Comme certains le savent deja, je me suis recemment fait plaiz' a l'achat d'un nouvel appareil photo: un Canon 400D, avec 2 objectifs (18-55mm et 55-300mm). Envie de progresser dans cet art, de developper ma capacite a partager la beaute de notre route... Les envies et les raisons sont multiples et me suivaient depuis trop longtemps pour ne pas y succomber!
Je cree donc une nouvelle section dans la rubrique photo, pour mes cliches preferes: Daminou's Special ne retrace pas forcement notre voyage geographique, mais plus des clins d'oeil personnels sur la foule de details qui nous echappent parfois... Beaucoup d'essais, pas toujours reussis, pour transmettre des emotions d'une nouvelle maniere...
Hope you'll enjoy watching my pics as much as i do taking them!
damien
mardi 29 avril 2008
lundi 21 avril 2008
Shibuya, un Dimanche comme les autres...
Le dimanche a Shibuya c'est le Japon qui craque son slip apres une semaine de travail.
Damien
Le contraste entre Shibuya le dimanche et le reste de Tokyo dans la semaine est saisissant... et rassure aussi mon esprit de plus en plus angoisse par tant de conformisme, de rigueur, et de plaisir refoule, pervertise.
Le meilleur endroit pour assister a ce deballement d'instincts sociaux severement reprimes est certainement YogiYogi Parc, au nord de Shibuya. En cet endroit seulement et a cet unique moment, on troque les costumes sombres et etouffants pour des deguisements manga-esques, les attitudes austeres pour une explosion communicative des sens, et les attache-cases pour toute sorte de jouets et d'accessoires delirants! Le prototype du parfait business man se transforme alors un enfant dejante et surexcite, retour de quelques annees en arriere vers un bonheur delaisse... mais pas encore oublie ni abandonne.
C'est ainsi qu'a peine arrives a YogiYogi Parc nous nous retrouvons plonges dans une foule de gothiques accompagnes de lolitas, jeunes poupees en froufrou et dentelles, passablement sexy dans un autre univers. Au milieu de cette foule maquillee, coiffee, de noir vetue, et laissant depasser de la dentelle rouge en haut d'une cuisse denudee ou d'un nombril aere, certains Bisounours de plus d'un metre soixante ont egalement fait le chemin de retour vers l'enfance.
Les sens s'echauffent rapidement: tantot amuses par de deferlement d'extravagance, souvent excites par la blancheur d'une cuisse sous de la dentelle qu'on imagine n'etre pas qu'un deguisement, toujours fascines par la folie des memes japonais qui nous avaient sembles si tristes et resignes le reste de la semaine!

De l'autre cote de la rue, ces neo-gothiques du XXIeme siecle laissent le champs libre a leurs homologues degeneres de la generation precedente: ceux qui il y a 30 ou 40 ans ont grandi aux rythmes du "twist", "bougie-wougie", et autre "rock n' roll". Eux non plus n'ont pas oublie leurs belles annees: Santiags usees, Jeans moulant, veste en cuir cloutee, tatouages, et bananes a faire palir Elvis Presley! La biere coule a flot dans des gosiers essoufles par un dehanche qui ne s'arrete que le temps d'un coup de peigne. Dix metres plus loin, c'est dans des baskets et des vestes rouges flash, des jupes bouffantes pour ces dames et des jeans moulants pour les hommes, memes coiffures, que l'on danse sur les memes rythmes! Deux styles d'une meme epoque reunis sur les memes beats, sur un meme parking; une poignee de main sincere, un sourire, et quelques danses se partagent; une biere aussi. Bienvenue dans les annees 60!

En chemin on croise aussi des skaters, les mecs d'un cote qui se moquent et se tirent la bourre pour passer un saut avant les potes, une nana, seule, de l'autre, qui travaille un trick bien plus complique. En face les champions de BMX vrillent en tous sens, debout sur la roue avant, la roue arriere dans la main.


Dans les coins plus isoles des peintres composent, des ecrivains cherchent l'inspiration, et nous marchons le coeur leger au son enjoue d'une petite bande composee d'un batteur, un guitariste, et une saxophoniste.
J'admire, je m'emerveille, et j'essai de capturer tous ces instants isoles simultanement dans le meme endroit avec mon appareil... mais meme mon oeil et tous mes sens reunis se perdent dans cette masse vivante... Comment la decrire, la partager?
C'est alors que se produisit le drame; nous le savions sans meme nous concerter, Flo etait perdu, touche avec plus de force qu'un poing, plus de precision qu'une fleche, et plus de tranchant qu'un katana dans la main d'un maitre. La fesse aussi ferme que sa main sur son Bokken (sabre de bois), la delicieuse responsable du coup fatal porte en plein coeur a mon ami virevoltait, au ralenti, s'immobilisant avant de se jeter sur un nouvel assaillant, faisait danser son sabre autour d'elle dans une aura protectrice, jusqu'a avoir mis au sol tous ses adversaires; et mon innocent ami aussi. Maintenant que je vous decris cette scene le doute s'insinue: pratiquait-elle reellement le Kendo (voie du sabre) au ralenti, ou mon emerveillement me poussait-il a decomposer chacun de ses gestes en un subtil melange de grace et de force reunies?
Un peu plus loin, des hurlements sauvages nous parviennent d'un autre spectacle au sabre, ou l'on ne repete cette fois pas les katas, mais des scenes de combats bien plus sanglants; moins artistiques mais plus joues et mis en scenes.

Mais le voyage ne s'arreta pas la. Apres avoir traverse l'univers atemporel des gothiques ressurgis du moyen-age europeen, etre revenus dans les annees 60 aux Etats-Unis, au plein coeur des Trentes Glorieuses, et avoir traverse le temps jusque dans le Japon de l'ere Edo, nous avons ete accueillis sous les tropiques par les rythmes endiables des joueurs de Djumbes et des danceurs de Kapouera. Bienvenue au soleil: atmosphere detendu et de franche camaraderie ou se melent Japonais, Gaijins (les etrangers), blancs becs et blacks: tout le monde semble repondre a cet appel universel qui nous rappelle que nous sommes tous les memes! On aurait pu tourner une pub Beneton et oublier la froideur des relations sociales japonaises, qui veulent que l'on ne se rencontre pas dans le metro, les supermarches ou dans la rue...

Le melange est le meme sur l'ere de sport ou l'on joue a l'Ultimate Frisbee, au Foot, au Badminton... a cote d'associations etudiantes qui chantonnent en jouant et dansant d'etranges lithanies.
Pendant ce temps les petits enfants s'emerveillent des bulles de savons larguees, telles des petites bombes de simplicite par un petit avion que fait tourner dans une danse aerienne au bout d'un fil, la maman ou le papa.

Sur le chemin du retour, l'attroupement est massif pour le "Live for the Earth", ainsi que pour les multiples scenes improvisees sur le trottoire par des groupes independants, simples bandes de potes qui font leur promo loin des ecrans geants des rues principales de Shibuya. La langue japonaise est vraiment trop belle: les ecouter parler est deja un ravissement pour les oreilles, mais quand ils chantent, c'est le decollage assure pour une lointain planete, isolee ou je trippe tout seul. Je m'achete deux CD pour me remorer a souhait la simplicite des instants passes aujourd'hui.

Pour terminer cet apres-midi, qui vous l'avez surement compris, etait unique et merveilleuse, on croise une nana qui tend a bout de bras au dessus sa tete, une pancarte "Free Hugs". Je n'en demandais pas mieux, pouvoir communiquer un peu tout l'amour que j'ai ressenti dans la journee, le partager moi aussi. Je me blotti donc dans ses bras pour quelques secondes perdues au profit de nobles sentiments, et la remercie comme je peux d'avoir mis une aussi belle touche finale a ma journee.
Ils sont forts ces japonais; tres forts!
Damien
Damien
Le contraste entre Shibuya le dimanche et le reste de Tokyo dans la semaine est saisissant... et rassure aussi mon esprit de plus en plus angoisse par tant de conformisme, de rigueur, et de plaisir refoule, pervertise.
Le meilleur endroit pour assister a ce deballement d'instincts sociaux severement reprimes est certainement YogiYogi Parc, au nord de Shibuya. En cet endroit seulement et a cet unique moment, on troque les costumes sombres et etouffants pour des deguisements manga-esques, les attitudes austeres pour une explosion communicative des sens, et les attache-cases pour toute sorte de jouets et d'accessoires delirants! Le prototype du parfait business man se transforme alors un enfant dejante et surexcite, retour de quelques annees en arriere vers un bonheur delaisse... mais pas encore oublie ni abandonne.
C'est ainsi qu'a peine arrives a YogiYogi Parc nous nous retrouvons plonges dans une foule de gothiques accompagnes de lolitas, jeunes poupees en froufrou et dentelles, passablement sexy dans un autre univers. Au milieu de cette foule maquillee, coiffee, de noir vetue, et laissant depasser de la dentelle rouge en haut d'une cuisse denudee ou d'un nombril aere, certains Bisounours de plus d'un metre soixante ont egalement fait le chemin de retour vers l'enfance.
Les sens s'echauffent rapidement: tantot amuses par de deferlement d'extravagance, souvent excites par la blancheur d'une cuisse sous de la dentelle qu'on imagine n'etre pas qu'un deguisement, toujours fascines par la folie des memes japonais qui nous avaient sembles si tristes et resignes le reste de la semaine!

De l'autre cote de la rue, ces neo-gothiques du XXIeme siecle laissent le champs libre a leurs homologues degeneres de la generation precedente: ceux qui il y a 30 ou 40 ans ont grandi aux rythmes du "twist", "bougie-wougie", et autre "rock n' roll". Eux non plus n'ont pas oublie leurs belles annees: Santiags usees, Jeans moulant, veste en cuir cloutee, tatouages, et bananes a faire palir Elvis Presley! La biere coule a flot dans des gosiers essoufles par un dehanche qui ne s'arrete que le temps d'un coup de peigne. Dix metres plus loin, c'est dans des baskets et des vestes rouges flash, des jupes bouffantes pour ces dames et des jeans moulants pour les hommes, memes coiffures, que l'on danse sur les memes rythmes! Deux styles d'une meme epoque reunis sur les memes beats, sur un meme parking; une poignee de main sincere, un sourire, et quelques danses se partagent; une biere aussi. Bienvenue dans les annees 60!

En chemin on croise aussi des skaters, les mecs d'un cote qui se moquent et se tirent la bourre pour passer un saut avant les potes, une nana, seule, de l'autre, qui travaille un trick bien plus complique. En face les champions de BMX vrillent en tous sens, debout sur la roue avant, la roue arriere dans la main.


Dans les coins plus isoles des peintres composent, des ecrivains cherchent l'inspiration, et nous marchons le coeur leger au son enjoue d'une petite bande composee d'un batteur, un guitariste, et une saxophoniste.
J'admire, je m'emerveille, et j'essai de capturer tous ces instants isoles simultanement dans le meme endroit avec mon appareil... mais meme mon oeil et tous mes sens reunis se perdent dans cette masse vivante... Comment la decrire, la partager?
C'est alors que se produisit le drame; nous le savions sans meme nous concerter, Flo etait perdu, touche avec plus de force qu'un poing, plus de precision qu'une fleche, et plus de tranchant qu'un katana dans la main d'un maitre. La fesse aussi ferme que sa main sur son Bokken (sabre de bois), la delicieuse responsable du coup fatal porte en plein coeur a mon ami virevoltait, au ralenti, s'immobilisant avant de se jeter sur un nouvel assaillant, faisait danser son sabre autour d'elle dans une aura protectrice, jusqu'a avoir mis au sol tous ses adversaires; et mon innocent ami aussi. Maintenant que je vous decris cette scene le doute s'insinue: pratiquait-elle reellement le Kendo (voie du sabre) au ralenti, ou mon emerveillement me poussait-il a decomposer chacun de ses gestes en un subtil melange de grace et de force reunies?
Un peu plus loin, des hurlements sauvages nous parviennent d'un autre spectacle au sabre, ou l'on ne repete cette fois pas les katas, mais des scenes de combats bien plus sanglants; moins artistiques mais plus joues et mis en scenes.

Mais le voyage ne s'arreta pas la. Apres avoir traverse l'univers atemporel des gothiques ressurgis du moyen-age europeen, etre revenus dans les annees 60 aux Etats-Unis, au plein coeur des Trentes Glorieuses, et avoir traverse le temps jusque dans le Japon de l'ere Edo, nous avons ete accueillis sous les tropiques par les rythmes endiables des joueurs de Djumbes et des danceurs de Kapouera. Bienvenue au soleil: atmosphere detendu et de franche camaraderie ou se melent Japonais, Gaijins (les etrangers), blancs becs et blacks: tout le monde semble repondre a cet appel universel qui nous rappelle que nous sommes tous les memes! On aurait pu tourner une pub Beneton et oublier la froideur des relations sociales japonaises, qui veulent que l'on ne se rencontre pas dans le metro, les supermarches ou dans la rue...

Le melange est le meme sur l'ere de sport ou l'on joue a l'Ultimate Frisbee, au Foot, au Badminton... a cote d'associations etudiantes qui chantonnent en jouant et dansant d'etranges lithanies.
Pendant ce temps les petits enfants s'emerveillent des bulles de savons larguees, telles des petites bombes de simplicite par un petit avion que fait tourner dans une danse aerienne au bout d'un fil, la maman ou le papa.

Sur le chemin du retour, l'attroupement est massif pour le "Live for the Earth", ainsi que pour les multiples scenes improvisees sur le trottoire par des groupes independants, simples bandes de potes qui font leur promo loin des ecrans geants des rues principales de Shibuya. La langue japonaise est vraiment trop belle: les ecouter parler est deja un ravissement pour les oreilles, mais quand ils chantent, c'est le decollage assure pour une lointain planete, isolee ou je trippe tout seul. Je m'achete deux CD pour me remorer a souhait la simplicite des instants passes aujourd'hui.

Pour terminer cet apres-midi, qui vous l'avez surement compris, etait unique et merveilleuse, on croise une nana qui tend a bout de bras au dessus sa tete, une pancarte "Free Hugs". Je n'en demandais pas mieux, pouvoir communiquer un peu tout l'amour que j'ai ressenti dans la journee, le partager moi aussi. Je me blotti donc dans ses bras pour quelques secondes perdues au profit de nobles sentiments, et la remercie comme je peux d'avoir mis une aussi belle touche finale a ma journee.
Ils sont forts ces japonais; tres forts!
Damien
dimanche 20 avril 2008
Eloge des toilettes japonaises
Les Japonais sont certainement les maitres dans l'art de preparer les sushis et de boire du the et du sake, mais que dire de leurs toilettes qui vous permettent d'evacuer le tout a l'instant propice??
Mise en contexte:
Vous etes dans un restaurant, un bar, chez des amis, dans la rue, n'importe ou en fait, et soudain il vous prend l'envie d'un numero 2. Sachez tout d'abord qu'au Japon ca n'est pas donne a tout le monde d'avoir une envie comme celle-la, et que les systemes digestifs habituellement sujets a la constipation passagere peuvent avoir quelques problemes pour se familiariser avec les habitudes gastronomiques japonaises. Bref tant pis pour ceux-la, parlons plutot de vous, oui vous qui etes prets pour un demoulage.
Eh bien sachez que pour commencer, une lunette chauffante est la pour accueillir votre delicat fessier si la temperature ambiante le requiert. Nous vous conseillons donc de ne pas oublier de prendre un bouquin avec vous avant, histoire de pouvoir faire durer le plaisir un peu plus longtemps que necessaire. Dans certains cas, vous pouvez par la suite faire jouer une delicieuse musique d'ambiance pour masquer la symphonie - ou la cacophonie - que vous etes en train d'orchestrer. Vos fesses bien au chaud, il vous est tres difficile de vous convaincre que vous avez fait le necessaire et que vous ne pouvez plus rien tirer de vous-meme. Mais ne vous inquietez pas, une autre rejouissance arrive!! Un petit bouton vous permet d'actionner un jet d'eau qui va vous laver l'orifice par lequel toute cette histoire a debute. Certains y prennent plaisir plus que d'autres, attention cependant a l'inutile gachis d'eau ;-) Pour vous mesdames, comme un numero 2 s'accompagne toujours (ou presque) d'un numero 1, le bouton d'a cote vous permet d'avoir un jet d'eau qui balaira une plus grande surface, mais encore une fois n'abusez pas, petites coquines! Apres un petit sechage rapide avec du papier toilette (vestige des toilettes medievales comme on en connait encore en Europe ou en Amerique du Nord), et apres avoir reussi a surmonter la douloureuse rupture entre votre fessier et la lunette chauffante devenue votre meilleure amie, il vous suffit de tirer la chasse d'eau, autant faut-il que vous reussissiez a la trouver dans certains cas, parmis la tonne d'autres boutons parfois presents et qui sont encore totalement inconnus (lire le Japonais peut etre un atout dans l'utilisation des toilettes japonnaises). Souvent, un petit lavabo se trouve sur le reservoir de cette incroyable machine et se met automatiquement en marche pour que vous n'oubliez pas de vous laver les mains.
C'est donc avec tristesse que se termine ce moment de plaisir, et deja vous avez hate de votre prochain numero 2 pour remettre vos fesses bien au chaud.
Je vous laisse, une envie pressante certainement!
Bon cassage! ;-)
marion
Mise en contexte:
Vous etes dans un restaurant, un bar, chez des amis, dans la rue, n'importe ou en fait, et soudain il vous prend l'envie d'un numero 2. Sachez tout d'abord qu'au Japon ca n'est pas donne a tout le monde d'avoir une envie comme celle-la, et que les systemes digestifs habituellement sujets a la constipation passagere peuvent avoir quelques problemes pour se familiariser avec les habitudes gastronomiques japonaises. Bref tant pis pour ceux-la, parlons plutot de vous, oui vous qui etes prets pour un demoulage.
Eh bien sachez que pour commencer, une lunette chauffante est la pour accueillir votre delicat fessier si la temperature ambiante le requiert. Nous vous conseillons donc de ne pas oublier de prendre un bouquin avec vous avant, histoire de pouvoir faire durer le plaisir un peu plus longtemps que necessaire. Dans certains cas, vous pouvez par la suite faire jouer une delicieuse musique d'ambiance pour masquer la symphonie - ou la cacophonie - que vous etes en train d'orchestrer. Vos fesses bien au chaud, il vous est tres difficile de vous convaincre que vous avez fait le necessaire et que vous ne pouvez plus rien tirer de vous-meme. Mais ne vous inquietez pas, une autre rejouissance arrive!! Un petit bouton vous permet d'actionner un jet d'eau qui va vous laver l'orifice par lequel toute cette histoire a debute. Certains y prennent plaisir plus que d'autres, attention cependant a l'inutile gachis d'eau ;-) Pour vous mesdames, comme un numero 2 s'accompagne toujours (ou presque) d'un numero 1, le bouton d'a cote vous permet d'avoir un jet d'eau qui balaira une plus grande surface, mais encore une fois n'abusez pas, petites coquines! Apres un petit sechage rapide avec du papier toilette (vestige des toilettes medievales comme on en connait encore en Europe ou en Amerique du Nord), et apres avoir reussi a surmonter la douloureuse rupture entre votre fessier et la lunette chauffante devenue votre meilleure amie, il vous suffit de tirer la chasse d'eau, autant faut-il que vous reussissiez a la trouver dans certains cas, parmis la tonne d'autres boutons parfois presents et qui sont encore totalement inconnus (lire le Japonais peut etre un atout dans l'utilisation des toilettes japonnaises). Souvent, un petit lavabo se trouve sur le reservoir de cette incroyable machine et se met automatiquement en marche pour que vous n'oubliez pas de vous laver les mains.
C'est donc avec tristesse que se termine ce moment de plaisir, et deja vous avez hate de votre prochain numero 2 pour remettre vos fesses bien au chaud.
Je vous laisse, une envie pressante certainement!
Bon cassage! ;-)
marion
vendredi 18 avril 2008
Osaka-Tokyo... resume d'un echec
Bon ben l'experience autosop a ete un bel echec!
Une bonne dizaine de kilometres a pieds pour trouver la bonne entree de la bonne autoroute, des chqngements de zones pa metro et train... bref 5 ou 6 hures de pitw... puis 10 minutes au peage panneau en main pour se faire virer par la securite;
Ensuite, rater le bus, marcher sous la pluie, prendre un tacos puis un train pour retourner au point de depart...
On a fini par prendre le bus de nuit pour Tokyo!...
damien
ps: les photos ont ete mises a jour!
pps: pas plus de nouvelles parceque j'ai rdv pour aller boire du Sake!
biz a tous!
Une bonne dizaine de kilometres a pieds pour trouver la bonne entree de la bonne autoroute, des chqngements de zones pa metro et train... bref 5 ou 6 hures de pitw... puis 10 minutes au peage panneau en main pour se faire virer par la securite;
Ensuite, rater le bus, marcher sous la pluie, prendre un tacos puis un train pour retourner au point de depart...
On a fini par prendre le bus de nuit pour Tokyo!...
damien
ps: les photos ont ete mises a jour!
pps: pas plus de nouvelles parceque j'ai rdv pour aller boire du Sake!
biz a tous!
mardi 15 avril 2008
Osaka-Tokyo
Bon on pars demain matin de Osaka pour Tokyo... en auto-stop...
Si vous avez pas de nouvelles dans 2 semaines... ben attendez plus longtemps!
hahahahhahhaha
biz a tous... desole pour le peu de nouvelles... ca vient....
damien et les snakes
Si vous avez pas de nouvelles dans 2 semaines... ben attendez plus longtemps!
hahahahhahhaha
biz a tous... desole pour le peu de nouvelles... ca vient....
damien et les snakes
vendredi 4 avril 2008
Shanghai Underground I
Shanghai, des tours. Beaucoup de tours lancees dans une folle course vers les etoiles. Dedans, les etoiles de la finances mondiales venues faire fortunes dans un pays qui n'assume ni son capitalisme, ni ses quelques regles. La course est lancee puisque personne ne sait dire non au Geant, et les tours montent, toujours plus haut. Bientot une tour a 1300 metre parait-il? On parait loger 100.000 personnes dedans!... L'absurdite meme a l'etude.
