l'hommage tant il nous a rechauffe le corps (on est quand meme a 3200m ici) et l'ame! On a passe 5 jours pendant lesquels s'est ecoule une bonne grosse semaine (cherchez pas a comprendre c'est comme ca que ca se passe ici... je l'explique pas moi meme mais c'est partout la meme chose...) dans un trop beau village de maisons de bois et de pierre, avec son temple et sa prayer wheel doree de 20m de haut, son monastere bouddhique (sous video surveillance... les Americains ont apercu le Yeti il y a quelques mois au Nepal alors si les Chinois trouvent le Diable c'est eux qui gagnent!... JE me marre!), et ses magnifiques montagnes! Pour l'anniversaire de Wim, on a loue des motos pour visiter les alentours, faire du tout terrain dans la limite de nos faibles capacites de pilotes: fallait voir la fine equipe au moment de demarrer les motos quand personne n'en avait jamais fait auparavant; en plus il parait qu'on a meme pas le droit de conduire une moto si on est pas chinois... Mouais, admettons! N'empeche que Sam et Manyee ont meme reussi a negocier l'achat d'une moto pour continuer leur trip dans le Nord du pays! Avec Manyee comme interprete chinoise on a passe un moment en or chez un vieux berger tibetain qui gardait ses vaches dans une vallee perdue: il nous a offert le fromage qu'il fait lui meme et qui se mange avec du sucre, des babas (pains local), et le the au beurre que nous connaissions du Ladakh, servi avec la tsampa (farine d'orge grille) pour le plus grand regal de Flo! Il nous a parle de sa vie, de ses croyances, et on a remercie ensemble l'esprit des montagnes qui nous a fait nous rencontrer! En partant les gamins nous ont offert des couronnes de fleurs sous de grands sourire aussi surpris que curieux des etrangetes que nous etions pour eux. La ballade s'est terminee dans des gorges, au confort reparateur des sources d'eau chaude et du hamam natuel sous la roche, et sous un ciel etoile. Le lendemain, on avait organise des activites pour les gamins de l'orphelinat grace a une Suissesse et des hollandais investis dans des organisations locales: les voir fascines par leur balles de jonglages en farine et ballon de baudruche, ou creer des telephone avec des gobelets et du fils, ou prendre des photos m'ont rappelle a quel point des choses aussi simples peuvent toucher et rapprocher. Les gamins n'etaient pas timides et semblaient aussi ravi de nous rencontrer que nous l'etions de passer une journee avec eux. On a joue ensemble beaucoup, ils nous ont montre leurs dances; une communication sinceres uniquement basee sur les sentiments, et des moments vraiment inoubiables! Des rires et une lecon de vie.
Alors que l'on comptait se separer pour chacun partir a notre rythme sur notre route, une gente quebecoise nous parle de Feilan Temple: 10km apres Deqin au nord, derniere ville avant la frontiere tibetaine fermee... Elle aurait pu etre commerciale pour le Yunnan tellement elle nous a bien vendu le trip! Tout le monde est chaud, tout le monde sent dans cet equipage une super dynamique et on part finalement tous ensemble, en restant chacun a notre rythme, meme Charles qui etait soit disant obliger de retourner a Dali au moins trois jours avant meme notre arrivee a Zhong Dian... Trajet splendide le long de la route qui affiche pour la premiere fois Lhassa a moins de 2000km! On passe par des cols a 4000m et l'arrivee a Feilan Temple a quelques 3500m et epoustouflante! Surement un des plus beau panorama que j'ai vu pendant ce voyage, et avant (plus ouf que le Baou! Non je rigole faut pas deconner!): a flanc de montagne la vallee plonge de 1500m sous le village, et remonte en face jusqu'aux somments a 6000m! Malheureusement c'est le temps de merde le lendemain et on en profite pour retrouver Sam et Manyee restes en arriere pour eventuellement acheter une moto, accompagnes de Sarah, une anglaise qui nous fait presque oublier la beaute des paysages:"Hum it's not so cold anymore" comme dirait Flo... malheureusement pour une seule soiree!
Le debut du trek, c'etait un peu "Les bronzes dans l'hymalaya". En bon francais on a pris un chemin "non officiel" pour eviter le peage de 60Yuan: enfin 'chemin non officiel'... on est descendu de la montagne tout droit a travers la foret parcequ'il y avait un chemin 500m plus bas, et comme on est pas con on a fait trois equipe de deux... Forcement l'equipe Suisse s'est perdue et en a chie, et on a mis 4heures au lieu d'une a rejoindre le Mekong en bas de la vallee... ou des bons chinois nous attendais pour le peage! Tu parles d'un plan a la con! En plus c'etait les seuls chinois non corruptibles du pays! Pas moyen de negocier, meme en leur offrant d'aller boire une bonne biere bien fraiche plutot que de s'affronter sur un pont en plein soleil... La on a encore perdu deux heures avant que Flo et Manu, le seul black rastaman du Yunnan, ne rebroussent chemin (la foi les plus de 1000m a remonter avec un litre d'eau pour deux): refus categorique de se faire entuber par des agents non officiels du parc qui ont refuse nos vraies fausses cartes etudiantes made in Khao San Road; alors que Sam, Manyee, Charles et moi continuons apres avoir paye notre tribu a l'homme a la matraque... Wim quant a lui est passe plus tot, s'est embrouille aussi avec les petits hommes ennerves du pont, et a fait un detour par un autre chemin non indiques sur les cartes; et nous le retrouverons 2 jours plus tard a YuBeng! Le trek en valait la peine! On a traverse des vallees desertiques au bord du Mekong, longe un canyon avec des lyceennes, loge dans des tout petits villages en buvant le vin cuit local avec l'ancien vraiment tres ancien, et qui nous a mis marron... et on est arrive au paradis a Yu Beng, a 2 jours de marches des dernieres routes. Apres Yu Beng, c'est des glaciers, de tous les cotes, et de l'autre cote des glaciers c'est le Tibet; on pourra pas aller plus proches! On a rencontre un suisse Coreen de type carrement beau gosse (pour les connaisseurs, un Lorenzo Lamas metrosexuel-sauvage des contrees bridees, pas mal!) qui voyageait avec une chinoise de type plutot charmante, et deux israeliens avec qui on a chante des chansons pour la paix et l'amour en hebreux autour du feu dans une grotte, entre les drapeaux de prieres tibetains et des centaines de Khern eriges dans le lit de la riviere, pour les esprits. On a aussi manger des oignons cuits dans la braise, pour le ventre. Ha c'est bien la vie a la cool!
Bon je me suis quand meme fait une entorse a la cheville droite pour changer, et j'avais pas l'air con tout seul dans la foret pour rentrer avec un bout de bois comme bequille... Heureusement c'est dans ces moments la qu'on peut compter sur un super equipage, et Sam, Wim, et Charles sont venus a ma rescousse et m'ont porte partout les jours suivants! Ca a ete aussi l'occasion d'une rando a cheval pour rentrer: dans la froidure des hauteurs, sous la pluie, sur chemin glissant meme pour la mule... j'ai pas passe le meilleur moment du trek!... Putain ca faisait quand meme longtemps que je m'etais pas fait mal, fallait bien que ca arrive! Le probleme c'est que j'ai perdu mes Merrell dans la jungle de Hainan, va savoir comment c'est possible alors que je les ai pas mises de la semaine; du coup j'avais des chaussure de chinois un peu perrave et pas du tout adaptee a la rando... Enfin bon, ca me fatigue ces blessures a repetition, mais qu'y puis-je? Je vais pas depenser plus d'energie a m'enerver pour ca! En plus je suis alle me faire masser de retour a Dali, et mon masseur, un vieux chinois muet au visage ride de rires autant que de sagesse, m'a repare la cheville d'une maniere inedite et incroyablement efficace! En appuyant tres forts sur certains points douloureux il arrivait a m'anesthesier la cheville en quelques secondes, et il pouvait alors la faire bouger et tourner sans me faire mal; du coup meme si une douleur persiste, les raideurs ont disparu et j'arrive quand meme a marcher sans trop boiter! "Ha ils sont forts ces chinois"! Les medecines traditionnelles chinoises, ou asiatiques de maniere generale, meritent vraiment que je m'y interesse plus en profondeur: certains effet sont quand meme indiscutable, et la logique energetique dans laquelle elles s'inscrivent reste aussi mysterieuse que prometteuse de grande (re)decouverte! Comme Eileen, la guerisseuse canadienne qui a ete capable, par des techniques apprises aux Philipinnes, de sentir des faiblesses dans ma cheville droite et dans le genoux gauche sans aucune indication de ma part...
La je suis de retour a Dali depuis quelques jours. Beaucoup de glande dans les rues le matin pour apprecier l'effort generale pour organiser la journee, quand on coupe la viande fraichement tuee, netoie les legumes, prepare les barbeuQ et les djaoze, le soir dans les bars ou on commence a connaitre le gars qui sont aussi la pour quelques jours, le Bad Monkey; super soiree open Jam hier dans une des plus GH croisee pendant ce voyage, en compagnie de la Rainbow Family retrouvee! Encore une matinee passee avec les Majors en Anglais de l'Universite a qui j'ai fait cour: discussions trop intessante ou on a commence par echanger des proverbes de nos cultures respectives, pour voir les differences et les similitudes; les discussions evoluaient facilement sur notre actualite, et sur les curiosites de nos modes de vie respectifs! Je veux etre profs pour des universitaires, j'ai pleins d'idees sur comment mener un cour, et j'y prend vraiement plaisir! On a retarde le depart pour que je repose ma cheville, pour preparer un eventuel gros trip pour mon anniversaire la semaine prochaine, et parceque a force de repousser au lendemain notre depart, ben on est toujours pas parti! L'equipage s'est quitte aussi: Wim vers le nord Vietnam pour retrouver son amamte Kyrghiz et une pote rencontree au Kosovo, Sam en Manyee vers les deserts du Nord Ouest, peut-etre en moto, Manu et Charles vers Xian puis la Mongolie; nous on va voir ca; On prend le bus ce soir pour de nouvelles aventures!
En ce qui me concerne plus personnelement, j'ai adore la maniere dont on a voyage en Chine: est-ce que le fait d'etre deux seulement a change a ce point la dynamique du voyage? Est-ce que le fait de se retrouver dans un geant comme la Chine et comme l'etait l'Inde oblige a ne pas suivre une route tracee? Il me semble evident encore que de decouvrir le pays par nos rencontres successives a elargi le champs des possibles.
Ne pas donner de nouvelles aussi m'a permis de plus m'evader, meme si je ne veux pas que vous vous inquietiez quand on parle de tremblements de terre a repetition ou d'emeutes au Tibet, ou autre part.
Le Yunnan restera pour moi le Pays des Nuages, celui que l'on doit traverser pour venir s'echouer et se perdre sur le Pays de la Neige, le Tibet. C'est un spectacle constant de les regarder se coller aux sommets la nuit, pour offrir au matin une couette qui s'eleve et se fait aspirer avec les premieres chaleur matinale vers les nuages plus eleves; et decouvrir les montagnes. Ou encore voir le soleil couchant transpercer le couvercle derriere les sommets pour nous faire un signe furtif avant de nous quitter.
Je ne suis pas sur d'en savoir plus aujourd'hui sur mon bonheur, mais j'en apprend chaque jour un peu plus sur mon bien etre.
damien
mardi 29 avril 2008
Daminou's Special
Je cree donc une nouvelle section dans la rubrique photo, pour mes cliches preferes: Daminou's Special ne retrace pas forcement notre voyage geographique, mais plus des clins d'oeil personnels sur la foule de details qui nous echappent parfois... Beaucoup d'essais, pas toujours reussis, pour transmettre des emotions d'une nouvelle maniere...
Hope you'll enjoy watching my pics as much as i do taking them!
damien
lundi 21 avril 2008
Shibuya, un Dimanche comme les autres...
Damien
Le contraste entre Shibuya le dimanche et le reste de Tokyo dans la semaine est saisissant... et rassure aussi mon esprit de plus en plus angoisse par tant de conformisme, de rigueur, et de plaisir refoule, pervertise.
Le meilleur endroit pour assister a ce deballement d'instincts sociaux severement reprimes est certainement YogiYogi Parc, au nord de Shibuya. En cet endroit seulement et a cet unique moment, on troque les costumes sombres et etouffants pour des deguisements manga-esques, les attitudes austeres pour une explosion communicative des sens, et les attache-cases pour toute sorte de jouets et d'accessoires delirants! Le prototype du parfait business man se transforme alors un enfant dejante et surexcite, retour de quelques annees en arriere vers un bonheur delaisse... mais pas encore oublie ni abandonne.
C'est ainsi qu'a peine arrives a YogiYogi Parc nous nous retrouvons plonges dans une foule de gothiques accompagnes de lolitas, jeunes poupees en froufrou et dentelles, passablement sexy dans un autre univers. Au milieu de cette foule maquillee, coiffee, de noir vetue, et laissant depasser de la dentelle rouge en haut d'une cuisse denudee ou d'un nombril aere, certains Bisounours de plus d'un metre soixante ont egalement fait le chemin de retour vers l'enfance.
Les sens s'echauffent rapidement: tantot amuses par de deferlement d'extravagance, souvent excites par la blancheur d'une cuisse sous de la dentelle qu'on imagine n'etre pas qu'un deguisement, toujours fascines par la folie des memes japonais qui nous avaient sembles si tristes et resignes le reste de la semaine!

De l'autre cote de la rue, ces neo-gothiques du XXIeme siecle laissent le champs libre a leurs homologues degeneres de la generation precedente: ceux qui il y a 30 ou 40 ans ont grandi aux rythmes du "twist", "bougie-wougie", et autre "rock n' roll". Eux non plus n'ont pas oublie leurs belles annees: Santiags usees, Jeans moulant, veste en cuir cloutee, tatouages, et bananes a faire palir Elvis Presley! La biere coule a flot dans des gosiers essoufles par un dehanche qui ne s'arrete que le temps d'un coup de peigne. Dix metres plus loin, c'est dans des baskets et des vestes rouges flash, des jupes bouffantes pour ces dames et des jeans moulants pour les hommes, memes coiffures, que l'on danse sur les memes rythmes! Deux styles d'une meme epoque reunis sur les memes beats, sur un meme parking; une poignee de main sincere, un sourire, et quelques danses se partagent; une biere aussi. Bienvenue dans les annees 60!

En chemin on croise aussi des skaters, les mecs d'un cote qui se moquent et se tirent la bourre pour passer un saut avant les potes, une nana, seule, de l'autre, qui travaille un trick bien plus complique. En face les champions de BMX vrillent en tous sens, debout sur la roue avant, la roue arriere dans la main.


Dans les coins plus isoles des peintres composent, des ecrivains cherchent l'inspiration, et nous marchons le coeur leger au son enjoue d'une petite bande composee d'un batteur, un guitariste, et une saxophoniste.
J'admire, je m'emerveille, et j'essai de capturer tous ces instants isoles simultanement dans le meme endroit avec mon appareil... mais meme mon oeil et tous mes sens reunis se perdent dans cette masse vivante... Comment la decrire, la partager?
C'est alors que se produisit le drame; nous le savions sans meme nous concerter, Flo etait perdu, touche avec plus de force qu'un poing, plus de precision qu'une fleche, et plus de tranchant qu'un katana dans la main d'un maitre. La fesse aussi ferme que sa main sur son Bokken (sabre de bois), la delicieuse responsable du coup fatal porte en plein coeur a mon ami virevoltait, au ralenti, s'immobilisant avant de se jeter sur un nouvel assaillant, faisait danser son sabre autour d'elle dans une aura protectrice, jusqu'a avoir mis au sol tous ses adversaires; et mon innocent ami aussi. Maintenant que je vous decris cette scene le doute s'insinue: pratiquait-elle reellement le Kendo (voie du sabre) au ralenti, ou mon emerveillement me poussait-il a decomposer chacun de ses gestes en un subtil melange de grace et de force reunies?
Un peu plus loin, des hurlements sauvages nous parviennent d'un autre spectacle au sabre, ou l'on ne repete cette fois pas les katas, mais des scenes de combats bien plus sanglants; moins artistiques mais plus joues et mis en scenes.

Mais le voyage ne s'arreta pas la. Apres avoir traverse l'univers atemporel des gothiques ressurgis du moyen-age europeen, etre revenus dans les annees 60 aux Etats-Unis, au plein coeur des Trentes Glorieuses, et avoir traverse le temps jusque dans le Japon de l'ere Edo, nous avons ete accueillis sous les tropiques par les rythmes endiables des joueurs de Djumbes et des danceurs de Kapouera. Bienvenue au soleil: atmosphere detendu et de franche camaraderie ou se melent Japonais, Gaijins (les etrangers), blancs becs et blacks: tout le monde semble repondre a cet appel universel qui nous rappelle que nous sommes tous les memes! On aurait pu tourner une pub Beneton et oublier la froideur des relations sociales japonaises, qui veulent que l'on ne se rencontre pas dans le metro, les supermarches ou dans la rue...

Le melange est le meme sur l'ere de sport ou l'on joue a l'Ultimate Frisbee, au Foot, au Badminton... a cote d'associations etudiantes qui chantonnent en jouant et dansant d'etranges lithanies.
Pendant ce temps les petits enfants s'emerveillent des bulles de savons larguees, telles des petites bombes de simplicite par un petit avion que fait tourner dans une danse aerienne au bout d'un fil, la maman ou le papa.

Sur le chemin du retour, l'attroupement est massif pour le "Live for the Earth", ainsi que pour les multiples scenes improvisees sur le trottoire par des groupes independants, simples bandes de potes qui font leur promo loin des ecrans geants des rues principales de Shibuya. La langue japonaise est vraiment trop belle: les ecouter parler est deja un ravissement pour les oreilles, mais quand ils chantent, c'est le decollage assure pour une lointain planete, isolee ou je trippe tout seul. Je m'achete deux CD pour me remorer a souhait la simplicite des instants passes aujourd'hui.

Pour terminer cet apres-midi, qui vous l'avez surement compris, etait unique et merveilleuse, on croise une nana qui tend a bout de bras au dessus sa tete, une pancarte "Free Hugs". Je n'en demandais pas mieux, pouvoir communiquer un peu tout l'amour que j'ai ressenti dans la journee, le partager moi aussi. Je me blotti donc dans ses bras pour quelques secondes perdues au profit de nobles sentiments, et la remercie comme je peux d'avoir mis une aussi belle touche finale a ma journee.
Ils sont forts ces japonais; tres forts!
Damien
dimanche 20 avril 2008
Eloge des toilettes japonaises
Mise en contexte:
Vous etes dans un restaurant, un bar, chez des amis, dans la rue, n'importe ou en fait, et soudain il vous prend l'envie d'un numero 2. Sachez tout d'abord qu'au Japon ca n'est pas donne a tout le monde d'avoir une envie comme celle-la, et que les systemes digestifs habituellement sujets a la constipation passagere peuvent avoir quelques problemes pour se familiariser avec les habitudes gastronomiques japonaises. Bref tant pis pour ceux-la, parlons plutot de vous, oui vous qui etes prets pour un demoulage.
Eh bien sachez que pour commencer, une lunette chauffante est la pour accueillir votre delicat fessier si la temperature ambiante le requiert. Nous vous conseillons donc de ne pas oublier de prendre un bouquin avec vous avant, histoire de pouvoir faire durer le plaisir un peu plus longtemps que necessaire. Dans certains cas, vous pouvez par la suite faire jouer une delicieuse musique d'ambiance pour masquer la symphonie - ou la cacophonie - que vous etes en train d'orchestrer. Vos fesses bien au chaud, il vous est tres difficile de vous convaincre que vous avez fait le necessaire et que vous ne pouvez plus rien tirer de vous-meme. Mais ne vous inquietez pas, une autre rejouissance arrive!! Un petit bouton vous permet d'actionner un jet d'eau qui va vous laver l'orifice par lequel toute cette histoire a debute. Certains y prennent plaisir plus que d'autres, attention cependant a l'inutile gachis d'eau ;-) Pour vous mesdames, comme un numero 2 s'accompagne toujours (ou presque) d'un numero 1, le bouton d'a cote vous permet d'avoir un jet d'eau qui balaira une plus grande surface, mais encore une fois n'abusez pas, petites coquines! Apres un petit sechage rapide avec du papier toilette (vestige des toilettes medievales comme on en connait encore en Europe ou en Amerique du Nord), et apres avoir reussi a surmonter la douloureuse rupture entre votre fessier et la lunette chauffante devenue votre meilleure amie, il vous suffit de tirer la chasse d'eau, autant faut-il que vous reussissiez a la trouver dans certains cas, parmis la tonne d'autres boutons parfois presents et qui sont encore totalement inconnus (lire le Japonais peut etre un atout dans l'utilisation des toilettes japonnaises). Souvent, un petit lavabo se trouve sur le reservoir de cette incroyable machine et se met automatiquement en marche pour que vous n'oubliez pas de vous laver les mains.
C'est donc avec tristesse que se termine ce moment de plaisir, et deja vous avez hate de votre prochain numero 2 pour remettre vos fesses bien au chaud.
Je vous laisse, une envie pressante certainement!
Bon cassage! ;-)
marion
vendredi 18 avril 2008
Osaka-Tokyo... resume d'un echec
Une bonne dizaine de kilometres a pieds pour trouver la bonne entree de la bonne autoroute, des chqngements de zones pa metro et train... bref 5 ou 6 hures de pitw... puis 10 minutes au peage panneau en main pour se faire virer par la securite;
Ensuite, rater le bus, marcher sous la pluie, prendre un tacos puis un train pour retourner au point de depart...
On a fini par prendre le bus de nuit pour Tokyo!...
damien
ps: les photos ont ete mises a jour!
pps: pas plus de nouvelles parceque j'ai rdv pour aller boire du Sake!
biz a tous!
mardi 15 avril 2008
Osaka-Tokyo
Si vous avez pas de nouvelles dans 2 semaines... ben attendez plus longtemps!
hahahahhahhaha
biz a tous... desole pour le peu de nouvelles... ca vient....
damien et les snakes
vendredi 4 avril 2008
Shanghai Underground I
Sous ces amas de beton qui s'elevent vers le ciel, un monde underground qui a trouve un raccourci. Sous les fondations de ces grattes-ciel de verre et d'acier un monde de la nuit fait resonner a coup de bass et de lyrics obscurs les pulsations de vies qui alimentent cette folle course. Jusqu'ou peuvent-ils se faire entendre? Bonne question! On retrouve la pourtant une population bien heteroclite: des jeunes biens sur, dredeux pour certains, tatoues pour d'autres, pas de surprise pour ces ''marginaux'' qui se retrouve ici, pour une fois, au coeur de tout. Il y a aussi des vieux, des parents egares ou ceux qui ont su, au contraire, retrouver le chemin de la vie et de leur jeunesse; des business-men en costards debarquent regulierement, apparitions inattendues mais naturelles de ceux qui n'oublient pas que leur course vers les etoiles reposent sur des fondations solides; ne pas perdre de vue son origine semblent-ils avoir envie, pour une fois, de repondre aux objectifs dont ils sont matraques a longueur de journee quelques centaines d'etages plus haut!
Au Logo le vendredi soir ou au Shelter le samedi toute cette population se regroupe sous terre, dans des salles ou des bunker redecores d'enceintes surpuissantes; les coudes se levent d'abord, puis les mains ennivrees suivent dans un rythme effrene de Dub, Dub Step, Drum n' Bass, Raggae... C'est selon les envies des D-J qui se succedent. Tout le monde se detend, s'etend, et les corps raidis par des costumes pas moins rigides que tout ce beton au dessus nos tetes commencent a vibrer...
Charles, notre hote ici, alias Didje Lirium, s'eclate sous sa casquette Bob L'Eponge. Il n'est pas aux platines ce soir pour nous jouer ses tracks (titres) en preparation pour son premier album, mais son micro chauffe aussi vite que la salle. C'est le boulot du MC: assister le DJ en enchainant ses textes, prepares ou improvises, a la vitesse ou se vident les verres!
Mes verres se vident rapidement, et s'enchainent tout aussi vite. C'est comme faire du velo, picoler en boite; ca s'oublie pas! Pourtant ca fait longtemps et ca fait plaisir de reconnecter avec ce genre d'ambiance dans de si bonnes conditions! Je ne me souviens pas de la derniere fois ou j'ai pris autant de plaisir a danser sur du bon son.
J'admire Charles et le monde dans lequel il evolue: apres avoir quitte la France ou il galerait dans le marasme inevitable a tout artiste, eut-il du talent, des idees, et de l'energie a revendre, il s'est bouge des son arrivee ici pour rencontrer les artistes qui partagent sa passion du son a Shanghai et en Chine. Rapidement il seduit, anime des Gigs (soirees, scenes) et apparait lors de gros festival en compagnie d'artiste mondialement connus. Ca lui a pris un an et demi a peine. Beaucoup de sueur pour se faire sa place, mais il vit de sa passion. Voila l'histoire du MC ce soir qui fait bouger des centaines de personnes dans la salle, du punk au business man.