Sous ces amas de beton qui s'elevent vers le ciel, un monde underground qui a trouve un raccourci. Sous les fondations de ces grattes-ciel de verre et d'acier un monde de la nuit fait resonner a coup de bass et de lyrics obscurs les pulsations de vies qui alimentent cette folle course. Jusqu'ou peuvent-ils se faire entendre? Bonne question! On retrouve la pourtant une population bien heteroclite: des jeunes biens sur, dredeux pour certains, tatoues pour d'autres, pas de surprise pour ces ''marginaux'' qui se retrouve ici, pour une fois, au coeur de tout. Il y a aussi des vieux, des parents egares ou ceux qui ont su, au contraire, retrouver le chemin de la vie et de leur jeunesse; des business-men en costards debarquent regulierement, apparitions inattendues mais naturelles de ceux qui n'oublient pas que leur course vers les etoiles reposent sur des fondations solides; ne pas perdre de vue son origine semblent-ils avoir envie, pour une fois, de repondre aux objectifs dont ils sont matraques a longueur de journee quelques centaines d'etages plus haut!
Au Logo le vendredi soir ou au Shelter le samedi toute cette population se regroupe sous terre, dans des salles ou des bunker redecores d'enceintes surpuissantes; les coudes se levent d'abord, puis les mains ennivrees suivent dans un rythme effrene de Dub, Dub Step, Drum n' Bass, Raggae... C'est selon les envies des D-J qui se succedent. Tout le monde se detend, s'etend, et les corps raidis par des costumes pas moins rigides que tout ce beton au dessus nos tetes commencent a vibrer...
Charles, notre hote ici, alias Didje Lirium, s'eclate sous sa casquette Bob L'Eponge. Il n'est pas aux platines ce soir pour nous jouer ses tracks (titres) en preparation pour son premier album, mais son micro chauffe aussi vite que la salle. C'est le boulot du MC: assister le DJ en enchainant ses textes, prepares ou improvises, a la vitesse ou se vident les verres!
Mes verres se vident rapidement, et s'enchainent tout aussi vite. C'est comme faire du velo, picoler en boite; ca s'oublie pas! Pourtant ca fait longtemps et ca fait plaisir de reconnecter avec ce genre d'ambiance dans de si bonnes conditions! Je ne me souviens pas de la derniere fois ou j'ai pris autant de plaisir a danser sur du bon son.
J'admire Charles et le monde dans lequel il evolue: apres avoir quitte la France ou il galerait dans le marasme inevitable a tout artiste, eut-il du talent, des idees, et de l'energie a revendre, il s'est bouge des son arrivee ici pour rencontrer les artistes qui partagent sa passion du son a Shanghai et en Chine. Rapidement il seduit, anime des Gigs (soirees, scenes) et apparait lors de gros festival en compagnie d'artiste mondialement connus. Ca lui a pris un an et demi a peine. Beaucoup de sueur pour se faire sa place, mais il vit de sa passion. Voila l'histoire du MC ce soir qui fait bouger des centaines de personnes dans la salle, du punk au business man.
Je les admire donc de suivre leur passion, de vivre leur art. Rencontrer tous ces gars, des ''Didiers'', des ecrivains, des yogis, des masseurs, des danseurs, des peintres, des ''installateurs'' (special dedicaces a Aurel)... moi je sais rien faire de tout ca et ca me manque. Plus on avance, plus j'ai envie de prendre le temps d'apprendre a me sentir bien grace a ca: j'ai envie d'apprendre a danser depuis longtemps, ecrire aussi. La peinture japonaise me plait... Encore uns fois voyager elargi des horizon, et j'ai hate de me poser, parce qu'apprendre quand on bouge sans cesse c'est pas facile... Alors je bois et je danse en atendant le lever du jour...
6h du matin. La soiree se termine dans la bruime... un petit petage de bide au Bao Tzeu sur le retour (je precise qu'un Bao Tzeu est un delice qu pete un bide pour 40cents). et on se pieute...
Bonne nuit...
Sous ces amas de beton qui s'elevent vers le ciel, un monde underground qui a trouve un raccourci. Sous les fondations de ces grattes-ciel de verre et d'acier un monde de la nuit fait resonner a coup de bass et de lyrics obscurs les pulsations de vies qui alimentent cette folle course. Jusqu'ou peuvent-ils se faire entendre? Bonne question! On retrouve la pourtant une population bien heteroclite: des jeunes biens sur, dredeux pour certains, tatoues pour d'autres, pas de surprise pour ces ''marginaux'' qui se retrouve ici, pour une fois, au coeur de tout. Il y a aussi des vieux, des parents egares ou ceux qui ont su, au contraire, retrouver le chemin de la vie et de leur jeunesse; des business-men en costards debarquent regulierement, apparitions inattendues mais naturelles de ceux qui n'oublient pas que leur course vers les etoiles reposent sur des fondations solides; ne pas perdre de vue son origine semblent-ils avoir envie, pour une fois, de repondre aux objectifs dont ils sont matraques a longueur de journee quelques centaines d'etages plus haut!
Au Logo le vendredi soir ou au Shelter le samedi toute cette population se regroupe sous terre, dans des salles ou des bunker redecores d'enceintes surpuissantes; les coudes se levent d'abord, puis les mains ennivrees suivent dans un rythme effrene de Dub, Dub Step, Drum n' Bass, Raggae... C'est selon les envies des D-J qui se succedent. Tout le monde se detend, s'etend, et les corps raidis par des costumes pas moins rigides que tout ce beton au dessus nos tetes commencent a vibrer...
Charles, notre hote ici, alias Didje Lirium, s'eclate sous sa casquette Bob L'Eponge. Il n'est pas aux platines ce soir pour nous jouer ses tracks (titres) en preparation pour son premier album, mais son micro chauffe aussi vite que la salle. C'est le boulot du MC: assister le DJ en enchainant ses textes, prepares ou improvises, a la vitesse ou se vident les verres!
Mes verres se vident rapidement, et s'enchainent tout aussi vite. C'est comme faire du velo, picoler en boite; ca s'oublie pas! Pourtant ca fait longtemps et ca fait plaisir de reconnecter avec ce genre d'ambiance dans de si bonnes conditions! Je ne me souviens pas de la derniere fois ou j'ai pris autant de plaisir a danser sur du bon son.
J'admire Charles et le monde dans lequel il evolue: apres avoir quitte la France ou il galerait dans le marasme inevitable a tout artiste, eut-il du talent, des idees, et de l'energie a revendre, il s'est bouge des son arrivee ici pour rencontrer les artistes qui partagent sa passion du son a Shanghai et en Chine. Rapidement il seduit, anime des Gigs (soirees, scenes) et apparait lors de gros festival en compagnie d'artiste mondialement connus. Ca lui a pris un an et demi a peine. Beaucoup de sueur pour se faire sa place, mais il vit de sa passion. Voila l'histoire du MC ce soir qui fait bouger des centaines de personnes dans la salle, du punk au business man.
Je les admire donc de suivre leur passion, de vivre leur art. Rencontrer tous ces gars, des ''Didiers'', des ecrivains, des yogis, des masseurs, des danseurs, des peintres, des ''installateurs'' (special dedicaces a Aurel)... moi je sais rien faire de tout ca et ca me manque. Plus on avance, plus j'ai envie de prendre le temps d'apprendre a me sentir bien grace a ca: j'ai envie d'apprendre a danser depuis longtemps, ecrire aussi. La peinture japonaise me plait... Encore uns fois voyager elargi des horizon, et j'ai hate de me poser, parce qu'apprendre quand on bouge sans cesse c'est pas facile... Alors je bois et je danse en atendant le lever du jour...
6h du matin. La soiree se termine dans la bruime... un petit petage de bide au Bao Tzeu sur le retour (je precise qu'un Bao Tzeu est un delice qu pete un bide pour 40cents). et on se pieute...
Bonne nuit...
Vietnam, suite et fin du match
Malgre mon dernier post un peu deprimant sur le Vietnam, c'est avec l'ame joyeuse et remplie d'espoir que nous primes le train de nuit pour les montagnes du nord-ouest du pays. Espoir d'y trouver du calme, espoir d'y trouver des gents accueillants qui voient en nous autre chose que des billets verts, espoir de trouver une nature encore intacte, espoir de pouvoir enfin apprecier ce magnifique pays a sa juste valeur...
Nonobstant le chauffeur de minibus entre la gare et le village de Sappa, qui a sans hesitation voulu nous arnaquer sur le prix du trajet, et qui a failli me mettre instantanement de mauvaise humeur, le premier contact avec la region est plutot bon. Une belle route de montagne nous conduit a destination, et deja nous pouvons admirer les innombrables rizieres qui font la reputation du coin. Arrives a bon port, nous nous posons dans un petit hotel-salon de coiffure, chambre avec terrasse au dernier etage, avec vue sur les montagnes (par temps decouvert :-) Nous sommes les seuls clients de l'hotel, qui de plus est un peu excentre, bref on est poses bien au calme. L'envie de partir faire du trekking plusieurs jours dans les environs n'est pas bien loin, mais malheureusement le temps n'est pas au rendez-vous, de plus il n'y a pas vraiment de carte du coin disponible pour nous indiquer les divers sentiers, bonne pratique pour que les touristes prennent encore une fois des tours ou tout est organise... Ces tours semblent pourtant assez interessants, puisqu'on est senses dormir chez les villageois et partager les repas avec eux. Mais bon sachez que seulement 5% du prix que vous payez pour un tour revient aux villageois, et puis vous pouvez tomber sur un guide vraiment epouvantable, ce qui est arrive a Nelly et Xavier (le couple de francais rencontre sur la baie d'Halong et que nous avons recroises la-haut): leur guide etait ce qu'on peut communement appeler une chaudiere, vietnamienne, dont l'unique but est de chauffer les touristes occidentaux dans l'espoir que l'un deux la ramene avec lui dans son pays d'origine... Bon evidemment c'etait peut-etre encore un coup de malchance pour eux, mais de notre cote nous avons decide de ne pas prendre de tour organise, et de passer 5 journees vraiment tranquilles, a faire de petites ballades, a nous reposer beaucoup, a profiter du calme des environs pour lire, jouer aux echecs, manger de l'excellente cuisine vietnamienne au Drop&Drop Cafe (au plus grand plaisir de Damien qui de temps en temps craquait completement: "Puuttaaaiiinnnn j'veux des nems!!!" ;-) et des patisseries a la bakery 100m plus loin.
Sappa, ca a aussi ete du mauvais temps, des orages, des eclairs et des trombes d'eau qui martelaient le toit de taule de l'hotel au-dessus de nos tetes au coucher, bien enfouis au chaud sous nos couettes; du soleil pour profiter des paysages quasi irreels, ces montagnes qui n'en sont plus vraiment mais qui au fil des annees sont devenues des escaliers de rizieres plutot, , des villageoises partout dans les rues, dans leurs vetements traditionnels, qui veulent vous vendre de l'artisanat local voire de la drogue selon votre tete: "Hashich, marijuana, opium?" A la fin on se fendait tellement la gueule a les entendre essayer de nous vendre leur dope qu'on leur demandait si elles avaient pas de la cocaine, c'est tres efficace pour se debarasser d'elles :-)
Sappa, ca a aussi ete une super hot spring chez une famille, ou l'eau n'etait pas bouillante mais assez chaude pour qu'on y reste 2 bonnes heures, a discuter, a manger des brioches aux oignons achetees a la bakery, a faire des photos d'equipage (tradition oblige), a s'amuser avec les gamins venus avec leur mere prendre un petit bain...
Sappa, ca a aussi ete ce putain de clebard pas plus gros qu'un gros boudin qui jappait comme un tarre, et ces cochons egorges pendant la nuit (c'est effrayant mais on est content le lendemain d'avoir de la bonne viande dans nos assiettes ;-)
Je n'arrive pas au final a savoir si j'ai vraiment ete charmee ou non, je veux dire que compare au reste du pays, je crois que c'est un endroit sympa ou passer quelque temps, ou les gens du pays ne vous crient pas dessus, ou l'on a pu retrouver un peu le style de vie si appreciable que nous avions cotoye pendant les 2-3 mois precedants dans le reste de l'Asie du sud-est, avec ces enfants qui s'amusent au bord des routes, les chiens, les poules, les canards et les cochons partout, bref une vie si paisible et sans trop de fioritures... Mais il n'y a pas non plus besoin d'etre devin pour comprendre que dans quelques annees, cette region ne sera plus qu'un paysage ravage et c'est aussi le dilemne de tout developpement: pour acceder a ces villages, vous devez payer un droit de passage, ce qui a permis depuis le temps de construire des ecoles, un hopital et d'ameliorer les routes, ce qui est tres bien pour les villageois, mais que reste-t-il de la montagne maintenant, si ce n'est ce splendide gateau que l'on ronge petit a petit par exces de gourmandise???
Pour terminer, c'est avec une certaine impatience de nous confronter enfin a la Chine que nous reprimes le train dans la nuit du 24 au 25 mars, pour arriver au petit matin a Hanoi et pouvoir apprecier pendant un court moment le silence de la ville, la non-circulation et les non-klaxons dans les rues. Pourtant a quelques pas de notre hotel, c'est plusieurs centaines de leve-tot de tout age qui s'agitaient dans le "Central Park" de la capitale, les uns a faire leur jogging, les autres a suivre la gymnastique de groupe en musique. Apres avoir vu cet etrange spectacle, on comprend aisement comment toutes ces petites vieilles qui ne depassent pas les 1m50 sont capables de porters des paniers de fruits plus lourds qu'elles!
A 9h et quelques l'autobus transfrontalier demarrait, sans que j'aie pu me decider sur le score final du match.
marion
Nonobstant le chauffeur de minibus entre la gare et le village de Sappa, qui a sans hesitation voulu nous arnaquer sur le prix du trajet, et qui a failli me mettre instantanement de mauvaise humeur, le premier contact avec la region est plutot bon. Une belle route de montagne nous conduit a destination, et deja nous pouvons admirer les innombrables rizieres qui font la reputation du coin. Arrives a bon port, nous nous posons dans un petit hotel-salon de coiffure, chambre avec terrasse au dernier etage, avec vue sur les montagnes (par temps decouvert :-) Nous sommes les seuls clients de l'hotel, qui de plus est un peu excentre, bref on est poses bien au calme. L'envie de partir faire du trekking plusieurs jours dans les environs n'est pas bien loin, mais malheureusement le temps n'est pas au rendez-vous, de plus il n'y a pas vraiment de carte du coin disponible pour nous indiquer les divers sentiers, bonne pratique pour que les touristes prennent encore une fois des tours ou tout est organise... Ces tours semblent pourtant assez interessants, puisqu'on est senses dormir chez les villageois et partager les repas avec eux. Mais bon sachez que seulement 5% du prix que vous payez pour un tour revient aux villageois, et puis vous pouvez tomber sur un guide vraiment epouvantable, ce qui est arrive a Nelly et Xavier (le couple de francais rencontre sur la baie d'Halong et que nous avons recroises la-haut): leur guide etait ce qu'on peut communement appeler une chaudiere, vietnamienne, dont l'unique but est de chauffer les touristes occidentaux dans l'espoir que l'un deux la ramene avec lui dans son pays d'origine... Bon evidemment c'etait peut-etre encore un coup de malchance pour eux, mais de notre cote nous avons decide de ne pas prendre de tour organise, et de passer 5 journees vraiment tranquilles, a faire de petites ballades, a nous reposer beaucoup, a profiter du calme des environs pour lire, jouer aux echecs, manger de l'excellente cuisine vietnamienne au Drop&Drop Cafe (au plus grand plaisir de Damien qui de temps en temps craquait completement: "Puuttaaaiiinnnn j'veux des nems!!!" ;-) et des patisseries a la bakery 100m plus loin.
Sappa, ca a aussi ete du mauvais temps, des orages, des eclairs et des trombes d'eau qui martelaient le toit de taule de l'hotel au-dessus de nos tetes au coucher, bien enfouis au chaud sous nos couettes; du soleil pour profiter des paysages quasi irreels, ces montagnes qui n'en sont plus vraiment mais qui au fil des annees sont devenues des escaliers de rizieres plutot, , des villageoises partout dans les rues, dans leurs vetements traditionnels, qui veulent vous vendre de l'artisanat local voire de la drogue selon votre tete: "Hashich, marijuana, opium?" A la fin on se fendait tellement la gueule a les entendre essayer de nous vendre leur dope qu'on leur demandait si elles avaient pas de la cocaine, c'est tres efficace pour se debarasser d'elles :-)
Sappa, ca a aussi ete une super hot spring chez une famille, ou l'eau n'etait pas bouillante mais assez chaude pour qu'on y reste 2 bonnes heures, a discuter, a manger des brioches aux oignons achetees a la bakery, a faire des photos d'equipage (tradition oblige), a s'amuser avec les gamins venus avec leur mere prendre un petit bain...
Sappa, ca a aussi ete ce putain de clebard pas plus gros qu'un gros boudin qui jappait comme un tarre, et ces cochons egorges pendant la nuit (c'est effrayant mais on est content le lendemain d'avoir de la bonne viande dans nos assiettes ;-)
Je n'arrive pas au final a savoir si j'ai vraiment ete charmee ou non, je veux dire que compare au reste du pays, je crois que c'est un endroit sympa ou passer quelque temps, ou les gens du pays ne vous crient pas dessus, ou l'on a pu retrouver un peu le style de vie si appreciable que nous avions cotoye pendant les 2-3 mois precedants dans le reste de l'Asie du sud-est, avec ces enfants qui s'amusent au bord des routes, les chiens, les poules, les canards et les cochons partout, bref une vie si paisible et sans trop de fioritures... Mais il n'y a pas non plus besoin d'etre devin pour comprendre que dans quelques annees, cette region ne sera plus qu'un paysage ravage et c'est aussi le dilemne de tout developpement: pour acceder a ces villages, vous devez payer un droit de passage, ce qui a permis depuis le temps de construire des ecoles, un hopital et d'ameliorer les routes, ce qui est tres bien pour les villageois, mais que reste-t-il de la montagne maintenant, si ce n'est ce splendide gateau que l'on ronge petit a petit par exces de gourmandise???
Pour terminer, c'est avec une certaine impatience de nous confronter enfin a la Chine que nous reprimes le train dans la nuit du 24 au 25 mars, pour arriver au petit matin a Hanoi et pouvoir apprecier pendant un court moment le silence de la ville, la non-circulation et les non-klaxons dans les rues. Pourtant a quelques pas de notre hotel, c'est plusieurs centaines de leve-tot de tout age qui s'agitaient dans le "Central Park" de la capitale, les uns a faire leur jogging, les autres a suivre la gymnastique de groupe en musique. Apres avoir vu cet etrange spectacle, on comprend aisement comment toutes ces petites vieilles qui ne depassent pas les 1m50 sont capables de porters des paniers de fruits plus lourds qu'elles!
A 9h et quelques l'autobus transfrontalier demarrait, sans que j'aie pu me decider sur le score final du match.
marion
mardi 18 mars 2008
Vietnam 7 - 4 Snakes , par marion
Sans avoir la moindre ambition de rajouter une quelconque touche de feminite a ce blog (apres presque 3 mois passes en compagnie des 2 snakes, je ne suis plus tout a fait certaine d'etre encore un minimum feminine ;-) je prends le clavier a mon tour, histoire de mettre ce blog vraiment a jour et donc de vous parler un peu du Vietnam... (ca risque d'etre un peu long, mais difficile de resumer ces 3 dernieres semaines!!!)
c'est le 27 fevrier que tout a commence, apres une bonne journee de bus depuis Phnom Penh (et un passage memorable de la frontiere: immense batiment tres recent, avec rayon X pour les bagages!!! --> examen reussi!). La route jusqu'a Ho Chi Minh Ville, que tout le monde appelle encore bien volontiers Saigon, c'est quand meme plus charmant, nous laisse sur notre faim: ce n'est ni la campagne ni la ville, mais tout simplement une longue route bordee en continue de petites maisons de beton sans ame... et de boutiques vendant des statues de la vierge Marie (les colons sont bien passes par la, aucun doute)
Nous arrivons dans l'apres-midi, et les premiers signes d'un certain desenchantement apparaissent: impossible de trouver une guest house aussi bon marche que dans le reste de l'Asie du sud-est, et une ville ultra-bruyante et etouffante, dans laquelle nous n'avons finalement aucune envie de passer du temps... bref le lendemain matin et apres une bonne coupe de cheuveux pour Bayu (le coiffeur voulait aussi le tondre sous le nombril :-), nous reprenons deja le bus pour nous rendre plus au nord...
Vietnam 1 - 0 Snakes
12 heures de bus plus tard (dont la moitie dans un "sleeping bus", excellent! et avec pour spectale a un moment donne une baston de trottoir entre vietnamiens a coups de cailloux et sous la menace de couteaux...), nous arrivons a Nha Trang, station balneaire ou nous esperons trouver une jolie plage et beaucoup de calme. Erreur! La ville ressemble plutot a Nice avec des grands hotels, restaurants et casinos, et c'est la que se rassemblent les vietnamiens branches... Bon on voulait pas se decourager non plus, mais autant ne pas vous cacher qu'a ce moment-la pour nous, le Vietnam c'etait l'echec... nous prenons la journee du lendemain pour decider quoi faire et surtout comment le faire: le Vietnam a pour caracteristique de ne pas avoir beaucoup de bus locaux, et tout le monde veut vous vendre des trajets en bus climatises qui coutent une fortune et qui viennent vous chercher au pied de votre hotel... bref il est simplement tres difficile (voire impossible) d'avoir de simples renseignements, comme par exemple ou se trouve la station d'autobus...