Je les admire donc de suivre leur passion, de vivre leur art. Rencontrer tous ces gars, des ''Didiers'', des ecrivains, des yogis, des masseurs, des danseurs, des peintres, des ''installateurs'' (special dedicaces a Aurel)... moi je sais rien faire de tout ca et ca me manque. Plus on avance, plus j'ai envie de prendre le temps d'apprendre a me sentir bien grace a ca: j'ai envie d'apprendre a danser depuis longtemps, ecrire aussi. La peinture japonaise me plait... Encore uns fois voyager elargi des horizon, et j'ai hate de me poser, parce qu'apprendre quand on bouge sans cesse c'est pas facile... Alors je bois et je danse en atendant le lever du jour...
6h du matin. La soiree se termine dans la bruime... un petit petage de bide au Bao Tzeu sur le retour (je precise qu'un Bao Tzeu est un delice qu pete un bide pour 40cents). et on se pieute...
Bonne nuit...
Vietnam, suite et fin du match
Nonobstant le chauffeur de minibus entre la gare et le village de Sappa, qui a sans hesitation voulu nous arnaquer sur le prix du trajet, et qui a failli me mettre instantanement de mauvaise humeur, le premier contact avec la region est plutot bon. Une belle route de montagne nous conduit a destination, et deja nous pouvons admirer les innombrables rizieres qui font la reputation du coin. Arrives a bon port, nous nous posons dans un petit hotel-salon de coiffure, chambre avec terrasse au dernier etage, avec vue sur les montagnes (par temps decouvert :-) Nous sommes les seuls clients de l'hotel, qui de plus est un peu excentre, bref on est poses bien au calme. L'envie de partir faire du trekking plusieurs jours dans les environs n'est pas bien loin, mais malheureusement le temps n'est pas au rendez-vous, de plus il n'y a pas vraiment de carte du coin disponible pour nous indiquer les divers sentiers, bonne pratique pour que les touristes prennent encore une fois des tours ou tout est organise... Ces tours semblent pourtant assez interessants, puisqu'on est senses dormir chez les villageois et partager les repas avec eux. Mais bon sachez que seulement 5% du prix que vous payez pour un tour revient aux villageois, et puis vous pouvez tomber sur un guide vraiment epouvantable, ce qui est arrive a Nelly et Xavier (le couple de francais rencontre sur la baie d'Halong et que nous avons recroises la-haut): leur guide etait ce qu'on peut communement appeler une chaudiere, vietnamienne, dont l'unique but est de chauffer les touristes occidentaux dans l'espoir que l'un deux la ramene avec lui dans son pays d'origine... Bon evidemment c'etait peut-etre encore un coup de malchance pour eux, mais de notre cote nous avons decide de ne pas prendre de tour organise, et de passer 5 journees vraiment tranquilles, a faire de petites ballades, a nous reposer beaucoup, a profiter du calme des environs pour lire, jouer aux echecs, manger de l'excellente cuisine vietnamienne au Drop&Drop Cafe (au plus grand plaisir de Damien qui de temps en temps craquait completement: "Puuttaaaiiinnnn j'veux des nems!!!" ;-) et des patisseries a la bakery 100m plus loin.
Sappa, ca a aussi ete du mauvais temps, des orages, des eclairs et des trombes d'eau qui martelaient le toit de taule de l'hotel au-dessus de nos tetes au coucher, bien enfouis au chaud sous nos couettes; du soleil pour profiter des paysages quasi irreels, ces montagnes qui n'en sont plus vraiment mais qui au fil des annees sont devenues des escaliers de rizieres plutot, , des villageoises partout dans les rues, dans leurs vetements traditionnels, qui veulent vous vendre de l'artisanat local voire de la drogue selon votre tete: "Hashich, marijuana, opium?" A la fin on se fendait tellement la gueule a les entendre essayer de nous vendre leur dope qu'on leur demandait si elles avaient pas de la cocaine, c'est tres efficace pour se debarasser d'elles :-)
Sappa, ca a aussi ete une super hot spring chez une famille, ou l'eau n'etait pas bouillante mais assez chaude pour qu'on y reste 2 bonnes heures, a discuter, a manger des brioches aux oignons achetees a la bakery, a faire des photos d'equipage (tradition oblige), a s'amuser avec les gamins venus avec leur mere prendre un petit bain...
Sappa, ca a aussi ete ce putain de clebard pas plus gros qu'un gros boudin qui jappait comme un tarre, et ces cochons egorges pendant la nuit (c'est effrayant mais on est content le lendemain d'avoir de la bonne viande dans nos assiettes ;-)
Je n'arrive pas au final a savoir si j'ai vraiment ete charmee ou non, je veux dire que compare au reste du pays, je crois que c'est un endroit sympa ou passer quelque temps, ou les gens du pays ne vous crient pas dessus, ou l'on a pu retrouver un peu le style de vie si appreciable que nous avions cotoye pendant les 2-3 mois precedants dans le reste de l'Asie du sud-est, avec ces enfants qui s'amusent au bord des routes, les chiens, les poules, les canards et les cochons partout, bref une vie si paisible et sans trop de fioritures... Mais il n'y a pas non plus besoin d'etre devin pour comprendre que dans quelques annees, cette region ne sera plus qu'un paysage ravage et c'est aussi le dilemne de tout developpement: pour acceder a ces villages, vous devez payer un droit de passage, ce qui a permis depuis le temps de construire des ecoles, un hopital et d'ameliorer les routes, ce qui est tres bien pour les villageois, mais que reste-t-il de la montagne maintenant, si ce n'est ce splendide gateau que l'on ronge petit a petit par exces de gourmandise???
Pour terminer, c'est avec une certaine impatience de nous confronter enfin a la Chine que nous reprimes le train dans la nuit du 24 au 25 mars, pour arriver au petit matin a Hanoi et pouvoir apprecier pendant un court moment le silence de la ville, la non-circulation et les non-klaxons dans les rues. Pourtant a quelques pas de notre hotel, c'est plusieurs centaines de leve-tot de tout age qui s'agitaient dans le "Central Park" de la capitale, les uns a faire leur jogging, les autres a suivre la gymnastique de groupe en musique. Apres avoir vu cet etrange spectacle, on comprend aisement comment toutes ces petites vieilles qui ne depassent pas les 1m50 sont capables de porters des paniers de fruits plus lourds qu'elles!
A 9h et quelques l'autobus transfrontalier demarrait, sans que j'aie pu me decider sur le score final du match.
marion
mardi 18 mars 2008
Vietnam 7 - 4 Snakes , par marion
c'est le 27 fevrier que tout a commence, apres une bonne journee de bus depuis Phnom Penh (et un passage memorable de la frontiere: immense batiment tres recent, avec rayon X pour les bagages!!! --> examen reussi!). La route jusqu'a Ho Chi Minh Ville, que tout le monde appelle encore bien volontiers Saigon, c'est quand meme plus charmant, nous laisse sur notre faim: ce n'est ni la campagne ni la ville, mais tout simplement une longue route bordee en continue de petites maisons de beton sans ame... et de boutiques vendant des statues de la vierge Marie (les colons sont bien passes par la, aucun doute)
Nous arrivons dans l'apres-midi, et les premiers signes d'un certain desenchantement apparaissent: impossible de trouver une guest house aussi bon marche que dans le reste de l'Asie du sud-est, et une ville ultra-bruyante et etouffante, dans laquelle nous n'avons finalement aucune envie de passer du temps... bref le lendemain matin et apres une bonne coupe de cheuveux pour Bayu (le coiffeur voulait aussi le tondre sous le nombril :-), nous reprenons deja le bus pour nous rendre plus au nord...
Vietnam 1 - 0 Snakes
12 heures de bus plus tard (dont la moitie dans un "sleeping bus", excellent! et avec pour spectale a un moment donne une baston de trottoir entre vietnamiens a coups de cailloux et sous la menace de couteaux...), nous arrivons a Nha Trang, station balneaire ou nous esperons trouver une jolie plage et beaucoup de calme. Erreur! La ville ressemble plutot a Nice avec des grands hotels, restaurants et casinos, et c'est la que se rassemblent les vietnamiens branches... Bon on voulait pas se decourager non plus, mais autant ne pas vous cacher qu'a ce moment-la pour nous, le Vietnam c'etait l'echec... nous prenons la journee du lendemain pour decider quoi faire et surtout comment le faire: le Vietnam a pour caracteristique de ne pas avoir beaucoup de bus locaux, et tout le monde veut vous vendre des trajets en bus climatises qui coutent une fortune et qui viennent vous chercher au pied de votre hotel... bref il est simplement tres difficile (voire impossible) d'avoir de simples renseignements, comme par exemple ou se trouve la station d'autobus...
Vietnam 2 - 0 Snakes
apres quelques prises de tete, negociations en tout genre, taxi, bus local et scooters, nous nous retrouvons le 1er mars a Doch Let, 50 km au nord de Nha Trang, au Paradise resort, ou pour 15$ par jour et par personne, pepe pervers de son surnom vous eclate: bungalow ultra-charmant avec vue sur la mer, magnifique plage deserte et surtout 3 petages de bide par jour (carottes rapees, salade, tomates, poisson frais en veux-tu en voila, soupes de legumes, fruits frais... hmmm!!) Pepe pervers, son vrai nom c'est Sherry, suisse de 81 ans, marie avec une vietnamienne de 35 ans, 2enfants de moins de 10 ans et certainement une petite fortune grace a son resort, bref l'exemple de la reussite pour Damien ;-)
Le lendemain nous sommes rejoints par Emilie (la francaise rencontree a Phnom Penh), et le jour d'apres par Zera et sa "petite-amie" Cecilia, en vacances au Vietnam. Se passeront alors 5 belles journees a jouer au poker ou au echecs, a se baigner, a lire et a manger, bref a pas faire grand chose, un vrai plaisir quoi!!
Vietnam 2 - 1 Snakes
Alors que Zera et sa copine reprennent la route vers le sud, nous 4 partons avec un bus de nuit vers le nord, arret prevu a Hoi An 12 heures plus tard... Le trajet ne fut pas particulierement agreable d'ailleurs: les Vietnamiens, il faut le reconnaitre, conduisent vraiment n'importe comment, ils doublent tout le temps, qu'il y ait de la visibilite ou non (un camion a d'ailleurs failli nous accrocher, finalement il n'a fait que rayer la carosserie du bus sur quelques metres ;-), klaxonnent en permanence, refusent d'arreter l'autobus si vous avez une envie pressante (et vous crient dessus si vous profitez d'un "arret-depos de fret" pour sortir du bus et essayez de trouver un coin tranquille pour vous soulager). C'est donc bien fatigues mais contents que le calvaire soit termine que nous arrivons le 6 au matin a Hoi An.
Vietnam 3 - 1 Snakes
Hoi An, superbe petite ville vietnamienne (meme sous la pluie quasi-incessante!)classee au patrimoine mondial de l'Unesco, ou flaner est un plaisir san fin, mais ou votre portefeuille peut en prendre un sacre coup si vous craquez.... et on a tous craque, moi en particulier: outre sa superbe architecture, la ville est aussi connue pour ses centaines de boutiques de tailleurs, qui en l'espace d'une journee vous font les habits et les chaussures que vous voulez sur mesure, et pour un prix ridicule par rapport a ce qu'on trouve en France ou ailleurs... au debut, on se dit non, c'est pas pour nous, on en veut pas, ca sert a rien, ca fait ch... si on achete il va falloir faire un colis pour expedier etc... mais que voulez-vous, on finit par craquer, et craquer de temps en temps ca fait du bien :-)
Vietnam 3 - 2 Snakes
C'est donc avec, pour ma part, un portefeuille alege mais 8 kilos de bagages en plus (oui je sais c'est vraiment abuse...) que nous quittons la ville trois jours plus tard pour nous rendre a Hue, superbe ville encore plus au nord, ancienne capitale imperiale du Vietnam, ou nous passons deux tres belles journees a visiter les merveilles architecturales qui s'offrent a nous (anciens palais, temples, pagodes etc.), et avec un soleil enfin de retour... Un petit echec tout de meme: le premier midi, nous nous arretons dans un resto sur pilotis vraiment cool, mais nous remarquons que les prix dans la carte en anglais sont tous superieurs a ceux de la carte en vietnamien... nous commandons donc dans la carte en vietnamien, mais l'addition arrive bien trop elevee, on a refuse de payer le prix "touristes", je peux vous dire qu'on en a mis quelques uns en colere la-dedans ;-)
Vietnam 4 - 3 Snakes
2 jours plus tard donc, nous prenons un bus de nuit (un sleeping bus d'ailleurs alors qu'on avait paye pour un seatting bus, youpi!) et nous voila a Hanoi, capitale des contrastes je dirais. La premiere journee nous permet de deposer nos passeports a l'ambassade de Chine (que le temps passe vite!!) et trouver un "tour" bien et pas trop cher pour se rendre a la Baie D'Halong, car en effet il est impossible de se rendre la-bas et de trouver un bateau sans passer par un tour malheureusement. Bref c'est avec beaucoup de belles images de ce coin de paradis en tete que nous nous rendons le lendemain pour Halong, mais une fois de plus ce fut l'echec: j'ai l'impression qu'on a passe plus de temps a attendre le bus ou le bateau qu'a profiter des paysages et des activites possibles: 30 minutes de kayak, 1h30 de trekking au lieu de 3-4 heures, avec deux guides qui n'en avaient strictement rien a foutre de nous, nous n'avons eu aucune explication sur ce qu'on pouvait observer, et en plus ils marchaient avec leur telephone portable qui diffusaient de la musique vietnamienne horriblement sirupeuse, bref autant vous dire qu'on avait aucune chance d'apercevoir le moindre animal. Sans compter la bouffe generalement pas terrible et insuffisante et la mauvaise humeur quasi-generalisee du personnel vietnamien sur place... heureusement que quelques rencontres ultra-sympathiques (Nelly et Xavier, le couple de prof francais, Mike et Corey, les deux canadiens a la vodka vietnamienne), et des paysages d'une beaute a couper le souffle nous ont permis de ne pas etre completement desesperes non plus, une fois de plus. Je mets donc un point pour les 2 equipes
Vietnam 5 - 4 Snakes
Retour a Hanoi au bout de trois jours, epuises et de pas trop bonne humeur, d'autant plus lorsqu'on apprend que notre hotel a donne notre chambre reservee pour la prochaine nuit a d'autres personnes... Bon qu'a cela ne tienne, nous partons tous les 4 accompagnes des deux canadiens chercher un autre hotel, et apres avoir encore ete (une fois de plus, une fois de trop...) confrontes a des vietnamiens beliqueux qui voulaient nous arnaquer sur le prix de la chambre, on trouve enfin un endroit plus calme (et plus cher) pour se reposer un peu. Pour finir, entre le bordel (desole il n'y a pas d'autre mot) de la circulation a Hanoi, le bruit, les Vietnamiens qui crient sans cesse, qui se disputent, qui nous parlent mal, l'ambassade de Chine qui nous fait faire des allers-retours pour rien pour nos passeports etc.. je suis desormais sure de deux choses:
- j'ai hate de partir pour les montagnes du nord-ouest (ce soir), voir si on peut encore trouver du calme et de la douceur de vivre dans ce pays
- le Vietnam risque de ne pas me revoir de sitot... je suis vraiment nostalgique de la Thailande, du Laos et du Cambodge, ou tout la-bas n'est que gentillesse et sourire...
Vietnam 7 - 4 Snakes (oui, oui, 2 points coup sur coup pour le Vietnam)
C'est assez pessimiste comme fin, alors je vais quand meme preciser que le pays n'en reste pas moins vraiment splendide, et que les sourires des petites vendeuses vietnamiennes de nourriture dans la rue finissent toujours pas vous faire oublier le cote obscure de la force... Et puis a bien y reflechir, l'humeur des Vietnamiens ressemble etrangement a celle des colons francais parfois ;-) je suis donc mal placee pour critiquer au final... mea culpa !!!
Emilie est repartie pour Bangkok ce matin, pour finir son echange avant de repartir pour la France. Ce fut tres agreable de passer un mois en ta compagnie (malgre ton bavardage quasi-incessant ;-) , au plaisir de te revoir un de ces jours, en France ou au Quebec. Donne-nous de tes nouvelles!!
Bon vent a tous les lecteurs qui ont reussi a se rendre jusqu'ici!!
marion
lundi 17 mars 2008
Cambodge, breve apercu d'un grand pays
Voila peut etre 3 semaines que nous avons quitté le Cambodge.
A l'heure ou j'écris ces mots, nous nous trouvons au Vietnam, a Hanoi plus precisement. Réfugié dans un petit café sans nom et sans pretention, je profite plainement du calme que m'offre cette retraite temporaire pour commencer a rediger nos aventures cambodgiennes, tout en sirotant un tres goutu robusta local.
Mais nous reviendrons sur notre "peril" vietnamien une prochaine fois.
Pour l'instant, le temps est au souvenir du Cambodge...
Nous n'avons "malheureusement" pu consacrer qu'une quinzaine de jours a la decouverte de ce pays. En effet, meme avec une année de prevue pour notre aventure asiatique, le temps se joue de nous et se revele bien souvant insuffisant pour plonger en profondeur dans l'exploration de certains pays. En realité, chaqune des contrés que nous avons traversées demanderait a elle seule une année entiere.
Mais fini de penser a cela. Le meilleur moyen de profiter pleinement, et cela quelle que soit la durée prevue aussi bien pour un voyage que pour une tache quelconque, est de vivre chaque moment a fond. Ce dont nous nous efforcons de faire depuis le debut d'ailleurs, avec, il est vrai, une certaine reussite.
- Bon alors, quel est le plan ?
Pour l'heure, nous sommes le 13 fevrier et nous quittons le Laos, avec la satisfaction d'avoir bien rempli notre temps ici, et avec la certitude (une fois de plus) que nous reviendrons sur ces terres avec joie.
Par "nous", j'entends bien sur, notre équipage. Qui pour l'heure est formé de : Marjo (la "biologiste"), Marion (la "cartographe"), Damien (le "cuisinier/masseur") et moi-meme (le "capitaine" ... faut bien me trouver une occupation ;) )
Le passage de la frontiere a Don Kralor, se deroule sans encombre. Les postes frontieres, aussi bien du coté Laotien que Cambodgien, sont des plus sommaire : 2 batisses plantées au milieu de nul part, separées par 1km de route en terre balayés par les vents. Ces derniers nous offrirons d'ailleurs la vision enchanteresse de la creation d'une "petite" tornade de 6 a 8m de haut, se baladant "tranquillement" entre les 2 pays, et soufflant sable, feuilles et brindilles durant 3 a 4 minutes. C'est la premiere fois que j'assistais a un spectacle pareil.
La non-reaction des militaires cambodgiens me laissa a penser que ce phenomene devait etre assez courant. En tout cas cela ne les empecha pas de vaquer a leurs occupations habituelles. Cela ne les empecha pas non plus d'ailleurs de nous "extorquer" 1$ chaqun pour chaque tache a laquelle ils etaient assignés : Delivrance du Visa (20$ pour le Visa et 1$ pour le garde) ; temponage de sorti du Laos (1$) ; Temponage d'entré au Cambodge (1$).
Les protestations sont aussi vaines qu'inutiles : "don't pay, don't go !"
A voir le nombre de voyageur empruntant cette route (au moins une centaine par jour) il est facile de s'imaginer que les superieurs des postes frontieres doivent bien arrondir leurs fins de mois (pour le coup, leurs salaires "officiels" ne doivent pas voler bien haut)
La frontiere passee, notre passport comptant un visa de plus a son actif, un bus (payé au prealable a Don Det) nous emmene vers Siem Reap. La ville est surtout connue pour etre placée non loin des fameux temples d'Angkor : l'une des principales source de revenue pour ce pays lontemps dechiré par la guerre et portant encore des traces du joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges. Mais nous reviendrons sur cette sombre histoire par la suite.
Apres une nuit, non-prevue, a Champong Cham, nous atteignons Siem Reap le 14/02.
Tout dans la ville fortement touristique, rappelle aux voyageurs la presence (a une dizaine de km) des immortels temples d'Angkor : symbole incontournable de la culture Khmer.
Comme d'habitude a l'arrivée dans une nouvelle ville, une foule de chauffeur (taxi/tuk-tuk) attendent les voyageurs a la descente des bus, et tous vous proposent "le plus calme et le moins cher hotel de la ville" : "Quiet and cheap" "good for you, cheap-cheap"... ce genre de phrase perpetuelle.
La negociation commence. Une activité qui peut vite s'averer épuisante, mais qui pour ma part se revele plus de l'ordre du jeu. C'est d'ailleurs de cette maniere que je conseillerais a tous voyageurs de le prendre, sous peine de vite laisser place a la colere et a la fatigue. Deux facteurs, bien entendu, handicapant grandement la possibilité de tourner la negociation a "votre avantage". Pour l'info, "Votre avantage", c'est quand tu limites au maximum de te faire arnaquer. Encore que parfois l'avantage peut reelement en etre un : pour ma part en, j'estime qu'a partir de 3$ par personne la nuit (chambre, draps et salle de bain propre), l'affaire est assez bien reussie. Bien que d'autres facteurs peuvent entrer en jeu : repas/internet/boissons en gros, tous ce qui peut etre offert en plus ;)
Installés comme il faut, nous profitons de l'apres-midi pour nous reposer et reperer un peu la ville.
Le lendemain, nous nous dirigeons, comme une foule incessante de touristes en tous genres, admirer les merveilles architecturales des temples d'Angkor, l'ancienne capitale imperiale Khmer.
Les tarifs sont legerement elevés (20$/jour ; 40$/3 jours) surout quand on sait que les billeteries sont gérées en grande parti par une societé de petrole. Une societé de petrole ? Il est vrai que controler les entrées (et seulement les entrées, la renovation des temples etant principalement basé sur des dons) du site le plus visité d'Asie est certainement une activité fleurissante. Encore une histoire pas claire dans ce pays ou la corruption est reine et le gouvernement tout puissant. Comme le laisse voir le nombre de voitures gouvernementales en circulation : noire, vitres teintées, sans plaques... Qui poserait des questions ?
Enfin bref... au final toujours les memes choses qui se repetent.
De notre coté donc, nous obtons comme nous l'avions prevu pour le "menu 3 jours" a 40$. Ici pas moyen de negocier bien entendu. Hé, c'est qu'on s'habitue a force de tout negocier avant d'acheter quoi que se soit, du billet de bus au dentifrice.
Nous choisissons aussi de louer les services d'un tuk-tuk a la journée (15$) pour le 1er jour. La taille du site est telle qu'il n'est pas pensable de le faire a pied, et la "mafia" des chauffeur de Taxi/Tuk-Tuk a prohibé la location de scooter dans tout Siem Reap.
Nous visitons une bonne partie des temples en se rejouissant, au final, de notre reveil matinal tardif. En effet, notre "grasse mat'" nous a permis d'effectuer notre visite apres les passages des principaux bus de touristes. Il y avait certe du monde, mais l'immensité du site permet tout de meme de bien diluer les groupes de curieux que nous sommes tous, notamment en penetrant dans ces lieux insolites.
Le deuxieme jour, maintenant que nous connaissons un peu la geographie du site, nous preferons nous rendre sur place en VTT. Sans conteste la meilleur facon de visiter les temples d'Angkor tant il est possible de "se perdre" dans les petits chemins excentrés qui plongent dans la jungle environnante, qui aboutissent 9 fois sur 10 sur les ruines d'un temple petit ou grand, et qui sont souvant delaissées par les touristes au profit des temples les plus importants.
Seule une crevaison du VTT de Marion en fin de journée viendra "noircir" quelque peu cette belle escapade. Bien qu'au final tout ce soit arrangé (reparée sur place par des locaux), et que cette "noirceur" se transforma tres vite en sympatique anecdote.
Nous consacrons enfin un 3eme jour a l'exploration des temples situés a une trentaine de km au Nord d'Angkor : des ruines... toujours des ruines ;)
Le matin du 18/02, apres une soirée un peu "arrosée" au Gecko Bar, Marjo (ou plutot "Martsu" comme on l'appelle en Asie) nous quitte pour Bangkok d'ou l'attendra un avion pour l'Europe. Apres 2 mois passés en notre compagnie, son absence va laisser un trou dans notre équipage, qui voit une fois de plus son effectif se reduire.
Mais la route continue, pas question de se laisser aller.
- Bon alors, quel est le plan ?
Nous sommes le 18 donc et il nous reste a peine plus d'un mois pour rejoindre le Japon : J'insiste (et ce sont mes seules requetes vraiment importantes du voyage) pour y etre au printemps et surtout, d'y arriver en bateau. Tous le monde est d'ailleur en complet accord avec ces idées. Comme d'hab, tout roule...
Un mois et demi plus exactement, c'est court. Sachant que nous voulons voir le Sud et les plages du Cambodge, et aussi passer un bon moment au Vietnam (Damien y tient. Probablement ses genes de Viet qui refont surface ;) )
Apres discussion, nous projetons donc de "sacrifier" du temps Cambodgien au profit d'un mois complet au Vietnam. Tant pis pour la plage. Nous avons eu de toute facon notre dose en Thailande, et puis les plages Viet ne sont surement pas en reste non plus.
En route vers le Vietnam donc, nous faisons halte a Phnom Phen, la capitale du Cambodge. Nous prevoyons de consacrer 2 ou 3 jours a cette ville. Mais les "charmes" de la capitale Cambodgienne nous retiendrons, au final, une bonne semaine.