Vietnam 2 - 0 Snakes
apres quelques prises de tete, negociations en tout genre, taxi, bus local et scooters, nous nous retrouvons le 1er mars a Doch Let, 50 km au nord de Nha Trang, au Paradise resort, ou pour 15$ par jour et par personne, pepe pervers de son surnom vous eclate: bungalow ultra-charmant avec vue sur la mer, magnifique plage deserte et surtout 3 petages de bide par jour (carottes rapees, salade, tomates, poisson frais en veux-tu en voila, soupes de legumes, fruits frais... hmmm!!) Pepe pervers, son vrai nom c'est Sherry, suisse de 81 ans, marie avec une vietnamienne de 35 ans, 2enfants de moins de 10 ans et certainement une petite fortune grace a son resort, bref l'exemple de la reussite pour Damien ;-)
Le lendemain nous sommes rejoints par Emilie (la francaise rencontree a Phnom Penh), et le jour d'apres par Zera et sa "petite-amie" Cecilia, en vacances au Vietnam. Se passeront alors 5 belles journees a jouer au poker ou au echecs, a se baigner, a lire et a manger, bref a pas faire grand chose, un vrai plaisir quoi!!
Vietnam 2 - 1 Snakes
Alors que Zera et sa copine reprennent la route vers le sud, nous 4 partons avec un bus de nuit vers le nord, arret prevu a Hoi An 12 heures plus tard... Le trajet ne fut pas particulierement agreable d'ailleurs: les Vietnamiens, il faut le reconnaitre, conduisent vraiment n'importe comment, ils doublent tout le temps, qu'il y ait de la visibilite ou non (un camion a d'ailleurs failli nous accrocher, finalement il n'a fait que rayer la carosserie du bus sur quelques metres ;-), klaxonnent en permanence, refusent d'arreter l'autobus si vous avez une envie pressante (et vous crient dessus si vous profitez d'un "arret-depos de fret" pour sortir du bus et essayez de trouver un coin tranquille pour vous soulager). C'est donc bien fatigues mais contents que le calvaire soit termine que nous arrivons le 6 au matin a Hoi An.
Vietnam 3 - 1 Snakes
Hoi An, superbe petite ville vietnamienne (meme sous la pluie quasi-incessante!)classee au patrimoine mondial de l'Unesco, ou flaner est un plaisir san fin, mais ou votre portefeuille peut en prendre un sacre coup si vous craquez.... et on a tous craque, moi en particulier: outre sa superbe architecture, la ville est aussi connue pour ses centaines de boutiques de tailleurs, qui en l'espace d'une journee vous font les habits et les chaussures que vous voulez sur mesure, et pour un prix ridicule par rapport a ce qu'on trouve en France ou ailleurs... au debut, on se dit non, c'est pas pour nous, on en veut pas, ca sert a rien, ca fait ch... si on achete il va falloir faire un colis pour expedier etc... mais que voulez-vous, on finit par craquer, et craquer de temps en temps ca fait du bien :-)
Vietnam 3 - 2 Snakes
C'est donc avec, pour ma part, un portefeuille alege mais 8 kilos de bagages en plus (oui je sais c'est vraiment abuse...) que nous quittons la ville trois jours plus tard pour nous rendre a Hue, superbe ville encore plus au nord, ancienne capitale imperiale du Vietnam, ou nous passons deux tres belles journees a visiter les merveilles architecturales qui s'offrent a nous (anciens palais, temples, pagodes etc.), et avec un soleil enfin de retour... Un petit echec tout de meme: le premier midi, nous nous arretons dans un resto sur pilotis vraiment cool, mais nous remarquons que les prix dans la carte en anglais sont tous superieurs a ceux de la carte en vietnamien... nous commandons donc dans la carte en vietnamien, mais l'addition arrive bien trop elevee, on a refuse de payer le prix "touristes", je peux vous dire qu'on en a mis quelques uns en colere la-dedans ;-)
Vietnam 4 - 3 Snakes
2 jours plus tard donc, nous prenons un bus de nuit (un sleeping bus d'ailleurs alors qu'on avait paye pour un seatting bus, youpi!) et nous voila a Hanoi, capitale des contrastes je dirais. La premiere journee nous permet de deposer nos passeports a l'ambassade de Chine (que le temps passe vite!!) et trouver un "tour" bien et pas trop cher pour se rendre a la Baie D'Halong, car en effet il est impossible de se rendre la-bas et de trouver un bateau sans passer par un tour malheureusement. Bref c'est avec beaucoup de belles images de ce coin de paradis en tete que nous nous rendons le lendemain pour Halong, mais une fois de plus ce fut l'echec: j'ai l'impression qu'on a passe plus de temps a attendre le bus ou le bateau qu'a profiter des paysages et des activites possibles: 30 minutes de kayak, 1h30 de trekking au lieu de 3-4 heures, avec deux guides qui n'en avaient strictement rien a foutre de nous, nous n'avons eu aucune explication sur ce qu'on pouvait observer, et en plus ils marchaient avec leur telephone portable qui diffusaient de la musique vietnamienne horriblement sirupeuse, bref autant vous dire qu'on avait aucune chance d'apercevoir le moindre animal. Sans compter la bouffe generalement pas terrible et insuffisante et la mauvaise humeur quasi-generalisee du personnel vietnamien sur place... heureusement que quelques rencontres ultra-sympathiques (Nelly et Xavier, le couple de prof francais, Mike et Corey, les deux canadiens a la vodka vietnamienne), et des paysages d'une beaute a couper le souffle nous ont permis de ne pas etre completement desesperes non plus, une fois de plus. Je mets donc un point pour les 2 equipes
Vietnam 5 - 4 Snakes
Retour a Hanoi au bout de trois jours, epuises et de pas trop bonne humeur, d'autant plus lorsqu'on apprend que notre hotel a donne notre chambre reservee pour la prochaine nuit a d'autres personnes... Bon qu'a cela ne tienne, nous partons tous les 4 accompagnes des deux canadiens chercher un autre hotel, et apres avoir encore ete (une fois de plus, une fois de trop...) confrontes a des vietnamiens beliqueux qui voulaient nous arnaquer sur le prix de la chambre, on trouve enfin un endroit plus calme (et plus cher) pour se reposer un peu. Pour finir, entre le bordel (desole il n'y a pas d'autre mot) de la circulation a Hanoi, le bruit, les Vietnamiens qui crient sans cesse, qui se disputent, qui nous parlent mal, l'ambassade de Chine qui nous fait faire des allers-retours pour rien pour nos passeports etc.. je suis desormais sure de deux choses:
- j'ai hate de partir pour les montagnes du nord-ouest (ce soir), voir si on peut encore trouver du calme et de la douceur de vivre dans ce pays
- le Vietnam risque de ne pas me revoir de sitot... je suis vraiment nostalgique de la Thailande, du Laos et du Cambodge, ou tout la-bas n'est que gentillesse et sourire...
Vietnam 7 - 4 Snakes (oui, oui, 2 points coup sur coup pour le Vietnam)
C'est assez pessimiste comme fin, alors je vais quand meme preciser que le pays n'en reste pas moins vraiment splendide, et que les sourires des petites vendeuses vietnamiennes de nourriture dans la rue finissent toujours pas vous faire oublier le cote obscure de la force... Et puis a bien y reflechir, l'humeur des Vietnamiens ressemble etrangement a celle des colons francais parfois ;-) je suis donc mal placee pour critiquer au final... mea culpa !!!
Emilie est repartie pour Bangkok ce matin, pour finir son echange avant de repartir pour la France. Ce fut tres agreable de passer un mois en ta compagnie (malgre ton bavardage quasi-incessant ;-) , au plaisir de te revoir un de ces jours, en France ou au Quebec. Donne-nous de tes nouvelles!!
Bon vent a tous les lecteurs qui ont reussi a se rendre jusqu'ici!!
marion
c'est le 27 fevrier que tout a commence, apres une bonne journee de bus depuis Phnom Penh (et un passage memorable de la frontiere: immense batiment tres recent, avec rayon X pour les bagages!!! --> examen reussi!). La route jusqu'a Ho Chi Minh Ville, que tout le monde appelle encore bien volontiers Saigon, c'est quand meme plus charmant, nous laisse sur notre faim: ce n'est ni la campagne ni la ville, mais tout simplement une longue route bordee en continue de petites maisons de beton sans ame... et de boutiques vendant des statues de la vierge Marie (les colons sont bien passes par la, aucun doute)
Nous arrivons dans l'apres-midi, et les premiers signes d'un certain desenchantement apparaissent: impossible de trouver une guest house aussi bon marche que dans le reste de l'Asie du sud-est, et une ville ultra-bruyante et etouffante, dans laquelle nous n'avons finalement aucune envie de passer du temps... bref le lendemain matin et apres une bonne coupe de cheuveux pour Bayu (le coiffeur voulait aussi le tondre sous le nombril :-), nous reprenons deja le bus pour nous rendre plus au nord...
Vietnam 1 - 0 Snakes
12 heures de bus plus tard (dont la moitie dans un "sleeping bus", excellent! et avec pour spectale a un moment donne une baston de trottoir entre vietnamiens a coups de cailloux et sous la menace de couteaux...), nous arrivons a Nha Trang, station balneaire ou nous esperons trouver une jolie plage et beaucoup de calme. Erreur! La ville ressemble plutot a Nice avec des grands hotels, restaurants et casinos, et c'est la que se rassemblent les vietnamiens branches... Bon on voulait pas se decourager non plus, mais autant ne pas vous cacher qu'a ce moment-la pour nous, le Vietnam c'etait l'echec... nous prenons la journee du lendemain pour decider quoi faire et surtout comment le faire: le Vietnam a pour caracteristique de ne pas avoir beaucoup de bus locaux, et tout le monde veut vous vendre des trajets en bus climatises qui coutent une fortune et qui viennent vous chercher au pied de votre hotel... bref il est simplement tres difficile (voire impossible) d'avoir de simples renseignements, comme par exemple ou se trouve la station d'autobus...
Vietnam 2 - 0 Snakes
apres quelques prises de tete, negociations en tout genre, taxi, bus local et scooters, nous nous retrouvons le 1er mars a Doch Let, 50 km au nord de Nha Trang, au Paradise resort, ou pour 15$ par jour et par personne, pepe pervers de son surnom vous eclate: bungalow ultra-charmant avec vue sur la mer, magnifique plage deserte et surtout 3 petages de bide par jour (carottes rapees, salade, tomates, poisson frais en veux-tu en voila, soupes de legumes, fruits frais... hmmm!!) Pepe pervers, son vrai nom c'est Sherry, suisse de 81 ans, marie avec une vietnamienne de 35 ans, 2enfants de moins de 10 ans et certainement une petite fortune grace a son resort, bref l'exemple de la reussite pour Damien ;-)
Le lendemain nous sommes rejoints par Emilie (la francaise rencontree a Phnom Penh), et le jour d'apres par Zera et sa "petite-amie" Cecilia, en vacances au Vietnam. Se passeront alors 5 belles journees a jouer au poker ou au echecs, a se baigner, a lire et a manger, bref a pas faire grand chose, un vrai plaisir quoi!!
Vietnam 2 - 1 Snakes
Alors que Zera et sa copine reprennent la route vers le sud, nous 4 partons avec un bus de nuit vers le nord, arret prevu a Hoi An 12 heures plus tard... Le trajet ne fut pas particulierement agreable d'ailleurs: les Vietnamiens, il faut le reconnaitre, conduisent vraiment n'importe comment, ils doublent tout le temps, qu'il y ait de la visibilite ou non (un camion a d'ailleurs failli nous accrocher, finalement il n'a fait que rayer la carosserie du bus sur quelques metres ;-), klaxonnent en permanence, refusent d'arreter l'autobus si vous avez une envie pressante (et vous crient dessus si vous profitez d'un "arret-depos de fret" pour sortir du bus et essayez de trouver un coin tranquille pour vous soulager). C'est donc bien fatigues mais contents que le calvaire soit termine que nous arrivons le 6 au matin a Hoi An.
Vietnam 3 - 1 Snakes
Hoi An, superbe petite ville vietnamienne (meme sous la pluie quasi-incessante!)classee au patrimoine mondial de l'Unesco, ou flaner est un plaisir san fin, mais ou votre portefeuille peut en prendre un sacre coup si vous craquez.... et on a tous craque, moi en particulier: outre sa superbe architecture, la ville est aussi connue pour ses centaines de boutiques de tailleurs, qui en l'espace d'une journee vous font les habits et les chaussures que vous voulez sur mesure, et pour un prix ridicule par rapport a ce qu'on trouve en France ou ailleurs... au debut, on se dit non, c'est pas pour nous, on en veut pas, ca sert a rien, ca fait ch... si on achete il va falloir faire un colis pour expedier etc... mais que voulez-vous, on finit par craquer, et craquer de temps en temps ca fait du bien :-)
Vietnam 3 - 2 Snakes
C'est donc avec, pour ma part, un portefeuille alege mais 8 kilos de bagages en plus (oui je sais c'est vraiment abuse...) que nous quittons la ville trois jours plus tard pour nous rendre a Hue, superbe ville encore plus au nord, ancienne capitale imperiale du Vietnam, ou nous passons deux tres belles journees a visiter les merveilles architecturales qui s'offrent a nous (anciens palais, temples, pagodes etc.), et avec un soleil enfin de retour... Un petit echec tout de meme: le premier midi, nous nous arretons dans un resto sur pilotis vraiment cool, mais nous remarquons que les prix dans la carte en anglais sont tous superieurs a ceux de la carte en vietnamien... nous commandons donc dans la carte en vietnamien, mais l'addition arrive bien trop elevee, on a refuse de payer le prix "touristes", je peux vous dire qu'on en a mis quelques uns en colere la-dedans ;-)
Vietnam 4 - 3 Snakes
2 jours plus tard donc, nous prenons un bus de nuit (un sleeping bus d'ailleurs alors qu'on avait paye pour un seatting bus, youpi!) et nous voila a Hanoi, capitale des contrastes je dirais. La premiere journee nous permet de deposer nos passeports a l'ambassade de Chine (que le temps passe vite!!) et trouver un "tour" bien et pas trop cher pour se rendre a la Baie D'Halong, car en effet il est impossible de se rendre la-bas et de trouver un bateau sans passer par un tour malheureusement. Bref c'est avec beaucoup de belles images de ce coin de paradis en tete que nous nous rendons le lendemain pour Halong, mais une fois de plus ce fut l'echec: j'ai l'impression qu'on a passe plus de temps a attendre le bus ou le bateau qu'a profiter des paysages et des activites possibles: 30 minutes de kayak, 1h30 de trekking au lieu de 3-4 heures, avec deux guides qui n'en avaient strictement rien a foutre de nous, nous n'avons eu aucune explication sur ce qu'on pouvait observer, et en plus ils marchaient avec leur telephone portable qui diffusaient de la musique vietnamienne horriblement sirupeuse, bref autant vous dire qu'on avait aucune chance d'apercevoir le moindre animal. Sans compter la bouffe generalement pas terrible et insuffisante et la mauvaise humeur quasi-generalisee du personnel vietnamien sur place... heureusement que quelques rencontres ultra-sympathiques (Nelly et Xavier, le couple de prof francais, Mike et Corey, les deux canadiens a la vodka vietnamienne), et des paysages d'une beaute a couper le souffle nous ont permis de ne pas etre completement desesperes non plus, une fois de plus. Je mets donc un point pour les 2 equipes
Vietnam 5 - 4 Snakes
Retour a Hanoi au bout de trois jours, epuises et de pas trop bonne humeur, d'autant plus lorsqu'on apprend que notre hotel a donne notre chambre reservee pour la prochaine nuit a d'autres personnes... Bon qu'a cela ne tienne, nous partons tous les 4 accompagnes des deux canadiens chercher un autre hotel, et apres avoir encore ete (une fois de plus, une fois de trop...) confrontes a des vietnamiens beliqueux qui voulaient nous arnaquer sur le prix de la chambre, on trouve enfin un endroit plus calme (et plus cher) pour se reposer un peu. Pour finir, entre le bordel (desole il n'y a pas d'autre mot) de la circulation a Hanoi, le bruit, les Vietnamiens qui crient sans cesse, qui se disputent, qui nous parlent mal, l'ambassade de Chine qui nous fait faire des allers-retours pour rien pour nos passeports etc.. je suis desormais sure de deux choses:
- j'ai hate de partir pour les montagnes du nord-ouest (ce soir), voir si on peut encore trouver du calme et de la douceur de vivre dans ce pays
- le Vietnam risque de ne pas me revoir de sitot... je suis vraiment nostalgique de la Thailande, du Laos et du Cambodge, ou tout la-bas n'est que gentillesse et sourire...
Vietnam 7 - 4 Snakes (oui, oui, 2 points coup sur coup pour le Vietnam)
C'est assez pessimiste comme fin, alors je vais quand meme preciser que le pays n'en reste pas moins vraiment splendide, et que les sourires des petites vendeuses vietnamiennes de nourriture dans la rue finissent toujours pas vous faire oublier le cote obscure de la force... Et puis a bien y reflechir, l'humeur des Vietnamiens ressemble etrangement a celle des colons francais parfois ;-) je suis donc mal placee pour critiquer au final... mea culpa !!!
Emilie est repartie pour Bangkok ce matin, pour finir son echange avant de repartir pour la France. Ce fut tres agreable de passer un mois en ta compagnie (malgre ton bavardage quasi-incessant ;-) , au plaisir de te revoir un de ces jours, en France ou au Quebec. Donne-nous de tes nouvelles!!
Bon vent a tous les lecteurs qui ont reussi a se rendre jusqu'ici!!
marion
lundi 17 mars 2008
Cambodge, breve apercu d'un grand pays
- Bon alors, quel est le plan ?
Voila peut etre 3 semaines que nous avons quitté le Cambodge.
A l'heure ou j'écris ces mots, nous nous trouvons au Vietnam, a Hanoi plus precisement. Réfugié dans un petit café sans nom et sans pretention, je profite plainement du calme que m'offre cette retraite temporaire pour commencer a rediger nos aventures cambodgiennes, tout en sirotant un tres goutu robusta local.
Mais nous reviendrons sur notre "peril" vietnamien une prochaine fois.
Pour l'instant, le temps est au souvenir du Cambodge...
Nous n'avons "malheureusement" pu consacrer qu'une quinzaine de jours a la decouverte de ce pays. En effet, meme avec une année de prevue pour notre aventure asiatique, le temps se joue de nous et se revele bien souvant insuffisant pour plonger en profondeur dans l'exploration de certains pays. En realité, chaqune des contrés que nous avons traversées demanderait a elle seule une année entiere.
Mais fini de penser a cela. Le meilleur moyen de profiter pleinement, et cela quelle que soit la durée prevue aussi bien pour un voyage que pour une tache quelconque, est de vivre chaque moment a fond. Ce dont nous nous efforcons de faire depuis le debut d'ailleurs, avec, il est vrai, une certaine reussite.
- Bon alors, quel est le plan ?
Pour l'heure, nous sommes le 13 fevrier et nous quittons le Laos, avec la satisfaction d'avoir bien rempli notre temps ici, et avec la certitude (une fois de plus) que nous reviendrons sur ces terres avec joie.
Par "nous", j'entends bien sur, notre équipage. Qui pour l'heure est formé de : Marjo (la "biologiste"), Marion (la "cartographe"), Damien (le "cuisinier/masseur") et moi-meme (le "capitaine" ... faut bien me trouver une occupation ;) )
Le passage de la frontiere a Don Kralor, se deroule sans encombre. Les postes frontieres, aussi bien du coté Laotien que Cambodgien, sont des plus sommaire : 2 batisses plantées au milieu de nul part, separées par 1km de route en terre balayés par les vents. Ces derniers nous offrirons d'ailleurs la vision enchanteresse de la creation d'une "petite" tornade de 6 a 8m de haut, se baladant "tranquillement" entre les 2 pays, et soufflant sable, feuilles et brindilles durant 3 a 4 minutes. C'est la premiere fois que j'assistais a un spectacle pareil.
La non-reaction des militaires cambodgiens me laissa a penser que ce phenomene devait etre assez courant. En tout cas cela ne les empecha pas de vaquer a leurs occupations habituelles. Cela ne les empecha pas non plus d'ailleurs de nous "extorquer" 1$ chaqun pour chaque tache a laquelle ils etaient assignés : Delivrance du Visa (20$ pour le Visa et 1$ pour le garde) ; temponage de sorti du Laos (1$) ; Temponage d'entré au Cambodge (1$).
Les protestations sont aussi vaines qu'inutiles : "don't pay, don't go !"
A voir le nombre de voyageur empruntant cette route (au moins une centaine par jour) il est facile de s'imaginer que les superieurs des postes frontieres doivent bien arrondir leurs fins de mois (pour le coup, leurs salaires "officiels" ne doivent pas voler bien haut)
La frontiere passee, notre passport comptant un visa de plus a son actif, un bus (payé au prealable a Don Det) nous emmene vers Siem Reap. La ville est surtout connue pour etre placée non loin des fameux temples d'Angkor : l'une des principales source de revenue pour ce pays lontemps dechiré par la guerre et portant encore des traces du joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges. Mais nous reviendrons sur cette sombre histoire par la suite.
Apres une nuit, non-prevue, a Champong Cham, nous atteignons Siem Reap le 14/02.
Tout dans la ville fortement touristique, rappelle aux voyageurs la presence (a une dizaine de km) des immortels temples d'Angkor : symbole incontournable de la culture Khmer.
Comme d'habitude a l'arrivée dans une nouvelle ville, une foule de chauffeur (taxi/tuk-tuk) attendent les voyageurs a la descente des bus, et tous vous proposent "le plus calme et le moins cher hotel de la ville" : "Quiet and cheap" "good for you, cheap-cheap"... ce genre de phrase perpetuelle.
La negociation commence. Une activité qui peut vite s'averer épuisante, mais qui pour ma part se revele plus de l'ordre du jeu. C'est d'ailleurs de cette maniere que je conseillerais a tous voyageurs de le prendre, sous peine de vite laisser place a la colere et a la fatigue. Deux facteurs, bien entendu, handicapant grandement la possibilité de tourner la negociation a "votre avantage". Pour l'info, "Votre avantage", c'est quand tu limites au maximum de te faire arnaquer. Encore que parfois l'avantage peut reelement en etre un : pour ma part en, j'estime qu'a partir de 3$ par personne la nuit (chambre, draps et salle de bain propre), l'affaire est assez bien reussie. Bien que d'autres facteurs peuvent entrer en jeu : repas/internet/boissons en gros, tous ce qui peut etre offert en plus ;)
Installés comme il faut, nous profitons de l'apres-midi pour nous reposer et reperer un peu la ville.
Le lendemain, nous nous dirigeons, comme une foule incessante de touristes en tous genres, admirer les merveilles architecturales des temples d'Angkor, l'ancienne capitale imperiale Khmer.
Les tarifs sont legerement elevés (20$/jour ; 40$/3 jours) surout quand on sait que les billeteries sont gérées en grande parti par une societé de petrole. Une societé de petrole ? Il est vrai que controler les entrées (et seulement les entrées, la renovation des temples etant principalement basé sur des dons) du site le plus visité d'Asie est certainement une activité fleurissante. Encore une histoire pas claire dans ce pays ou la corruption est reine et le gouvernement tout puissant. Comme le laisse voir le nombre de voitures gouvernementales en circulation : noire, vitres teintées, sans plaques... Qui poserait des questions ?
Enfin bref... au final toujours les memes choses qui se repetent.
De notre coté donc, nous obtons comme nous l'avions prevu pour le "menu 3 jours" a 40$. Ici pas moyen de negocier bien entendu. Hé, c'est qu'on s'habitue a force de tout negocier avant d'acheter quoi que se soit, du billet de bus au dentifrice.
Nous choisissons aussi de louer les services d'un tuk-tuk a la journée (15$) pour le 1er jour. La taille du site est telle qu'il n'est pas pensable de le faire a pied, et la "mafia" des chauffeur de Taxi/Tuk-Tuk a prohibé la location de scooter dans tout Siem Reap.
Nous visitons une bonne partie des temples en se rejouissant, au final, de notre reveil matinal tardif. En effet, notre "grasse mat'" nous a permis d'effectuer notre visite apres les passages des principaux bus de touristes. Il y avait certe du monde, mais l'immensité du site permet tout de meme de bien diluer les groupes de curieux que nous sommes tous, notamment en penetrant dans ces lieux insolites.
Le deuxieme jour, maintenant que nous connaissons un peu la geographie du site, nous preferons nous rendre sur place en VTT. Sans conteste la meilleur facon de visiter les temples d'Angkor tant il est possible de "se perdre" dans les petits chemins excentrés qui plongent dans la jungle environnante, qui aboutissent 9 fois sur 10 sur les ruines d'un temple petit ou grand, et qui sont souvant delaissées par les touristes au profit des temples les plus importants.
Seule une crevaison du VTT de Marion en fin de journée viendra "noircir" quelque peu cette belle escapade. Bien qu'au final tout ce soit arrangé (reparée sur place par des locaux), et que cette "noirceur" se transforma tres vite en sympatique anecdote.
Nous consacrons enfin un 3eme jour a l'exploration des temples situés a une trentaine de km au Nord d'Angkor : des ruines... toujours des ruines ;)
Le matin du 18/02, apres une soirée un peu "arrosée" au Gecko Bar, Marjo (ou plutot "Martsu" comme on l'appelle en Asie) nous quitte pour Bangkok d'ou l'attendra un avion pour l'Europe. Apres 2 mois passés en notre compagnie, son absence va laisser un trou dans notre équipage, qui voit une fois de plus son effectif se reduire.
Mais la route continue, pas question de se laisser aller.
- Bon alors, quel est le plan ?
Nous sommes le 18 donc et il nous reste a peine plus d'un mois pour rejoindre le Japon : J'insiste (et ce sont mes seules requetes vraiment importantes du voyage) pour y etre au printemps et surtout, d'y arriver en bateau. Tous le monde est d'ailleur en complet accord avec ces idées. Comme d'hab, tout roule...
Un mois et demi plus exactement, c'est court. Sachant que nous voulons voir le Sud et les plages du Cambodge, et aussi passer un bon moment au Vietnam (Damien y tient. Probablement ses genes de Viet qui refont surface ;) )
Apres discussion, nous projetons donc de "sacrifier" du temps Cambodgien au profit d'un mois complet au Vietnam. Tant pis pour la plage. Nous avons eu de toute facon notre dose en Thailande, et puis les plages Viet ne sont surement pas en reste non plus.
En route vers le Vietnam donc, nous faisons halte a Phnom Phen, la capitale du Cambodge. Nous prevoyons de consacrer 2 ou 3 jours a cette ville. Mais les "charmes" de la capitale Cambodgienne nous retiendrons, au final, une bonne semaine.
Dans le quartier "backpacker" de Lake Side, nous nous posons dans une charmente guest house ("Smile Lake Side Guest House", de son nom), d'ou, paisiblement installés sur la terrasse en piloti donnant sur le lac, nous laissons couler le temps. Chaqun s'occupe : Outre la "fargnante", Damien et Marion iront passer quelques matinées dans un orphelina a s'amuser avec les gosses. De mon coté, je continue d'écrire "samourai-parano", et j'aurais meme la "chance" de prendre mes premiers "cours" de base et de blues avec un Suedois-routard squatant le coin : le "vieux fou" comme je l'appel.
Nous ferons aussi la connaissance d'Emilie : une charmante francaise en vacances dans le coin et faisant ses etudes a Bangkok. (nous n'en avons pas fini avec elle, mais cela est une autre histoire)
Nous profitons de cette semaine aussi pour nous interesser de plus pres au fleau qui frappa le peuple Cambodgien de 1975 a 1978 : le joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges
Je ne vais pas faire ici l'historique de leurs attrocités, mais sachez juste qu'au moment ou en France, la polemique etait de savoir s'il fallait ou non "renforcer" l'etude de la Shoah a l'école, je me posais la question, melangant colere et incomprehension : - Pourquoi ne m'a-t-on jamais parler des Khmers Rouges, a l'école ou au college ?
Je ne cherche pas a savoir quel peuple a plus souffert que l'autre, ou encore a qui doit-on faire le plus d'excuses, ou enfin de qui doit-on le plus se souvenir. Mais je cherche simplement a comprendre pourquoi s'est-il reproduit ici, sous les yeux des "grandes democraties", 30ans apres les nazis, la meme haine et les memes tortures a l'egare d'un peuple et que personne dans l'éducation ne m'en ai jamais soufflé mot.
En visitant, les charniers de Choeung Ek ou le lycée Tuol Sleng devenu "la prison politique" sous le nom de "S-21" durant cette sombre periode, j'ai eu honte de mon ignorance.
La honte se fait sentir aussi lorsque vous arpentez les rues de Phnom Phen et que vous vous dites que chaque visage de plus de 35 ans a vecu ces atrocités dans la plus pure ignorance des populations des pays "civilisés" (mais pas de leurs dirigeants ; "Magouille un jour, magouille toujours" )
Voila, il fallait que cela soit dit. Et bien que ce ne soit peut etre "pas important", j'invite chacun a se renseigner, un tant soit peu sur l'histoire des Khmers Rouges, et de leur chef Pol Pot, formé en France
De notre cote, nous quittons le Cambodge le 27/02, par le poste frontiere Cambo-Vietnamien de Chau Doc.
A la prochaine...
Flo, futur "guitare hero"
Voila peut etre 3 semaines que nous avons quitté le Cambodge.
A l'heure ou j'écris ces mots, nous nous trouvons au Vietnam, a Hanoi plus precisement. Réfugié dans un petit café sans nom et sans pretention, je profite plainement du calme que m'offre cette retraite temporaire pour commencer a rediger nos aventures cambodgiennes, tout en sirotant un tres goutu robusta local.
Mais nous reviendrons sur notre "peril" vietnamien une prochaine fois.
Pour l'instant, le temps est au souvenir du Cambodge...
Nous n'avons "malheureusement" pu consacrer qu'une quinzaine de jours a la decouverte de ce pays. En effet, meme avec une année de prevue pour notre aventure asiatique, le temps se joue de nous et se revele bien souvant insuffisant pour plonger en profondeur dans l'exploration de certains pays. En realité, chaqune des contrés que nous avons traversées demanderait a elle seule une année entiere.
Mais fini de penser a cela. Le meilleur moyen de profiter pleinement, et cela quelle que soit la durée prevue aussi bien pour un voyage que pour une tache quelconque, est de vivre chaque moment a fond. Ce dont nous nous efforcons de faire depuis le debut d'ailleurs, avec, il est vrai, une certaine reussite.
- Bon alors, quel est le plan ?
Pour l'heure, nous sommes le 13 fevrier et nous quittons le Laos, avec la satisfaction d'avoir bien rempli notre temps ici, et avec la certitude (une fois de plus) que nous reviendrons sur ces terres avec joie.
Par "nous", j'entends bien sur, notre équipage. Qui pour l'heure est formé de : Marjo (la "biologiste"), Marion (la "cartographe"), Damien (le "cuisinier/masseur") et moi-meme (le "capitaine" ... faut bien me trouver une occupation ;) )
Le passage de la frontiere a Don Kralor, se deroule sans encombre. Les postes frontieres, aussi bien du coté Laotien que Cambodgien, sont des plus sommaire : 2 batisses plantées au milieu de nul part, separées par 1km de route en terre balayés par les vents. Ces derniers nous offrirons d'ailleurs la vision enchanteresse de la creation d'une "petite" tornade de 6 a 8m de haut, se baladant "tranquillement" entre les 2 pays, et soufflant sable, feuilles et brindilles durant 3 a 4 minutes. C'est la premiere fois que j'assistais a un spectacle pareil.
La non-reaction des militaires cambodgiens me laissa a penser que ce phenomene devait etre assez courant. En tout cas cela ne les empecha pas de vaquer a leurs occupations habituelles. Cela ne les empecha pas non plus d'ailleurs de nous "extorquer" 1$ chaqun pour chaque tache a laquelle ils etaient assignés : Delivrance du Visa (20$ pour le Visa et 1$ pour le garde) ; temponage de sorti du Laos (1$) ; Temponage d'entré au Cambodge (1$).
Les protestations sont aussi vaines qu'inutiles : "don't pay, don't go !"
A voir le nombre de voyageur empruntant cette route (au moins une centaine par jour) il est facile de s'imaginer que les superieurs des postes frontieres doivent bien arrondir leurs fins de mois (pour le coup, leurs salaires "officiels" ne doivent pas voler bien haut)
La frontiere passee, notre passport comptant un visa de plus a son actif, un bus (payé au prealable a Don Det) nous emmene vers Siem Reap. La ville est surtout connue pour etre placée non loin des fameux temples d'Angkor : l'une des principales source de revenue pour ce pays lontemps dechiré par la guerre et portant encore des traces du joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges. Mais nous reviendrons sur cette sombre histoire par la suite.
Apres une nuit, non-prevue, a Champong Cham, nous atteignons Siem Reap le 14/02.
Tout dans la ville fortement touristique, rappelle aux voyageurs la presence (a une dizaine de km) des immortels temples d'Angkor : symbole incontournable de la culture Khmer.
Comme d'habitude a l'arrivée dans une nouvelle ville, une foule de chauffeur (taxi/tuk-tuk) attendent les voyageurs a la descente des bus, et tous vous proposent "le plus calme et le moins cher hotel de la ville" : "Quiet and cheap" "good for you, cheap-cheap"... ce genre de phrase perpetuelle.
La negociation commence. Une activité qui peut vite s'averer épuisante, mais qui pour ma part se revele plus de l'ordre du jeu. C'est d'ailleurs de cette maniere que je conseillerais a tous voyageurs de le prendre, sous peine de vite laisser place a la colere et a la fatigue. Deux facteurs, bien entendu, handicapant grandement la possibilité de tourner la negociation a "votre avantage". Pour l'info, "Votre avantage", c'est quand tu limites au maximum de te faire arnaquer. Encore que parfois l'avantage peut reelement en etre un : pour ma part en, j'estime qu'a partir de 3$ par personne la nuit (chambre, draps et salle de bain propre), l'affaire est assez bien reussie. Bien que d'autres facteurs peuvent entrer en jeu : repas/internet/boissons en gros, tous ce qui peut etre offert en plus ;)
Installés comme il faut, nous profitons de l'apres-midi pour nous reposer et reperer un peu la ville.
Le lendemain, nous nous dirigeons, comme une foule incessante de touristes en tous genres, admirer les merveilles architecturales des temples d'Angkor, l'ancienne capitale imperiale Khmer.
Les tarifs sont legerement elevés (20$/jour ; 40$/3 jours) surout quand on sait que les billeteries sont gérées en grande parti par une societé de petrole. Une societé de petrole ? Il est vrai que controler les entrées (et seulement les entrées, la renovation des temples etant principalement basé sur des dons) du site le plus visité d'Asie est certainement une activité fleurissante. Encore une histoire pas claire dans ce pays ou la corruption est reine et le gouvernement tout puissant. Comme le laisse voir le nombre de voitures gouvernementales en circulation : noire, vitres teintées, sans plaques... Qui poserait des questions ?
Enfin bref... au final toujours les memes choses qui se repetent.
De notre coté donc, nous obtons comme nous l'avions prevu pour le "menu 3 jours" a 40$. Ici pas moyen de negocier bien entendu. Hé, c'est qu'on s'habitue a force de tout negocier avant d'acheter quoi que se soit, du billet de bus au dentifrice.
Nous choisissons aussi de louer les services d'un tuk-tuk a la journée (15$) pour le 1er jour. La taille du site est telle qu'il n'est pas pensable de le faire a pied, et la "mafia" des chauffeur de Taxi/Tuk-Tuk a prohibé la location de scooter dans tout Siem Reap.
Nous visitons une bonne partie des temples en se rejouissant, au final, de notre reveil matinal tardif. En effet, notre "grasse mat'" nous a permis d'effectuer notre visite apres les passages des principaux bus de touristes. Il y avait certe du monde, mais l'immensité du site permet tout de meme de bien diluer les groupes de curieux que nous sommes tous, notamment en penetrant dans ces lieux insolites.
Le deuxieme jour, maintenant que nous connaissons un peu la geographie du site, nous preferons nous rendre sur place en VTT. Sans conteste la meilleur facon de visiter les temples d'Angkor tant il est possible de "se perdre" dans les petits chemins excentrés qui plongent dans la jungle environnante, qui aboutissent 9 fois sur 10 sur les ruines d'un temple petit ou grand, et qui sont souvant delaissées par les touristes au profit des temples les plus importants.
Seule une crevaison du VTT de Marion en fin de journée viendra "noircir" quelque peu cette belle escapade. Bien qu'au final tout ce soit arrangé (reparée sur place par des locaux), et que cette "noirceur" se transforma tres vite en sympatique anecdote.
Nous consacrons enfin un 3eme jour a l'exploration des temples situés a une trentaine de km au Nord d'Angkor : des ruines... toujours des ruines ;)
Le matin du 18/02, apres une soirée un peu "arrosée" au Gecko Bar, Marjo (ou plutot "Martsu" comme on l'appelle en Asie) nous quitte pour Bangkok d'ou l'attendra un avion pour l'Europe. Apres 2 mois passés en notre compagnie, son absence va laisser un trou dans notre équipage, qui voit une fois de plus son effectif se reduire.
Mais la route continue, pas question de se laisser aller.
- Bon alors, quel est le plan ?
Nous sommes le 18 donc et il nous reste a peine plus d'un mois pour rejoindre le Japon : J'insiste (et ce sont mes seules requetes vraiment importantes du voyage) pour y etre au printemps et surtout, d'y arriver en bateau. Tous le monde est d'ailleur en complet accord avec ces idées. Comme d'hab, tout roule...
Un mois et demi plus exactement, c'est court. Sachant que nous voulons voir le Sud et les plages du Cambodge, et aussi passer un bon moment au Vietnam (Damien y tient. Probablement ses genes de Viet qui refont surface ;) )
Apres discussion, nous projetons donc de "sacrifier" du temps Cambodgien au profit d'un mois complet au Vietnam. Tant pis pour la plage. Nous avons eu de toute facon notre dose en Thailande, et puis les plages Viet ne sont surement pas en reste non plus.
En route vers le Vietnam donc, nous faisons halte a Phnom Phen, la capitale du Cambodge. Nous prevoyons de consacrer 2 ou 3 jours a cette ville. Mais les "charmes" de la capitale Cambodgienne nous retiendrons, au final, une bonne semaine.
Dans le quartier "backpacker" de Lake Side, nous nous posons dans une charmente guest house ("Smile Lake Side Guest House", de son nom), d'ou, paisiblement installés sur la terrasse en piloti donnant sur le lac, nous laissons couler le temps. Chaqun s'occupe : Outre la "fargnante", Damien et Marion iront passer quelques matinées dans un orphelina a s'amuser avec les gosses. De mon coté, je continue d'écrire "samourai-parano", et j'aurais meme la "chance" de prendre mes premiers "cours" de base et de blues avec un Suedois-routard squatant le coin : le "vieux fou" comme je l'appel.
Nous ferons aussi la connaissance d'Emilie : une charmante francaise en vacances dans le coin et faisant ses etudes a Bangkok. (nous n'en avons pas fini avec elle, mais cela est une autre histoire)
Nous profitons de cette semaine aussi pour nous interesser de plus pres au fleau qui frappa le peuple Cambodgien de 1975 a 1978 : le joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges
Je ne vais pas faire ici l'historique de leurs attrocités, mais sachez juste qu'au moment ou en France, la polemique etait de savoir s'il fallait ou non "renforcer" l'etude de la Shoah a l'école, je me posais la question, melangant colere et incomprehension : - Pourquoi ne m'a-t-on jamais parler des Khmers Rouges, a l'école ou au college ?
Je ne cherche pas a savoir quel peuple a plus souffert que l'autre, ou encore a qui doit-on faire le plus d'excuses, ou enfin de qui doit-on le plus se souvenir. Mais je cherche simplement a comprendre pourquoi s'est-il reproduit ici, sous les yeux des "grandes democraties", 30ans apres les nazis, la meme haine et les memes tortures a l'egare d'un peuple et que personne dans l'éducation ne m'en ai jamais soufflé mot.
En visitant, les charniers de Choeung Ek ou le lycée Tuol Sleng devenu "la prison politique" sous le nom de "S-21" durant cette sombre periode, j'ai eu honte de mon ignorance.
La honte se fait sentir aussi lorsque vous arpentez les rues de Phnom Phen et que vous vous dites que chaque visage de plus de 35 ans a vecu ces atrocités dans la plus pure ignorance des populations des pays "civilisés" (mais pas de leurs dirigeants ; "Magouille un jour, magouille toujours" )
Voila, il fallait que cela soit dit. Et bien que ce ne soit peut etre "pas important", j'invite chacun a se renseigner, un tant soit peu sur l'histoire des Khmers Rouges, et de leur chef Pol Pot, formé en France
De notre cote, nous quittons le Cambodge le 27/02, par le poste frontiere Cambo-Vietnamien de Chau Doc.
A la prochaine...
Flo, futur "guitare hero"
jeudi 13 mars 2008
Carte du Parcours
En attendant des nouvelles, j'ai place un lien (en dessous des photos) pour voir notre parcours sur GoogleMap.
Merci a Jerome pour son aide inestimable (2 ou 3 bieres devraient faire l'affaire ;) )
Merci a Jerome pour son aide inestimable (2 ou 3 bieres devraient faire l'affaire ;) )
mercredi 20 février 2008
Photos en retard
Salut tout le monde,
Les photos tant attendues sont enfin disponibles sur ce blog de pitw.
Les commentaires viendront plus tard parce que je dois bien vous dire que j'ai la dalle et que ca va etre l'heure de se le peter.
Sur ce a++
Promis, je prends un peu plus de temps la prochaine fois...
Flou
PS: papa, maman et frerot je vous embrasse :-) Marion
Les photos tant attendues sont enfin disponibles sur ce blog de pitw.
Les commentaires viendront plus tard parce que je dois bien vous dire que j'ai la dalle et que ca va etre l'heure de se le peter.
Sur ce a++
Promis, je prends un peu plus de temps la prochaine fois...
Flou
PS: papa, maman et frerot je vous embrasse :-) Marion
jeudi 14 février 2008
Laos, coté jardin - dami
Salut toute la famille!
Voici enfin quelques mots pour mettre fin a votre calvaire né de mon long silence.
Je ne doute pas que vous vous etes rongés les ongles pendant trois semaines en vous demandant ce qui avait pu m'arriver; et admire la retenue de Maman qui, pas une seule fois, ne m'a fait part de ses craintes.
Ou bien serais-je au contraire en train de me fourvoyer en vous imaginant dresser les pires senaris? Aurais-je pu me faire enroler par les communistes Laos? Me serais-je fait kidnapper dans le Triangle d'Or par des agriculteurs illegaux? Ou pire encore: ai-je fini dans l'estomac d'un Anacondas de 10metres frequent dans ces contrees reculees? le paludisme aurait-il pu avoir raison de moi si facilement?...
Rien de tout ca puisque me revoila dans le monde apres un mois d'absence entre Muang Xay, a l'extreme Nord-Est de la Thailande, et Siem Reap au Cambodge!
Entre les deux se dresse un pays dont je suis tombe amoureux, encore, de la simplicite et de la sincerite: le Laos. Le pays est completement a la roots est rappelle rapidement des sensations vecues au Nepal: des grandes etendues sauvages nous accueillent dans la region reculee de Nam Tha, la route serpente, de village isolé en village plus lointain encore.
Muang Sing est superbe dans son immense vallee tapissée de rizieres. Le rythme lent des campagnes que nous dominons du balcon de notre bungalow sur les hauteurs nous convient parfaitement: les adultes ramassent le riz sous l'oeil vide et inutile d'un militaire communiste, les enfants s'abritent et jouent sous une hutte quelques parcelles plus loin, et moi, penaud en ce premier jour de pluie depuis bien longtemps, je pitw avec des petits vieux et des enfants autours des braises. L'endroit est parfait pour redecouvrir la simplicite de ce qui chez nous, est devenu de maniere absurde un luxe; exemple du Sauna: construisez une cabane en bois d'environ 6metres-cube isolee a l'aide de draps; faite boullir 40litres d'eau aromatisée aux herbes, et faite parvenir la vapeur dans la cabane. Plus simple t'es con! Et pourtant quel plaisir de se detendre en prenant soin de son corps! Une idee de plus pour l'auberge mes amis!