Dans le quartier "backpacker" de Lake Side, nous nous posons dans une charmente guest house ("Smile Lake Side Guest House", de son nom), d'ou, paisiblement installés sur la terrasse en piloti donnant sur le lac, nous laissons couler le temps. Chaqun s'occupe : Outre la "fargnante", Damien et Marion iront passer quelques matinées dans un orphelina a s'amuser avec les gosses. De mon coté, je continue d'écrire "samourai-parano", et j'aurais meme la "chance" de prendre mes premiers "cours" de base et de blues avec un Suedois-routard squatant le coin : le "vieux fou" comme je l'appel.
Nous ferons aussi la connaissance d'Emilie : une charmante francaise en vacances dans le coin et faisant ses etudes a Bangkok. (nous n'en avons pas fini avec elle, mais cela est une autre histoire)
Nous profitons de cette semaine aussi pour nous interesser de plus pres au fleau qui frappa le peuple Cambodgien de 1975 a 1978 : le joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges
Je ne vais pas faire ici l'historique de leurs attrocités, mais sachez juste qu'au moment ou en France, la polemique etait de savoir s'il fallait ou non "renforcer" l'etude de la Shoah a l'école, je me posais la question, melangant colere et incomprehension : - Pourquoi ne m'a-t-on jamais parler des Khmers Rouges, a l'école ou au college ?
Je ne cherche pas a savoir quel peuple a plus souffert que l'autre, ou encore a qui doit-on faire le plus d'excuses, ou enfin de qui doit-on le plus se souvenir. Mais je cherche simplement a comprendre pourquoi s'est-il reproduit ici, sous les yeux des "grandes democraties", 30ans apres les nazis, la meme haine et les memes tortures a l'egare d'un peuple et que personne dans l'éducation ne m'en ai jamais soufflé mot.
En visitant, les charniers de Choeung Ek ou le lycée Tuol Sleng devenu "la prison politique" sous le nom de "S-21" durant cette sombre periode, j'ai eu honte de mon ignorance.
La honte se fait sentir aussi lorsque vous arpentez les rues de Phnom Phen et que vous vous dites que chaque visage de plus de 35 ans a vecu ces atrocités dans la plus pure ignorance des populations des pays "civilisés" (mais pas de leurs dirigeants ; "Magouille un jour, magouille toujours" )
Voila, il fallait que cela soit dit. Et bien que ce ne soit peut etre "pas important", j'invite chacun a se renseigner, un tant soit peu sur l'histoire des Khmers Rouges, et de leur chef Pol Pot, formé en France
De notre cote, nous quittons le Cambodge le 27/02, par le poste frontiere Cambo-Vietnamien de Chau Doc.
A la prochaine...
Flo, futur "guitare hero"
jeudi 13 mars 2008
Carte du Parcours
Merci a Jerome pour son aide inestimable (2 ou 3 bieres devraient faire l'affaire ;) )
mercredi 20 février 2008
Photos en retard
Les photos tant attendues sont enfin disponibles sur ce blog de pitw.
Les commentaires viendront plus tard parce que je dois bien vous dire que j'ai la dalle et que ca va etre l'heure de se le peter.
Sur ce a++
Promis, je prends un peu plus de temps la prochaine fois...
Flou
PS: papa, maman et frerot je vous embrasse :-) Marion
jeudi 14 février 2008
Laos, coté jardin - dami
Voici enfin quelques mots pour mettre fin a votre calvaire né de mon long silence.
Je ne doute pas que vous vous etes rongés les ongles pendant trois semaines en vous demandant ce qui avait pu m'arriver; et admire la retenue de Maman qui, pas une seule fois, ne m'a fait part de ses craintes.
Ou bien serais-je au contraire en train de me fourvoyer en vous imaginant dresser les pires senaris? Aurais-je pu me faire enroler par les communistes Laos? Me serais-je fait kidnapper dans le Triangle d'Or par des agriculteurs illegaux? Ou pire encore: ai-je fini dans l'estomac d'un Anacondas de 10metres frequent dans ces contrees reculees? le paludisme aurait-il pu avoir raison de moi si facilement?...
Rien de tout ca puisque me revoila dans le monde apres un mois d'absence entre Muang Xay, a l'extreme Nord-Est de la Thailande, et Siem Reap au Cambodge!
Entre les deux se dresse un pays dont je suis tombe amoureux, encore, de la simplicite et de la sincerite: le Laos. Le pays est completement a la roots est rappelle rapidement des sensations vecues au Nepal: des grandes etendues sauvages nous accueillent dans la region reculee de Nam Tha, la route serpente, de village isolé en village plus lointain encore.
Muang Sing est superbe dans son immense vallee tapissée de rizieres. Le rythme lent des campagnes que nous dominons du balcon de notre bungalow sur les hauteurs nous convient parfaitement: les adultes ramassent le riz sous l'oeil vide et inutile d'un militaire communiste, les enfants s'abritent et jouent sous une hutte quelques parcelles plus loin, et moi, penaud en ce premier jour de pluie depuis bien longtemps, je pitw avec des petits vieux et des enfants autours des braises. L'endroit est parfait pour redecouvrir la simplicite de ce qui chez nous, est devenu de maniere absurde un luxe; exemple du Sauna: construisez une cabane en bois d'environ 6metres-cube isolee a l'aide de draps; faite boullir 40litres d'eau aromatisée aux herbes, et faite parvenir la vapeur dans la cabane. Plus simple t'es con! Et pourtant quel plaisir de se detendre en prenant soin de son corps! Une idee de plus pour l'auberge mes amis!
Plus au sud se dresse la discrete Luang-Prabang, sur les bord du Mekong: ville spirituelle ou florissent une multitudes de temples bouddhistes; la vue depuis le Wat PhouSi au sommet de la ville est imprenable: une dense et agitee mer de nuages chargés de pluie me plongent dans la cécite la plus totale: tout est blanc a part Bouddha a ma droite. L'isolement sied parfaitement a la ville et lui confere une atmosphere de recueillement intime. Contrairement au mega-projets ''en beton'' exportes si souvent par notre culture technologique et si delicate chez les autres, certaines idees temoignent ici du desir de preserver le Laos du cancer qui se generalise chez son voisin Thailandais. L'Étranger m'a fait rever: c'est une librairie qui fonctionne par l'achat/troc/vente de bouquins en tout genre, et propose un cafe a l'étage dans une ambiance bois et papier, lumieres tamisees, tables basses et coussins au sol! On s'y sent mieux que chez Mémé, et les bénéfices tirés de l'échange avec les touristes servent a acheter des bouquins en Laos pour les écoles et les Laos qui peuvent les emprunter gratuitement. L'idée est simple et semble fonctionner puisque les créateurs francais ont ouvert cinq autres lieux dans tous le Laos, ou ils font travailler des locaux. Encore une bonne idee abordable pour l'auberge!
La pluie ne cessant pas, et le froid (10-15 degres seulement) ajoutant sa couche de morosite, nous decidons de ne pas nous arreter la Ventiane, la capitale.
Plutot, nous roulons non stop jusque dans le sud du pays ou nous retrouvons apres 30heures de bus la douce chaleur du soleil sur les bords du Mekong: Champasak d'abord pour ses temples Angkoriens magistrallement ruinés au pied des montagnes, et puis enfin l'ile de Don Det, paradis (en deperdition) au milieu de 4000 autres iles sur le Nam Kong (Mekong). Anciennement village de pecheur laisse a son isolement insulaire, l'ouverture du Laos a immanquablement attiré la les routards aventureux. Les guest-houses se font de plus en plus nombreuses sur certaines parties de l''iles certes, l'électricité a fait son apparition il y a deux an a peine, certes. Mais l'endroit reste tellement calme qu'on oublierai presque qu'il existe quelque chose en dehors du temps infini de l'ile! Les gros touristes a la con, qui ont certes tout autant droit de cité ici que moi, ne sont pas encore arrivés en mass, mais tout semble etre fait pour les accueillir bientot... En attendant l'ambiance est la cool: pitw sur les bords du Mekong pour la plupart, baignade pour certains, joints pour tout le monde! Heureusement les banques ne se sont pas encore implanteés ici, ce qui nous a obligé a partir finalement: direction le Cambodge et Angkor a Siem Reap.
Voila ce quíl s'est passé ces trois dernieres semaines! En vrac, on a aussi fait de la moto entre des montagnes déboisées pour que la France pour acheter des bois tropicaux censés etre interdits, descendu le Mekong pendant 6heures sur un LongTail boat, rencontr's un Canadien un peu fou mais tellement sympathique: Andy, bu des bieres avec des Laos, traverses les plaines du Mekong en velo, joué avec un bébé singe apprivoisé, sauté de la terasse du Raggae Bar dans le Mekong, rencontré un aubergiste Lao qui parlait francais etse fendait tout letemps la gueule, j'ai failli renversé le bateau chargé de mes potes et des bagages... J'ai aussi eu ma premiere migraine et ma premiere chiasse qui se sont relativement bien passées... Marjo est toujours un peu malade: quand c'est pas la tete c'est les vomissement; quand c'est pas les vomissement c'est la chiasse. Mais elle est toujours la et elle se fend la gueule au moins autant que nous!
En ce qui me concerne, je lance un appel a l'aide: je suis grave en manque de contact physique: si quelqun veut bien venir me faire des calins ici, se reveiller avec moi...
Voila pour ce quíl sést passé de mon coté pendant que vous vous faisiez tous du soucis (quelques uns au moins?), ou pendant que vous pestiez devant votre bureau parcequ'il n'y a plus de temps a perdre au boulot...
J'espere que ce post vous aura fait perdre quelques precieuses minutes.
J'espere aussi que vous allez tous bien: merci a ceux qui pensent a nous envoyer un mail de tempps en temps.
Tant que j'y suis j'espere aussi que le Laos saura garder son charme traditionnel et s'ouvrant aui tourisme, et saura meme en faire un atout par rapport a la Thailande.
Je vous souhaite a tous d'avoir la chance de découvrir un endroit aussi beau et sincere.
dami
n'oublie pas de vivre
jeudi 24 janvier 2008
Pourquoi pas de photos ?...
Pour causes de probleme technique lie a un pc en bois sur lequel la fonction d'explorateur windows semble trop demandee, et pour m'eviter des souffrances inutiles que je pourrais m'infliger involontairement en cedant a la colere, alors, ne l'omblions pas, que mon intention initiale etait de vous partager avec un peu plus de couleur ce qu'on a vu en Thailande, pays magnifique, que, soit dit en passant, nous quittons demain pour le Laos, avec tristesse et joie, et je l'espere une derniere soiree que la technologie foireuse ne me gachera pas, ne saura pas me gacher pardon;
bref, pour toutes ces raisons, desole mais les photos viendront un autre jour!
damien
mercredi 23 janvier 2008
Good Bye Thailande!
J'espere que nos aventures en Thailande vous ont amuse, interesse peut etre meme, tenue compagnie peut-etre?
En ce qui me concerne, j'ai laisse ici beaucoup trop de rencontres qui deviendront des amis, beaucoup trop de moi meme sur le bord des chemins pour ne pas revenir! Alex Garland m'avait donne envie de voyager en Thailand dans The Beach: je suis venu, j'ai vu, et je vais revenir, c'est sur!
Quoi qu'il en soit, et meme si l'envie de rester tout de suite quelques annnes me tente, la route continue.
Nous partons dans deux jours au Laos: il parait que c'est la Thailande avec 30 ans de moins... Je pense que ca devrait me plaire! J'ai hate de le partager avec vous en tout cas!
Comme vous pouvez peut-etre l'imaginer, mettre le blog a jour, avec du recit et des photos prend du temps... C'est pourquoi il est pas toujours a jour. J'espere que ca vous exaspere pas trop: pour notre defense je dirai qu'on s'amuse beaucoup trop ici pour pouvoir tout raconter, tout commenter en temps et en heure. C'est pas pour autant qu'on pense pas a vous, meme si les mails se font attendre, sil es cartes postales mettent du temps a arriver...
daminou
n'oublie pas de vivre
ps: Merci a tous ceux qui laissent des commentaires: on les lit regulierement avec beaucoup de plaisir!
pps a ma famille: je viens de retrouver des cartes postales datee de trois semaines que je pensais avoir envoyees... patience. patience.
bizou a Pape a qui j'ai pas ecrit depuis longtemps!
Province de Chiang Mai: entre traditions perdues, et ouverture d'esprit
Fatigues par cette atmosphere depuis Krabi et par ce courant duquel nous essayons de sortir, nous ne resterons que 4 jours, le temps d'assister a des combats de Muay Thai dans la chaleur d'une arene ou les seuls thai etaient sur le ring, et a des cours de cuisine au calme d'une ferme biologique en dehors de la ville.
Le matin du depart, nous ne savons toujours pas dans quelle direction prendre le bus, et je me decide enfin a appeler Loy, un Thai qui enseigne dans un petit village recule a des enfants des tribues locales isolees: Katarina, une allemande, m'avait donne son numero de telephone a Kho Phan Ngan. Je l'appelle donc, pour voir.
Un quart d'heure plus tard, l'histoire est reglee: nous partons vers le nord, direction Kong Loy, en passant par Hot District... je crois avoir compris! En fait Hot se trouve au sud et personne ici n'a entendu parler de Kong Loy... Bon on y va et on verra sur place. Finalement le trajet se passe parfaitement, et apres trois heure de bus, et une heure avec dans la voiture de deux thai qui semblaient n'attendre que nous, nous arrivons a Khong Loy Ban, au milieu de nul part, dans les montagnes. J'appelle donc Loy une seconde fois, il vient nous chercher avec un de ses potes, et nous voila, au soleil couchant, arrive a Mae Tho School, dans le hameau de Boosalee qui n'apparait sur aucune carte et aucun guide... Le calme. Enfin.
Le lendemain, nous ferons la connaissance des eleves, surpris de voir des occidentaux, une nouveaute pour nombre d'entre eux, et essayons de leur dispenser un cour d'anglais: leurs sourires sont aussi encourageants que leur timidite est un frein, mais si on ne peut pas parler, il est evident que la communication passe! Nous jouons ensemble au Volley et au Haki (sport national, melange de foot et de volley), echangeons des regards et des sourires pleins de curiosite et de respect, d'admiration.
Alors qu'ils quittent les dortoires pour le week end, rentrant pour la plupart d'entre eux a pied chez leurs parents a plusieurs dizaines de kilometres, Loy nous propose d'aller trekker deux jours: vendus!
Nous retrouvons enfin dans le parc Mae Tho, situe a quelques 130km au sud du sommet de la thailande, Doi Inthanon, le calme serein des montagnes. Ici vivent de vieilles tribues (Karens, Mons...)isolees et eparpillees dans la jungle, avec pour seul lien avec une Thailande en pleine expansion, cette ecole riche de mixite et de curiosite. Loin des industriels du touristime et du beton, les relations humaines reprennent le dessus sur la logique mercantile, bras arme et empoisonne de notre systeme de developpement.
Nous marchons donc 3 heures cette apres-midi la pour nous rendre au campement: le sommet d'une montagne d'ou nous dominons des centaines de kilometres-carres de montagnes sauvages envahis par la jungle; derriere nous les paysages que nous avons traverses: champs cultives, forets de pins et d'epineux, puis de bamboos, et enfin la jungle, jusqu'a ce sommet nu ou seul trone un grand arbre sous lequel nous cammperons. Loy a troque son role de prof pour celui d'aventurier, et nous prepare deja un feu de camps dans des conditions epouvantables a cause du vent. Alors que nous admirons un coucher de soleil flamboyant, nous apercevons au loin un autre feu qui indique vraisemblablement le village Karen ou nous nous rendrons le lendemain.
Rechauffes par les flammes et les cotes de porc delicieusement preparees sur les braises (le meilleur porc du monde, avis aux amateurs de BBQ), Loy nous parle un peu de lui: enfance dans un de ces villages, monk pendant ses etudes a Chiang Mai, puis guide touristique a Phuket. Il etait en route pour rejoindre sa famille ici, pour les fetes, lorsque le tsunami frappa la cote est, emportant ses 5 amis, dont la femme qu'il devait epouser un mois plus tard. La douleur est encore perceptible. Il nous avoue qu'il n'est pas pret a aimer de nouveau... Pourtant de l'amour il en dispense a longueur de journee, jour apres jour: avec les enfants dont il est l'enseignant certes, mais aussi l'ami, le tuteur; avec ses collegues profs, avec nous qu'il connait a peine et dont il s'occupe a merveille depuis notre arrivee!
Un monk someille toujours en lui.
La nuit fut froide; le sommeil court; et je regrettai longuement cette nuit la, la chaleur de mon duvet reparti en France. Neamoins, le lever de soleil fut l'echo des couleur du coucher de la veille, et nous apporta reconfort et energie pour la journee de marche a venir.
La jungle que nous avoions longe la veille, nous l'avons enfin traverse: a coup de machettes! Un chemin que nous n'arrivions pas a suivre, ou que Loy, decide a nous en mettre plein la vue, refusait de suivre, existe pourtant. Descente tout droit a flanc de montagne a travers d'epaises fougeres, pataugeage dans les cours d'eau sans penser a milles bestioles que nous pourrions rencontrer ici, saut au dessus des marecages (sauf pour Marjo qui prefera se vautrer dedans...), escalade de forets de bamboo... Bref, une vraie aventure a la Indiana Jones qui nous a malgre tout mene a destination: un village Karen de toute beaute. L'atmosphere nous plonge quelques centaines d'annees en arriere: a cette epoque les maisons, sur pilotis pour eviter les innodation de la saison des pluies, etaient faites uniquement de bois et de bamboos, les chiens chassaient les chats, qui chassaient les poules, qui chassaient les vers, le tout sous le regard indifferent des cochons libres dans les chemins. Le fil etait tisse a la main; et aujourd'hui encore!
Notre hote, un viel homme qui fumait un gros cigare roule dans une feuille de bananier j'imagine, brisa le cou de la poule avant de la cuisiner: un geste simple, naturel, quotidien, mais pourtant tellement eloigne de nos regards admiratifs d'occidentaux...
L'apres midi fut similaire a la matinee, et une longue et sympathique marche nous mena a une grande cascade rafraichissante.
Encore dix kilometre pour remonter jusqu'a l'ecole.
Fatigues mais purifies, ous avons passe la soiree avec Loy et ses amis enseignants dans l'ecole: bieres, shots de vodka thai (a base de riz et prepares avec de l'eau petillante, du 7up, du sel et du citron), guitares et chants thai nous amusent pendant que des eleves volontaires preparent nos cotes de porc adorees!
Sabai Sabai! ou plutot "Mou Mou" en Karen! Pitw en Francais, Hakuna Matata...
Nous nous endormons tous le sourire aux levres...
L'accueil de Loy est une lecon de vie. La rencontre avec les enfants et les villageois une autre. Enrichissantes de partages et de curiosites communiquees; d'innocence et d'amour.
On se dit malgre tout au revoir, et nous invite a revenir au plus tot; l'invitaion est aussi valable pour tous nos amis qui souhaiteent faire des rencontres inhabituelles: c'est dit!
Citation
" Ce qui est bon avec la mere d'Aurel, c'est qu'elle se tape Roger: et ca c'est la classe!"
no comments...
vendredi 11 janvier 2008
Se retrouver a travers vous... Vacances avec les snakes
Le compte a rebours que je tenais interieurement depuis le debut du mois de decembre pris donc fin le 28 a Khura Buri avec l'arrivee de Marion; le reste de la bande, forme de Marjo, Aurelien, Jerome, et Delphine arriva le lendemain apres deja quelques peripeties, et c'est devant un troisieme leve de soleil consecutif auquel nous assistions que nous fimes nos retrouvailles: une joie que nous ne cachions pourtant pas lutta pour s'exprimer, et apres quelques heures a s'observer a l'abris silencieux du vrombrissement du bateau qui nous menaient a Kho Surin, Iles isolees des mers Andamans, nos relations si facilement familiere ecclipserent en quelques instants la distance que nous avions mis si longtemps a parcourir. Premiers regards sur mes amis que je n'ai pas vu depuis bien longtemps, et premiers regards sur moi meme a travers leurs yeux. La curiosite s'emparait deja de moi...
Heureusement cette curiosite sur l'autre ainsi que sur soi meme, nous allions avoir le temps de l'assouvir sur l'ile: plage de sable fin comme la neige, eau bleu turquoise translucide et poissonneuse, jungle alentour assurant notre intimite... A peine arrives la tente fut montee, les hamacs accroches, les maillots enfiles, et nous etions partis prendre un bain dans l'eau a 30 degre de l'Ocean Indien.
Voila a peu pres comment se deroulerent nos 4 jours sur Kho Surin, a quelques anecdotes pres: Aurel qui oubie ses chaussures sur la plages, puis sa sacoche, marion qui casse un arbre en montant dans son hamac, un varan qui vient pitw alors que nous jouons aux cartes... Loin de l'hiver europeen, des boulots ou etudes de chacun, les esprits se detendent, les histoires s'enchainent, et le recul permet de prendre ensemble conscience de ce qui se passe chez chacun d'entre nous. Marjo partage ses craintes quant a nos retrouvailles (du coupo elle a decide de rester 2 semaines de plus que les 6 prevues!), alors qu'Aurel me temoigne de ses experiences interieures similaires aux miennes ici: les connexions entre personnes eloignees existent, j'en suis de plus en plus persuade! Et vous?!
Le 31, avant de partir reveilloner sur la plage avec des poissons, des calamars, des francais et des autrichiens rencontres sur l'ile, et des thais marrons, nous passames la journee a faire du snorqueling: 5 sites exceptionnels ou nous avons nage avec tout pleins de poissons (fait suffisamment rare sur a cote meditaranneenne pour etre souligne), gros, petits, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et parmis des coraux tout aussi splendides! Bref, Walt Disney n'a rien invente et moi meme je manque de vocabulaire pour vous decrire la sensation que cela represente! Un sentiment de calme et d'extase, une longue pensee pour ma Marion qui sait certainement mieux que personne ce que j'ai vecu a ce moment la... Voila pour la derniere journee de l'annee: en ce qui concerne les derniers instants, je les ai passe heureux sur Sunrise Beach, en compagnie de la bande de snakes, de Sylvia et Andy, deux autrichiens hyper interessants qui m'interviewront le lendemain pour leur reportage sur les backpackers, et que nous retrouverons certainement au Laos ou au Cambodge, Herve et Goska, journalistes et francais qui traversent l'Asie en velo depuis le Kasakhstan jusqu'a Beijing, Manuel l'allemand, Julie et Olivier, Tom le thai le plus marron de la cote Andamman... Un joli mix d'influences, d'idees, de vecus, d'ambitions et de reves surtout qui me laissent reveur et resonnent au plus profond de moi meme. Merci a eux tous, et Bonne Annee 2008 a tout le monde!
2008 a commence sous les meilleurs ospices, au moins aussi bien que 2007 s'etait terminee! Apres avoir quitte notre ile pour plus d'aventures, nous avons retrouve Tu et Pern, ma pote Thai de retour du Nepal, pour leur dire au revoir et "a dans un an", avant de prendre le bus pour Khao Sok et sa foret tropical vieille de plusieurs centaines de milliers d'annees! Une vraie ballade dans le passe ou nous ferons la rencontre de pleins de sangsues pour le plus grand bonheur des filles paniquee... mais courageuses! Le lendemain, apres une douce nuit dans des bungalows perches dans les arbres nous levons le camp pour une superbe ballade en bateau sur le lac artificiel cree par le Ratchaphapatrucmachin Dam ou nous nous rendons en autostop: monolites immenses au milieu de l'eau, foret tropicale, falaises, grottes et brume nous ramenent encore une fois plusieurs milliers d'annees en arriere... Un festin a base de poisson du lac cuit au barbeucue sur des bungalows en bamboo a pilottis au milieu du lac clotureront avec brio cette visite.
Comme nous le craignions des le debut, a un moment ou a un autre (ndlr: en voila une expression a la con!) nous n'allions pas pouvoir eviter plus longtemps la masse des touristes et l'industrie qui traine derriere! Apres une bonne semaine tranquille entre les iles et la foret tropicale, en compagnie principalement voire exclusivement de thai, nous avons retrouve la folie des occidentaux a Krabi. Pour dire simple la province de Krabi est certainement le plus beau paradis sur Terre que j'ai vu... au du moins devait-il l'etre avant que l'industrie du tourisme ne debarque avec ses bulldozers, son beton, ses moteurs a explosion; avant que le riche touriste ne considere comme un fait acquis sa presence ici, ou les droits que ses dollars lui octroient. Ici on peut tout faire pour etre heureux: se delasser dans des cascades d'eau chaude, des piscines naturelles bleu crystal, la mer a 30 degre qui vient s'elancer sur des plages de sable fin ou des falaises immenses, creant ainsi des grottes accessibles uniquement en kayak; on peut aussi decider d'escalader ses falaises ou les immenses monolithes rendus celebres par un certains James Bond notamment (http://thailand.net.au/images/JamesBondIsland_001.jpg). On peut aussi admirer tout ca d'un temble bouddhiste situe en haut de la colline, a 1237 marches d'altitudes... J'en oubie certainement, et on a pas eu le temps de faire beaucoup en seulement deux jours... Par contre deux jours ont ete suffisant pour apprecier l'impact du tourisme sauvage sur ce paradis: Rayley Beach, un joyaux pour grimpeur, kayakeur, et amoureux de la nature est assailli par des resorts betonnes ou de riches occidentaux cachent leur honte derriere de haut barbelles, pendant que leur enfants vont claquer leurs dollars sur les plages azureennes ou s'entassent des bars avec piscine... l'absurde est pousse ici a ses limites, et la beaute du site compromise pour tous a jamais...