Plus au sud se dresse la discrete Luang-Prabang, sur les bord du Mekong: ville spirituelle ou florissent une multitudes de temples bouddhistes; la vue depuis le Wat PhouSi au sommet de la ville est imprenable: une dense et agitee mer de nuages chargés de pluie me plongent dans la cécite la plus totale: tout est blanc a part Bouddha a ma droite. L'isolement sied parfaitement a la ville et lui confere une atmosphere de recueillement intime. Contrairement au mega-projets ''en beton'' exportes si souvent par notre culture technologique et si delicate chez les autres, certaines idees temoignent ici du desir de preserver le Laos du cancer qui se generalise chez son voisin Thailandais. L'Étranger m'a fait rever: c'est une librairie qui fonctionne par l'achat/troc/vente de bouquins en tout genre, et propose un cafe a l'étage dans une ambiance bois et papier, lumieres tamisees, tables basses et coussins au sol! On s'y sent mieux que chez Mémé, et les bénéfices tirés de l'échange avec les touristes servent a acheter des bouquins en Laos pour les écoles et les Laos qui peuvent les emprunter gratuitement. L'idée est simple et semble fonctionner puisque les créateurs francais ont ouvert cinq autres lieux dans tous le Laos, ou ils font travailler des locaux. Encore une bonne idee abordable pour l'auberge!
La pluie ne cessant pas, et le froid (10-15 degres seulement) ajoutant sa couche de morosite, nous decidons de ne pas nous arreter la Ventiane, la capitale.
Plutot, nous roulons non stop jusque dans le sud du pays ou nous retrouvons apres 30heures de bus la douce chaleur du soleil sur les bords du Mekong: Champasak d'abord pour ses temples Angkoriens magistrallement ruinés au pied des montagnes, et puis enfin l'ile de Don Det, paradis (en deperdition) au milieu de 4000 autres iles sur le Nam Kong (Mekong). Anciennement village de pecheur laisse a son isolement insulaire, l'ouverture du Laos a immanquablement attiré la les routards aventureux. Les guest-houses se font de plus en plus nombreuses sur certaines parties de l''iles certes, l'électricité a fait son apparition il y a deux an a peine, certes. Mais l'endroit reste tellement calme qu'on oublierai presque qu'il existe quelque chose en dehors du temps infini de l'ile! Les gros touristes a la con, qui ont certes tout autant droit de cité ici que moi, ne sont pas encore arrivés en mass, mais tout semble etre fait pour les accueillir bientot... En attendant l'ambiance est la cool: pitw sur les bords du Mekong pour la plupart, baignade pour certains, joints pour tout le monde! Heureusement les banques ne se sont pas encore implanteés ici, ce qui nous a obligé a partir finalement: direction le Cambodge et Angkor a Siem Reap.
Voila ce quíl s'est passé ces trois dernieres semaines! En vrac, on a aussi fait de la moto entre des montagnes déboisées pour que la France pour acheter des bois tropicaux censés etre interdits, descendu le Mekong pendant 6heures sur un LongTail boat, rencontr's un Canadien un peu fou mais tellement sympathique: Andy, bu des bieres avec des Laos, traverses les plaines du Mekong en velo, joué avec un bébé singe apprivoisé, sauté de la terasse du Raggae Bar dans le Mekong, rencontré un aubergiste Lao qui parlait francais etse fendait tout letemps la gueule, j'ai failli renversé le bateau chargé de mes potes et des bagages... J'ai aussi eu ma premiere migraine et ma premiere chiasse qui se sont relativement bien passées... Marjo est toujours un peu malade: quand c'est pas la tete c'est les vomissement; quand c'est pas les vomissement c'est la chiasse. Mais elle est toujours la et elle se fend la gueule au moins autant que nous!
En ce qui me concerne, je lance un appel a l'aide: je suis grave en manque de contact physique: si quelqun veut bien venir me faire des calins ici, se reveiller avec moi...
Voila pour ce quíl sést passé de mon coté pendant que vous vous faisiez tous du soucis (quelques uns au moins?), ou pendant que vous pestiez devant votre bureau parcequ'il n'y a plus de temps a perdre au boulot...
J'espere que ce post vous aura fait perdre quelques precieuses minutes.
J'espere aussi que vous allez tous bien: merci a ceux qui pensent a nous envoyer un mail de tempps en temps.
Tant que j'y suis j'espere aussi que le Laos saura garder son charme traditionnel et s'ouvrant aui tourisme, et saura meme en faire un atout par rapport a la Thailande.
Je vous souhaite a tous d'avoir la chance de découvrir un endroit aussi beau et sincere.
dami
n'oublie pas de vivre
Voici enfin quelques mots pour mettre fin a votre calvaire né de mon long silence.
Je ne doute pas que vous vous etes rongés les ongles pendant trois semaines en vous demandant ce qui avait pu m'arriver; et admire la retenue de Maman qui, pas une seule fois, ne m'a fait part de ses craintes.
Ou bien serais-je au contraire en train de me fourvoyer en vous imaginant dresser les pires senaris? Aurais-je pu me faire enroler par les communistes Laos? Me serais-je fait kidnapper dans le Triangle d'Or par des agriculteurs illegaux? Ou pire encore: ai-je fini dans l'estomac d'un Anacondas de 10metres frequent dans ces contrees reculees? le paludisme aurait-il pu avoir raison de moi si facilement?...
Rien de tout ca puisque me revoila dans le monde apres un mois d'absence entre Muang Xay, a l'extreme Nord-Est de la Thailande, et Siem Reap au Cambodge!
Entre les deux se dresse un pays dont je suis tombe amoureux, encore, de la simplicite et de la sincerite: le Laos. Le pays est completement a la roots est rappelle rapidement des sensations vecues au Nepal: des grandes etendues sauvages nous accueillent dans la region reculee de Nam Tha, la route serpente, de village isolé en village plus lointain encore.
Muang Sing est superbe dans son immense vallee tapissée de rizieres. Le rythme lent des campagnes que nous dominons du balcon de notre bungalow sur les hauteurs nous convient parfaitement: les adultes ramassent le riz sous l'oeil vide et inutile d'un militaire communiste, les enfants s'abritent et jouent sous une hutte quelques parcelles plus loin, et moi, penaud en ce premier jour de pluie depuis bien longtemps, je pitw avec des petits vieux et des enfants autours des braises. L'endroit est parfait pour redecouvrir la simplicite de ce qui chez nous, est devenu de maniere absurde un luxe; exemple du Sauna: construisez une cabane en bois d'environ 6metres-cube isolee a l'aide de draps; faite boullir 40litres d'eau aromatisée aux herbes, et faite parvenir la vapeur dans la cabane. Plus simple t'es con! Et pourtant quel plaisir de se detendre en prenant soin de son corps! Une idee de plus pour l'auberge mes amis!
Plus au sud se dresse la discrete Luang-Prabang, sur les bord du Mekong: ville spirituelle ou florissent une multitudes de temples bouddhistes; la vue depuis le Wat PhouSi au sommet de la ville est imprenable: une dense et agitee mer de nuages chargés de pluie me plongent dans la cécite la plus totale: tout est blanc a part Bouddha a ma droite. L'isolement sied parfaitement a la ville et lui confere une atmosphere de recueillement intime. Contrairement au mega-projets ''en beton'' exportes si souvent par notre culture technologique et si delicate chez les autres, certaines idees temoignent ici du desir de preserver le Laos du cancer qui se generalise chez son voisin Thailandais. L'Étranger m'a fait rever: c'est une librairie qui fonctionne par l'achat/troc/vente de bouquins en tout genre, et propose un cafe a l'étage dans une ambiance bois et papier, lumieres tamisees, tables basses et coussins au sol! On s'y sent mieux que chez Mémé, et les bénéfices tirés de l'échange avec les touristes servent a acheter des bouquins en Laos pour les écoles et les Laos qui peuvent les emprunter gratuitement. L'idée est simple et semble fonctionner puisque les créateurs francais ont ouvert cinq autres lieux dans tous le Laos, ou ils font travailler des locaux. Encore une bonne idee abordable pour l'auberge!
La pluie ne cessant pas, et le froid (10-15 degres seulement) ajoutant sa couche de morosite, nous decidons de ne pas nous arreter la Ventiane, la capitale.
Plutot, nous roulons non stop jusque dans le sud du pays ou nous retrouvons apres 30heures de bus la douce chaleur du soleil sur les bords du Mekong: Champasak d'abord pour ses temples Angkoriens magistrallement ruinés au pied des montagnes, et puis enfin l'ile de Don Det, paradis (en deperdition) au milieu de 4000 autres iles sur le Nam Kong (Mekong). Anciennement village de pecheur laisse a son isolement insulaire, l'ouverture du Laos a immanquablement attiré la les routards aventureux. Les guest-houses se font de plus en plus nombreuses sur certaines parties de l''iles certes, l'électricité a fait son apparition il y a deux an a peine, certes. Mais l'endroit reste tellement calme qu'on oublierai presque qu'il existe quelque chose en dehors du temps infini de l'ile! Les gros touristes a la con, qui ont certes tout autant droit de cité ici que moi, ne sont pas encore arrivés en mass, mais tout semble etre fait pour les accueillir bientot... En attendant l'ambiance est la cool: pitw sur les bords du Mekong pour la plupart, baignade pour certains, joints pour tout le monde! Heureusement les banques ne se sont pas encore implanteés ici, ce qui nous a obligé a partir finalement: direction le Cambodge et Angkor a Siem Reap.
Voila ce quíl s'est passé ces trois dernieres semaines! En vrac, on a aussi fait de la moto entre des montagnes déboisées pour que la France pour acheter des bois tropicaux censés etre interdits, descendu le Mekong pendant 6heures sur un LongTail boat, rencontr's un Canadien un peu fou mais tellement sympathique: Andy, bu des bieres avec des Laos, traverses les plaines du Mekong en velo, joué avec un bébé singe apprivoisé, sauté de la terasse du Raggae Bar dans le Mekong, rencontré un aubergiste Lao qui parlait francais etse fendait tout letemps la gueule, j'ai failli renversé le bateau chargé de mes potes et des bagages... J'ai aussi eu ma premiere migraine et ma premiere chiasse qui se sont relativement bien passées... Marjo est toujours un peu malade: quand c'est pas la tete c'est les vomissement; quand c'est pas les vomissement c'est la chiasse. Mais elle est toujours la et elle se fend la gueule au moins autant que nous!
En ce qui me concerne, je lance un appel a l'aide: je suis grave en manque de contact physique: si quelqun veut bien venir me faire des calins ici, se reveiller avec moi...
Voila pour ce quíl sést passé de mon coté pendant que vous vous faisiez tous du soucis (quelques uns au moins?), ou pendant que vous pestiez devant votre bureau parcequ'il n'y a plus de temps a perdre au boulot...
J'espere que ce post vous aura fait perdre quelques precieuses minutes.
J'espere aussi que vous allez tous bien: merci a ceux qui pensent a nous envoyer un mail de tempps en temps.
Tant que j'y suis j'espere aussi que le Laos saura garder son charme traditionnel et s'ouvrant aui tourisme, et saura meme en faire un atout par rapport a la Thailande.
Je vous souhaite a tous d'avoir la chance de découvrir un endroit aussi beau et sincere.
dami
n'oublie pas de vivre
jeudi 24 janvier 2008
Pourquoi pas de photos ?...
Salut a tous!
Pour causes de probleme technique lie a un pc en bois sur lequel la fonction d'explorateur windows semble trop demandee, et pour m'eviter des souffrances inutiles que je pourrais m'infliger involontairement en cedant a la colere, alors, ne l'omblions pas, que mon intention initiale etait de vous partager avec un peu plus de couleur ce qu'on a vu en Thailande, pays magnifique, que, soit dit en passant, nous quittons demain pour le Laos, avec tristesse et joie, et je l'espere une derniere soiree que la technologie foireuse ne me gachera pas, ne saura pas me gacher pardon;
bref, pour toutes ces raisons, desole mais les photos viendront un autre jour!
damien
Pour causes de probleme technique lie a un pc en bois sur lequel la fonction d'explorateur windows semble trop demandee, et pour m'eviter des souffrances inutiles que je pourrais m'infliger involontairement en cedant a la colere, alors, ne l'omblions pas, que mon intention initiale etait de vous partager avec un peu plus de couleur ce qu'on a vu en Thailande, pays magnifique, que, soit dit en passant, nous quittons demain pour le Laos, avec tristesse et joie, et je l'espere une derniere soiree que la technologie foireuse ne me gachera pas, ne saura pas me gacher pardon;
bref, pour toutes ces raisons, desole mais les photos viendront un autre jour!
damien
mercredi 23 janvier 2008
Good Bye Thailande!
Salut a tous les copains!
J'espere que nos aventures en Thailande vous ont amuse, interesse peut etre meme, tenue compagnie peut-etre?
En ce qui me concerne, j'ai laisse ici beaucoup trop de rencontres qui deviendront des amis, beaucoup trop de moi meme sur le bord des chemins pour ne pas revenir! Alex Garland m'avait donne envie de voyager en Thailand dans The Beach: je suis venu, j'ai vu, et je vais revenir, c'est sur!
Quoi qu'il en soit, et meme si l'envie de rester tout de suite quelques annnes me tente, la route continue.
Nous partons dans deux jours au Laos: il parait que c'est la Thailande avec 30 ans de moins... Je pense que ca devrait me plaire! J'ai hate de le partager avec vous en tout cas!
Comme vous pouvez peut-etre l'imaginer, mettre le blog a jour, avec du recit et des photos prend du temps... C'est pourquoi il est pas toujours a jour. J'espere que ca vous exaspere pas trop: pour notre defense je dirai qu'on s'amuse beaucoup trop ici pour pouvoir tout raconter, tout commenter en temps et en heure. C'est pas pour autant qu'on pense pas a vous, meme si les mails se font attendre, sil es cartes postales mettent du temps a arriver...
daminou
n'oublie pas de vivre
ps: Merci a tous ceux qui laissent des commentaires: on les lit regulierement avec beaucoup de plaisir!
pps a ma famille: je viens de retrouver des cartes postales datee de trois semaines que je pensais avoir envoyees... patience. patience.
bizou a Pape a qui j'ai pas ecrit depuis longtemps!
J'espere que nos aventures en Thailande vous ont amuse, interesse peut etre meme, tenue compagnie peut-etre?
En ce qui me concerne, j'ai laisse ici beaucoup trop de rencontres qui deviendront des amis, beaucoup trop de moi meme sur le bord des chemins pour ne pas revenir! Alex Garland m'avait donne envie de voyager en Thailand dans The Beach: je suis venu, j'ai vu, et je vais revenir, c'est sur!
Quoi qu'il en soit, et meme si l'envie de rester tout de suite quelques annnes me tente, la route continue.
Nous partons dans deux jours au Laos: il parait que c'est la Thailande avec 30 ans de moins... Je pense que ca devrait me plaire! J'ai hate de le partager avec vous en tout cas!
Comme vous pouvez peut-etre l'imaginer, mettre le blog a jour, avec du recit et des photos prend du temps... C'est pourquoi il est pas toujours a jour. J'espere que ca vous exaspere pas trop: pour notre defense je dirai qu'on s'amuse beaucoup trop ici pour pouvoir tout raconter, tout commenter en temps et en heure. C'est pas pour autant qu'on pense pas a vous, meme si les mails se font attendre, sil es cartes postales mettent du temps a arriver...
daminou
n'oublie pas de vivre
ps: Merci a tous ceux qui laissent des commentaires: on les lit regulierement avec beaucoup de plaisir!
pps a ma famille: je viens de retrouver des cartes postales datee de trois semaines que je pensais avoir envoyees... patience. patience.
bizou a Pape a qui j'ai pas ecrit depuis longtemps!
Province de Chiang Mai: entre traditions perdues, et ouverture d'esprit
Nous avons ete tres surpris par notre arrivee a Chaing Mai: la ou nous pensions nous reposer une semaine dans la ville calme et traditionnelle dont on nous avait parle, nous n'avons trouve que les vestiges d'une culture dont les nombreux temples rappellent la grandeur perdue. Betonne par dessus fleurissent en contrepartie des copies de marques occidentales, des milliers de similis "Starbucks Coffee" entoures exclusivement de Tour Operateurs vantant les milles atraits de la region ou s'entassent des millions de curieux touristes...
Fatigues par cette atmosphere depuis Krabi et par ce courant duquel nous essayons de sortir, nous ne resterons que 4 jours, le temps d'assister a des combats de Muay Thai dans la chaleur d'une arene ou les seuls thai etaient sur le ring, et a des cours de cuisine au calme d'une ferme biologique en dehors de la ville.
Le matin du depart, nous ne savons toujours pas dans quelle direction prendre le bus, et je me decide enfin a appeler Loy, un Thai qui enseigne dans un petit village recule a des enfants des tribues locales isolees: Katarina, une allemande, m'avait donne son numero de telephone a Kho Phan Ngan. Je l'appelle donc, pour voir.
Un quart d'heure plus tard, l'histoire est reglee: nous partons vers le nord, direction Kong Loy, en passant par Hot District... je crois avoir compris! En fait Hot se trouve au sud et personne ici n'a entendu parler de Kong Loy... Bon on y va et on verra sur place. Finalement le trajet se passe parfaitement, et apres trois heure de bus, et une heure avec dans la voiture de deux thai qui semblaient n'attendre que nous, nous arrivons a Khong Loy Ban, au milieu de nul part, dans les montagnes. J'appelle donc Loy une seconde fois, il vient nous chercher avec un de ses potes, et nous voila, au soleil couchant, arrive a Mae Tho School, dans le hameau de Boosalee qui n'apparait sur aucune carte et aucun guide... Le calme. Enfin.
Le lendemain, nous ferons la connaissance des eleves, surpris de voir des occidentaux, une nouveaute pour nombre d'entre eux, et essayons de leur dispenser un cour d'anglais: leurs sourires sont aussi encourageants que leur timidite est un frein, mais si on ne peut pas parler, il est evident que la communication passe! Nous jouons ensemble au Volley et au Haki (sport national, melange de foot et de volley), echangeons des regards et des sourires pleins de curiosite et de respect, d'admiration.
Alors qu'ils quittent les dortoires pour le week end, rentrant pour la plupart d'entre eux a pied chez leurs parents a plusieurs dizaines de kilometres, Loy nous propose d'aller trekker deux jours: vendus!
Nous retrouvons enfin dans le parc Mae Tho, situe a quelques 130km au sud du sommet de la thailande, Doi Inthanon, le calme serein des montagnes. Ici vivent de vieilles tribues (Karens, Mons...)isolees et eparpillees dans la jungle, avec pour seul lien avec une Thailande en pleine expansion, cette ecole riche de mixite et de curiosite. Loin des industriels du touristime et du beton, les relations humaines reprennent le dessus sur la logique mercantile, bras arme et empoisonne de notre systeme de developpement.
Nous marchons donc 3 heures cette apres-midi la pour nous rendre au campement: le sommet d'une montagne d'ou nous dominons des centaines de kilometres-carres de montagnes sauvages envahis par la jungle; derriere nous les paysages que nous avons traverses: champs cultives, forets de pins et d'epineux, puis de bamboos, et enfin la jungle, jusqu'a ce sommet nu ou seul trone un grand arbre sous lequel nous cammperons. Loy a troque son role de prof pour celui d'aventurier, et nous prepare deja un feu de camps dans des conditions epouvantables a cause du vent. Alors que nous admirons un coucher de soleil flamboyant, nous apercevons au loin un autre feu qui indique vraisemblablement le village Karen ou nous nous rendrons le lendemain.
Rechauffes par les flammes et les cotes de porc delicieusement preparees sur les braises (le meilleur porc du monde, avis aux amateurs de BBQ), Loy nous parle un peu de lui: enfance dans un de ces villages, monk pendant ses etudes a Chiang Mai, puis guide touristique a Phuket. Il etait en route pour rejoindre sa famille ici, pour les fetes, lorsque le tsunami frappa la cote est, emportant ses 5 amis, dont la femme qu'il devait epouser un mois plus tard. La douleur est encore perceptible. Il nous avoue qu'il n'est pas pret a aimer de nouveau... Pourtant de l'amour il en dispense a longueur de journee, jour apres jour: avec les enfants dont il est l'enseignant certes, mais aussi l'ami, le tuteur; avec ses collegues profs, avec nous qu'il connait a peine et dont il s'occupe a merveille depuis notre arrivee!
Un monk someille toujours en lui.
La nuit fut froide; le sommeil court; et je regrettai longuement cette nuit la, la chaleur de mon duvet reparti en France. Neamoins, le lever de soleil fut l'echo des couleur du coucher de la veille, et nous apporta reconfort et energie pour la journee de marche a venir.
La jungle que nous avoions longe la veille, nous l'avons enfin traverse: a coup de machettes! Un chemin que nous n'arrivions pas a suivre, ou que Loy, decide a nous en mettre plein la vue, refusait de suivre, existe pourtant. Descente tout droit a flanc de montagne a travers d'epaises fougeres, pataugeage dans les cours d'eau sans penser a milles bestioles que nous pourrions rencontrer ici, saut au dessus des marecages (sauf pour Marjo qui prefera se vautrer dedans...), escalade de forets de bamboo... Bref, une vraie aventure a la Indiana Jones qui nous a malgre tout mene a destination: un village Karen de toute beaute. L'atmosphere nous plonge quelques centaines d'annees en arriere: a cette epoque les maisons, sur pilotis pour eviter les innodation de la saison des pluies, etaient faites uniquement de bois et de bamboos, les chiens chassaient les chats, qui chassaient les poules, qui chassaient les vers, le tout sous le regard indifferent des cochons libres dans les chemins. Le fil etait tisse a la main; et aujourd'hui encore!