Nous quittons donc la Province de Krabi, non sans difficultes pour trouver un bus pour Bangkok, avec le sentiment mitige de celui qui a assiste a la disparition d'un paradis, tout en esperant en avoir profite assez...
Le long trajet nous ramene vers le Nord, a Ayutthaya, ancienne capitale du royaume, et ville classee patrimoine mondial de l'humanite pour la beaute de ses ruines heritee des royaumes d'Angkor, des Byrmans, et moultes autres influences. La ville que nous visitons a velo est effectivement tres jolie mais nous laisse un sentiment d'inacheve que nous ne connaitrons pas 4 jours plus tard a Sukhothai, autre merveille mondiale pour ses semblables ruines.
Enfin le retour a Bangkok se fait 2 jour avant le depart d'Aurel, Delphine, et Jerome. Marjo decide de rester 2 semaines de plus que les 6 qu'elle a deja prevues, et Marion est la pour 5 mois. Nous passerons ces 2 jours a faire du shopping principalement et a nous ballader dans bangkok: du calme serein de Wat Pho a la folie de Khao San Road, nous revoila dans le rythme efferne et irresistible des villes. Les bieres s'enchainent, les sentiments aussi par rapport a ces retrouvailles et au reste du chemin qu'il nous reste a faire avant le retour; les projets pour ceux qui rentrent en France. Nous parlons beaucoup de tout et de rien alors qu'une personne qui n'etait pas la ces 2 semaines me manque de plus en plus, et m'obsede presque...
L'heure du depart arrive pour eux, et le moment de repartir nous presse. Voyager a 7 a du bon, mais au final c'est difficile. On etait un "groupe": qu'on se sente routards, roots, backpackers, ou quoi que ce soit d'autre, nous avons ete un groupe de touriste, et nous sentons que la trace laissee derriere nous n'est pas la meme; pas celle que j'aime imaginer comme la mienne. Nous voila maintenant 4 avec Marjo et Marion en plus a l'equipage. Je suis curieux de voir comment ca va se passer. Pour le moment c'est au top! On a continue la route vers le Nord: Sukhothai puis maintenant Chiang Mai, la Capitale du Nord... moins traditionnelle que ce que les guides laissent entendre, mais charmante! Nous prendrons finalement plus le temps de nous reposer dans un petit village au nord, a la frontiere du Laos, loin des masses... enfin...
mercredi 2 janvier 2008
Happy New Year from Kho Surin
We've spent a funny night on the 31st of december: far far away from the cold winter of Europe, we were indeed on a wonderfull and lonely beach in the Kho Surin National Park (Andamans sea)!
Perfect spot for a wonderfull night meeting interesting people: Herve and Goska, two frenchies riding their bikes from Kasakstan to Beijing, Andy and Sylvia, austrians shooting a documentary about backpackers, Tom, the local thai who offered us fried squids if we would drink with him... and so many others!
It was also confortable to feel home again as the "Snakes" were gathered again: Aurelien, Jerome, Marion, Marjo, Damien, Flo, et Delphine, une fine equipe qui se fait plaisir.
So 2007 was great; more than that as you know. It ended up with a great snorqueling day in one of the most amazing spots on the planet. I have so many wishes for 2008, so many trips in my mind... that i'm going to need time to do them all! But i'll try to let you know how it goes!
I dont have much time before leaving again south to visit the rain forest and the islands, but i wish you all the best, YOUR best. Whatever it is that makes you happy i sincerely hope that you achieve it this year, or at least that you do the first steps!
dami
lundi 24 décembre 2007
Thailande - Une invitation... (by daminou)
2007, j'ai 24 ans, et les eaux turquoises des iles tropicales ont enfin, et definitivement, remporte haut la main la victoire sur les livres de comptes imprimes en noir&blanc, caractere 10, sur tableur Excel. C'est d'une de ces plages perdues qu'on a souvent en fond d'ecran que je jette ces quelques lignes: Haad Sadej au Nord-est de Koh Phan Ngan, plage reculee, isolee par la jungle, et oubliee, pour combien de temps encore, par l'industrie du tourisme de masse qui gangrene malheureusement deja le sud de l'ile, rendue celebre par ces exuberantes celebration de la Full Moon.
Ici de douces vagues viennent amuser les eaux turquoises, les cocotiers rafraichissent de leur ombre le sable blanc rendu brulant par le soleil hivernal, et les quelques rares humains echoues ici trouvent facilement leur place dans ce paradis, souvent accompagnes d'un cocktail de fruits genereusement offert par la nature. Les varans lezardent au soleil, les oiseaux nous accueillent de leur surprenant "hello", les chiens sont des biquets, et les chats des vrais minous; les mamans passent leur temps avec leurs enfants, les amoureux se souviennent, ou hesitent entre deux plages. La dense jungle des montagnes alentour assurent notre isolement, et le sourire bienveillant de l'omnipresent Roi Rama de Thailande veille inlassablement sur le calme de nos bungaloows de fortune, avec vue sur la mer.
"Dans mon ile il n'y a pas d'emploi,
Aucun patron, aucun magistrat.
Les lois, la police n'existent pas,
Dans mon ile, on ne travaille pas...
A chacun son paradis,
A chacun son ideal de vie...
..." Danakil - Mon ile
Quant a nous, on se fond dans le decor du mieux qu'on peut. On travaille a la difficile tache de realiser a quel point on est chanceux d'etre ici, sur notre ile. Les peaux bronzent, les sourires ne s'effacent que pour laisser la place a un eclat de rire, les corps se detendent alors que les joues se musclent, et les yeux se plissent sous l'effet conjugue du soleil et des productions agricoles locales. Le matin nous vantons les bienfaits d'une alimentation saine autour d'une salade de fruits (Ananas, mangue, pasteuq, banane, noix de coco, le tout produit sur l'ile...), l'apres-midi nous nous oublions dans les vagues ou lors de nos excursions a moto, et le soir, apres avoir unanimement elu le Pad Thai local "Meilleur Nourriture du Monde" (rien que ca...), nous philosophons sur la terasse de notre bungalow: distractions, impermanence, travail, vacances, choix, spiritualites... tout y passe et tout nous ramene a l'Auberge du Pitw! Les idees fusent, et, enrichies de notre recent vecu, prennent chacune leur place dans ce qui se dessine comme un inevitable et radieux avenir. En proie a la meme, au combien joussive, crise de lucidite que dans le jaccuzzi du Sea Shack a Ste-Anne des Monts au Quebec, ou a la Chopra House de Daramkot en Inde, l'instant present s'affirme naturellement comme etant, simplement et simultanement, le fruit de experiences passees et la graine du bonheur a venir. Creer notre auberge ecologique pour les routards necessite prealablement de s'inserer dans cette communaute de routards, ce qu'on appelle le "Village Global" avec tout ce que cette expression sous entend, et s'enrichir des experience de ceux qui, avant nous, ont embrasser ces ideaux de tourisme ecologique et durable. Sans oublier les inestimables lecons que tous les locaux dispensent a travers leurs simples sourires.
Loin des moteurs a explosion de notre "liberte individuelle", loin des ecrans plasma "ultra fins et top design" qui sont censes nous connecter au monde, la technologie s'efface et les humains se rencontrent. Ces rencontres donnent une forme au voyage, lui dessine un viage, et en deviennent rapidement le moyen autant que le but.
Ceux qui ont lu Barjavel (La Faim du Tigre) comprendront surement plus facilement qui si toute forme de vie porte, dans son infiniment petit, ce que l'on pourrait appeler "le message de la vie", alors chacune de ces formes ira naturellement vivre dans l'environnement qui lui est benefique; l'etre humain, tout superieur qu'il se pense, n'echappe pas a cette regle. Faire de la plongee pour admirer des poissons n'est pas plus cense que partir en voyage pour rencontrer ceux qui ont des idees sur le monde. Juste pour savoir ce qu'ils en pensent. Pas parceque c'est mieux que faire autre chose; qui suis-je apres tout pour juger de ca? Mais juste parceque ca excite mon ego d'observer sa propre et lente deconstruction. Evident donc; inevitable aussi. Trois mois dans le Village Global, trois passages de frontieres, beaucoup de compatriotes rencontres en chemins, du groupe de touristes hollandais au routard des annees 70, du business man indien au nouveau monk thailandais... Voila ce qu'il aura fallu pour apprendre, enfin, cette evidence.
Adam a beaucoup participe a notre formation d'"apprentis routards". Nous sommes arrives prematurement en Thailande pour le rejoindre, alors qu'il devait retrouver Pern, sa pote thailandaise rencontree un an plus tot au RainBow Gathering, ici meme, a KuraBuri. Adam le californien est un exemple parfait du backpacker international, qui n'a pas plus de raison de se considerer americain qu'un tigre dans un zoo n'en de se revendiquer de la jungle. Rencontre par le plus grand des hasards a Pokhara au Nepal la veille du trek, il se joint a nous parceque l'equipage a l'air sympas! La communication est difficile au debut, mais les discussions s'animent rapidement avec l'altitude; et Adam est prompt a partager ses nombreuses experiences dans le Village Global. Etudes de socio/anthropolologie terminees a Santa Barbara, Californie, il part enseigner l'anglais a Nagano au Japon pendant deux ans. Sans trop de raisons. Il trouve le boulot tres facilement et la paie lui permet de financer ses excursions au Japon, et plus tard a travers toute l'Asie: Mongolie, Chine, Tibet, puis Nepal ou nous le rencontrons avant qu'il ne s'envole pour la Thailande, la Californie, et le Mexique ou il compte passer plusieurs mois au Rainbow Gathering. Ses plans il les dessine au fur et a mesure de ses rencontres qu'il partage volontier, pour notre plus grand bonheur!
C'est clairement parceque nous avons precipite notre depart du Nepal pour le retrouver en Thailande que le debut de notre sejour ici est aussi intense et dingue! Nous avons ainsi pu renontrer Pern, Tu, Tui le "Lady-boy", Jaeb, et tuote la joyeuse equipe d'Andaburi Ecotourisme a KuraBuri, bled fort accueillant qui n'apparait pourtant certainement dans aucun guide! Jamais nous n'aurions pu vivre de telles experiences sans ces rencontres veritables: baignade dans des cascades isolees dans la jungle a Kapong, soiree dans un bungalow en bord de riviere chez la famille de Jaeb, ceremony d'introduction d'un nouveau monk avec soiree dansante et celebration sur le dos de l'elephant, Hot Springs litteralements bouillantes qui se jettent dans la riviere... sans compter les chaleureuses soirees a la Cochina, repere de l'equipe d'Andaburi Ecotourisme, et ou nous nous delectons es delicieux mets, que j'imagine prepares avec amour par la delicieuse Tu. Tout ca s'est passe en quatre jours, le temps d'une rapide introduction ou nous avons lie de fortes et sinceres amities.
Pern a son tour passera une bonne heure a nous brieffer pour le reste de nos vacances ici: nous survolons ainsi ensemble la carte de la thailande sur laquelle elle me fait marquer tous ses endroits favoris, et me confie quelques contacts utiles. Le lendemain avant de s'envoler a son tour pour dix jours au Nepal, elle nous confiera ses clefs, alors que Adam et moi nous concertons pour lui concocter un bo programme au pays enneige: hot springs, sommets, deserts... j'espere que ses vacances seront aussi reussies que le notres!
Apres une semaine a peine en terre thai, nous nous y sentons deja comme a la maison: Pern nous a confie les clefs de chez elle, nous sommes devenus des habitues de la Cochina chez Tu, et les commercants de KuraBuri, accueillant au naturel, nous considere deja comme les amis de Pern, plus comme de simples touristes! Quel sentiment agreable d'etre le bienvenu!
Notre excursion a Kapong sera aussi l'occasion de rencontrer Jason, un Aussie un peu foufou, qui voyage sur sa moto lors de ses frequentes vacances d'enseignant d'anglais dans une ecole thai a Sura Thani. Lui aussi naufrage de l'occident venu chercher refuge sous les tropiques, il finance sa vie de reve en enseignant l'anlais: boulot sympas selon lui, qui lui laisse le temps et l'argent de tripper a travers le pays, de roucouler avec sa jolie copine Thai, et de faire du volontariat avec AndaBuri Ecotourisme. Intrigue par un si joyeux personnage, nous nous lancons dans une discussion qui se finira bien plus tard que la bouteille de Whisky!
J'ai beau y repenser chaque jour, personne, a part peut-etre Bastien l'aubergiste du Sea Shack en Gaspesie, ne m'a demontre un equilibre de vie aussi sain et riche. C'est tantant! La folie indienne m'a certes fascine; la beaute du Nepal et sa serenite me manque deja; mais ce qui me plait encore plus ici en Thailande, c'est ce sentiment d'etre invite a rester, a revenir, a vivre ici. La jolie Tu cherches de l'aide en cuisine et m'a assure que je serai le bienvenu dans sa maison dans un an, les jobs de profs d'anglais et de francais sont faciles a trouver, et les occidentaux, pour peu qu'ils aient des idees et de la motivation pour participer au developpement durable des communautes locales, sont plus que bienvenus! Jack Lee, thailandais malgre son nom, nous le confirmera a Koh Phan Ngan, et m'invitera formellement a venir enseigner dans un an dans l'ecole qu'il construit sur l'ile! Bref, voila une idee tentante avec laquelle je vais continuer ma route.
C'est en suivant ce shema que les rencontres sont devenues le moyen de voyager, autant que le but du voyage. Le moyen d'abord parceque c'est en rencontrant Adam au Nepal que Pern est devenue notre guide en Thailande; en croisant le route de Jedd a KuraBhuri que nous lancerons notre periple au Cambodge, depuis son auberge a Siem Reap; en glandant sur les plages de Kho Phan Ngan que Katrina l'allemande nous aiguillera vers une ecole dans les villages des tribues du nord de la Thailande... Sans ces rencontres nous aurions continue de suivre les conseils d'un Lonely Planet certes utiles, mais qui nous apparait de plus en plus comme bien trop formel! D'autes visages donnent aussi un but au voyage: Matthew nous lanca sur la voie de la spiritualite bouddhique, qui pas un instant depuis, ne nous a abandonne; Lex sur son Entfield 350cc nous a demontre que c'est la route qui compte, pas l'arrivee, et que les vents finissent toujours par t'emporter sur de jolis itineraires; Jon et Elly, nos deux amis POHMS (Prisoners Of Her Majesty's Service... anglais quoi...) m'ont initie aux bienfaits pour le corps et l'esprit du Yoga ou autre forme d'expression corporelle; Spencer et Jeanne ont compris que meme en habitant au USA ou en France, la vie ne se resume pas au metro-boulot-dodo-conso, vendu au prix de cinq pauvres semaines de repos. Quant a tous les autres qui ont croise notre route mais que je ne cite pas ici, ils nous ont simplement confirme que tout ca merite d'etre vecu pour le partager!
Si tu es en train de lire ca c'est que toi aussi tu fais partie de ces gens la, qui ont dessine ma route, la dessinent toujours, ou auront un impact sur mes choix futurs. Pour l'importance que cela represente pour moi je te remercie!
Vous l'aurez compris, pour tout plein de raisons je ne compte pas revenir faire ma vie en France. Croyez pas pour autant que vous en avez fini avec moi: ca m'a pris du temps pour, enfin, reussir a partager cet etrage sentiment qui grandit en moi depuis mon depart. Je suis content que ce soit fait. Imaginez un peu tout ce que j'ai a vous raconter en vrai, autour d'une bonne biere!
En attendant patiemment ce doux moment, j'en profite pour vous souhaiter une bonne fin d'annee, et un debut 2008 encore meilleur. Je ne sais pas que vous souhaiter, en masse comme ca... Je vous souhaite simplement de realiser que VOTRE bonheur, personne ne pourra aller le chercher a votre place: c'est pas en vente dans les magasins, la recette n'est pas diffusee dans la petite boite noire ni sur internet. Moi je l'ai trouve sur les routes du monde, dans tous les sourires que j'ai croises. Peut-etre le votre est ailleurs... Quoi au'il en soit, oubliez pas de vous amusez en le cherchant!
Ha oui derniere chose: ce soir c'est Noel: pour certains c'est synonymes d'hypocrisie, d'autres de petages de bides ou de cadeaux... pour moi cette annee c'est Full Moon Party sur les plages de Haad Rin a Kho Pha Ngan: 30.000 marrons pour celebrer la derniere pleine lune de l'annee! Si vous la voyez de chez vous pensez a moi! JOYEUX NOEL ET BANANNEE!!!
je pense a vous!
dami
n'oublie pas de vivre
A toux ceux qui ont lu jusque la merci: je vous aime!
lundi 17 décembre 2007
Passage eclair dans la "Cite de la Joie"
A peine arrive, nous nous joinons a deux sympatiques coreens rencontres dans le train, pour partager un taxi nous menant vers le centre ville.
L'architecture de la cite se distingue surtout par la conservation de son style colonial apporte par les anglais, et de ses magnifiques jardins.
Nous posons nos sacs dans une guest house de Sudder Street (le quartier "Routard" de la ville), puis nous profitons de l'apres-midi pour nous balader tranquillement.
A premiere vue Kolkata est bien plus "occidentalisee" que les autres villes indiennes. Et une excursion dans un centre commercial climatise et dernier cris, ne fera que confirmer nos pensees. Puis il s'ensuit la visite du Memorial Victoria, splandide batiment d'epoque, entoure par de somptueux jardin. Enfin, la viste se fera de l'exterieur, car les 150Rs demandes a l'entree, nous a vite fait rebrousser chemin. Non pas que cela soit exesif, mais une fois de plus, les etrangers (qu'ils soyent Suisse ou Ethiopien) doivent payer 10 fois plus chere que les indiens, et cette fois-ci nous decidons de boycoter les lieux.
La balade continura dans les parcs, ou nous assisterons a des entrainements de criquet (sport national incontestable), puis elle se terminera par les rues marchandes, avant le retour a notre auberge. Ici nous faisons le point sur le debut de notre voyage, l'Inde, et toutes les personnes rencontres. Dire que tout est parti, parce que le matin du 1er janvier 2005, nous avons decide de monter sur le Baou. Et de ses hauteurs, l'esprit encore palpitant de la grosse soiree de la veille, nous decidames, sans y voir aucune contrainte et en y croyons a fond, de realiser cette aventure. Juste une idee en tete :
" Quelque chose qui vaut le coup d'etre fait, vaut le coup d'etre bien fait."
Deux ans et demi plus tard, nous voila avec trois mois de vagabondage phsysique et spirituel, derniere nous. Et apres, le bordel de Delhi, les sadous de Vashist, les montagnes du Laddhak, l'hospitalite du Kashmir, la spiritualite de Mcleod Ganj, la misere d'Agra, la serenite du Nepal et de ses Titans, le mysticisme de Varanasi et les jardins de Kolkata, nous nous appretons a quitter ce pays magique pour de nouvelles aventures, sous le soleil de Thailande...
Je le redis une fois de plus, mais :
HAKUNA MATATA !!!!
Flo
Yoga sur les bords du Gange
Sacree d'abord car c'est la cite de Shiva, le dieu createur des hindous.
Sacree ensuite, car elle abrite en son sein de tres nombreux temples, et des images saintes fleurisent sur la plupart de ses murs.
Sacree enfin, car elle s'etire sur la rive gauche du Gange, le fleuve du Salut, symbole de vie et d'espoir pour tout les hindous.
Symbole seulement, car dans les faits, ce grand fleuve, probablement l'un des plus pollue du monde, n'est rien d'autre qu'une immense decharge aquatique. Pour l'info, des echentillons preleves revelent que l'eau contient plus d'un million de bacteries coliformes aux 100ml ; la norme admise par l'OMS etant inferieure a 500.
Mais tout cela ne conserne pas nos amis Indiens, qui declarent souvant : "L'eau du Gange est propre et pure, c'est les dechets a l'interieur qui sont sale."
Encore un belle exemple de contradiction qui fait de ce pays ce qu'il en est : adorable et detestable a la foi.
Malgres tout, nos promenades sur les ghats (temples eriges tout le long des bords du Gange) resteront des moments d'enrichissements vis a vis de la culture Hindou. Des puja (ceremonies religieuses) du matin annoncant la venue du soleil, a ceux du soir annoncant son depart ; en passant par les "bains sacres" dans la Grande Mere (autre nom du Gange), et enfin les cremanations sur Manikarnika Ghat, lieu ou selon les hindous, l'on peux y mourir pour mettre fin aux cycles des reincarnations.
Nous ne restons que 3 ou 4 jours dans la cite de Shiva, le temps pour Dami d'y prendre des cours de yoga en compagnie de Ram, le gourou de notre ami Jon. Cours auquels je m'y adonnerai moi-meme, l'espace de quelques seances.
C'etait un plaisir de revoir Jon, et le yoga avait vraiment l'air de le tenir en forme.
Ram son gourou est un etre sensible et tres genereux, ce qui contribua grandement au bon deroulement des lecons. Avec lui nous discuterons de divers choses, et approfondirons nos connaissances spirituelles.
Durant cette courte periode, Dami intensifia ses lecons de yoga. Quant a moi, je prefera me laisser emporter par la foule et les vents, au-travers les etroites ruelles de la vielle ville et le long des imposants Ghats, pour m'impregner completement de l'atmosphere a la fois pesante et mystique, de la cite de Shiva.
Le 9/12 a 18h, nous quittons Jon et Ram, et prenons le train direction Kolkata.
Flo
lundi 10 décembre 2007
Back to India
Pour Lex et Adam, la boussole indique Katmandou, d'ou ils prendront un avion pour s'envoler vers la Thailande.
Matthew et Jeanne, qui forment désormais un joli couple de biquet, ont prevu de rester encore quelques jours sur Pokhara, puis de s'en aller faire une retraite a Katmandou, avant un eventuel voyage a Lumbini, lieu de naissance du prince Siddhārtha Gautama, qui deviendra plus tard, le Bouddha.
Spencer quand a lui, s'envole deja vers son pays d'origine.
Et nous alors ? Que fait-on maintenant ? On reste la a se tourner les pouces ? (encore que Pokhara est un endroit parfait pour cela)
Plusieurs possibilités s'offrent a nous :
- Se rendre nous aussi a Katmandou, retrouver Jon (l'anglais du Tushita Center), pour y faire avec lui une nouvelle retraite basé sur la "dancing méditation".
- Ou bien, direction Lumbini, puis Bodhgaya, haut lieu du Bouddhisme : c'est ici que le Prince Siddhārtha Gautama atteignit l'Eveil et devint le Bouddha, sous l'arbre de la Bodhi.
- Ou encore, se faire un p'tit "safari" dans une des nombreuses reserves naturelles du Nepal, et peut etre y appercevoir un tigre...
Pour ma part, tout m'est égal. Je sais bien qu'il y aura de l'aventure a chaque étape, donc pas de souci ;) Dami, lui, aimerai vraiment se refaire une retraite avant la plage et le soleil de Thailande.
La premiere chose a faire de toute facon, est de checker nos mails pour avoir un peu plus d'infos sur tout ces bons plans a venir :
- Info n.1 : Notre billet d'avion est annulé pour on ne sait quelle raison...
- Info n.2 : Jon n'est finalement pas a Katmandou, mais a Varanasi en Inde, ou il étudit le yoga par un gourou avec qui, selon ses dires, il s'entend a merveille. Il nous invite a le rejoindre.
- Info n.3 : Grosse soirée de prevu dans la jungle Thailandaise le 15 et 16 décembre. Adam sera de la parti.
Prenez toutes ses infos, mélengez-les entres elles, et vous verrez le plan se dessiner. Apres un court briefing entre nous pour se mettre d'accord (1min24s chrono), la conclusion tombe avec energie : Descendons a Varanasi retrouver Jon (Dami est curieux de voir le gourou a l'oeuvre), puis rendez-vous a Kolkata y attraper un avion, et etre a temps en Thailande pour y prendre la temperature d'une fete en pleine jungle.
L'idée de sentir le soleil du Sud sur nos joues plus tot que prevu nous laisse reveur... GO TO THAILANDE !!!
Mais avant cela, nous restons encore quelques jours a Pokhara en compagnie de Matthew et Jeanne, et profitons comme il se doit des derniers instants de bonheur que nous offre cette magnifique region et le peuple nepalais.
Durant cette periode, nous rencontrons Bill du Tushita Center (le monde est petit), avec qui nous passons une derniere soirée mémorable au "Busy Bee Cafe", bar a l'ambience chaleureuse, ou il n'est pas rare d'y croiser des membres de la communauté "Routard" de passage a Pokhara. Cette soirée sera de plus rythmée par le mélodieux son de l'harmonica de Bill, qui accompagnera le groupe de musicien ici present sur quelques morceaux, leurs donnant une saveur tres "Country".