Notre hote, un viel homme qui fumait un gros cigare roule dans une feuille de bananier j'imagine, brisa le cou de la poule avant de la cuisiner: un geste simple, naturel, quotidien, mais pourtant tellement eloigne de nos regards admiratifs d'occidentaux...
L'apres midi fut similaire a la matinee, et une longue et sympathique marche nous mena a une grande cascade rafraichissante.
Encore dix kilometre pour remonter jusqu'a l'ecole.
Fatigues mais purifies, ous avons passe la soiree avec Loy et ses amis enseignants dans l'ecole: bieres, shots de vodka thai (a base de riz et prepares avec de l'eau petillante, du 7up, du sel et du citron), guitares et chants thai nous amusent pendant que des eleves volontaires preparent nos cotes de porc adorees!
Sabai Sabai! ou plutot "Mou Mou" en Karen! Pitw en Francais, Hakuna Matata...
Nous nous endormons tous le sourire aux levres...
L'accueil de Loy est une lecon de vie. La rencontre avec les enfants et les villageois une autre. Enrichissantes de partages et de curiosites communiquees; d'innocence et d'amour.
On se dit malgre tout au revoir, et nous invite a revenir au plus tot; l'invitaion est aussi valable pour tous nos amis qui souhaiteent faire des rencontres inhabituelles: c'est dit!
Fatigues par cette atmosphere depuis Krabi et par ce courant duquel nous essayons de sortir, nous ne resterons que 4 jours, le temps d'assister a des combats de Muay Thai dans la chaleur d'une arene ou les seuls thai etaient sur le ring, et a des cours de cuisine au calme d'une ferme biologique en dehors de la ville.
Le matin du depart, nous ne savons toujours pas dans quelle direction prendre le bus, et je me decide enfin a appeler Loy, un Thai qui enseigne dans un petit village recule a des enfants des tribues locales isolees: Katarina, une allemande, m'avait donne son numero de telephone a Kho Phan Ngan. Je l'appelle donc, pour voir.
Un quart d'heure plus tard, l'histoire est reglee: nous partons vers le nord, direction Kong Loy, en passant par Hot District... je crois avoir compris! En fait Hot se trouve au sud et personne ici n'a entendu parler de Kong Loy... Bon on y va et on verra sur place. Finalement le trajet se passe parfaitement, et apres trois heure de bus, et une heure avec dans la voiture de deux thai qui semblaient n'attendre que nous, nous arrivons a Khong Loy Ban, au milieu de nul part, dans les montagnes. J'appelle donc Loy une seconde fois, il vient nous chercher avec un de ses potes, et nous voila, au soleil couchant, arrive a Mae Tho School, dans le hameau de Boosalee qui n'apparait sur aucune carte et aucun guide... Le calme. Enfin.
Le lendemain, nous ferons la connaissance des eleves, surpris de voir des occidentaux, une nouveaute pour nombre d'entre eux, et essayons de leur dispenser un cour d'anglais: leurs sourires sont aussi encourageants que leur timidite est un frein, mais si on ne peut pas parler, il est evident que la communication passe! Nous jouons ensemble au Volley et au Haki (sport national, melange de foot et de volley), echangeons des regards et des sourires pleins de curiosite et de respect, d'admiration.
Alors qu'ils quittent les dortoires pour le week end, rentrant pour la plupart d'entre eux a pied chez leurs parents a plusieurs dizaines de kilometres, Loy nous propose d'aller trekker deux jours: vendus!
Nous retrouvons enfin dans le parc Mae Tho, situe a quelques 130km au sud du sommet de la thailande, Doi Inthanon, le calme serein des montagnes. Ici vivent de vieilles tribues (Karens, Mons...)isolees et eparpillees dans la jungle, avec pour seul lien avec une Thailande en pleine expansion, cette ecole riche de mixite et de curiosite. Loin des industriels du touristime et du beton, les relations humaines reprennent le dessus sur la logique mercantile, bras arme et empoisonne de notre systeme de developpement.
Nous marchons donc 3 heures cette apres-midi la pour nous rendre au campement: le sommet d'une montagne d'ou nous dominons des centaines de kilometres-carres de montagnes sauvages envahis par la jungle; derriere nous les paysages que nous avons traverses: champs cultives, forets de pins et d'epineux, puis de bamboos, et enfin la jungle, jusqu'a ce sommet nu ou seul trone un grand arbre sous lequel nous cammperons. Loy a troque son role de prof pour celui d'aventurier, et nous prepare deja un feu de camps dans des conditions epouvantables a cause du vent. Alors que nous admirons un coucher de soleil flamboyant, nous apercevons au loin un autre feu qui indique vraisemblablement le village Karen ou nous nous rendrons le lendemain.
Rechauffes par les flammes et les cotes de porc delicieusement preparees sur les braises (le meilleur porc du monde, avis aux amateurs de BBQ), Loy nous parle un peu de lui: enfance dans un de ces villages, monk pendant ses etudes a Chiang Mai, puis guide touristique a Phuket. Il etait en route pour rejoindre sa famille ici, pour les fetes, lorsque le tsunami frappa la cote est, emportant ses 5 amis, dont la femme qu'il devait epouser un mois plus tard. La douleur est encore perceptible. Il nous avoue qu'il n'est pas pret a aimer de nouveau... Pourtant de l'amour il en dispense a longueur de journee, jour apres jour: avec les enfants dont il est l'enseignant certes, mais aussi l'ami, le tuteur; avec ses collegues profs, avec nous qu'il connait a peine et dont il s'occupe a merveille depuis notre arrivee!
Un monk someille toujours en lui.
La nuit fut froide; le sommeil court; et je regrettai longuement cette nuit la, la chaleur de mon duvet reparti en France. Neamoins, le lever de soleil fut l'echo des couleur du coucher de la veille, et nous apporta reconfort et energie pour la journee de marche a venir.
La jungle que nous avoions longe la veille, nous l'avons enfin traverse: a coup de machettes! Un chemin que nous n'arrivions pas a suivre, ou que Loy, decide a nous en mettre plein la vue, refusait de suivre, existe pourtant. Descente tout droit a flanc de montagne a travers d'epaises fougeres, pataugeage dans les cours d'eau sans penser a milles bestioles que nous pourrions rencontrer ici, saut au dessus des marecages (sauf pour Marjo qui prefera se vautrer dedans...), escalade de forets de bamboo... Bref, une vraie aventure a la Indiana Jones qui nous a malgre tout mene a destination: un village Karen de toute beaute. L'atmosphere nous plonge quelques centaines d'annees en arriere: a cette epoque les maisons, sur pilotis pour eviter les innodation de la saison des pluies, etaient faites uniquement de bois et de bamboos, les chiens chassaient les chats, qui chassaient les poules, qui chassaient les vers, le tout sous le regard indifferent des cochons libres dans les chemins. Le fil etait tisse a la main; et aujourd'hui encore!
Notre hote, un viel homme qui fumait un gros cigare roule dans une feuille de bananier j'imagine, brisa le cou de la poule avant de la cuisiner: un geste simple, naturel, quotidien, mais pourtant tellement eloigne de nos regards admiratifs d'occidentaux...
L'apres midi fut similaire a la matinee, et une longue et sympathique marche nous mena a une grande cascade rafraichissante.
Encore dix kilometre pour remonter jusqu'a l'ecole.
Fatigues mais purifies, ous avons passe la soiree avec Loy et ses amis enseignants dans l'ecole: bieres, shots de vodka thai (a base de riz et prepares avec de l'eau petillante, du 7up, du sel et du citron), guitares et chants thai nous amusent pendant que des eleves volontaires preparent nos cotes de porc adorees!
Sabai Sabai! ou plutot "Mou Mou" en Karen! Pitw en Francais, Hakuna Matata...
Nous nous endormons tous le sourire aux levres...
L'accueil de Loy est une lecon de vie. La rencontre avec les enfants et les villageois une autre. Enrichissantes de partages et de curiosites communiquees; d'innocence et d'amour.
On se dit malgre tout au revoir, et nous invite a revenir au plus tot; l'invitaion est aussi valable pour tous nos amis qui souhaiteent faire des rencontres inhabituelles: c'est dit!
Citation
Chiang Mai, damien:
" Ce qui est bon avec la mere d'Aurel, c'est qu'elle se tape Roger: et ca c'est la classe!"
no comments...
" Ce qui est bon avec la mere d'Aurel, c'est qu'elle se tape Roger: et ca c'est la classe!"
no comments...
vendredi 11 janvier 2008
Se retrouver a travers vous... Vacances avec les snakes
Longues et difficiles a raconter sont nos vacances passees en Thailande a sept! Parce qu'elles furent si chargees, parce que nous avons vu tant de choses, et parce qu'a peine avons nous eu le temps de nous retrouver et de nous habituer a etre sept a nouveau que vous repartiez deja...
Le compte a rebours que je tenais interieurement depuis le debut du mois de decembre pris donc fin le 28 a Khura Buri avec l'arrivee de Marion; le reste de la bande, forme de Marjo, Aurelien, Jerome, et Delphine arriva le lendemain apres deja quelques peripeties, et c'est devant un troisieme leve de soleil consecutif auquel nous assistions que nous fimes nos retrouvailles: une joie que nous ne cachions pourtant pas lutta pour s'exprimer, et apres quelques heures a s'observer a l'abris silencieux du vrombrissement du bateau qui nous menaient a Kho Surin, Iles isolees des mers Andamans, nos relations si facilement familiere ecclipserent en quelques instants la distance que nous avions mis si longtemps a parcourir. Premiers regards sur mes amis que je n'ai pas vu depuis bien longtemps, et premiers regards sur moi meme a travers leurs yeux. La curiosite s'emparait deja de moi...
Heureusement cette curiosite sur l'autre ainsi que sur soi meme, nous allions avoir le temps de l'assouvir sur l'ile: plage de sable fin comme la neige, eau bleu turquoise translucide et poissonneuse, jungle alentour assurant notre intimite... A peine arrives la tente fut montee, les hamacs accroches, les maillots enfiles, et nous etions partis prendre un bain dans l'eau a 30 degre de l'Ocean Indien.
Voila a peu pres comment se deroulerent nos 4 jours sur Kho Surin, a quelques anecdotes pres: Aurel qui oubie ses chaussures sur la plages, puis sa sacoche, marion qui casse un arbre en montant dans son hamac, un varan qui vient pitw alors que nous jouons aux cartes... Loin de l'hiver europeen, des boulots ou etudes de chacun, les esprits se detendent, les histoires s'enchainent, et le recul permet de prendre ensemble conscience de ce qui se passe chez chacun d'entre nous. Marjo partage ses craintes quant a nos retrouvailles (du coupo elle a decide de rester 2 semaines de plus que les 6 prevues!), alors qu'Aurel me temoigne de ses experiences interieures similaires aux miennes ici: les connexions entre personnes eloignees existent, j'en suis de plus en plus persuade! Et vous?!
Le 31, avant de partir reveilloner sur la plage avec des poissons, des calamars, des francais et des autrichiens rencontres sur l'ile, et des thais marrons, nous passames la journee a faire du snorqueling: 5 sites exceptionnels ou nous avons nage avec tout pleins de poissons (fait suffisamment rare sur a cote meditaranneenne pour etre souligne), gros, petits, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et parmis des coraux tout aussi splendides! Bref, Walt Disney n'a rien invente et moi meme je manque de vocabulaire pour vous decrire la sensation que cela represente! Un sentiment de calme et d'extase, une longue pensee pour ma Marion qui sait certainement mieux que personne ce que j'ai vecu a ce moment la... Voila pour la derniere journee de l'annee: en ce qui concerne les derniers instants, je les ai passe heureux sur Sunrise Beach, en compagnie de la bande de snakes, de Sylvia et Andy, deux autrichiens hyper interessants qui m'interviewront le lendemain pour leur reportage sur les backpackers, et que nous retrouverons certainement au Laos ou au Cambodge, Herve et Goska, journalistes et francais qui traversent l'Asie en velo depuis le Kasakhstan jusqu'a Beijing, Manuel l'allemand, Julie et Olivier, Tom le thai le plus marron de la cote Andamman... Un joli mix d'influences, d'idees, de vecus, d'ambitions et de reves surtout qui me laissent reveur et resonnent au plus profond de moi meme. Merci a eux tous, et Bonne Annee 2008 a tout le monde!
2008 a commence sous les meilleurs ospices, au moins aussi bien que 2007 s'etait terminee! Apres avoir quitte notre ile pour plus d'aventures, nous avons retrouve Tu et Pern, ma pote Thai de retour du Nepal, pour leur dire au revoir et "a dans un an", avant de prendre le bus pour Khao Sok et sa foret tropical vieille de plusieurs centaines de milliers d'annees! Une vraie ballade dans le passe ou nous ferons la rencontre de pleins de sangsues pour le plus grand bonheur des filles paniquee... mais courageuses! Le lendemain, apres une douce nuit dans des bungalows perches dans les arbres nous levons le camp pour une superbe ballade en bateau sur le lac artificiel cree par le Ratchaphapatrucmachin Dam ou nous nous rendons en autostop: monolites immenses au milieu de l'eau, foret tropicale, falaises, grottes et brume nous ramenent encore une fois plusieurs milliers d'annees en arriere... Un festin a base de poisson du lac cuit au barbeucue sur des bungalows en bamboo a pilottis au milieu du lac clotureront avec brio cette visite.
Comme nous le craignions des le debut, a un moment ou a un autre (ndlr: en voila une expression a la con!) nous n'allions pas pouvoir eviter plus longtemps la masse des touristes et l'industrie qui traine derriere! Apres une bonne semaine tranquille entre les iles et la foret tropicale, en compagnie principalement voire exclusivement de thai, nous avons retrouve la folie des occidentaux a Krabi. Pour dire simple la province de Krabi est certainement le plus beau paradis sur Terre que j'ai vu... au du moins devait-il l'etre avant que l'industrie du tourisme ne debarque avec ses bulldozers, son beton, ses moteurs a explosion; avant que le riche touriste ne considere comme un fait acquis sa presence ici, ou les droits que ses dollars lui octroient. Ici on peut tout faire pour etre heureux: se delasser dans des cascades d'eau chaude, des piscines naturelles bleu crystal, la mer a 30 degre qui vient s'elancer sur des plages de sable fin ou des falaises immenses, creant ainsi des grottes accessibles uniquement en kayak; on peut aussi decider d'escalader ses falaises ou les immenses monolithes rendus celebres par un certains James Bond notamment (http://thailand.net.au/images/JamesBondIsland_001.jpg). On peut aussi admirer tout ca d'un temble bouddhiste situe en haut de la colline, a 1237 marches d'altitudes... J'en oubie certainement, et on a pas eu le temps de faire beaucoup en seulement deux jours... Par contre deux jours ont ete suffisant pour apprecier l'impact du tourisme sauvage sur ce paradis: Rayley Beach, un joyaux pour grimpeur, kayakeur, et amoureux de la nature est assailli par des resorts betonnes ou de riches occidentaux cachent leur honte derriere de haut barbelles, pendant que leur enfants vont claquer leurs dollars sur les plages azureennes ou s'entassent des bars avec piscine... l'absurde est pousse ici a ses limites, et la beaute du site compromise pour tous a jamais...
Nous quittons donc la Province de Krabi, non sans difficultes pour trouver un bus pour Bangkok, avec le sentiment mitige de celui qui a assiste a la disparition d'un paradis, tout en esperant en avoir profite assez...
Le long trajet nous ramene vers le Nord, a Ayutthaya, ancienne capitale du royaume, et ville classee patrimoine mondial de l'humanite pour la beaute de ses ruines heritee des royaumes d'Angkor, des Byrmans, et moultes autres influences. La ville que nous visitons a velo est effectivement tres jolie mais nous laisse un sentiment d'inacheve que nous ne connaitrons pas 4 jours plus tard a Sukhothai, autre merveille mondiale pour ses semblables ruines.
Enfin le retour a Bangkok se fait 2 jour avant le depart d'Aurel, Delphine, et Jerome. Marjo decide de rester 2 semaines de plus que les 6 qu'elle a deja prevues, et Marion est la pour 5 mois. Nous passerons ces 2 jours a faire du shopping principalement et a nous ballader dans bangkok: du calme serein de Wat Pho a la folie de Khao San Road, nous revoila dans le rythme efferne et irresistible des villes. Les bieres s'enchainent, les sentiments aussi par rapport a ces retrouvailles et au reste du chemin qu'il nous reste a faire avant le retour; les projets pour ceux qui rentrent en France. Nous parlons beaucoup de tout et de rien alors qu'une personne qui n'etait pas la ces 2 semaines me manque de plus en plus, et m'obsede presque...
L'heure du depart arrive pour eux, et le moment de repartir nous presse. Voyager a 7 a du bon, mais au final c'est difficile. On etait un "groupe": qu'on se sente routards, roots, backpackers, ou quoi que ce soit d'autre, nous avons ete un groupe de touriste, et nous sentons que la trace laissee derriere nous n'est pas la meme; pas celle que j'aime imaginer comme la mienne. Nous voila maintenant 4 avec Marjo et Marion en plus a l'equipage. Je suis curieux de voir comment ca va se passer. Pour le moment c'est au top! On a continue la route vers le Nord: Sukhothai puis maintenant Chiang Mai, la Capitale du Nord... moins traditionnelle que ce que les guides laissent entendre, mais charmante! Nous prendrons finalement plus le temps de nous reposer dans un petit village au nord, a la frontiere du Laos, loin des masses... enfin...
Le compte a rebours que je tenais interieurement depuis le debut du mois de decembre pris donc fin le 28 a Khura Buri avec l'arrivee de Marion; le reste de la bande, forme de Marjo, Aurelien, Jerome, et Delphine arriva le lendemain apres deja quelques peripeties, et c'est devant un troisieme leve de soleil consecutif auquel nous assistions que nous fimes nos retrouvailles: une joie que nous ne cachions pourtant pas lutta pour s'exprimer, et apres quelques heures a s'observer a l'abris silencieux du vrombrissement du bateau qui nous menaient a Kho Surin, Iles isolees des mers Andamans, nos relations si facilement familiere ecclipserent en quelques instants la distance que nous avions mis si longtemps a parcourir. Premiers regards sur mes amis que je n'ai pas vu depuis bien longtemps, et premiers regards sur moi meme a travers leurs yeux. La curiosite s'emparait deja de moi...
Heureusement cette curiosite sur l'autre ainsi que sur soi meme, nous allions avoir le temps de l'assouvir sur l'ile: plage de sable fin comme la neige, eau bleu turquoise translucide et poissonneuse, jungle alentour assurant notre intimite... A peine arrives la tente fut montee, les hamacs accroches, les maillots enfiles, et nous etions partis prendre un bain dans l'eau a 30 degre de l'Ocean Indien.
Voila a peu pres comment se deroulerent nos 4 jours sur Kho Surin, a quelques anecdotes pres: Aurel qui oubie ses chaussures sur la plages, puis sa sacoche, marion qui casse un arbre en montant dans son hamac, un varan qui vient pitw alors que nous jouons aux cartes... Loin de l'hiver europeen, des boulots ou etudes de chacun, les esprits se detendent, les histoires s'enchainent, et le recul permet de prendre ensemble conscience de ce qui se passe chez chacun d'entre nous. Marjo partage ses craintes quant a nos retrouvailles (du coupo elle a decide de rester 2 semaines de plus que les 6 prevues!), alors qu'Aurel me temoigne de ses experiences interieures similaires aux miennes ici: les connexions entre personnes eloignees existent, j'en suis de plus en plus persuade! Et vous?!
Le 31, avant de partir reveilloner sur la plage avec des poissons, des calamars, des francais et des autrichiens rencontres sur l'ile, et des thais marrons, nous passames la journee a faire du snorqueling: 5 sites exceptionnels ou nous avons nage avec tout pleins de poissons (fait suffisamment rare sur a cote meditaranneenne pour etre souligne), gros, petits, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et parmis des coraux tout aussi splendides! Bref, Walt Disney n'a rien invente et moi meme je manque de vocabulaire pour vous decrire la sensation que cela represente! Un sentiment de calme et d'extase, une longue pensee pour ma Marion qui sait certainement mieux que personne ce que j'ai vecu a ce moment la... Voila pour la derniere journee de l'annee: en ce qui concerne les derniers instants, je les ai passe heureux sur Sunrise Beach, en compagnie de la bande de snakes, de Sylvia et Andy, deux autrichiens hyper interessants qui m'interviewront le lendemain pour leur reportage sur les backpackers, et que nous retrouverons certainement au Laos ou au Cambodge, Herve et Goska, journalistes et francais qui traversent l'Asie en velo depuis le Kasakhstan jusqu'a Beijing, Manuel l'allemand, Julie et Olivier, Tom le thai le plus marron de la cote Andamman... Un joli mix d'influences, d'idees, de vecus, d'ambitions et de reves surtout qui me laissent reveur et resonnent au plus profond de moi meme. Merci a eux tous, et Bonne Annee 2008 a tout le monde!
2008 a commence sous les meilleurs ospices, au moins aussi bien que 2007 s'etait terminee! Apres avoir quitte notre ile pour plus d'aventures, nous avons retrouve Tu et Pern, ma pote Thai de retour du Nepal, pour leur dire au revoir et "a dans un an", avant de prendre le bus pour Khao Sok et sa foret tropical vieille de plusieurs centaines de milliers d'annees! Une vraie ballade dans le passe ou nous ferons la rencontre de pleins de sangsues pour le plus grand bonheur des filles paniquee... mais courageuses! Le lendemain, apres une douce nuit dans des bungalows perches dans les arbres nous levons le camp pour une superbe ballade en bateau sur le lac artificiel cree par le Ratchaphapatrucmachin Dam ou nous nous rendons en autostop: monolites immenses au milieu de l'eau, foret tropicale, falaises, grottes et brume nous ramenent encore une fois plusieurs milliers d'annees en arriere... Un festin a base de poisson du lac cuit au barbeucue sur des bungalows en bamboo a pilottis au milieu du lac clotureront avec brio cette visite.