Le soir du 4/12, la veille de notre depart vers le Sud, nous passons la soirée avec les deux tourtereaux, a qui nous faisons difficilement nos adieux. Notamment a Matthew avec qui nous avons partagé déja beaucoup d'aventures. "Bye Bye Ossie Brother ! See you on somewhere on the world !"
Le matin du 5, a 6h du mat, nous prenons enfin le bus direction India et la ville de Varanasi, sur les bords du Gange. Le voyage durera presque 24h, via Butwal, Sonauli(ville frontiere) et Gorakpur.
Ce mois au Nepal m'avait presque fait oublier le bordel quotidien et le poid de la masse humaine specifique a l'Inde. Et les deux enfoirés qui nous estorqueront 100rs dans le bus au depart de Sonauli, pretextant une taxe pour nos bagages, aura vite fait de nous les rappeler.
Apres un voyage usant, nous arrivons finalement a Varanasi le 6/12 vers 3h du matin. Cette ville est une fois de plus, un tres belle exemple de dégénérescence urbaine commun aux cités du sous-continent. Mais pas le temps de se morfondre la-dessus, il nous faut encore trouver une guest house pour la reste de nuit. Ceci fait, nous nous envolons enfin au pays des reves.
Demain nous avons rendez-vous avec Varanasi et son Gange sacrée, ainsi qu'avec Jon et son gourou mystique...
Flo
About pauverty in Nepal
Still after travelling there one month, and crossing half of the country on the roof of the bus, i d like to share a vision, an experience, a feeling much different from those empty figures: not a single time have we witnessed similar misery to India. Here human being do not live in wastelands and dumps; nor do they feed themselves with the trashes from upper castes.
Still anchored in a rural way of life, far away from the cancerous urban monstuosities as Dehli, Agra, Varanasi, or any other "civilised" degeneration, the Nepali are indeed considered as extremly poor regarding their low benefit to the world wide capitalism. Most of them work their piece of land for no wage, and therefore do not create value from a modern economic point of view. Yet, all of them, or so, eat every meal; all of them, or so, sleep under a roof; all of them with no exception display a warm and radiant smile on their face.
The village in the western Terai that we have crossed through dont get uselessly proud for a 'brand new five storeys shopping center'; nor do they have to live in the shame of what they do to the mother earth. No instead of those futilities, their faces are tagged with the harsh life in the fields and with the satisafaction of that who everyday feeds his family and heards.
Nepal finally taught us that pauverty is not the state of whoever lives with no material possessions, but the condition of the forever-unsatisfied who runs after a so-called happiness sold on advertising pannels.
damien
samedi 8 décembre 2007
Balade sur le toit du monde
"Ben voyons!" Je viens ici pour marcher, pas pour faire du stop. Surtout du stop a 2000Rs. Nous avons deja payer la meme somme pour le permis de trekking, et nous avons un budjet assez serre, alors ce n'est pas le moment de se payer des frivolites.
Cependant, je suis etonne de voir le nombre de "trekker" qui ont recoure au service de ces jeeps. Probablement des gens qui veulent faire le tour en un temps record. Ou peut etre qu'ils n'ont pas compris le principe d'un trek. Ou enfin, et c'est domage pour eux, n'ont ils tout simplement pas assez de vacances pour la boucle entiere. Mais comme le dirait une marque de creme glace : "la vie est une question de priorite"
Bref. Le detail des jeeps termine, nous nous elancons, Dami, Matthew et moi-meme, sur la "grande boucle des Annapurnas"
Pour la premiere journee, nous y allons "Shanti Shanti". 9km avant d'arriver a Bhulbhule (840m), pendant lesquels l'Ossie en a profite pour ajouter quelques mots de nepalais a son vocabulaire par un jeune garcon dont j'ai malheurseument oublier le nom.
Les second et troisieme jour, nous conservons notre allure "Shanti". Premierement pour mieux profiter de la jungle et de ses merveilles :cascades tombant des sommets, pont suspendu, caravanes de mules, vegetation coloree, et toiles d'araignees gigantesques...
Et deuxiemement, pour laisser a Adam et Lex, qui ont prevu de nous rattraper, les moyens de le faire.
Se sera chose faite a Jagat (1300m), le soir du troisieme jour. Et avec eux, un nouveau compagnon de route : Spencer, un ricain du Dakota du Sud, passionne de rafting et de biere.
L'equipage est enfin au complet : 2 ricains ; 2 frenchies ; 1 british ; 1 ossie. Mais surtout, 6 connards, chacun dans leur genre.
Le 4eme jour, apres une petite halte dans des sources d'eau chaude au bord de la rivier, et une rencontre sans annicroche avec des Maoistes, nous atteignons Tal (1700m) en fin de journee.
Ici, la jungle s'est peut a peut eclipsee, pour laisser sa place a une vegetation plus clairsemee et constituee surtout de resineux.
Les geants devoilent enfin leurs sommets, revetude leur manteau neigeux, le 5eme jour. Certe nous les avons apercu bien plus tot, mais ce jour-ci, nous sommes reelement a leurs pieds. Si proche, et pourtant si loin... Certain d'entre eux montent jusqu'a plus de 7000m. Les mots vont probablement me manquer pour decrire ces titans. Si Atlas soutient encore le toit du monde, c'est sans aucun doute sur ces montagnes qu'il prend appui.
Le petit village de Temang (2400m) nous servira de retraite pour la nuit. Et a cette altitude, la presence du poele a bois commence a etre une nécessite et une vrai source de bonheur.
Le 6eme jour, nous faisons escale a Bhratang (2850m), situe au milieu de la vallee, plus belle que jamais. La culture tibetaine se fait de plus en plus presente : Gompa, Stumpa et momo sont au rendez-vous.
Le lendemain, la route nous menant au village perche du Ghyaru (3750m) est tout simplement magistrale. Hormis les buissons et quelques arbres isoles, la vegetation commence a se faire rare, et seuls les hauts sommets enneiges sont les temoins de notre difficile ascension. En effet, la montee jusqu'a Ghyaru a ete probablement la passage le plus usant du parcours... Mais comme toujours, le jeu en valait la chandelle. La vue que nous offre le panorama de ce nid d'aigle est imprenable...
Imprenable au sens propres du terme. Rien au monde ne saurait "capturer" cette vision. Meme nos pauvres yeux d'humains ont du mal a saisir l'immensité de la chose. Je ne saurai dire qu'une chose : montez voir par vous meme la grandeur de ces geants.
Le jour suivant, nous perdons pour la premiere fois un peu d'altitude. Apres une balade enchanteresse surplombant la vallee, nous passons la nuit a Manang (3540m).
Manang est une des plus grosse ville du trajet. Enfin par "grosse ville" j'entends "village plus imposant que les autres", et surtout plus ammenage au niveau des services : il y a une poste et une connexion internet "ouai quel luxe!". Mais a Manang, il y avait surtout notre depucelage de fromage de yak, le tout accompagne par du bon pain, fraichement trouve sur la route.
Beaucoup d'informations au sujet du mal des montagnes, conseillent aux trekkeurs de faire des haltes aux alentours de 3500m a 4000m, pour s'acclimater au manque d'oxygene. Et nous decidons que cette "ville" servira d'etape "d'acclimatage". Nous restons donc ici une journee de plus et profitons de ce "repos force" pour approfondir notre connaissance en matiere de fromage de yak et "d'herbe de provence du pays" : tout deux sont fameux.
Le 10eme jour, nous reprenons notre ascension vers les sommets, et l'equipage compte dorenavant un membre de plus : Jeanne, charmente francaise, instite de son metier, s'est join a nous pour la suite de l'aventure.
Le village de Yak Kharka (4050m) nous servira d'etape pour la nuit. Et le poele de notre guest house servira lui, de "machine a raclette de fortune" pour le tas de fromage de yak prevu a ma grande surprise, pour mon anniversaire : 25 ans a 4000m. Merci les gars !
La vegetation n'est plus. A sa place, terre et roche bordent la route qui nous mena le jour d'apres a Thorang Phedi (4450m). Le col n'est plus tres loin : moins de 10km de distance, mais encore 1000m a gravir.A cette altitude, la marche devient difficile, et nous hesitons sur le trajet du lendemain. Devons nous nous arreter a High Camp (4850m), dernier bastion de civilisation avant la passe, ou devons nous passer le col du nom de Thorung Pass (5416m). Le choix est difficile. En effet, apres le col, la prochaine guest house se trouve a Muktinath (3800m). Soit 1000m de monte pour 1600m de descente dans la meme journee... ca fait beaucoup...Spencer, Adam, Lex et Matthew pensent que c'est jouable. Pour notre part, Dami et moi meme aimerions bien passer un nuit a High Camp (4850m), histoire de pouvoir dire : "on a dormi plus haut que le Mont Blanc."La decision tombe dans la soiree : l'equipage sera divise, et nous nous retrouverons plus bas sur la route.
Le matin du 12eme jour, nous nous reveillons un peu depites d'avoir laisse partir ainsi nos amis, qui ne sont plus que de petit point noir gravissant le col pour nos yeux endormis.Nous prenons le p'tit dej' en compagnie de Jeanne qui etait restee avec nous, et songeant aux quatre "connards" qui s'en vont vers les sommets. Puis un regain d'energie nous submerge : "Ok, ils n'ont qu'une heure d'avance. On fait les sacs en vitesse et on les rattrape avant le col pour le franchir tous ensemble !"
Aussitot dit, aussitot fait. Les sacs boucles, nous avalons les km qui nous separent du col a vitesse grand V. Les muscles de nos jambes hurlent, les sacs sont plus lourds que jamais et nos poumons sont sur le point d'exploser...Mais petit a petit, nous gagnons du terrain sur les petits points noirs. Devenant peu a peu, silhouettes, apparences, images, pour finir par laisser place au visage de Mat et Lex, ravis de nous voir parmis eux. Adam et Spencer sont eux un peu plus haut.Le col est encore loin, mais la joie de retrouver nos compagnons pour le franchir nous donne des ailes, et les derniers metres sont avales avec encore plus de saveur...Enfin, Thorung Pass, 5416m d'altitude. Le point le plus haut du trek... Spencer est deja sur la descente, mais Adam est la a nous attendre, fumant tranquillement une petite pipe d'eucalyptus, que nous sommes ravis de pouvoir partager avec lui, sur une legere neige refletant les chaleureux rayons du soleil.Le col franchi, il nous reste maintenant la descente. Et les 1600m de denivele ont fini d'achever ce qui nous restait de jambe et de dos.En fin de journee, nous arrivons a Muktinath (3800m), pour y retrouver Spencer, cale sur la terrasse du Bob Marley Hotel, a siroter une bonne biere, le visage exibant un large sourire. Nous nous joignons a lui pour partager notre bonheur collectif.Apres cette longue et fabuleuse etape, nous decidons de sejourner un jour de plus dans cette charmente guest house, pour y reposer nos corps fatigues.
Spencer nous quite une fois de plus en prenant les devants, et nous nous donnons rendez-vous dans 3 jours a Marpha (2670m)Apres la journee de "repos", ecoulee a la facon d'un vrai Bob Marley dans l'auberge eponyme, nous nous rendons le 14eme jour a Kagbeni (2800m). Puis le jour suivant, nous descendons la vallee en direction de Marpha (2670m). Les paysages me rappel le Laddhak. La roche rougatre ne laissant que peu de place a la vegetation. Seul les champs irrigues donnent un peu de contraste a ces terres arides.
Les hommes ont fait de Marpha une "ville" connue pour ses pommes. Croquantes a souhait, et fourrees naturellement du coeur de miel : une douceur a la limite du reel.Ici, nous rattrapons Spencer, et une nouvelle surprise est au rendez-vous : Chris et Tania, qui font le chemin en sens inverse, sont la eux aussi.Nous decidons de rester un jour de plus en ces lieux tant l'atmosphere y est chaleureuse : Gompa envoutant ; Stompa a lan de falaise ; et Tarte aux pommes a la creme anglaise...
Les deux jours qui suivent furent un veritable marathon, tant notre cadence de marche s'accelera : 37km en deux jours seulement. La raison de cette "course" etait simple : non pas que les lieux traverses nous deplaisaient. (La large vallee entouree de geants, notamment le dhaulagiri (8167m) et l'Annapurna I (8091m), etait majestueuse. Et les innombrables plants de Marie-Jeanne sauvage trouves sur la route, etaient simplement enivrant). Mais apres ces deux jours, nous retrouvames la jungle et arrivames au village de Tatopani (1200m) et de ses sources d'eau chaude.Cales comme il se doit, nous restames deux jours comples a se prelacer dans ces bains naturels, veritable benediction de Gaya.
La fin du trek approche, et comme le disait si bien Adam : "bientot le retour a Babylone"Mais avant cela, nous en avons encore pour quatre bons jours de marche. Et le 21eme jour, nous reprenons la route qui s'en remonte vers les hauteurs. En effet, nous avons encore une "petite" montagne a passer. Nous quittons donc Tatopani et ses sources bienfaitrices, pour Sikha (1935m), que nous atteignons en fin d'apres midi apres avoir gravi un nombre incalculable de vielles marches en pierres.
Le 22eme jour, nous en finissons avec ces satanes marches, et arrivons a Ghorepani (2870m), etape la plus proche de "Poonhill" (3200m), nom du panorama duquel l'on peut appercevoir un certain nombre de sommet des Annapurnas. Nous decidons de nous lever avant l'aube du 23eme jours pour gravir la montagne jusqu'a Poonhill et profiter d'un lever de soleil magistral sur les Titans.5h du mat', la gueule enfarine, nous laissons les sacs a la guest house et commencons l'ascension. Mais pour la seule fois du trek, le temps n'est pas au rendez-vous. Les nuages empechent toute visibilite sur les geants. Un peu depite, nous contemplons le neant... Les sommets sont invisibles... Malgres tout, nous avons le droit a un leve de soleil plus que sympatique, qui sera tout de meme un sacre lot de consolation.
Il nous fallut encore deux jours pour atteindre Nayapal (1070m) et la civilisation. D'ici, nous prenons un taxi et retournons sur Pokhara a une trentaine de kilometres de la.Et apres 24 jours, 210km et pas loin d'un kilo d'herbe de provence, nous reposons les pieds a Babylone.
L'experience etait sans egal, et je suis infiniment heureux de l'avoir vecu. L'equipage etait parfait, et l'aventure omnipresente.
"Comment ? Ce n'etait qu'un reve ?"
"Alors prenez vos sacs les gars ! On y retourne !!"
Flo
dimanche 2 décembre 2007
Aux pieds des geants
Les montagnes aussi sont similaires. Bien que je trouve c'elles du Nepal legerment plus sauvage. La jungle n'a pas encore completement cedee ca place a l'homme.
Apres six a huit heures de bus, nous arrivons enfin a Pokhara. Ville se trouvant au pied du massif des Annapurnas, dont les sommets exibant a l'horizon leurs pics enneiges, frolent la barre des 8000m. Nous frissonons a l'idee que dans quelques jours, nous serons au milieu de ces geants pour un trek de trois semaines.
Pour l'instant nous sommes encore a 800m, a nous rejouir de la beaute du magnifique lac, a l'est de la ville. Nous residons d'ailleur dans le quartier de "Lake Side", qui comme son nom l'indique, se trouve au bord du lac en question. Ici, nous retrouvons notre bon Matthew, cale comme il se doit, dans une charmente guest house au jardin luxuriant. L'Australien en profite pour nous presenter a ses nouvelles rencontres : Lex, l'anglais vagabondant au gres des vents, sur sa vielle "Entfield" 300cc ; Adam, le californien/canadien, fan de bouffe mexicaine, de source d'eau chaudes, et du Japon ; Chris l'australien et Tania la belle sud africaine, voyageant eux aussi a moto et organisateur de fortune pour notre trek.
Nous ne restons que quelques jours dans cette charmantes ville, une fois de plus, port d'attache incontestable de routard et voyageur en tout genres.
Au programme : Resto, shopping en prevision du trek, et balade en moto sur les collines allentoures avec Lex, Matthew et Dami. A 200Rs la journee, on aurait tort de se priver.
La date du trek approche, et la veille du depart, nous nous rendont compte, que Chris et Tania, qui avaient plus ou moins organise le parcours, ne partent pas dans le meme sens que nous le voulons sur la grande bloucle des Annapurnas. Une fois de plus nous changeons nos plans a la derniere minute : Nous ferrons deux groupes, chacun dans un sens, et si le destin le veut, nous nous rencontrerons sur la route, parmis les geants enneiges.
Le 7/11 au matin, accompagne de Matthew, nous prenons un bus pour Besisahar, point de depart du parcours, pour un gros trek de 3 semaines. Lex et Adam ont finalement decide de nous rattraper sur la "route" dans trois jours pour faire "la boucle" avec nous. Cela s'annonce plutot pas mal, car les deux loustiques n'ont pas fini de nous devoiler leur charme respectif. Tout les ingredients sont reunis pour une nouvelle grande aventure : "For Sure Man !"
"Quand les babacools cradocs..."
De la gare routiere de Delhi, nous prenons un bus pour Banbasa, passage oblige dans cette ville frontiere pour qui souhaite entrer au Nepal par l'Ouest. Beaucoup d'info sur cette region nous deconseille d'emprunter cette route, car selon les rumeurs, des groupes d'independentistes Maoistes "squatent" le coin. Mais qu'importe, nous voulons traverser le Nepal d'Ouest en Est et cette route est la seule voie possible : nous embarquons...
Le voyage jusqu'a Banbasa se deroule tranquillement sous un ciel etoile, pour arriver avec le soleil levant a destination. La frontiere Nepalaise ne se trouve qu'a 8km, et apres quelques negociations avec un chauffeur de rickshaw (non pas auto-rickshaw comme en ville, mais plutot des sorte de pouse-pouse), nous arrivons devant le poste frontiere.
Des centaines de paysans vont et viennent, d'un sens comme dans l'autre, suivis par des vaches, des anes ou des mules, le tout sous le regard du soleil levant, affichant de toute sa splandeur, son chaleureux disque safrane.
Le poste frontiere indien n'est qu'une formalite, puis nous nous joinons aux groupes de paysans et marchons sur 1km pour atteindre la frontiere Nepalaise. L'administration Nepalaise n'a rien a envier a son voisin Indien : "Shanti Shanti" (tranquille tranquille) comme on dit en Hindi. Le fonctionnaire charge des visa n'est pas presse. Nous sommes ses premiers "clients" de la journee, et probablement les seuls avant un bon moment. Malgres tout, le temps d'attente pour l'obtention de notre Visa frise le record du monde : 10min montre en main, pour 2 beau Visa valable 2mois. Et bien que je ne possedais pas de photo d'identite pour cette nouvelle paperasse, un billet de 100 Rs indienne offert gentillement au garde, a pu servir de "photo de substitution".
Visa et passeport en main, soleil sur la peau, et cheveux au vent : Nous sommes au Nepal.
Premiere etape, Mahendranagar, ville frontiere du cote Nepalais. N'ayant plus que quelques roupees indiennes en poches, nous cherchons un distributeur pour subvenir a nos besoins. Mais aucun de ces "bandits manchots sur commande" ne veut donner signe de vie. Hakuna Matata, nous verrons a la prochaine ville : Pokhara, la ou nous attends Matthew.
Nous nous rendons a la gare routiere de Mahendranagar et mendons apres un bus pour Pokhara. Nos premieres reponses nous informent qu'il est impossible de se rendre a Pokhara en raison d'un "blocus" sur la route entre Lamahl et Butwal. L'information parait vraisemblable, mais nous nous attons a la recherche d'autre info. En effet, ces 2 mois en Inde nous ont appri a ne jamais se baser sur les premieres impressions, informations comprisent. Mais rien y fait : il y a bien un "blocus" qui empeche le passage des bus et des taxis. Apparament, il serait possible de le passer a pied ou en rickshaw (pouse-pouse). N'ayant pas assez d'argent pour rester sur place a attendre la fin eventuelle de ce "blocus", nous devons prendre une decision rapidement : Ok, nous prenons le premier bus partant vers l'Est. Allons voir ce "blocus" de plus pres. La bas nous en sauront plus.
Ce voyage en bus jusqu'a Lamahl a ete parfait. Confortablement installe sur le toit, entre les bagages, les caisses et les volailles. Nous traversons avec bonheur la campagne Nepalaise, et nous nous remplissons les yeux de toutes ses merveilles.
Bien que le Nepal soit considere comme un des pays les plus pauvres du mondes, j'y ai vu bien moins de misere qu'en Inde. Les gens sont pauvres certe, mais ne vivent pas (ou peu) dans des bidons-villes.
La route se poursuit, et apres une discussion echangee avec un officier de l'armee (fort sympatique), l'information d'un "blocus" est belle et bien confirmee : bordel... Bad Karma
La nuit commence a tomber. Voila presque 24h que nous voyageons non-stop. Les corps se sont bien reposes au soleil, sur le toit du bus, mais les esprits sont tout de meme bien fatigues. En effet nous allons devoir bien calculer notre coup pour traverser la moitier du Nepal avec : 200 Rs ; 4euro et 2 USD.
Avec la nuit, nous arrivons au point de bloquage, la ville de Balarang. Et comme annonce plus tot, le bus est belle et bien force de mettre fin a la symphonie cacophonique de son moteur. La route est coupee sur une vingtaine de km, pour une raison qui nous echappe encore : En realite, personne ne semble trop savoir ce qu'il se passe.
Plusieur bus attendent la depuis des jours, en esperant que la voie s'ouvre... mais rien ne bouge.
Je m'approche de l'un des chauffeurs pour pecher de nouvelles infos : "le blocus va peut etre tomber dans une heure... ou dans la nuit... ou demain matin... ou..."
Habitue a ce que j'appel dorenavant "une info a l'indienne", je ne cherche pas plus loin et demande a un chauffeur si nous pouvons dormir dans son bus en attendant un hypothetique debloquage. Ce dont il accepta gentillement.
Fatigue, je m'apprete a entrer dans ce bus en ne sachant aucunement qu'en est ce que j'en dessendrai. Mais a peine mon pied effleura la premiere marche que des voix s'eleverent au loin, en creant des echos sur toute la population ici presente : "Le blocus vient de tomber ! Les bus peuvent passer !"
C'est la ruee. Les gens se tassent en vitesse dans les bus, et ces derniers partent a la chaine. Ce trajet est mortel : 2h30 de route, charge comme des mules. Nous arrivons dans la nuit a Butwal, et y trouvons meme un distributeur : 1er Hotel ; 1er chambre ; 1er prix. Nous nous ecroulons dans nos lits.
"Nous sommes passes !!!". Demain direction Pokhara !! " GooD GooD Karma !!!"
Le Taj Mahal, merveille architecturale sur fond de misere humaine
De retour de Mc Leod Ganj, derniere etape sur les routes du Nord de l'Inde, nous ne restons qu'une seule journee dans l' "enfer des bruits" de Dehli pour nous diriger vers Agra... et y trouver "un autre enfer": pollutions de tous types et floraison de bidon-villes a perte de vue nous rappellent un autre visage de l'Inde dont nous n'avions ete que peu temoins...
Certes le Taj Mahal est splendide, merveilleux meme si l'on se refere au nouveau "classement des Merveilles du Monde". Mais cela ne fait qu'accentuer le contraste avec la misere environnante. Delaissant les habituels rickshaws, nous optons cette fois pour la marche pour essayer de decouvrir se qui se cache derriere le Taj, sous la poussiere.
Misere, Misere...
Derriere le Taj coule une riviere... Je suis d'ailleur bien incapabe de dire si cette "eau" provient de ce qui fut autrefois une grande riviere, ou si elle est issue de la lente decomposition des tonnes de dechets qui recouvrent le sol... C'est pourtant au milieu de ces immondices nauseabondes, residus d'une course a la consommation aussi effrenee qu'absurde et inadaptee, que survivent des milliers d'etres que je peine a appeler humains. Nos dechets nourissent bacteries et animaux que mangent ces ombres d'humains, et qui, une fois creves, serviront a leur tour de nourriture aux chiens aussi affames que leurs maitres...
Un parfait ecosysteme de misere observables pour quelques centaines de roupees depuis la terasse du Taj... A ne rater sous aucun pretexte!
"Hello money! Hello!"
Voila l'image de l'occidental qui se cache souvent derriere le sourire morveux de misere des gamins de bidons-villes indiens.
Une maniere toute naturelle de nous renvoyer l'image de sous-developpes que nous leur imposons...
Mais malgre cette incomprehension entre leur misere accusatrice et notre opulence qui clame son innocence de toute sa bonne fois, malgre la poussiere soulevee par les ruines de Babel naissent parfois de breves mais sinceres rencontres. Pushpendra est un gamin dont la sincerite et la gentillesse nous a marque. Lui n'aura certainement jamais la chance de lire ces lignes jetees sur une toile mondiale inaccessible a la moitie du monde. Je tiens neamoins a exprimer, a nous chanceux, la gratitude que procure de sortir des rails dans lesquels nos "statut sociaux", terme plus indulgent qu'"EGO", nous enferment.
Lecon d'Humilite
Belle lecon d'humilite que viet de nous dispenser cette jolie jeune fille.
Plus faibles qu'une vieille femme tassee par des annees de labeur, moins resistants qu'une jeune et jolie indienne, flo et moi soignons nos mains ecorchees en les regardant s'eloigner, leur fardeaux de bois, notre echec, delicatement pose sur e crane...
Rencontre au sommet
Je vous presente Cedric: Cedric est un francais qui est venu tripper un en Inde. Ce qui est drole dans notre rencontre sur le quai de la gare d'Agra, alors que notre train pour Dehli a 4h de retard, c'est que Cedric nous connait...
En effet, on s'est rendu compte en discutant qu'il avait visiter ce blog avant son depart et qu'il s'etait dit que ca devait etre bon de partir comme ca! :o)
Bref on s'est bien fendu la gueule et on a passe ses 2 derniers jours en Inde ensemble. Sympas le gars.
Cedric si tu lis ces lignes: belle rencontre, merci! Prend soin de toi!
mardi 6 novembre 2007
Derniere semaine sur les terres de Ten-Ten
sommes la, et deja il nous invite a partager une bonne tasse de Tchai avec des Chapati "good, good, chapati". Il m'apprit plus tard que Kashiram etait completement marron au Whisky en plein aprem' et que c'etait pour cela qu'il ne pouvait nous voir. Mais qu'importe, le sourire de Tassi-sensei etait pour moi le meilleur des accueils.
Vers 20h, nous avions rendez-vous avec une grosse partie des personnes rencontrees au Tushita Center, pour un bon p'tit resto, et plus si infinite... et infinite, il y a eu...
Le lieu du drame fut le "Carpe Diem" a Mcleod Ganj. Joli nom pour ce resto qui est l'un des endroits ou se regroupe la "communaute routard" du coin, applicant eux meme cette philosophie.
Nous sommes environ une trentaine, presque tous le monde en quelque sorte. Installe sur la terrasse du toit, les commandes fusent : apres dix jours de vegetarisme, beaucoup se laissent tenter par de la bonne viande, bien juteuse. Pour ma part, je reste raisonnable. Jusqu'au moment ou Ivan, le bresilien assis a mes cote, commande
une bonne grosse pizza au poulet (tres peu de boeuf ou de porc en inde). L'epreuve fut trop difficile pour moi : je craque. PIZZA !! (ma premiere du voyage)
Le repas se passe, nous discutons tous entre nous, apprenons a mieux se connaitre. Les bieres descendent gentillement... Puis a un moment, Felipe, un des trois bresilien fanatique, se met a commander les bouteilles de biere 10 par 10 : le debut de la fin. La nuit avance, et beaucoup ont du quitter le terrain du "Carpe Diem" devenu un vrai champs de bataille ou les bieres luttent pour leur survie, pour retrouver leur bon lit.
Mais fidele au poste, il reste quand meme du monde : Mark le Kiwi (New-Zeland),Dan et Lauren le couple d'Ozzie (Australien), Rino et Rossy le couple de Rital, Jessica l'americaine, Elly une anglaise aussi sympatique que completement perche, Sara la suedoise, Damien et moi-meme. Et surtout, Ricardo, Ivan et Felipe, les trois bresiliens, qui n'en arretaient plus de commander des bieres.
Ayant fini avec difficulte ma nouvelle bouteille (je suis pas trop biere), gentillement offerte par Felipe, et etant extenue par cette longue soiree, je lache a mon tour tout ce beau monde et m'en remonte tranquillement a Dharamkot, a la "Chopra House", en laissant l'honneur de la France entre les mains de Damien. Le combat sera difficile pour lui, car les trois bresiliens sont chauds apres ces dix jours de sevrage au Tushita Center.
Damien rentre dans la nuit, et je l'entant barraguiner des trucs plus ou moins comprehansibles : je pieutais a moitier et lui etais marron, mais pas a moitier pour le coup. Pour finir, je me recouche aussitot, on verra demain...
Leve difficle pour Damien, qui m'explique qu'hormis la fermeture du resto a une heure tardive, il etait tout bonnement impossible d'arreter Felipe. Et du coup, aucun des participants n'est sorti indemme du combat : Match nul... a refaire... ;) Probablement en Thailande, car nous retrouverons ces trois loustiques sur une des plages sabloneuse de ce pays, connu pour ses festivites sans limites.
Nous pitwons toute la matinee : Relaxation, meditation, ecriture, observation des macaques, the et discussion avec Tassi-sensei. Et dans l'apres-midi, nous sommes rejoins dans notre "travail" par Elly, qui vient gentillement nous proposer son aide.
Elle nous rappella aussi que le soir meme nous etions invite chez Jon, le "fucking english" a Bhagsu, un village a cote (10-15min a pied).
Dami et Elly prennent les devant, car pour ma part, j'ai une parti de "Go" prevu contre Bill le potier (de son metier), qui m'avais proposé un match, apres m'avoir souvant vu jouer au Tushita Center. En effet, ne trouvant aucun adversaire, il m'arrivais fréquemment de faire une parti contre moi-meme, sous le regard curieux de Goshe-san, le vieux monk. J'ai bien essayé de lui expliquer les regles, mais a mon grand regret, ce fut un echec. Un effet dans cette partie de l'Asie, ce jeu ne semble pas etre tres populaire. Peut importe, nous verrons cela au Japon ou en Chine.
Apres cette interessante partie, renporter par votre serviteur, je rejoinis donc Dami et Elly chez Jon, alors que le soleil disparaissait a l'horison. Je ne vais m'attarder sur cette soiree, mais sachez que toute les personnes ici presentes (Elly, Jon, Mark, Ben, Dami et moi-meme) s'en souviendront... ou pas ;)
La fin de la semaine fut tranquille (comme le reste finalement). La raclette de chez Raff le magicien qui avait cru nous echapper les deux premieres semaines, a etait finalement rattrape par son destin : deces pour cause de mort par digestion, dans deux estomacs affames. De meme que la pizza au Roquefort de chez Tenzin (sur la place devant le palais du Dalai-Lama, ou Ten-ten pour les potes). Les discussions avec Tassi-sensei se succederent, et un jour, abordant le sujet cher a mon coeur du "mind" des plantes, j'ai l'heureuse satisfaction d'entendre Tassi-sensei me repondre : "plant? mind? ... mmmh.. yes yes, it's possible..." Encore un fait qui me pousse a admirer ce monk. En le regardant vivre, on peut voire a quel point il maitrise le "detachement de toutes choses", une des trois valeurs bouddhiques essentielles a l'aboutissement du "Bouddhicitta" ("l'Illumination" dans le bouddhisme). Pour resumer vraiment vulgairement a la Francaise : Il s'en bat les couilles.
Outres les courses pour Tassi-sensei (lait, sucre, fruits); les heures de rédaction de mon "roman"; le temps passé sur internet a mettre a jour le blog; les conneries avec les macaques rhésus (de leur nom; fesse et face rouge); les pitw avec Elly, dont le joli corps a permit a Damien de mettre en pratique sa capacité "massage tibetain" récemment aquise; les promenades dans les montagnes environnantes ou autour du palais de Ten-Ten; nous nous détendons au maximum et profitons "comme il se doit" de nos derniers jours dans ces lieux magiques que sont Mcleod Ganj et ses environs.
Et le dimanche 28/10 a 19h30, nous "décollons" en bus direction l'atmosphere horriblement citadine de Delhi...
A bientot Mcleod Ganj. A bientot la communauté Tibetaine. A bientot Tassi-sensei...
vendredi 2 novembre 2007
Retraite spirituelle, pour esprits profanes
Tous installés en cercle dans le "Gompa" - salle de méditation, du tibetain "Gom", méditation - joliment décoré de statues des bouddhas, messages et dessins bouddhique, nous commencons à nous presenter chaqun notre tour et à expliquer le pourquoi de notre presence ici. Les gens se succedent : Anglais/Anglaise; Americains/Americaines; Bresiliens; Australien/Australiennes; Neo Zelandais; Estonien; Italien/Italienne; Espagnole; Suedoise; Israelien/Israeliennes; Bulgare; Canadiens/Canadienne; un Saint-Jeannois et un Carrossois...
Ne parlant réelement anglais que depuis un mois et malgres les longues discussions avec Matthew qui m'ont beaucoup aidé à m'ameliorer, je galere un peu à trouver mes mots. Il faut dire que meme en francais, à la question "qu'etes-vous venus chercher en ces lieux?", je ne savais quoi répondre. Mon tour arrive et n'ayant toujours pas de réponse claire, je lache sincerement, dans un english aproximatif : "I think that each moment is a spring of lesson... So... Why not here ?" (je pense que chaque moments est source d'une lecon... alors... pourquoi pas ici?) <-- pour mes freres neophites de la langue de Shakespeare.
Le briefing termine, on nous envois dans nos chambres ou nous attendent gentillement nos sacs, et on nous annonces qu'apres le repas et la meditation du soir (1ere d'une longue serie), il faudra eviter un maximum de se parler entre nous, essayer de conserver le silence, pour ne pas "casser les bonnes ondes de chacun". Cela peut paraitre "loufoque" à premiere vue, mais elle decoule d'un sens logique, et rend de plus, l'experience reellement enrichissante.
Pour ma part, je partage ma chambre avec Risto, un estonien fort sympatique, et Jon un "fucking english" completement "fou de l'inde" avec qui nous bravons dejà l'interdition de parler, pour pronostiquer les resultats des matchs de rugby à venir (rappelons qu'au meme momment se deroule la coupe du monde en France). La premiere journée de mise en route s'acheve donc sur de "profondes paroles"
Le lendemain, nous commencons les cours à proprement dit, et le programme des journées à venir est rythmé de la maniere suivante :
- 6h00 : reveil à l'aide d'un bon vieux gong qui retenti une dizaine de fois, autant dans la nature environante que dans mon crane endormit.
- 6h45 à 7h30 : "mindufulness méditation" du matin, ma preferée de la journée. Elle consiste à faire le vide dans son esprit en se concentrant uniqument sur sa respiration. Ne pouvant difficliement arreter le "moulin à parole perpetuel" qu'entretien le cerveau avec lui-meme, le but est de ne pas s'attacher aux differentes pensees qui passe dans notre esprit, mais juste les laisser aller et venir en essayant de garder le "fil" de la respiration. Cette seance fait vraiment du bien et permet de commencer la journée avec l'esprit apaisé.
- 7h30 : breakfast. Porrige, fruits, thé, petits pains, beurre et miel.
- 9h00 à 11h00 : cours de Bouddhisme par la Vénérable Sarah, cette anglaise devenue monk il y a plus de 25 ans. Les cours ont l'air vraiment tres interessants, mais mon pietre niveau d'anglais (suffisant pour une conversation, mais bien moins lorsqu'il s'agit de suivre un cours), m'oblige malgres moi à vagabonder dans mes pensés durant ces longues heures de cours. Mais ce n'est guere un probleme finalement, car j'en profite pour avancer l'écriture de mon "roman", qui d'ailleur prend une tres bonne tournure (en toute humilité bien sur ;) )
- 11h00 à 12h00 : Yoga et stretching pour bien detendre le corps apres deux heures passees assis en tailleur. L'activité est interessante mais ne dépense pas assez d'énergie a mon gout. Du coup, je me défoule en faisant des séries de pompe entre deux "pose" de yoga. Pendant ce temps, Damien se fait des tours du domaine en courant : il fait son yoging quoi...
- 12h00 à 14h00 : leger repas composé de different légumes bouillis, puis c'est l'heure pour mes deux compagnons (deux americains, venus de New York et du Colorado) et moi-meme de faire notre "karma yoga". Il s'agit d'effectuer une tache en équipe pour le bien commun, attribué en debut de semaine. Comme le néttoyage de la salle à manger et de la vaisselle, les toilettes, s'occuper du gong... En ce qui me concerne, je dois nettoyer le Gompa. Autant vous dire que je suis plutot bien tombe...
- 14h00 à 15h00 : Discussion, par groupe de sept ou huit. C'est le seul moment ou nous pouvons parler (ca aide pour une discussion). Les sujets different mais en général, nous parlons des themes abordés lors du cours du matin : Colere, compassion, vie et mort, reincarnation, enfin toutes sortes de valeur innerantes au Bouddhisme, disséquées par nos points de vues d'occidentaux. Une fois de plus l'anglais me fait defaut pour m'expliquer. Mais qu'importe, c'est un bon entrainement dans tous les cas.
- 15h00 à 15h30 : pause thé... pitw...
- 15h30 à 17h00 : nouvelle séance de cours avec la Vénérable Sarah... et donc redaction de mon "roman"
- 17h30 à 18h15 : méditation suivie. Tim et Linda, nos deux sensei, nous font méditer en nous guidant sur certaines pensées, certains themes : La colere, la mort, l'attachement, ... malheureusement pour moi, comme pour les cours de la Vénérable Sarah, je ne capte rien... Du coup je medite dans mon coin en pensant notamment au "Vide" via les enseignements de Miyamoto Musashi (les cinq anneaux), les pensés de Barjavel (la faim du tigre) ou encore ma propre vision, que j'essaye tant bien que mal d'intégrer à mon propre "roman".
- 18h15 à 19h30 : repas du soir. Rien de special a signaler, si ce n'est que je profite de la pose pour enfraindre une fois de plus les régles et discuter avec Damien autour d'un biddies. "Alors qu'est qu'ils ont raconté de beau aujourd'hui ?" Cela me permet de mettre en parallele mes pensés omnipresentes sur le "Vide" avec la vision Bouddique de cette meme idée. Et il s'avere que tout se retrouve au final.
- 19h30 à 20h15 : méditation du soir sur les themes abordés dans la journée (d'ou l'utilité pour moi d'en parler au préalable avec Damien)
- 20h15 et plus : pitw (lecture / redaction du "roman" / douche / échecs avec Risto / pieu)
Les journées s'enchainent assez vite au final. Au fur et a mesure, je fini par faire peter quelques heures de cours (à cause de mon incapacité à comprendre l'anglais, et peut etre aussi à cause d'une vilaine habitude qui semble remonter de l'epoque ou j'étais un "éleve exemplaire"), que je remplace par de longues heures d'écriture intensive. Puis de jour en jour, je fini par assister juste aux méditations du matin et du soir, pour me consacrer uniquement à l'écriture et à mon autre passion : discuter avec les differents monks vivants au Tushita Center. Certe je bravais une fois de plus l'interdiction de parler, mais je m'exécutais en faisant attention de ne pas déranger la concentration de mes "compagnons de retraite", lorsque l'un d'entre eux passait à proximité. De plus, mes "discussions" avec les monks, se sont avérées vraiment instructives. Notament un passage avec Goshe-san, un vieux monk originaire du tibet, sur la colere. En effet je le questionnais sur l'invasion de sa terre par l'opresseur Chinois, et le fait qu'il arrivait à faire preuve de compassion à leurs egard, meme en ayant vu son peuple et sa culture massacrés sous ses yeux, me subjugua. D'autant plus, que son discoure était cohérant, et que ses yeux ne mentaient pas : il avait belle et bien pardonné à la Chine. L'eut-il haï un jour...
Paradoxalement, sa compassion à mon égard fut mise à rude épreuve, lorsque les jours suivants j'abordai, à nouveau, un sujet qui m'avais dejà valu un coup de baton sur les doigts, mais qui me tenais vraiment à coeur : L'esprit et la conscience chez les plantes. En d'autres termes, il n'arrivait pas à admettre que les végétaux puissent posséder un esprit, un "mind". En effet, selon les enseignements bouddhiques, les plantes ne font pas parti du "samsara" - le cycle des réincarnations - et Goshe-san me prenait probablement pour un fou à chaque fois que j'insistais sur la probabilité du sujet. Peut etre (sans doute) suis-je un peu fou, mais il n'empeche qu'aucun des monks n'ont réussi à me convaincre que les plantes sont déporvues de "mind". En effet, je n'affirme pas qu'elles en ont forcement un, mais je dis juste qu'il est impossible pour nous humain, créature doté de 5 (voir 6) sens, d'arriver à comprendre la perception d'une plante, "voyant", "ressentant", "vivant" le monde avec d'autres sens, et innévitablement, évoluant dans une autre "réalité" de conscience. Il est donc impossible pour nous, d'affirmer avec certitude, que les végétaux ne possedent pas d'esprit. C'est un peu confu je vous l'accorde, mais bien que le sujet me tient à coeur, je ne vais pas épiloguer là-dessus. J'aurais peut etre ma réponse un autre jours...
Le dernier soir, juste apres que Jon m'ait annoncé la victoire de l'Angleterre sur la France, nous assistons avec quelques "éleves", Damien y comprit, à un "puja". Longue cérémonie de prieres et de chants sacres en tibetain, orchestré par dizaine de monks dans leur "Gompa". La scene était vraiment magique. Elle semblait ressurgir d'autres temps : Qu'est-ce que moi, occidental, novice, et profane, faisait au milieu de ces hommes d'une spiritualité aussi élevée que les montagnes himalayennes environnantes ? Ce spectacle me transcenda litteralement et je profitai de ma chance au maximum en suivant, chacun de leurs gestes miticuleux et l'ensemble de la cérémonie, d'un oeil rempli de reconnaissance et de compassion, envers ces hommes infiniment humain. Tel était peut etre la leçon du jour.
Mais cette soirée mystique n'avait pas encore terminé de nous étonner, et apres le "puja", je pris congé des monks en les saluants comme il se doit et je rejoignis mes "compagnons de retraite" à l'exterieur. Tous assis sur l'herbe devant le "stumpa" (hotel de priere bouddhique) qui était décoré de centaine de bougies à l'occassion de la "light ceremony" : chaque participant dépose selon son grés, cinq bougies n'importe ou sur le "stumpa", puis revient s'assoir sur l'herbe et médite sur le bonheur que l'on souhaite à ses proches, ou à tout autre etre vivant. A cette occassion, chaqun à fait une déclaration de paix qui lui tient à coeur, et chacun dans sa langue natal, ce qui donne à l'atmosphere déja mystique des lieux, une ambience de paix et de sérénité fraternelle et universerselle envers tous les peuples. "Good, Good, karma !" comme le dirait si bien Tassi-sensei.
Le lendemain, apres la méditation du matin et le p'tit dej', nous procédons au débrifing de cette longue et enrichissante semaine, dans notre "gompa". Chacun raconta ce qu'il avait ressenti et ce qu'il avait appris, puis un pic-nique clotura cette retraite, sous les rires de tous. Enfin nous pouvions parler entre nous, et par la mêmê, renforcer ces relations, qui l'espace de 10 jours, ne s'étaient basées que sur des échanges de regards.
Apres avoir bien "décompressé" et tous prévus de se retrouver le soir mêmê pour un bon resto, nous retournons nous installer avec Damien a la "Chopra House", auprés de Tassi, notre bon monk toujours aussi en forme, et de notre armée de singe toujours aussi débile...
"Home Sweet Home"
lundi 29 octobre 2007
Entre Monk et Monkey
Comme avancé par Matthew, le coin est vraiment tranquille, "Shanti" comme on dit : niché sur la colline de Dharamkot, separé de Mcleod Ganj par une petite "calade" de 10min à pied. Les autres locataires de notre charmante guest house, la Chopra House de son jolie nom, sont : Le "vieux", proprietaire du tout et parlant a moitier "l'hindglish" ; Kasiram, son flis d'une quarantaine d'années qui nous offrira plus tard un spectacle "marronesque" digne des plus grands ; Tassi, un vieux monk bouddhiste, trop marrant, et surment un peu fou, avec qui nous lirons quelques liens d'amitié. Et au mileu de ce beau monde, une bande, que dis-je une bande, une communauté, voir même une armée, de singes. C'est simple, je ne les compte plus. Ils font parti du paysage comme un bruit de klaxon en plein Delhi ou comme le chant des cigales en été sur la côte méditerranée. Nous voila installés pour une bonne semaine.
Les jours suivant, nous nous fîmes tres vite à l'atmosphère et l'ambiance de Mcleod Ganj : sur tous les murs et sur toutes les vitrines, sont affichés des "mantra" et des "sutra" bouddhistes. Les premiers sont des courts messages de paix et de compassion écrit en caractaires tibetain. Les seconds sont des passages de la pensé de Bouddha souvant traduit en anglais. Pour accompagner ces textes sacrés, on trouve aussi des moulins de priere (cylindre pouvant avoir toutes sortes de tailles, posé sur un axe verticale et que l'on fait tourner dans le sens des aiguilles d'une montre pour diffuser les mantras), des paroles de Sa Sainteté, le 14eme Dalaï-Lama, des drapeaux du Tibet par centaine, et enfin de nombreux messages demandant la liberation du pays : "FREE TIBET"!
Pendant que Damien en profitait pour prendre des cours de cuisine et de massage tibetain, je m'amusais à déambuler dans la p'tite ville pour reperer les lieux et affuter ma capacité de marchandage (d'où l'utilité du "Roberto Esteban José-Miguel Rodriguez Da Costa De La Rosa", mais je vous raconterai dans les detailles un autre jours ;) )
Ce fut aussi nos premiers pas dans la "communauté routard" de Mcleod et ses environs (Dharamkot ; Bagsu ...). Comunauté completement hétéroclite, dont la richesse culturel n'a d'égal que l'ouverture d'esprit de ces gens. Le premier soir donc, nous rencontrons une charmante équipe composée d'un Sud Africain, d'un Israelien et d'un couple d'Australien, dont le trip était une sorte de tour de l'Inde, à moto. A ce moment, ils avaient déjà traversé le Sud du sous-continent et s'en allaient vers l'Est, vers Richikesh. Leur aventure nous a plutot fait rêver et renforcé notre envis de traverser un continent (l'Amerique du Sud) à moto (ou à cheval ;) ). Cela pourrai se faire sous la condition d'un bon projet "écologique et sociologique". Ce sont de bien grands mots, mais cela ne demande qu'a s'affiner avec le temps et nos futures experiences. En tout cas, nous en avons beaucoup parlé avec Damien et nous pensons même que cela pourrait nous etre utile pour la suite... pour "l'auberge du Pitw"...
Enfin pour le moment nous sommes encore à Mcleod Ganj. La premiere soirée fut donc parfaite, et comme toujours, annonce du bon pour la suite des évènements...
En vagabondant dans les rues le jour suivant (c'est pas tres compliqué, à Mcleod il n'y en a que 2 principalement), nous découvrons un café portant la bonne appelation de "Le Pastaga". Malheureusement pour nous, nous sommes dimanche, et bien que presque toutes les enseignes avoisinantes sont ouvertes, le "Frenchi", fidel à ses origines, est fermé. Soit, à demain...
Le lendemain, apres quelque moment de shopping dans les divers boutiques tibetaines, seconde tentative d'approche en "terre française" : open.
Ici nous faisons d'abort la connaissance de Raff (27ans, beau gosse), le gérant du p'tit café et magicien à ses heures. Il est arrivé ici il y a 7 ans et jongle entre son café et les leçons de magie qu'il dispense. Nous rencontrons ensuite pas mal de français (notament Anne-Sophie et Felix, guide de montagne au Pakistan, avec qui nous allons peut etre faire un petit trek sur l'Everest) de passage à Mcleod, et venu souffler quelques peu "au Pastaga". Il faut savoir que Raff possède des arguments de taille pour attirer ses compatriotes en ces lieux. Outre le nom sur l'enseigne et le fait qu'il est possible de se procurer le saint breuvage jaunâtre à l'intérieur, le magicien propose en plus des quiches à la ratatouille, des sandwish à la rosette (dans une mini-baguette fait maison) et surtout, une bonne raclette. Autant vous dire que mon jeune végétarien commencé depuis 2 bonnes semaines sous le regard de compassion de Matthew a volé en éclat : ROSETTE !!!
Puis les rencontres s'enchainent, les cours de cuisines et de massages progressent, et de mon côté, la relation avec Tassi, notre voisin monk va de l'avant. Ce dernier baragouine légèrment l'anglais, notament des "good karma" ou des "no good karma". Mais malgrés cette barrière, nous arrivons à communiquer. Au fil des jours, passer prendre le thé chez lui est devenu une habitude. Nous en profitons pour échanger : lui me parle de son mode de vie, du Laddak dont il est originaire, du Bouddhims et de son choix de devenir monk à 25ans, il y a plus de 20 ans. Et moi, lui raconte l'occident, l'europe, les differentes tensions/conflits dans le monde, d'écologie, de la vision de ma vie en général, et de la sérénité du Baou. Tassi, le vieux monk un peu fou est devenu en quelques jours une sorte de "sensei" à mes yeux. Mais ce qui est le plus frappant chez lui, ce n'est pas sa sagesse et sa simplicité, mais c'est sans contest son sens de l'humour et ses grands éclats de rire. Singularité commune à beaucoup de monks cela dit, mais Tassi était vraiment à creuver de rire parfois (dans le bon sens du terme bien sur) à l'image de cette phrase : "Tatika Tenka" Impossible d'arriver à en comprendre le sens, car Tassi-sensei éclatait de rire à chaque fois qu'il (ou que je) la prononçait.
La semaine s'écoula comme l'eau tranquille d'un ruisseau, et la veille de notre "retraite" au Tushita Center, nous recroisons ce bon vieux Matthew, venu a notre rencontre apres s'etre fait 10 jours de "retraite" lui aussi, mais dans un "vipassana center" (le level du dessus en matiere de méditation ;) ) : pas le droit de parler ou d'écrire, pas de musique, pas de livre, pas le droit de bouger non plus pendant les 11h de méditation quotidiennes... Juste seul avec son esprit pendant de longues heures de méditation. Et le plus dur, seulement deux repas par jours...