Comme nous le craignions des le debut, a un moment ou a un autre (ndlr: en voila une expression a la con!) nous n'allions pas pouvoir eviter plus longtemps la masse des touristes et l'industrie qui traine derriere! Apres une bonne semaine tranquille entre les iles et la foret tropicale, en compagnie principalement voire exclusivement de thai, nous avons retrouve la folie des occidentaux a Krabi. Pour dire simple la province de Krabi est certainement le plus beau paradis sur Terre que j'ai vu... au du moins devait-il l'etre avant que l'industrie du tourisme ne debarque avec ses bulldozers, son beton, ses moteurs a explosion; avant que le riche touriste ne considere comme un fait acquis sa presence ici, ou les droits que ses dollars lui octroient. Ici on peut tout faire pour etre heureux: se delasser dans des cascades d'eau chaude, des piscines naturelles bleu crystal, la mer a 30 degre qui vient s'elancer sur des plages de sable fin ou des falaises immenses, creant ainsi des grottes accessibles uniquement en kayak; on peut aussi decider d'escalader ses falaises ou les immenses monolithes rendus celebres par un certains James Bond notamment (http://thailand.net.au/images/JamesBondIsland_001.jpg). On peut aussi admirer tout ca d'un temble bouddhiste situe en haut de la colline, a 1237 marches d'altitudes... J'en oubie certainement, et on a pas eu le temps de faire beaucoup en seulement deux jours... Par contre deux jours ont ete suffisant pour apprecier l'impact du tourisme sauvage sur ce paradis: Rayley Beach, un joyaux pour grimpeur, kayakeur, et amoureux de la nature est assailli par des resorts betonnes ou de riches occidentaux cachent leur honte derriere de haut barbelles, pendant que leur enfants vont claquer leurs dollars sur les plages azureennes ou s'entassent des bars avec piscine... l'absurde est pousse ici a ses limites, et la beaute du site compromise pour tous a jamais...
Nous quittons donc la Province de Krabi, non sans difficultes pour trouver un bus pour Bangkok, avec le sentiment mitige de celui qui a assiste a la disparition d'un paradis, tout en esperant en avoir profite assez...
Le long trajet nous ramene vers le Nord, a Ayutthaya, ancienne capitale du royaume, et ville classee patrimoine mondial de l'humanite pour la beaute de ses ruines heritee des royaumes d'Angkor, des Byrmans, et moultes autres influences. La ville que nous visitons a velo est effectivement tres jolie mais nous laisse un sentiment d'inacheve que nous ne connaitrons pas 4 jours plus tard a Sukhothai, autre merveille mondiale pour ses semblables ruines.
Enfin le retour a Bangkok se fait 2 jour avant le depart d'Aurel, Delphine, et Jerome. Marjo decide de rester 2 semaines de plus que les 6 qu'elle a deja prevues, et Marion est la pour 5 mois. Nous passerons ces 2 jours a faire du shopping principalement et a nous ballader dans bangkok: du calme serein de Wat Pho a la folie de Khao San Road, nous revoila dans le rythme efferne et irresistible des villes. Les bieres s'enchainent, les sentiments aussi par rapport a ces retrouvailles et au reste du chemin qu'il nous reste a faire avant le retour; les projets pour ceux qui rentrent en France. Nous parlons beaucoup de tout et de rien alors qu'une personne qui n'etait pas la ces 2 semaines me manque de plus en plus, et m'obsede presque...
L'heure du depart arrive pour eux, et le moment de repartir nous presse. Voyager a 7 a du bon, mais au final c'est difficile. On etait un "groupe": qu'on se sente routards, roots, backpackers, ou quoi que ce soit d'autre, nous avons ete un groupe de touriste, et nous sentons que la trace laissee derriere nous n'est pas la meme; pas celle que j'aime imaginer comme la mienne. Nous voila maintenant 4 avec Marjo et Marion en plus a l'equipage. Je suis curieux de voir comment ca va se passer. Pour le moment c'est au top! On a continue la route vers le Nord: Sukhothai puis maintenant Chiang Mai, la Capitale du Nord... moins traditionnelle que ce que les guides laissent entendre, mais charmante! Nous prendrons finalement plus le temps de nous reposer dans un petit village au nord, a la frontiere du Laos, loin des masses... enfin...
mercredi 2 janvier 2008
Happy New Year from Kho Surin
To all of you i wish a happy new year!
We've spent a funny night on the 31st of december: far far away from the cold winter of Europe, we were indeed on a wonderfull and lonely beach in the Kho Surin National Park (Andamans sea)!
Perfect spot for a wonderfull night meeting interesting people: Herve and Goska, two frenchies riding their bikes from Kasakstan to Beijing, Andy and Sylvia, austrians shooting a documentary about backpackers, Tom, the local thai who offered us fried squids if we would drink with him... and so many others!
It was also confortable to feel home again as the "Snakes" were gathered again: Aurelien, Jerome, Marion, Marjo, Damien, Flo, et Delphine, une fine equipe qui se fait plaisir.
So 2007 was great; more than that as you know. It ended up with a great snorqueling day in one of the most amazing spots on the planet. I have so many wishes for 2008, so many trips in my mind... that i'm going to need time to do them all! But i'll try to let you know how it goes!
I dont have much time before leaving again south to visit the rain forest and the islands, but i wish you all the best, YOUR best. Whatever it is that makes you happy i sincerely hope that you achieve it this year, or at least that you do the first steps!
dami
We've spent a funny night on the 31st of december: far far away from the cold winter of Europe, we were indeed on a wonderfull and lonely beach in the Kho Surin National Park (Andamans sea)!
Perfect spot for a wonderfull night meeting interesting people: Herve and Goska, two frenchies riding their bikes from Kasakstan to Beijing, Andy and Sylvia, austrians shooting a documentary about backpackers, Tom, the local thai who offered us fried squids if we would drink with him... and so many others!
It was also confortable to feel home again as the "Snakes" were gathered again: Aurelien, Jerome, Marion, Marjo, Damien, Flo, et Delphine, une fine equipe qui se fait plaisir.
So 2007 was great; more than that as you know. It ended up with a great snorqueling day in one of the most amazing spots on the planet. I have so many wishes for 2008, so many trips in my mind... that i'm going to need time to do them all! But i'll try to let you know how it goes!
I dont have much time before leaving again south to visit the rain forest and the islands, but i wish you all the best, YOUR best. Whatever it is that makes you happy i sincerely hope that you achieve it this year, or at least that you do the first steps!
dami
lundi 24 décembre 2007
Thailande - Une invitation... (by daminou)
La toute premiere fois que j'ai reve de la thailande j'avais 16 ans; et pour la premiere fois j'entrevoyais, au fil des pages de "The Beach" d'Alex Garlande, l'inegalable aventure que represente le voyage. J'etais un lyceen pas plus passione que les autres, et pas rien lors des 8 annees suivantes a etudier n'a su entamer la fascination qu'ont continue d'exercer sur moi, a travers monts et oceans, le sable fin et les cocotiers des iles Thailandaises.
2007, j'ai 24 ans, et les eaux turquoises des iles tropicales ont enfin, et definitivement, remporte haut la main la victoire sur les livres de comptes imprimes en noir&blanc, caractere 10, sur tableur Excel. C'est d'une de ces plages perdues qu'on a souvent en fond d'ecran que je jette ces quelques lignes: Haad Sadej au Nord-est de Koh Phan Ngan, plage reculee, isolee par la jungle, et oubliee, pour combien de temps encore, par l'industrie du tourisme de masse qui gangrene malheureusement deja le sud de l'ile, rendue celebre par ces exuberantes celebration de la Full Moon.
Ici de douces vagues viennent amuser les eaux turquoises, les cocotiers rafraichissent de leur ombre le sable blanc rendu brulant par le soleil hivernal, et les quelques rares humains echoues ici trouvent facilement leur place dans ce paradis, souvent accompagnes d'un cocktail de fruits genereusement offert par la nature. Les varans lezardent au soleil, les oiseaux nous accueillent de leur surprenant "hello", les chiens sont des biquets, et les chats des vrais minous; les mamans passent leur temps avec leurs enfants, les amoureux se souviennent, ou hesitent entre deux plages. La dense jungle des montagnes alentour assurent notre isolement, et le sourire bienveillant de l'omnipresent Roi Rama de Thailande veille inlassablement sur le calme de nos bungaloows de fortune, avec vue sur la mer.
"Dans mon ile il n'y a pas d'emploi,
Aucun patron, aucun magistrat.
Les lois, la police n'existent pas,
Dans mon ile, on ne travaille pas...
A chacun son paradis,
A chacun son ideal de vie...
..." Danakil - Mon ile
Quant a nous, on se fond dans le decor du mieux qu'on peut. On travaille a la difficile tache de realiser a quel point on est chanceux d'etre ici, sur notre ile. Les peaux bronzent, les sourires ne s'effacent que pour laisser la place a un eclat de rire, les corps se detendent alors que les joues se musclent, et les yeux se plissent sous l'effet conjugue du soleil et des productions agricoles locales. Le matin nous vantons les bienfaits d'une alimentation saine autour d'une salade de fruits (Ananas, mangue, pasteuq, banane, noix de coco, le tout produit sur l'ile...), l'apres-midi nous nous oublions dans les vagues ou lors de nos excursions a moto, et le soir, apres avoir unanimement elu le Pad Thai local "Meilleur Nourriture du Monde" (rien que ca...), nous philosophons sur la terasse de notre bungalow: distractions, impermanence, travail, vacances, choix, spiritualites... tout y passe et tout nous ramene a l'Auberge du Pitw! Les idees fusent, et, enrichies de notre recent vecu, prennent chacune leur place dans ce qui se dessine comme un inevitable et radieux avenir. En proie a la meme, au combien joussive, crise de lucidite que dans le jaccuzzi du Sea Shack a Ste-Anne des Monts au Quebec, ou a la Chopra House de Daramkot en Inde, l'instant present s'affirme naturellement comme etant, simplement et simultanement, le fruit de experiences passees et la graine du bonheur a venir. Creer notre auberge ecologique pour les routards necessite prealablement de s'inserer dans cette communaute de routards, ce qu'on appelle le "Village Global" avec tout ce que cette expression sous entend, et s'enrichir des experience de ceux qui, avant nous, ont embrasser ces ideaux de tourisme ecologique et durable. Sans oublier les inestimables lecons que tous les locaux dispensent a travers leurs simples sourires.
Loin des moteurs a explosion de notre "liberte individuelle", loin des ecrans plasma "ultra fins et top design" qui sont censes nous connecter au monde, la technologie s'efface et les humains se rencontrent. Ces rencontres donnent une forme au voyage, lui dessine un viage, et en deviennent rapidement le moyen autant que le but.
Ceux qui ont lu Barjavel (La Faim du Tigre) comprendront surement plus facilement qui si toute forme de vie porte, dans son infiniment petit, ce que l'on pourrait appeler "le message de la vie", alors chacune de ces formes ira naturellement vivre dans l'environnement qui lui est benefique; l'etre humain, tout superieur qu'il se pense, n'echappe pas a cette regle. Faire de la plongee pour admirer des poissons n'est pas plus cense que partir en voyage pour rencontrer ceux qui ont des idees sur le monde. Juste pour savoir ce qu'ils en pensent. Pas parceque c'est mieux que faire autre chose; qui suis-je apres tout pour juger de ca? Mais juste parceque ca excite mon ego d'observer sa propre et lente deconstruction. Evident donc; inevitable aussi. Trois mois dans le Village Global, trois passages de frontieres, beaucoup de compatriotes rencontres en chemins, du groupe de touristes hollandais au routard des annees 70, du business man indien au nouveau monk thailandais... Voila ce qu'il aura fallu pour apprendre, enfin, cette evidence.
Adam a beaucoup participe a notre formation d'"apprentis routards". Nous sommes arrives prematurement en Thailande pour le rejoindre, alors qu'il devait retrouver Pern, sa pote thailandaise rencontree un an plus tot au RainBow Gathering, ici meme, a KuraBuri. Adam le californien est un exemple parfait du backpacker international, qui n'a pas plus de raison de se considerer americain qu'un tigre dans un zoo n'en de se revendiquer de la jungle. Rencontre par le plus grand des hasards a Pokhara au Nepal la veille du trek, il se joint a nous parceque l'equipage a l'air sympas! La communication est difficile au debut, mais les discussions s'animent rapidement avec l'altitude; et Adam est prompt a partager ses nombreuses experiences dans le Village Global. Etudes de socio/anthropolologie terminees a Santa Barbara, Californie, il part enseigner l'anglais a Nagano au Japon pendant deux ans. Sans trop de raisons. Il trouve le boulot tres facilement et la paie lui permet de financer ses excursions au Japon, et plus tard a travers toute l'Asie: Mongolie, Chine, Tibet, puis Nepal ou nous le rencontrons avant qu'il ne s'envole pour la Thailande, la Californie, et le Mexique ou il compte passer plusieurs mois au Rainbow Gathering. Ses plans il les dessine au fur et a mesure de ses rencontres qu'il partage volontier, pour notre plus grand bonheur!
C'est clairement parceque nous avons precipite notre depart du Nepal pour le retrouver en Thailande que le debut de notre sejour ici est aussi intense et dingue! Nous avons ainsi pu renontrer Pern, Tu, Tui le "Lady-boy", Jaeb, et tuote la joyeuse equipe d'Andaburi Ecotourisme a KuraBuri, bled fort accueillant qui n'apparait pourtant certainement dans aucun guide! Jamais nous n'aurions pu vivre de telles experiences sans ces rencontres veritables: baignade dans des cascades isolees dans la jungle a Kapong, soiree dans un bungalow en bord de riviere chez la famille de Jaeb, ceremony d'introduction d'un nouveau monk avec soiree dansante et celebration sur le dos de l'elephant, Hot Springs litteralements bouillantes qui se jettent dans la riviere... sans compter les chaleureuses soirees a la Cochina, repere de l'equipe d'Andaburi Ecotourisme, et ou nous nous delectons es delicieux mets, que j'imagine prepares avec amour par la delicieuse Tu. Tout ca s'est passe en quatre jours, le temps d'une rapide introduction ou nous avons lie de fortes et sinceres amities.
Pern a son tour passera une bonne heure a nous brieffer pour le reste de nos vacances ici: nous survolons ainsi ensemble la carte de la thailande sur laquelle elle me fait marquer tous ses endroits favoris, et me confie quelques contacts utiles. Le lendemain avant de s'envoler a son tour pour dix jours au Nepal, elle nous confiera ses clefs, alors que Adam et moi nous concertons pour lui concocter un bo programme au pays enneige: hot springs, sommets, deserts... j'espere que ses vacances seront aussi reussies que le notres!
Apres une semaine a peine en terre thai, nous nous y sentons deja comme a la maison: Pern nous a confie les clefs de chez elle, nous sommes devenus des habitues de la Cochina chez Tu, et les commercants de KuraBuri, accueillant au naturel, nous considere deja comme les amis de Pern, plus comme de simples touristes! Quel sentiment agreable d'etre le bienvenu!
Notre excursion a Kapong sera aussi l'occasion de rencontrer Jason, un Aussie un peu foufou, qui voyage sur sa moto lors de ses frequentes vacances d'enseignant d'anglais dans une ecole thai a Sura Thani. Lui aussi naufrage de l'occident venu chercher refuge sous les tropiques, il finance sa vie de reve en enseignant l'anlais: boulot sympas selon lui, qui lui laisse le temps et l'argent de tripper a travers le pays, de roucouler avec sa jolie copine Thai, et de faire du volontariat avec AndaBuri Ecotourisme. Intrigue par un si joyeux personnage, nous nous lancons dans une discussion qui se finira bien plus tard que la bouteille de Whisky!
J'ai beau y repenser chaque jour, personne, a part peut-etre Bastien l'aubergiste du Sea Shack en Gaspesie, ne m'a demontre un equilibre de vie aussi sain et riche. C'est tantant! La folie indienne m'a certes fascine; la beaute du Nepal et sa serenite me manque deja; mais ce qui me plait encore plus ici en Thailande, c'est ce sentiment d'etre invite a rester, a revenir, a vivre ici. La jolie Tu cherches de l'aide en cuisine et m'a assure que je serai le bienvenu dans sa maison dans un an, les jobs de profs d'anglais et de francais sont faciles a trouver, et les occidentaux, pour peu qu'ils aient des idees et de la motivation pour participer au developpement durable des communautes locales, sont plus que bienvenus! Jack Lee, thailandais malgre son nom, nous le confirmera a Koh Phan Ngan, et m'invitera formellement a venir enseigner dans un an dans l'ecole qu'il construit sur l'ile! Bref, voila une idee tentante avec laquelle je vais continuer ma route.
C'est en suivant ce shema que les rencontres sont devenues le moyen de voyager, autant que le but du voyage. Le moyen d'abord parceque c'est en rencontrant Adam au Nepal que Pern est devenue notre guide en Thailande; en croisant le route de Jedd a KuraBhuri que nous lancerons notre periple au Cambodge, depuis son auberge a Siem Reap; en glandant sur les plages de Kho Phan Ngan que Katrina l'allemande nous aiguillera vers une ecole dans les villages des tribues du nord de la Thailande... Sans ces rencontres nous aurions continue de suivre les conseils d'un Lonely Planet certes utiles, mais qui nous apparait de plus en plus comme bien trop formel! D'autes visages donnent aussi un but au voyage: Matthew nous lanca sur la voie de la spiritualite bouddhique, qui pas un instant depuis, ne nous a abandonne; Lex sur son Entfield 350cc nous a demontre que c'est la route qui compte, pas l'arrivee, et que les vents finissent toujours par t'emporter sur de jolis itineraires; Jon et Elly, nos deux amis POHMS (Prisoners Of Her Majesty's Service... anglais quoi...) m'ont initie aux bienfaits pour le corps et l'esprit du Yoga ou autre forme d'expression corporelle; Spencer et Jeanne ont compris que meme en habitant au USA ou en France, la vie ne se resume pas au metro-boulot-dodo-conso, vendu au prix de cinq pauvres semaines de repos. Quant a tous les autres qui ont croise notre route mais que je ne cite pas ici, ils nous ont simplement confirme que tout ca merite d'etre vecu pour le partager!
Si tu es en train de lire ca c'est que toi aussi tu fais partie de ces gens la, qui ont dessine ma route, la dessinent toujours, ou auront un impact sur mes choix futurs. Pour l'importance que cela represente pour moi je te remercie!
Vous l'aurez compris, pour tout plein de raisons je ne compte pas revenir faire ma vie en France. Croyez pas pour autant que vous en avez fini avec moi: ca m'a pris du temps pour, enfin, reussir a partager cet etrage sentiment qui grandit en moi depuis mon depart. Je suis content que ce soit fait. Imaginez un peu tout ce que j'ai a vous raconter en vrai, autour d'une bonne biere!
En attendant patiemment ce doux moment, j'en profite pour vous souhaiter une bonne fin d'annee, et un debut 2008 encore meilleur. Je ne sais pas que vous souhaiter, en masse comme ca... Je vous souhaite simplement de realiser que VOTRE bonheur, personne ne pourra aller le chercher a votre place: c'est pas en vente dans les magasins, la recette n'est pas diffusee dans la petite boite noire ni sur internet. Moi je l'ai trouve sur les routes du monde, dans tous les sourires que j'ai croises. Peut-etre le votre est ailleurs... Quoi au'il en soit, oubliez pas de vous amusez en le cherchant!
Ha oui derniere chose: ce soir c'est Noel: pour certains c'est synonymes d'hypocrisie, d'autres de petages de bides ou de cadeaux... pour moi cette annee c'est Full Moon Party sur les plages de Haad Rin a Kho Pha Ngan: 30.000 marrons pour celebrer la derniere pleine lune de l'annee! Si vous la voyez de chez vous pensez a moi! JOYEUX NOEL ET BANANNEE!!!
je pense a vous!
dami
n'oublie pas de vivre
A toux ceux qui ont lu jusque la merci: je vous aime!
2007, j'ai 24 ans, et les eaux turquoises des iles tropicales ont enfin, et definitivement, remporte haut la main la victoire sur les livres de comptes imprimes en noir&blanc, caractere 10, sur tableur Excel. C'est d'une de ces plages perdues qu'on a souvent en fond d'ecran que je jette ces quelques lignes: Haad Sadej au Nord-est de Koh Phan Ngan, plage reculee, isolee par la jungle, et oubliee, pour combien de temps encore, par l'industrie du tourisme de masse qui gangrene malheureusement deja le sud de l'ile, rendue celebre par ces exuberantes celebration de la Full Moon.
Ici de douces vagues viennent amuser les eaux turquoises, les cocotiers rafraichissent de leur ombre le sable blanc rendu brulant par le soleil hivernal, et les quelques rares humains echoues ici trouvent facilement leur place dans ce paradis, souvent accompagnes d'un cocktail de fruits genereusement offert par la nature. Les varans lezardent au soleil, les oiseaux nous accueillent de leur surprenant "hello", les chiens sont des biquets, et les chats des vrais minous; les mamans passent leur temps avec leurs enfants, les amoureux se souviennent, ou hesitent entre deux plages. La dense jungle des montagnes alentour assurent notre isolement, et le sourire bienveillant de l'omnipresent Roi Rama de Thailande veille inlassablement sur le calme de nos bungaloows de fortune, avec vue sur la mer.
"Dans mon ile il n'y a pas d'emploi,
Aucun patron, aucun magistrat.
Les lois, la police n'existent pas,
Dans mon ile, on ne travaille pas...
A chacun son paradis,
A chacun son ideal de vie...