Mais l'Ausie à l'air en forme. Nous lui racontons la fin de notre trip sur Shrinagar et la semaine passé à Mcleod Ganj. Le lendemain, apres avoir programmé une nouvelle rencontre au Nepal, nous le quittons de nouveau. Nous disons aussi aurevoir à Tassi-sensei et nous nous dirigeons vers le Tushita Meditation Center pour une retraite de dix jours...
dimanche 28 octobre 2007
Dharamkot et Mc Leod Ganj
Ca fait donc deja trois semaines qu'on est la, et si Flo semble trouver facilement son fil pour tout raconter, moi je tourne en rond, eternellement, pris dans le temps cyclique caracteristique des societes non occidentales.
Il s'en est pourtant passees des choses en trois semaines, et Otis l'expliquait bien mieux que moi: "si je devais resumer [...] ce serait avant tout des rencontres..." En effet, c'est en redescendant vers le sud, loin des monts maintenant enneiges du Cachemire et du Ladakh, que nous avons rattrape les hordes d'humains migrateurs, ceux que l'on appelle en tout point du globe "les routards". Ceux qui fuient "l'ocean de boue ou sombre la pensee" viennent ici par legion pour se nourir d'une spiritualite elle aussi en exil, et incarnee par Sa Saintete le Dalai Lama (Tenzin Gyatso pour les intimes, Ten-ten pour les potes) et le peuple tibetain.
Si le Bouddhisme attire tant les foules, d'orient et d'occident, c'est entre autre parceque contrairement a l'Eglise et beaucoup d'autres religions ou formes de spiritualites, elle a les mains propres. Le message d'amour de son prochain, qui qu'il soit et quel qu'aient ete ses actes, est le meme que dans le christianisme; les dix actions vertueuses dictees par Bouddha sous son arbre sont a peu des choses pres les memes que les dix commandements recus par Moise au mont Sinai. Seulement les bouddhistes, quand ils pronnent un message, une idee, se l'appliquent a eux memes avant de donner des lecons et des ordres. Ils ne jugent pas, ne condamnent pas, ne se vengent pas. "Wordly peace through inner peace; wordly change through inner change". C'est basic comme base de spiritualite, et c'est pour ca que c'est efficace.
Qu'on adhere ou pas aux idees du Dharma est une chose. Mais l'attitude des tibetains et du Dalai Lama face a la stuation de leur pays force necessairement le respect.
1949, Mao Tze Dong lance son operation "Liberation Pacifique du Tibet", nom toujours officiel dans la Republique Populaire de l'invasion et du genocide de toute une population et d'une culture pourtant pacifique (Tapez "Tibet" sur Google en Chine et vous n'aurez aucune reponse... ca laisse de quoi reflechir quand au role du geant virtuel dans la soit-disante liberte d'expression qu'il sont cense representer... ). Dix ans apres, craignant pour sa vie le Dalai Lama et des milliers de tibetains fuient leur terre a travers l'Himalaya pour trouver refuge en Inde, a Mc Leod Ganj, d'ou ils meneront une resistance toujours pacifique. Sans jamais tomber les bassesses de l'esprit humain telles que la coleres qui nous paraitrait pourtant si legitime, la violence en reponse aux brutalites chinoises, les tibetains meditent et ont confiance en leurs croyances, jusqu'au bout. Le Dalai Lama a declare que Mao avait ete son plus grand maitre, car jamais sans lui il n'aurait pu faire aussi intimement l'experience de la patience et de la compassion... ca laisse sans voix quand on se rend compte de la sincerite du message... Imaginerait-on un Bush ou un Sarko faire demonstration d'un soupcon de la meme sagesse, qu'on hurlerait a la demagogie... non sans raisons! Bref, voila une attitude admirable de la part d'un chef d'Etat, chef religieux, et chef spirituel; surtout lorsque plus de 1.2 millions de tibetains ont ete massacres (soit plus d'un sixieme de la population), des milliers encore emprisones, et 90% des monasteres du tibet rases... Les tibetains sont des etrangers chez eux, et ils ne sont pas les biens-venus!
Connaissez vous le Panchen Lama? C'est une des trois autorites spirituelles tibetaines, a egalite avec le Dalai Lama dont il est successivement le Maitre puis l'eleve au fur et a mesure des leurs reincarnations. En Mai 1995, trois jours apres que le Dalai Lama ait officiellement reconnu le nouveau Panchen Lama dans un enfant de 6 ans, celui ci ainsi que toute se famille disparaissaient suite a un controle des autorites chinoises... Ce gamin de six ans, qu'il soit ou non reincarnation du Panchen Lama, est depuis devenu le plus jeunes prisionnier politique du monde; s'il est en vie aujourd hui il doit avoir 18 ans et on est toujours sans nouvelles depuis 12 ans. Depuis Pekin propose son propre "candidat" pour assurer sa main mise de fait sur le Tibet... No comment... De toute facon c'est en Chine qu'auront lieu les JO, de quoi se racheter un beau lifting a 30 milliards de dollards et oublier le reste...
Bref voila ce qui force le respect envers les monks bouddhistes. Des monks ici il y en a un peu partout: chaleureux sourires qui irradient d'une bonte bienveillante le plus illustre des inconnus, venerables sources de sagesses et de spiritualites pour qui veut bien partager un moment avec eux, portes ouvertes et guides vers les reponses en nous meme, personnalisations de la "folie controlee" dont nous parle si bien le Don Juan de Carlos Castaneda, appanaches des hommes qui ont atteint le stade au dessus. Dieu, Createur ou Creation, Grand Ordonnateur, Force, Nature, Energie Elementaire, Ordre... appelez ca comme bon vous semble, mais en depassant leur conscience individuelle, leur "JE", les monks en aquierent une connaissance intime et une experience qui les protegent de la souffrance et les rends si heureux tout le temps, en toute circonstance. Ces etres 'a part' sont detaches des souffrances du monde, et pourtant ils sont bien plus connectes a lui qui vous et moi; j'en ai eu la preuve par mille fois! Je ne compte pas devenir monk, ni passer les 12 prochaines annees de ma vie a mediter dans une grotte conne Tenzin Palmo (une Anglaise), mais il faut reconnaitre que les 10 jours passes en retraite guidee ont ete une experience exceptionnelle, au plus intime avec moi meme. Je poursuis donc ma route, et emporte dans mon bagage ces precieux enseignements, ces riches pratiques dont je ne veux plus me separer. Je pense que je ferai une autre retraite dans quelques mois, une ou l'on est encore plus isole! "Des 'monkeys' et des monks je ne sais toujours pas lesquels sont les plus sages et les plus fous" disait Flo en sortant du Tushita Center!... moi non plus...
Cette halte a Mc Leod Ganj aura aussi ete pour nous l'occasion de nous meler aux premiers groupes d'Humains Migrateurs. Ces droles de betes avaient quittes Ladakh et Cachemire, chasses par la 'froidure', et emportes par le depart des masses qui nous avait attire la bas. Heureux d'avoir ete plus ou moins seuls, sans occidentaux, les trois premieres semaines, mous le sommes tout autant de recontrer certains de ces joyeux gailurons, tous membres d'une meme communaute transnationale diverse, informelle et indefinie, pas toujours reconnue, mais tellement chaleureuse, soudee et organisee!
Tout a commence avec les frenchis rencontres au "Pastaga", petit restau francais tenu par 'Raff le Magicien', et qui sera la scene d'un incroyable miracle en Terre Sainte: Une raclette ("good good. good karma" Tassi, un monk un peu fou)! Une bonne vieille raclette avec du fromage qui vient de la maison... miam... j'en salive encore! Parfaitement ce qu'il nous fallait pour nous reconforter de la deception d'avoir rate les enseignements de Tenzin Gyatso, a un jour pres!
Outre ces frenchis que nous retrouverons peut etre au Nepal pour un Trek, notre carnet d'adresse s'est bien enrichi des rencontres du Tushita Center: des yogis canadiens a qui l'ont doit de toujours pouvoir marcher, des beautes australiennes des deux sexes, des anglais dejantes et une anglaise douce et perchee, des neo-zelandais marrons, des americains lucides et pas d'accord, une suedoise a la voix divine, un estonien chaleureux derriere son masque, des espagnols un peu fou-fous et rigolos, un sud-africain qui ne retrouvera certainement jamais son pays, des israeliens en tout genre, un belge marrant, une suisse magicienne du Reiki, et surtout des breziliens surfers, assoiffes et fetards avec qui nous avons rendez-vous le 3 janvier a Kho Phang Nga pour la Full Moon Party! Le bouddhisme est certes une infine source d'inspiration et de sagesse, mais la "voie du milieu" souffrirait de l'abandon de ma culture d'origine. Mon background francais m'a programme a aimer manger, boire, parler fort et faire la fete jusqu'a en avoir mel a la tete... et c'est donc en digne ambassadeur de ce riche heritage que j'honnorai, sitot sorti de ma retraite, les litres de bieres et autre 'magic chocolate balls', en compagnie de mes nouveaux amis a qui je pouvais enfin parler (apres avoir vecu dix jours dans le silence avec eux).
Merci donc a Michal, Miriam, Joelle, Ricardo, Felipe, Ivan, Bill, Michal, Sara, Ruth, Elly, John, Mark, Risto, Tim, Linda, Sabine, Ben, Julie et Ben et leur gamins, et tous les autres.
Merci a la Venerabe Sarah, a Tassi 'le monk fou', a Lama Yeshe et a Lama Zopa Rinpoche, et a tous les autres.
May all beings be happy.
Quant a nous dans tout ca... ben on reprend la route! Direction le Nepal.
Pas facile de partir d'ici, mais on a beaucoup appris et il nous faut maintenant en faire l'experience, mettre tout ce savoir en application, voir ce que ca donne! Grace a toutes ces rencontres on a pleins de bons plans pour la suite: traversee du Nepal sur le toit du bus, treks, ashram avec dance-meditation... Bref on vous en dira plus la prochaine fois!
Tcho les snakes
Sur la route du Bouddhisme
Dharmasala - Mcleod Ganj. Voila trois semaines que nous avons quitté le Cashmire musulman pour ce haut lieu de culte bouddhist.
Lieu d'hospitalité d'abord, servant de retraite au peuple tibetain en exil, fuyant par millier le génocide de leur pays, orchestré par l'envahisseur Chinois. Génocide à la foi humain (1,2 million de mort soit 1/6 de la population exterminée) et culturel (plus de 6000 temple, monstères et gompa - litteralement, lieu de méditation). Dharamsala et notamment le "village" de McLeod Ganj surplombant cette derniere, sont un plongeon pur et simple dans la culture Tibetaine. Cuisine, avec les fameux Momo - gros ravioli -, massage, musique, artisanat - en parti couture et broderie.
Lieu spirituel aussi, abritant en son magnifique Gompa, Sa Sainteté le 14eme Dalai-Lama, en exil lui aussi ainsi que tout le gouvernement tibetain. L'emprinte du bouddhisme et de ses messages de paix et de compassion, y sont omniprésent. Sur les murs, sur des drapeaux, gravé sur les pierres...
Lieu mystique enfin, où homme et animal se cotoyent. A l'image de ces singes voleurs et de ces moines bouddhistes partagant la meme terre. Apres de longues heures passé à les observer, il m'ai toujours impossible de savoir lesquels sont les plus farceur. Au milieu de cette dense des hommes et des esprits, cohabite une communauté de routard, aussi riche qu'informelle. Ces gens viennent de partout à la foi. Je veux dire par la, que tous ces voyageurs incoditionnels, errant aux grés de leur envie et des vents et recherchant a leur maniere la voix vers le Bouddhicita (l'Illumination au sens Bouddhique du terme), ont tous quelque chose à partager : un sourire, une anecdote, un verre de thé, une histoire, un voyage, où encore, une amitié...
Seulement trois semaines donc, et déjà tellement de "regard sincère" échangés. Notre premier "regard sincère" en ces terres, le samedi 6 octobre à 5h30 A.M, à était pour nous un véritable soulagement. Je m'explique, mais pour cela nous devons quitter un instant le "tibet" pour remonter jusqu'à la veille, le vendredi 5 octobre à 6h A.M, à Shrinagar, sur les bords du Nagin Lake, apres ce qui fut notre derniere nuit dans le royal House-Boat de notre ami Javeed et avant ce qui sera une longue, tres longue, journee de route. Nous chargeons donc nos sacs et levons le camp à l'aube, notre esprit encore légerement embrumé par les songes de la nuit,... et aussi par les chants du muezzin a 4h du mat !
Nos sacs sur le dos, nous quittons donc l'envoutante hospitalité de Javeed, entouré par une foule de pelerin revenant de la priere du matin des mosquets environante, à la recherche d'un "richshaw" direction la gare routiere de Shrinagar. Mais cette fois-ci, c'est le taxi qui nous trouve les premiers. Le chauffeur, un Cachimri d'environ 40ans, à l'apparence aimable, arrete sa Jeep à quelques metres de nous et commence à nous vendre ses services : "250Rs". Reponse unanime et immediate de notre part : " Ben voyons ! Il nous prends pour des jambons." Apres tout, nous commencons à nous faire aux coutumes local, notament la negociation des prix... Devant notre refus ferme et voyant que nous continuons, à la recherche de notre Rickshaw, sans ce soucier de lui, le type nous rattrape avec son taxi et revient à l'assaut en abaissant son offre : "150Rs". Mais meme reponse de notre part : "nous payrons 100Rs" .Le prix d'un Rickshaw en somme, mais insufisant pour un Taxi-Jeep qui s'en repart bredouille. Pas pour longtemps : 1m30, c'est le temps qu'il lui a fallut pour executer son demi-tour et s'arreter une ultime fois à notre niveau : 100Rs... Ok... Declare t-il, non sans une legere deception dans la voix...
Arrivee à la gare routiere à 6h30 A.M. Malgres le "bordel organise" des gares routieres indiennes ( Ballet des bus, charettes qui vont et viennent, marchants de fruits et legumes se bousculant, vache qui se balade, enfants qui mandissent, ...), je commence à m'habituer, voir meme à aimer ces lieux ou se melent toute sorte de population venant et allant n'importe ou. Notre bus "embarque" (chargement des bagages) à 7h et le depart prevu une demi-heure apres. Et une fois n'est pas coutume, notre bus etait à l'heure... enfin à l'heure indienne : depart prevu à 9h00... Rien d'inquiétant, je vous rassure ;) . Nous en profitons donc, pour trouver une p'tite "German Backery", cafe-boulangerie local, pour y prendre un bon p'tit dej : thé, toast, omelette...
8h30, debut du chargement des differant bagages sur le toit de notre bus. Commence alors la balet de deux vieux pépé tout rabougri, qui montent et descendent de l'échelle arriere du véhicule en emportant dans leur dense les sacs et les caisses des passagés. Ces deux etres, d'apparence frele et fragile, firent preuve d'une rare dexterité pour se qui était de trimballer les bagages, notament les caisses les plus lourde, impensable à faire sans corde et sans prises. Ils utiliserent une sorte de technique defiant les lois de Newton, en placant en parfait equilibre un objet de 70kg sur un vieux corps de 40. Plié en deux sous la lourde masse posée sur son dos, mais résistant tel les impasible montagnes environantes, ils effectuaient "tranquillement" leurs va et vient sur la perieuse échelle. Nous restons là à les regarder. L'image est vraiment issolite. Puis realisant que malgres leur "technique ancestrale", ces "vieux pépé" etaient tout de meme à un age avance, nous "volons à leur secours"... Mais à quoi bon, la seule chose vers quoi nous volions ce fut vers la constatation pure et simple que "sans maitrise, la puissance n'est rien". Nous avions beau avoir de "jeune corps" et la force qui va avec, nous etions loin de posseder la technique necessaire pour transporter ces lourdes caisses.
9h30 A.M. Enfin le depart vers Dharamsala, Mcleod Ganj et leur calme des montagnes aux couleurs du Tibet. Mais un petit paradis comme ca, ca se merite. En effet, entre Shrinagar, que nous quittons à peine et McLeod Ganj, un long periple en bus s'annonce : dix heures jusqu'à Jammu (capitale d'hiver de la Region Jammu & Kashmir), puis changement de bus et à nouveau dix heures jusqu'à Dharamsala-McLeod. Enjoy !!! Les dix premieres heures se passe normalement. Apres tout dix heures de bus... c'est rien...pour l'inde. Et nous sommes bien rodés : Admiration du splandide paysage, mp3 sur les oreilles. Parti d'échec entre deux ravitaillement (pause déjeuné, thé, pitw), en effet, nous nous sommes procuré, un joli et ma foi fort pratique, petit échequier "en bois" dont les pieces se fixes sur le plateau. Option plus que pratique lorsque vous voyagez dans des bus sans amortisseur roulant sur des routes sans bitumes. Embouteillages de montagnes et autres "Checkpoint" de l'armée agrémentent a leur maniere le périple.
Puis a 20h00, nous faisons halte a Jammu, gare routiere. Apparament, cette ville sert juste de grande plaque tournante a toutes sortes de marchandises de la région Jammu & Kashmir. De plus c'est un passage quasi obligé pour quiter la région via le sud. Aprés presque douzes heures de route donc, ce nouveau plongeon en pleine agitation de cette immence gare routiere, fini d'achever nos esprits fatigués. Les vendeurs des differantes compagnies de bus nous assaillent. Chaqun nous veut dans son bus. Nous finissons par céder pour un bus partant a 21h00 direction Manali et passant par Dharamsala : le bus a l'air confortable et le prix et correct. Affaire conclut. Nous profitons de cette heure de battement pour quitter momentanemant l'agitation perpetuelle de la gare, pour l'allechante ambiance d'un bon resto. Nous poussons la porte du premier que nous croisons atterissant sans le vouloir dans un resto des plus chic : lumieres "fashion", armée de serveur (dont les 3/4 pitwaient), et clientelle soignées. En effet avec nos dégaines de routard, nous étions les seules "gueules" des lieux. Parfait contrast avec l'élegances des familles indiennes fortunées des tables alentours. Cette fois-ci, c'était nous les "indigenes". Qu'a cela ne tienne! L'objectif sera rempli : a savoir, "bide pété"
21h, nous rejoinions notre bus, chargeons les sacs et nous installons confortablement sur les sieges moelleux. Deux heures et quelques "biddies" plus tard, le bus démarre enfin. Nous comprenons alors que la compagnie voulait attendre d'avoir un maximum de passagés avant de mettre les voiles. Au final, nous ne sommes qu'une vingtaine, tout au plus, a nous partager ce grand bus, possédant de plus, des couchettes. Mais n'ayant pas choisi l'option couchette (le prix est logiquement plus élevé), nous dormons étandus sur deux sieges chaqun. Nous avions misé que le bus ne serait pas plein et qu'il y aurait forcement des places de libres pour s'affaler : ce fut le cas. Malgres tout, le someil peina pour se manifester. Pourtant l'esprt en aurait bien besion. Le corps a eu sa bouffe, il va bien, mais l'esprit veut un vrai pieu.
Pour une fois, et à ma grande surprise, le trajet s'avere plus court que prévu et à 4h30 A.M le bus nous arrete à destination. La tete dans le cul, nous essayons de faire le point : Ou sommes nous ? Apres récolte de quelques infos, nous constatons que cet "enfoiré" de bus nous a laché à 10km de Dharamsala, a 10km du pieu ! Par chance, un chauffeur dormait non loin de nous dans son taxi. Réveillé, il nous demanda 400Rs, que nous descendons difficilement à 350Rs (l'heure n'était plus à la négociation), pour nous amener. Nous roulons donc pendant 20min, nous traversons Dharamasala, montons jusqu'a McLeod Ganj et arrivons enfin a Dharmakot, réel point d'arrivée de notre périple. Ce petit village tranquille, juste au dessus de McLeod, d'ou notre bon ami Matthew nous avait conseillé une charmante guest house. Guest house qu'il nous fumes impossible à localiser à 5h du mat', la tete et le corps extenué. Nous commencons donc a caresser l'hyposthese de dormir "à la belle", le coin est tranquille, la foret environante paisible, lorsque nous croisons un homme et ses anes, à qui nous demandons l'hospitalité. La chance fut de nouveau au rendez-vous, en effet l'homme possede des chambres d'hotes et nous y invites naturellement. C'est ainsi que le samedi 6 octobre à 5h30 A.M et apres presque 24h de route, nous tombons sur notre premier "regard sincere" en terre tibetaine, qui comme annoncé précédament, nous rempli de soulagement : enfin le pieu ! Demain (ou plutot, tout a l'heure), nous irons voir McLeod Ganj et le peuple tibetain...
Flo
PS : j'ai ajoute des liens vers des photos - à droite
mercredi 24 octobre 2007
Tushita Center - PICTURES
Flo hosts the pictures on an other account: pictures. Please check the link on the right of the screen, under the "archives" if this one doesnt work!
Please leave me a comment with you email, in case i'd travel in your country soon!... Thanks!
Also, sme of you had a camera on monday night at the restaurant: i'd really appreciate to get some of them so if you can send some to me (le_pitw@hotmail.com) i'd be delighted!
Thanks again to all of you. Enjoy your trip through life, whatever you do with it!
May you all be happy.
dami
n'oublie pas de vivre
What about me ?... (dami)
First thing is that the inner experience i'm going through is much more difficult to share than anything else! So dont worry if you dont understand, or think i'm crazy... everything makes sense to me, much more than anytime in my life before!
I pretty much always knew that pitw is good, both mentally and physically speaking. Well that's one idea of mine that wont change! For the rest, it's not so sure!
It's just amazing to realize how much we all have to learn: about the world, about humans, and about ourselves. There's so little we know about our own mind...
I feel very sensitive to that particular issue now that i've spent ten days on a meditative retreat (at Tushita Meditation Center in Daramkot). Basically we were not allowed to speak with each others, and spent our days either getting teachings from bouddhists monks and nuns (Thank you to Venerable Sarah who spent so much time speaking with us), or meditating. That could sound like a strange idea, but i think it's necessary thing to do. Dont worry i wont come back shaved and dressed with an orange and red dress! So far, i used to say that there's no god down here, nor up there. I was rather reluctant to any ideas about mysticism because i never had any esoteric experience that could prove me anything. But somehow meeting monks that have trained all their life into meditation and into the way of the Bouddha, somehow doubts have blossomed in my mind as i was trying to understand their way. Doubts about everything. It probably wont make any sense to you, but doing some meditation on death, impermanence or emptiness, really made me experience some states of mind that i had never gone through before; especially about death! And again: meeting a monk is enough to feel that you're not on the same spiritual level: and he seems to feel much better than any of us!
From a more practical point of view, there's a lot to think about what bouddhism says about Anger and Attachment for exemple; about how they are the two main causes of delusions and suffering in our lives. It really sounds strange to think about it this way, but what bouddhism says is basically that our own mind is creating all our suffering itself. Not intentionally, but because there's so much mud in our minds, that we dont see the true nature of reality. Hard to know if it's monks' fantasy... it does sound very different from everythying i was told before?... and monks are not supposed to lie anyway... and if i look closely there's got to be something about them! Always smiling and laughing about everything, loving towards all beings (from MY own being to the mosquitoes...), peacefull... Ten days is very short as you dont have much time to go into the very subbtle notions that we learned about, but it's enough to get the basics that make sense. And from that i feel the great need now to experience it in my everyday life. What can i gain from training in being mindfull about my own thoughts? Can I also feel better by being compassionate towards all sentient beings? What can i do to avoid self inflicted suffering? It makes a lot of sense to me that everyone should be treated equally, but it's hard to feel the same about your friends, enemy and strangers... Who is the "i" to which i'm so attached and stuck? Where does he come from?... What is he in the middle of the emptiness? I spent one hour meditating on understanding why i'm not an ant or a monkey... and couldn't find any reason! Once again it might sound totally obscure, crazy, senseless, useless... but who knows what it feels like to experience it? I do because i have for ten short days. And i've discovered great things happen inside, in the "mind", in that place into which you never look because you're so occupied with thoughts!
Whatever this whole bouddhist spirituality says, it resonates with me on a lot of ideas. Monks are a real source of inspiration and trust, and meditation actually is really usefull to create a link between mind and thoughts. I hope i can explain that to you directly sooner or later because i cant make my point here! You'll see what change you can feel when i come back. Hopefully it will be good!
Wow, i dont know if anyone understood anything so far. I had to re-read what i wrote about bouddhism... and i stoped before i would forget everything i really understand but obviously cant explain!
Nevermind.
What you have to know is that i feel great about this experience. I ve done so much thinking about lots of you, about friendship and love, about anger and hated, about a whole buch of mistakes i've made... Human-experience as you live ten days with people you dont speak to, but to whom you somehow feel so connected; and that proved to be right after we left and had the best diner-party in town (braslians are crazy people!). Intellectual experience too, as through meditation you can honestly adress deep issues like death that you would never think about otherwise. The whole experience of observing the mind without clinging to thoughts, without judging, is just amazing; believe me. I may not be a better person yet; but i'm looking for situations to experience things; to experience if being mindfull about others, loving and compassionate, is a path to lasting happiness.
And if it's not, at least i'm sure not to hurt anyone during that time!
For those who might be worried about me (Mommy...) , there's absolutely no reasons! I love what i do, i'm excited for what's still to come, and i'm putting together some good projects for later!
May you all be happy! :oD
mardi 23 octobre 2007
Hakuna Matata
Pictures of Tushita center will also come tomorrow i think.
Now i have more interesting concerns: HAKUNA MATATA - swedish version (thanks to Sara). If you can leave a comment with the lyrics from your conutry, i d be delighted! Thanks everyone for last night: great dinner and great headache today!...
Hakuna Matata
Det är ord som är bra
Hakuna Matata
Gör att man blir glad
Inga bekymmer
Man är lycklig var dag
Är en härlig frid, filosofi
Hakuna Matata
-För, när han var ett vårtsvins barn
-När jag var ett vårtsvins barn
-Oerhört bra
-Tack!
Hans mage var krånglig, det var inte så lätt
Det blev tomt på savannen när han blivit mätt
Jag var känslig och vek, trots mitt tjocka skin
Var så svårt, ingen polare som ville bli min
Åhh vilken skam
(Han skämdes så)
Ville helst byta namn
(Vad betyder ett namn?)
Alla bort från mig sprang
(Hur kändes det?)
Varje gång som jag...
(Nej Pumba, inte inför barnen)
Oh, Förlåt!
Hakuna Matata
Det är ord som är bra
Hakuna Matata
Gör att man blir glad
Finns inga bekymmer
Man är lycklig var dag
Är en härlig frid, filosofi
Hakuna Matata
Hakuna Matata x 4
Hakuna Matata
Det är ord som är bra
Hakuna Matata
Gör att man blir glad
Finns inga bekymmer
Man är lycklig var dag
Är en härlig frid, filosofi
Hakuna Matata
Hakuna Matata
mercredi 3 octobre 2007
Kashmir, le cul entre deux chaises
Vendredi 28 Septembre a 7h du matin donc, nous avons pris un bus direction Srinagar, toujours accompagnes de Mattiew. Le trajet pris a peu pres 17h. Apres 12h de route, nous avons fais une escale a Drass pour y passer la nuit. Ici nous avons fais la connaissance de Tomo (un sympatique Japonnais, expert dans l'art delicat de l'Origami).
Puis apres cette courte halte dans ce minuscule village, le bus reprit la route pour Srinagar a 5h du matin.
Pour beaucoup, Kashmir rime avec Guerre et Insecurite. Disons que c'est partiellement vrai. Sur le route, la beaute des montagnes de l'himayala Ladakhi cede peu a peu sa place au grand plateau du Kashmir et a ses regiments de militaires. Je crois bien n'avoir jamais autant vu de soldats de ma vie. A premiere vue, la region est bien en guerre. Mais en approfondissant le probleme, nous constatons que la presence de l'armee Indienne, n'est la que pour affirmer l'autorite de l'Inde dans cette region.
En effet, tout comme son voisin le Pakistan, l'Inde reclame la legitimite du Kashmir. Pour l'instant, les deux partis se tiennent tranquille et les relations vont de l'avant. Il n'y a pas eu de nouveau conflit depuis quelques annees (pourvu que ca dure)
En demandant autour de nous, nous constatons que la majorite des Kashmiris preferaient etre rataches au Pakistan; ou encore mieux reunir les deux Kashmir (cote Pakistanais, et cote Indien) pour former un etat independant. Finalement, "rien de nouveau sous le soleil"
Malgres ce "climat de guerre" donc, nous arrivons a Srinagar, capitale d'un million d'habitants (ville moyenne pour l'Inde). Cette ville s'etant autour d'un lac magestueux, et sa particularite est que sur ce meme lac, pullule un nombre incalculable de HouseBoat : comme sont nom l'indique, des maisons-bateaux. Ce sont en fait des sortes de peniches a l'anglaise (vestige de la colonisation passe).
Le bus n'etait pas encore arrivee a destination, qu'un homme, monte en route a environ 8km de Srinagar et nous aborde tous les trois. Comme souvant en Inde, il veut que nous allions dans son hotel, en l'occurance un houseboat. Nous commencons a connaitre les techniques employees (habitude vite adopte pour survivre ;) ), mais la proposition de l'homme a l'air interessante : Le prix est raisonable, le bateau a l'air beau (il avait des photos sur lui, normal), et l'emplacement, sur Nagin Lake (l'endroit le plus tranquille selon le bon vieux "Looney"). Apres longue discussion entre nous, nous avons decide d'aller voir son offre si "wonderfull" selon ses dires. Apres tout, si le lieu ne nous plais pas, on se casse.
Nous arrivons a Srinagar vers 10h du matin. Nous descendons du bus et suivont donc cet homme, Javeed de son prenom. Son frere nous attendait avec un mini van. Aussitot les sacs recuperes, nous embarquons avec Javeed et Bilal direction le "New Zenith" (nom de leur houseboat). Apres a peine trois minutes de route, nous arrivons sur place...
Bordel, il y a vraiment des jours ou il vaut mieux rester couche pour eviter d'avoir des ennuis...
Et des jours ou tu remercies la providance d'avoir place Javeed sur ton chemin...
L'endroit est splandide. Comme annonce, sur les rives tranquilles et calme, loin de l'agitation de la ville. Le houseboat est un petit manoir anglais flottant. Les chambres sont spacieuses, le salon et la salle a manger sont dignes d'un lord anglais. Et prendre le the sur la terrasse du "bateau" donnant sur la plainitude d'un lac regorgant de vie, est un vrai plaisir : Il y a la un nombre inimaginable de variete d'oiseau. Canards, martin-pecheurs, "poules d'eau", aigles... que sais-je encore...
A 300 roupies (moins de 6euro) en pension complete, nous avons decide de faire de cette endroit, le lieu ideal pour se relaxer quelques temps ;)
Voila donc presque une semaine que nous pitwons comme il se doit dans ce petit havre de paix. Nous avons aussi visite le centre de Srinagar, et le Temple de Shankaracharya surplombant la ville du haut de sa colline ; le tout bien sur sous l'oeil vigilant de l'armee Indienne. Grace a Javeed, nous avons pu nous procurer un petit Shikara (sorte de gondole local navigant par millier sur le Lac et ses cannaux) pour nous promener a notre guise au travers les merveilles qu'offre les Jardins Flottants. On regrettera quand meme la pollution omnipresente des que nous nous approchons trop de la ville, qui donne a ces jardins des allures de poubelle geante... une fois de plus, l'homme est irresponsable...
Mais ces "excursion" en centre ville sont souvant, comme partout en Inde, tres fatiguante pour l'esprit tant la foule est omnipresente.
Heureusement, le "New Zenith" et son entourage est un paradis rare qui nous revitallisent a chaque fois.
Et s'est une fois de plus sous les chants des nombreux muezzins environants, que nous comtenplons un couche de soleil ou les aigles et les chauves-souris s'adonnent a de gracieux ballets, inoubliable sur ce lac feerique.
Ce soir encore, nous allons en prendre plein la vue, puis apres s'etre restaures de la succulente cuisine de maman Javeed en discutant avec lui ou son pere de maintes et maintes chose (de la situation au Kashmir et de l'occidentalisation, en passant par l'Islam et l'hypothetique Salut de l'Humanite), nous irrons nous coucher... detendus...
Vendredi nous quitterons ce Kashmir mal aime, qui comme beaucoup ne demande qu'a vivre, pour nous diriger vers Dharamshala et la demeure d'exile du Dalai-Lama...
dimanche 30 septembre 2007
A propos du Ladakh...
C'est donc par un soleil de plomb et l'incroyable spectacle des sommets enneiges culminants a quelques 6000m que nous arpentons d'un pas leger, bien que vite essoufle, le dedale de rue de Leh. Guides par Mathew, un sympathique Australien que nous avions rencontre la veille et qui deviendra notre fidele et premier compagnon de route, nous visitons, en profanes assoiffes de connaissances, les multiples gompas perches sur les falaises de la ville. Ces monasteres bouddhiques semblent receler une infinie sagesse a laquelle nous initie Mathew qui en suit les enseignements depuis qu
elques mois. Mais Leh, qui nous etait apparue si accueillante et sereine, se revelera vie ettouffante. Comme nous le confirmera une semaine plus tard le reportage ''Ancient Futures - Learnings from Ladakh'' de Helene Norberg-Hodge (tire du livre homonyme dont je conseil la lecture a tous les curieux qui s'interessent aux 'dommages collateraux' de notre soit disant 'developpement et croissance'), Leh stigmatise toutes les derives du developpement a l'occidentale. Longtemps isole et repondant aux besoins tant materiels et physiques que spirituels et psychologiques de sa population, le Ladakh commence effectivement a se moderniser dans les annees 70. Afflux de touristes peu eduques au respect des cultures ancestrales, monetarisation d'une economie jusqu'alors fondee sur la cooperation dans de petites communautes, devaloriation d'un mode de vie equilibre par un occident etouffant, exclusif et pretentieux dans l'affirmation de sa superiorite... Il se passe ici en 30 ans ce qui, chez nous, s'est mis en place en deux siecles de revolution agricole et industrielle. Mais au final les effets sont les memes: destruction du lien social et humain au profit d'un emploi salarie economiquement plus valorise, d'ou exode rural et destruction de l'equilibre entre les ressources naturelles fournies par la terre (nourriture, materiel de contruction des habitats, eau potable...) et besoins des communautes travaillant cette terre, pourtant si hostile au pre;ier abord (ici la neige gele les terres 6 mois par an: tout le travail doit etre fait les 6 autres mois). Les consequences sociales et environnementales risquent d'etre desastreuses... si rien n'est fait... Leh, village prospere il y a encore 30 ans, n'est deja plus capable de se nourrir, et doit importer de plus en plus de produits manufactures, de nourriture produite et emballee a des milliers de kilometres puis achemines par camions. S'ensuivent accumulation des dechets dans la nature, pollution, et mise en danger des producteurs locaux dans les villages, incapables de rivaliser avec les produits sur-subventionnes des grandes firmes.
Ces problematiques de developpement, contre lesquelles se mobilisent quelques trop rares associations a objectif durable, comme le courageux Women's Alliance of Ladakh, ont pour nous un triste et amer gouut de deja-vu... mele de culpabilite. Comme chez nous, les pays dits 'developpes', les memes causes ont eu les memes effets... mais a un rythme tellement plus eleve qu' il n est plus possible de nier l'evidence de lien de cause a effet. La culture Ladakhie, presentee comme sous developpee s'effrite peu a peu, laissant place a l'individualisme et a la discorde. Les anciens se rappellent: les gens etaient plus souriants et chaleureux, heureux, avant l'arrivee du 'modernisme'.
Ce constat, nous le ferons nous meme en quittqnt Leh au profit de 6 jours de trek dans les montagnes. 6 jours dans l'Hymalaya entre 3000m et 4000m! Un reve longtemps entretenu que nous allons enfin caresser! Au revoir Leh, humains, gazs d'echappement etouffants, dechets, rivieres poubelles, beton... on prend la route inverse de tous le sjeunes Ladakhis attires commes des mouches par la societe de consommation que nous fuyions; exode urbain, c'est vers le monde rural une fois de plus que nous allons chercher sagesse et reponses.
"No pain, no game", les premiers kilometres sont tres douloureux: la chaleur est etouffante, le soleil accablant dans cet immense desert, et l'oxygene nous manque a cette altitude... mais les hauteurs nous aspirent a elles. Nous le savons, chaque nouvelle montagne cache des merveilles qu'il nous faut decouvrir, peu importe l'effort! Havre de Paix et de Generosite, chaque nouvelle etape nus fait oublier en un instant les souffrance de la marche. Les souffrances se font d'ailleurs de moins en moins sentir: quel bonheur d'etre jeune et de pouvoir s'adapter ausse vite! Dans tous les villages que nous trqversons, la chaleur de l'accueil nous fait decouvrir un peu plus les bienfaits de cette culture Ladakhie, la vraie, l'originale, l'ancestrale culture des peuples des montagnes hymalayennes. Le lien social, la chaleur humaine, la cooperation sont ici des comportements naturels dictes par une environnement hostile autant que pa l'influence spirituelle du bouddhisme tibetain. Pendant 6 jours, nous partageons mdi et soir le toit et le repas des familles: un matin nous aidons aux champs la recolte des pommes de terre, en compagnie des femmes et des buffles qui labourent le champs; un autre soir je m'amuse avec une gamine de 6 ans alors que sa mere prepare le diner; un autre j'aide a la cuisine pour mon plus grand bonheur. Autant de moments vrais, simples, innoubliables, comme ces sourires qui ont jalonne notre route, de Likir a Sumdo, de Yamgthang a Hemis pouis a Ang.
Et toujours ces paysages aussi captivants que difficiles a partager au travers de mots. Ici la vie est rythmee par la Terre, et donc par le soleil. Pas de grasse matinee qui tienne, nous profitons de chaque rayon de soleil: de l'aube au crepuscule, a chaque heure sa lumiere, et a chaque lumiere son lot d'emerveillement: fraiches brumes matinales, chaleur desertique au zenith, flamboiement crepusculaire... c'est naturellement dans un silenmce de circonstance que nous admirons enfin la lune prendre le relai du soleil pour eclairer ces geants de la scene qui ne semble jamais connaitre d'entracte. Les etoiles sont la aussi, et la Grande Ours accompagne Cassiope pour nous rappeler que nous sommes bien sur Terre. "La beate sauvera le monde"!
mardi 25 septembre 2007
5 days Trek in Ladakh
Just to let you know that our 5 day trek in Ladakh was inbcredible experience: wonderful landscapes (the most beautifuil i ve ever seen) and warm welcome from the families. I ll tell you more next time with pictures because the connexion here is so expensive...
Salut!
petit post pour vous rassurer: notre trek de 5 jours au Ladakh s est merveilleusement bien passe: magnifiques paysages a presque 4000m ( les plus beaux du monde apres le baou), acceuil tres chaleureux des familles dans les villages...
Je posterai les photos et plus de details la prochaines fois: la connexion a Leh est hors de prix...
biz a tous
lundi 17 septembre 2007
Vers les Montagnes
Cette ville offre pourtant encore des milliers de possibilités, mais la ville n'est pas vraiment le genre d'endroit où l'on pourra trouver ce que l'on cherche.
Comme nous l'avions prevu, l'appel des montagnes et de tout ce qu'elles peuvent signifier, se fit entendre.
Vendredi 14 Septembre, à 22h, heure local, nous avons pris le train direction CHANDIGARH. (regardez sur une carte, ou pas). Nous n'avons pas fait long feu dans cette ville : Arrivée à la gare dans les alantours de 3h (le temps est flexible aux Indes), nous avons pris un Rickshaw pour la gare routiere. Ce qui est marquant en Inde, c'est qu'il y a du monde, partout, tout le temps.
Apres avoir obtenu quelques renseignements pour localiser le bon bus, nous nous sommes procures des places, à 4h15 du mat' pour le bus direction MANALI, plus ou moins 300km : Depart 4h30 --> Arrivee 16h
Ce voyage en bus est une aventure en soi. Douze heures dans un bus regulier, avec son lot de gens qui vont et viennent, qui montent et descendent du bus et tout cela dans un bordel organisé, à l'Indienne. Je ne sais pas combien d'arrets etaient deservis, mais en douze heures, cela fait un paquet. La route aussi merite le coup d'oeil : une longue route à travers les montagnes et la petite jungle, avec autant de nid de poule que d'indien. Pas tres large, disons qu'en général, deux bus ou camions (je ne les compte plus) peuvent se croiser sans trop de probleme. Mais bien sur , aux Indes, on roule a l'Indienne : klaxon, dépassement dans les endroits les plus tordus, mais à 25 ou 30 km de moyenne, ca passe ;)
Arrivé à MANALI, samedi 15 vers 16h épuisés, nous avons pris un dernier Rickshaw (2km en montagne), pour gagner le vieux village de VASHISHT.
Enfin la recompence de cette fatiguante, mais neanmoins instructive, escursion.
VASHISHT est un petit village perché (plus de 2000m) dans les hauteurs de MANALI. Il se tient à flan de montagne, et domine la vallée. Au nord, le fleuve qui emprunte cette meme vallée semble venir de l'infini, tant les magestueuses montagnes, dont il descend, paraiessent caresser le ciel.
Autour de nous, certain de ces geants pointes au-dela des 5000m.
Dans ce cadre magnifique donc, se tient notre vieux petit village. Il s'organise autour d'une petite place encadrée par un temple dédié à SHIVA, un vieux temple habritant une source d'eau chaude et des petits magasins de textiles. Beaucoup de gens vivent de la vente de leurs créations (habits de laine en tout genre).
Le vieux temple est l'endroit le plus sacré du village. Dans son enceinte se trouve un petit sanctuaire où les gens viennent prier. Ainsi qu'une sorte de forum de discussion ou les vieux sages vivent et où l'on peut discuter de choses et d'autres. De plus, grace a la source d'eau chaude qui traverse VASHISHT, des thermes ont été aménagé à meme la roche, pour le bonheur de tout le monde.
L'eau qui coule dans ces bains est réellement tres chaude : je ne sais pas quelle temperature exactement mais imaginez un bain tres chaud ;)
Outre la population local, ce magnifique village a su envouter nombre de routard (et des routards, tout ce qu'il y a de plus roots). Je ne sais pas combien d'entres eux vivent ici à l'année, mais cela ne m'étonnerai meme pas s'ils y vivaient tous.
Nous avons posé nos affaires dans une petite auberge tenue par un certain Micheal, un jeune indien beau gosse ;) Il est vraiment tres cool et nous avons bien trippé ensemble, ainsi qu'avec sa principale locataire, probablement à l'année elle aussi : Ganga, une italienne de 40 ans, completement barrée et avec qui nous qvons fait une partie de cochon.
Techniquement, nous sommes encore dans ce village jusqu'à 2h du mat. Nous partons en mini-bus vers des hauteurs encore plus lumineuses, direction LEH et ses hauts plateaux desertiques. Une fois de plus, 16h de route, mais ca en vaut une fois de plus le coup.
Hakuna Matata !!!
About transport in India
Out of Dehli we took a train to Chandigarh, in Punjab. From what we were told by friends it can be a real mess, but as we were traveling by
At the beggining there was a nice atmosphere as we met a cool girl from the UK to play cards with; but as the night grew darker people started to fall asleep around us, and at the time i write those words in my roadbook, there a strange feeling of Tim Burton here... a lot of noise comes from all around, the wind comes in from the windows and the fans on the roof, some lights here and there... some police officers, or from the army, anyway they have guns but look cool...
As good European guys our first thought was ''300km? 6 hours maximum!''. Obviously some 11 hours later when we were struggling for a little place in the same bus that had got crowded with the hours, we realized we were wrong! During almost 12 hours it was like being in a strange roller coaster: the road is onl large
An other very special moment of this week end: the bath we took in a hindou temple, in natural-hot water from the entrails of the Himalayan Mountains. Around us some Sadhou spent their days in the temple, doing nothing but smoke and wait... nothing more.
jeudi 13 septembre 2007
Good bye Dehli?
A la demande de certains et certaines dont je ne saurais ignorer les cris de détresse, voilà des news en français. Et à ceux dont l'enthousiasme pourrait s'emballer à la vue de la fréquence élevée à laquelle je poste, je voudrais dire: ça va pas continuer! Une raison simple: on pense quitter Dehli demain ou ce week-end, et avec le comfortable cocon Gulmoharien avec sa connexion internet... direction? Le Ladakh, région "tant soit peu" (comprendra qui voudra...) plus sauvage, et le Cachemire, région que l'"ambiguité" (comprendra qui pourra) politique et militaire rend dangeureuse.
Bref, trêve de digressions douteuses. Voilà déjà trois jours que nous sommes à New Dehli. Comme je le disais dans le précédent message, que les non-autre-chose-que-francophone n'ont pu comprendre, nous logeons chez Jean-Ga, un pote de Reims depuis expatrié ici. On est donc très bien logé dans un beau quartier dont le calme est très appréciable. Cependant, aussi confortable et réconfortant que soit l'accueil, ce n'est pas ici que s'épanchera notre soif d'aventure! On monte donc vers le Ladakh rapidement, avant que les routes vers Leh ne ferment (certains cols sont à plus de 5000m... le col de la bonette n'a qu'à retourner se coucher!...).
ps: 5000m = plus de 10 baous!
Quoi qu'il en soit, que dire de Dehli? Il est peut-être un peu tôt pour faire un commentaire dont l'intérêt serait digne de cette ville! On a pas mal arpenter différents quartiers: des nombreux parcs et espaces verts, seuls lieux pour échaper à la folie et au bordel ambiant, aux temples Sikhs, Musulmans, ou Hindous. Il faut dire que le bordel ici n'a rien de comparable avec ce que l'on connait! Même à Paris! C'est dire! Il y a des milliers de voitures, motos, rickshaws (le meilleur moyen de transport) partout, et le sport national est le klaxon: sur toutes les voituures il est écrit "please horn"... no
On redécouvre également l'aura qu'ont pu avoir certaines figures emblématiques de l'histoire Indienne et le tragique destion de la dynastie Gandhi-Nehru; ainsi que leur message de non violence absolu: "Le Khadi Spirit c'est cela: l'infinie patience, l'infinie foi, la compassion envers tous les êtres humains, la renonciation totale à tout ce qui est capable de blesser..."
mercredi 12 septembre 2007
Arrival in Gulmohar, New Dehli, India
Cool we're there, and so far with no "liquide-dumping" problem! That's already two good news in one line to tell you how satisfied we are to be here!
We came straight from the airport to Jean-Ga's ( a friend of mine) apartment. Well when i say straight it's of course after the taxi-negociation: the guy actually had no idea where Gulmohar Park is, and didn't mention it before an half-an-hour drive... So we had to stop in a tourist information and then he wanted to charge us four times th
Well, that first glance at Indian life was interesting, though short. I'm already looking forward to tomorrow to go get lost in the Old Delhi the whole day!
I think we'll stay here until the end of the week and then we'll go up north to Ladak and Cachemire before it's too cold and before the collar of mountains get stuck because of the snow!
We'll let you know! :oD
lundi 10 septembre 2007
Bahrain International Airport
pitw...
vendredi 7 septembre 2007
Paris et moi...
Au fond, dans la voiture suivante, un gars s'epoumonne dans un micro. De toute facon il y a trop de bruit.
Un tunnel noir a peine illumine par quelaues soient-disantes "sortie de secrours"... vers quoi? Entre lui et moi des humains vitreux le regard perdu derriere la vitre... vers quoi?
Tiens le voila le chanteur des sous-sols! Il a change de voiture a Bastille, comme souvent. Que chante-t-il? J'ecoute meme pas. Y'a trop de bruit. Et personne d'autre ne l'ecoute. Personne ne l'entend son "Rythm n' Blues" de zonard. Mais lui il continue du beugler. Tant mieux si ca lui fait du bien. J'en ferais bien autant...
A Paris on peut tout faire. TOUT. On peut tout faire sans que personne ne le remarque. Mais au final personne ne fait rien parceque personne n'en a rien a faire. On est bien torp occupe a attendre de crever; comme ces deux SDF, ou Sans Domicile tout court, qui dorment par terre sous le panneau 'REPUBLIQUE" ou je suis enfin arrive.
J'entretiens vraiment une relation etrange avec cette ville. Mais je suis content de passer ma derniere semaine ici... parcequ'il y a d'un cote tout ce que je refuse de rencontrer encore dans ma vie, comme cette rame de RER surchargee qui m'a faite litteralement vomir a Chatelet, et d'un autre cote tous ceux que je n'ai pas envie de quitter et d'abandonner ici... Marion en premier lieu...
vendredi 31 août 2007
Le reste de l'équipage
N'empêche c'est le premier sur la liste, et c'est pas pour rien!
Il est artiste, marron, et fait des "installations" très sympas!
La coquine là c'est Marion: la géographe/navigatrice qui va nous rejoindre en cours de route. En fait on va se perdre et elle nous retrouve en décembre pour la suite du trip.En plus d'être mimi comme pas deux elle a un petit accent québécois depuis qu'elle habite là bas: trop chou!
En plus de sa bonne humeur c'est la biologiste/environnementaliste du groupe!
C'est aussi le cerveau de la bande: hé oui il en fallait bien un pour six!
Il nous fait bien rire ce con, heureusement qu'il est là et pourvu que ça dure!

Et pour finir un snakes et un rats, pour que tous les autres snakes et rat nous pardonnent de ne pas être cités au dessus...... et pour leur assurer qu'on pense aussi à eux!
le Baou de St-Jeannet: départ et arrivée.
Voilà ça c'est notre maison: le Baou de St-Jeannet, le plus bel endroit du monde jusqu'à ce qu'on me prouve le contraire ;o) ... Le but de ce voyage c'est aussi ça: détrôner le baou comme endoirt le plus posé!
C'est là haut au sommet que bayu et moi avons pour la première fois imaginé partir pour l'Asie: lui pour voir le Japon, moi pour la Thaïlande et le Vietnam. C'était le 1er Janvier 2005 après le nouvel an chez Jérôme; il y a bien longtemps! L'attente a été longue mais bénéfique quand on voit ce que le projet est devenu à force de maturité!
Bref c'est de là qu'on part et c'est là qu'on reviendra, quoi qu'il arrive. Je voulais mettre cette photo comme premier post pour pouvoir venir la regarder quand il nous manquera ce baou!