..." Danakil - Mon ile
Quant a nous, on se fond dans le decor du mieux qu'on peut. On travaille a la difficile tache de realiser a quel point on est chanceux d'etre ici, sur notre ile. Les peaux bronzent, les sourires ne s'effacent que pour laisser la place a un eclat de rire, les corps se detendent alors que les joues se musclent, et les yeux se plissent sous l'effet conjugue du soleil et des productions agricoles locales. Le matin nous vantons les bienfaits d'une alimentation saine autour d'une salade de fruits (Ananas, mangue, pasteuq, banane, noix de coco, le tout produit sur l'ile...), l'apres-midi nous nous oublions dans les vagues ou lors de nos excursions a moto, et le soir, apres avoir unanimement elu le Pad Thai local "Meilleur Nourriture du Monde" (rien que ca...), nous philosophons sur la terasse de notre bungalow: distractions, impermanence, travail, vacances, choix, spiritualites... tout y passe et tout nous ramene a l'Auberge du Pitw! Les idees fusent, et, enrichies de notre recent vecu, prennent chacune leur place dans ce qui se dessine comme un inevitable et radieux avenir. En proie a la meme, au combien joussive, crise de lucidite que dans le jaccuzzi du Sea Shack a Ste-Anne des Monts au Quebec, ou a la Chopra House de Daramkot en Inde, l'instant present s'affirme naturellement comme etant, simplement et simultanement, le fruit de experiences passees et la graine du bonheur a venir. Creer notre auberge ecologique pour les routards necessite prealablement de s'inserer dans cette communaute de routards, ce qu'on appelle le "Village Global" avec tout ce que cette expression sous entend, et s'enrichir des experience de ceux qui, avant nous, ont embrasser ces ideaux de tourisme ecologique et durable. Sans oublier les inestimables lecons que tous les locaux dispensent a travers leurs simples sourires.
Loin des moteurs a explosion de notre "liberte individuelle", loin des ecrans plasma "ultra fins et top design" qui sont censes nous connecter au monde, la technologie s'efface et les humains se rencontrent. Ces rencontres donnent une forme au voyage, lui dessine un viage, et en deviennent rapidement le moyen autant que le but.
Ceux qui ont lu Barjavel (La Faim du Tigre) comprendront surement plus facilement qui si toute forme de vie porte, dans son infiniment petit, ce que l'on pourrait appeler "le message de la vie", alors chacune de ces formes ira naturellement vivre dans l'environnement qui lui est benefique; l'etre humain, tout superieur qu'il se pense, n'echappe pas a cette regle. Faire de la plongee pour admirer des poissons n'est pas plus cense que partir en voyage pour rencontrer ceux qui ont des idees sur le monde. Juste pour savoir ce qu'ils en pensent. Pas parceque c'est mieux que faire autre chose; qui suis-je apres tout pour juger de ca? Mais juste parceque ca excite mon ego d'observer sa propre et lente deconstruction. Evident donc; inevitable aussi. Trois mois dans le Village Global, trois passages de frontieres, beaucoup de compatriotes rencontres en chemins, du groupe de touristes hollandais au routard des annees 70, du business man indien au nouveau monk thailandais... Voila ce qu'il aura fallu pour apprendre, enfin, cette evidence.
Adam a beaucoup participe a notre formation d'"apprentis routards". Nous sommes arrives prematurement en Thailande pour le rejoindre, alors qu'il devait retrouver Pern, sa pote thailandaise rencontree un an plus tot au RainBow Gathering, ici meme, a KuraBuri. Adam le californien est un exemple parfait du backpacker international, qui n'a pas plus de raison de se considerer americain qu'un tigre dans un zoo n'en de se revendiquer de la jungle. Rencontre par le plus grand des hasards a Pokhara au Nepal la veille du trek, il se joint a nous parceque l'equipage a l'air sympas! La communication est difficile au debut, mais les discussions s'animent rapidement avec l'altitude; et Adam est prompt a partager ses nombreuses experiences dans le Village Global. Etudes de socio/anthropolologie terminees a Santa Barbara, Californie, il part enseigner l'anglais a Nagano au Japon pendant deux ans. Sans trop de raisons. Il trouve le boulot tres facilement et la paie lui permet de financer ses excursions au Japon, et plus tard a travers toute l'Asie: Mongolie, Chine, Tibet, puis Nepal ou nous le rencontrons avant qu'il ne s'envole pour la Thailande, la Californie, et le Mexique ou il compte passer plusieurs mois au Rainbow Gathering. Ses plans il les dessine au fur et a mesure de ses rencontres qu'il partage volontier, pour notre plus grand bonheur!
C'est clairement parceque nous avons precipite notre depart du Nepal pour le retrouver en Thailande que le debut de notre sejour ici est aussi intense et dingue! Nous avons ainsi pu renontrer Pern, Tu, Tui le "Lady-boy", Jaeb, et tuote la joyeuse equipe d'Andaburi Ecotourisme a KuraBuri, bled fort accueillant qui n'apparait pourtant certainement dans aucun guide! Jamais nous n'aurions pu vivre de telles experiences sans ces rencontres veritables: baignade dans des cascades isolees dans la jungle a Kapong, soiree dans un bungalow en bord de riviere chez la famille de Jaeb, ceremony d'introduction d'un nouveau monk avec soiree dansante et celebration sur le dos de l'elephant, Hot Springs litteralements bouillantes qui se jettent dans la riviere... sans compter les chaleureuses soirees a la Cochina, repere de l'equipe d'Andaburi Ecotourisme, et ou nous nous delectons es delicieux mets, que j'imagine prepares avec amour par la delicieuse Tu. Tout ca s'est passe en quatre jours, le temps d'une rapide introduction ou nous avons lie de fortes et sinceres amities.
Pern a son tour passera une bonne heure a nous brieffer pour le reste de nos vacances ici: nous survolons ainsi ensemble la carte de la thailande sur laquelle elle me fait marquer tous ses endroits favoris, et me confie quelques contacts utiles. Le lendemain avant de s'envoler a son tour pour dix jours au Nepal, elle nous confiera ses clefs, alors que Adam et moi nous concertons pour lui concocter un bo programme au pays enneige: hot springs, sommets, deserts... j'espere que ses vacances seront aussi reussies que le notres!
Apres une semaine a peine en terre thai, nous nous y sentons deja comme a la maison: Pern nous a confie les clefs de chez elle, nous sommes devenus des habitues de la Cochina chez Tu, et les commercants de KuraBuri, accueillant au naturel, nous considere deja comme les amis de Pern, plus comme de simples touristes! Quel sentiment agreable d'etre le bienvenu!
Notre excursion a Kapong sera aussi l'occasion de rencontrer Jason, un Aussie un peu foufou, qui voyage sur sa moto lors de ses frequentes vacances d'enseignant d'anglais dans une ecole thai a Sura Thani. Lui aussi naufrage de l'occident venu chercher refuge sous les tropiques, il finance sa vie de reve en enseignant l'anlais: boulot sympas selon lui, qui lui laisse le temps et l'argent de tripper a travers le pays, de roucouler avec sa jolie copine Thai, et de faire du volontariat avec AndaBuri Ecotourisme. Intrigue par un si joyeux personnage, nous nous lancons dans une discussion qui se finira bien plus tard que la bouteille de Whisky!
J'ai beau y repenser chaque jour, personne, a part peut-etre Bastien l'aubergiste du Sea Shack en Gaspesie, ne m'a demontre un equilibre de vie aussi sain et riche. C'est tantant! La folie indienne m'a certes fascine; la beaute du Nepal et sa serenite me manque deja; mais ce qui me plait encore plus ici en Thailande, c'est ce sentiment d'etre invite a rester, a revenir, a vivre ici. La jolie Tu cherches de l'aide en cuisine et m'a assure que je serai le bienvenu dans sa maison dans un an, les jobs de profs d'anglais et de francais sont faciles a trouver, et les occidentaux, pour peu qu'ils aient des idees et de la motivation pour participer au developpement durable des communautes locales, sont plus que bienvenus! Jack Lee, thailandais malgre son nom, nous le confirmera a Koh Phan Ngan, et m'invitera formellement a venir enseigner dans un an dans l'ecole qu'il construit sur l'ile! Bref, voila une idee tentante avec laquelle je vais continuer ma route.
C'est en suivant ce shema que les rencontres sont devenues le moyen de voyager, autant que le but du voyage. Le moyen d'abord parceque c'est en rencontrant Adam au Nepal que Pern est devenue notre guide en Thailande; en croisant le route de Jedd a KuraBhuri que nous lancerons notre periple au Cambodge, depuis son auberge a Siem Reap; en glandant sur les plages de Kho Phan Ngan que Katrina l'allemande nous aiguillera vers une ecole dans les villages des tribues du nord de la Thailande... Sans ces rencontres nous aurions continue de suivre les conseils d'un Lonely Planet certes utiles, mais qui nous apparait de plus en plus comme bien trop formel! D'autes visages donnent aussi un but au voyage: Matthew nous lanca sur la voie de la spiritualite bouddhique, qui pas un instant depuis, ne nous a abandonne; Lex sur son Entfield 350cc nous a demontre que c'est la route qui compte, pas l'arrivee, et que les vents finissent toujours par t'emporter sur de jolis itineraires; Jon et Elly, nos deux amis POHMS (Prisoners Of Her Majesty's Service... anglais quoi...) m'ont initie aux bienfaits pour le corps et l'esprit du Yoga ou autre forme d'expression corporelle; Spencer et Jeanne ont compris que meme en habitant au USA ou en France, la vie ne se resume pas au metro-boulot-dodo-conso, vendu au prix de cinq pauvres semaines de repos. Quant a tous les autres qui ont croise notre route mais que je ne cite pas ici, ils nous ont simplement confirme que tout ca merite d'etre vecu pour le partager!
Si tu es en train de lire ca c'est que toi aussi tu fais partie de ces gens la, qui ont dessine ma route, la dessinent toujours, ou auront un impact sur mes choix futurs. Pour l'importance que cela represente pour moi je te remercie!
Vous l'aurez compris, pour tout plein de raisons je ne compte pas revenir faire ma vie en France. Croyez pas pour autant que vous en avez fini avec moi: ca m'a pris du temps pour, enfin, reussir a partager cet etrage sentiment qui grandit en moi depuis mon depart. Je suis content que ce soit fait. Imaginez un peu tout ce que j'ai a vous raconter en vrai, autour d'une bonne biere!
En attendant patiemment ce doux moment, j'en profite pour vous souhaiter une bonne fin d'annee, et un debut 2008 encore meilleur. Je ne sais pas que vous souhaiter, en masse comme ca... Je vous souhaite simplement de realiser que VOTRE bonheur, personne ne pourra aller le chercher a votre place: c'est pas en vente dans les magasins, la recette n'est pas diffusee dans la petite boite noire ni sur internet. Moi je l'ai trouve sur les routes du monde, dans tous les sourires que j'ai croises. Peut-etre le votre est ailleurs... Quoi au'il en soit, oubliez pas de vous amusez en le cherchant!
Ha oui derniere chose: ce soir c'est Noel: pour certains c'est synonymes d'hypocrisie, d'autres de petages de bides ou de cadeaux... pour moi cette annee c'est Full Moon Party sur les plages de Haad Rin a Kho Pha Ngan: 30.000 marrons pour celebrer la derniere pleine lune de l'annee! Si vous la voyez de chez vous pensez a moi! JOYEUX NOEL ET BANANNEE!!!
je pense a vous!
dami
n'oublie pas de vivre
A toux ceux qui ont lu jusque la merci: je vous aime!
lundi 17 décembre 2007
Passage eclair dans la "Cite de la Joie"
Arrive le 10 au alentour de midi, nous ne resterons pas meme 24h a Kolkata (ancienement Calcutta). Autrefois capitale des Indes Britanniques (jusqu'en 1912), elle n'en reste pas moins de nos jours, la capitale des arts et de la culture Indienne.
A peine arrive, nous nous joinons a deux sympatiques coreens rencontres dans le train, pour partager un taxi nous menant vers le centre ville.
L'architecture de la cite se distingue surtout par la conservation de son style colonial apporte par les anglais, et de ses magnifiques jardins.
Nous posons nos sacs dans une guest house de Sudder Street (le quartier "Routard" de la ville), puis nous profitons de l'apres-midi pour nous balader tranquillement.
A premiere vue Kolkata est bien plus "occidentalisee" que les autres villes indiennes. Et une excursion dans un centre commercial climatise et dernier cris, ne fera que confirmer nos pensees. Puis il s'ensuit la visite du Memorial Victoria, splandide batiment d'epoque, entoure par de somptueux jardin. Enfin, la viste se fera de l'exterieur, car les 150Rs demandes a l'entree, nous a vite fait rebrousser chemin. Non pas que cela soit exesif, mais une fois de plus, les etrangers (qu'ils soyent Suisse ou Ethiopien) doivent payer 10 fois plus chere que les indiens, et cette fois-ci nous decidons de boycoter les lieux.
La balade continura dans les parcs, ou nous assisterons a des entrainements de criquet (sport national incontestable), puis elle se terminera par les rues marchandes, avant le retour a notre auberge. Ici nous faisons le point sur le debut de notre voyage, l'Inde, et toutes les personnes rencontres. Dire que tout est parti, parce que le matin du 1er janvier 2005, nous avons decide de monter sur le Baou. Et de ses hauteurs, l'esprit encore palpitant de la grosse soiree de la veille, nous decidames, sans y voir aucune contrainte et en y croyons a fond, de realiser cette aventure. Juste une idee en tete :
" Quelque chose qui vaut le coup d'etre fait, vaut le coup d'etre bien fait."
Deux ans et demi plus tard, nous voila avec trois mois de vagabondage phsysique et spirituel, derniere nous. Et apres, le bordel de Delhi, les sadous de Vashist, les montagnes du Laddhak, l'hospitalite du Kashmir, la spiritualite de Mcleod Ganj, la misere d'Agra, la serenite du Nepal et de ses Titans, le mysticisme de Varanasi et les jardins de Kolkata, nous nous appretons a quitter ce pays magique pour de nouvelles aventures, sous le soleil de Thailande...
Je le redis une fois de plus, mais :
HAKUNA MATATA !!!!
Flo
A peine arrive, nous nous joinons a deux sympatiques coreens rencontres dans le train, pour partager un taxi nous menant vers le centre ville.
L'architecture de la cite se distingue surtout par la conservation de son style colonial apporte par les anglais, et de ses magnifiques jardins.
Nous posons nos sacs dans une guest house de Sudder Street (le quartier "Routard" de la ville), puis nous profitons de l'apres-midi pour nous balader tranquillement.
A premiere vue Kolkata est bien plus "occidentalisee" que les autres villes indiennes. Et une excursion dans un centre commercial climatise et dernier cris, ne fera que confirmer nos pensees. Puis il s'ensuit la visite du Memorial Victoria, splandide batiment d'epoque, entoure par de somptueux jardin. Enfin, la viste se fera de l'exterieur, car les 150Rs demandes a l'entree, nous a vite fait rebrousser chemin. Non pas que cela soit exesif, mais une fois de plus, les etrangers (qu'ils soyent Suisse ou Ethiopien) doivent payer 10 fois plus chere que les indiens, et cette fois-ci nous decidons de boycoter les lieux.
La balade continura dans les parcs, ou nous assisterons a des entrainements de criquet (sport national incontestable), puis elle se terminera par les rues marchandes, avant le retour a notre auberge. Ici nous faisons le point sur le debut de notre voyage, l'Inde, et toutes les personnes rencontres. Dire que tout est parti, parce que le matin du 1er janvier 2005, nous avons decide de monter sur le Baou. Et de ses hauteurs, l'esprit encore palpitant de la grosse soiree de la veille, nous decidames, sans y voir aucune contrainte et en y croyons a fond, de realiser cette aventure. Juste une idee en tete :
" Quelque chose qui vaut le coup d'etre fait, vaut le coup d'etre bien fait."
Deux ans et demi plus tard, nous voila avec trois mois de vagabondage phsysique et spirituel, derniere nous. Et apres, le bordel de Delhi, les sadous de Vashist, les montagnes du Laddhak, l'hospitalite du Kashmir, la spiritualite de Mcleod Ganj, la misere d'Agra, la serenite du Nepal et de ses Titans, le mysticisme de Varanasi et les jardins de Kolkata, nous nous appretons a quitter ce pays magique pour de nouvelles aventures, sous le soleil de Thailande...
Je le redis une fois de plus, mais :
HAKUNA MATATA !!!!
Flo
Yoga sur les bords du Gange
Autrefois appele Kashi (la Cite de la Vie) et Benares, Varanasi est l'une des villes les plus sacrees des Indes.
Sacree d'abord car c'est la cite de Shiva, le dieu createur des hindous.
Sacree ensuite, car elle abrite en son sein de tres nombreux temples, et des images saintes fleurisent sur la plupart de ses murs.
Sacree enfin, car elle s'etire sur la rive gauche du Gange, le fleuve du Salut, symbole de vie et d'espoir pour tout les hindous.
Symbole seulement, car dans les faits, ce grand fleuve, probablement l'un des plus pollue du monde, n'est rien d'autre qu'une immense decharge aquatique. Pour l'info, des echentillons preleves revelent que l'eau contient plus d'un million de bacteries coliformes aux 100ml ; la norme admise par l'OMS etant inferieure a 500.
Mais tout cela ne conserne pas nos amis Indiens, qui declarent souvant : "L'eau du Gange est propre et pure, c'est les dechets a l'interieur qui sont sale."
Encore un belle exemple de contradiction qui fait de ce pays ce qu'il en est : adorable et detestable a la foi.
Malgres tout, nos promenades sur les ghats (temples eriges tout le long des bords du Gange) resteront des moments d'enrichissements vis a vis de la culture Hindou. Des puja (ceremonies religieuses) du matin annoncant la venue du soleil, a ceux du soir annoncant son depart ; en passant par les "bains sacres" dans la Grande Mere (autre nom du Gange), et enfin les cremanations sur Manikarnika Ghat, lieu ou selon les hindous, l'on peux y mourir pour mettre fin aux cycles des reincarnations.
Nous ne restons que 3 ou 4 jours dans la cite de Shiva, le temps pour Dami d'y prendre des cours de yoga en compagnie de Ram, le gourou de notre ami Jon. Cours auquels je m'y adonnerai moi-meme, l'espace de quelques seances.
C'etait un plaisir de revoir Jon, et le yoga avait vraiment l'air de le tenir en forme.
Ram son gourou est un etre sensible et tres genereux, ce qui contribua grandement au bon deroulement des lecons. Avec lui nous discuterons de divers choses, et approfondirons nos connaissances spirituelles.
Durant cette courte periode, Dami intensifia ses lecons de yoga. Quant a moi, je prefera me laisser emporter par la foule et les vents, au-travers les etroites ruelles de la vielle ville et le long des imposants Ghats, pour m'impregner completement de l'atmosphere a la fois pesante et mystique, de la cite de Shiva.
Le 9/12 a 18h, nous quittons Jon et Ram, et prenons le train direction Kolkata.
Flo
Sacree d'abord car c'est la cite de Shiva, le dieu createur des hindous.
Sacree ensuite, car elle abrite en son sein de tres nombreux temples, et des images saintes fleurisent sur la plupart de ses murs.
Sacree enfin, car elle s'etire sur la rive gauche du Gange, le fleuve du Salut, symbole de vie et d'espoir pour tout les hindous.
Symbole seulement, car dans les faits, ce grand fleuve, probablement l'un des plus pollue du monde, n'est rien d'autre qu'une immense decharge aquatique. Pour l'info, des echentillons preleves revelent que l'eau contient plus d'un million de bacteries coliformes aux 100ml ; la norme admise par l'OMS etant inferieure a 500.
Mais tout cela ne conserne pas nos amis Indiens, qui declarent souvant : "L'eau du Gange est propre et pure, c'est les dechets a l'interieur qui sont sale."
Encore un belle exemple de contradiction qui fait de ce pays ce qu'il en est : adorable et detestable a la foi.
Malgres tout, nos promenades sur les ghats (temples eriges tout le long des bords du Gange) resteront des moments d'enrichissements vis a vis de la culture Hindou. Des puja (ceremonies religieuses) du matin annoncant la venue du soleil, a ceux du soir annoncant son depart ; en passant par les "bains sacres" dans la Grande Mere (autre nom du Gange), et enfin les cremanations sur Manikarnika Ghat, lieu ou selon les hindous, l'on peux y mourir pour mettre fin aux cycles des reincarnations.
Nous ne restons que 3 ou 4 jours dans la cite de Shiva, le temps pour Dami d'y prendre des cours de yoga en compagnie de Ram, le gourou de notre ami Jon. Cours auquels je m'y adonnerai moi-meme, l'espace de quelques seances.
C'etait un plaisir de revoir Jon, et le yoga avait vraiment l'air de le tenir en forme.
Ram son gourou est un etre sensible et tres genereux, ce qui contribua grandement au bon deroulement des lecons. Avec lui nous discuterons de divers choses, et approfondirons nos connaissances spirituelles.
Durant cette courte periode, Dami intensifia ses lecons de yoga. Quant a moi, je prefera me laisser emporter par la foule et les vents, au-travers les etroites ruelles de la vielle ville et le long des imposants Ghats, pour m'impregner completement de l'atmosphere a la fois pesante et mystique, de la cite de Shiva.
Le 9/12 a 18h, nous quittons Jon et Ram, et prenons le train direction Kolkata.
Flo
lundi 10 décembre 2007
Back to India
De retour a Pokhara, nous ne savons pas trop de quoi sera fait demain. Hormis le fait que notre avion pour la Thailande est programmé pour le 27/12 de Kolkata, rien n'est prévu pour la suite. Nos compagnons, pour leur part, ont un intineraire bien defini.
Pour Lex et Adam, la boussole indique Katmandou, d'ou ils prendront un avion pour s'envoler vers la Thailande.
Matthew et Jeanne, qui forment désormais un joli couple de biquet, ont prevu de rester encore quelques jours sur Pokhara, puis de s'en aller faire une retraite a Katmandou, avant un eventuel voyage a Lumbini, lieu de naissance du prince Siddhārtha Gautama, qui deviendra plus tard, le Bouddha.
Spencer quand a lui, s'envole deja vers son pays d'origine.
Et nous alors ? Que fait-on maintenant ? On reste la a se tourner les pouces ? (encore que Pokhara est un endroit parfait pour cela)
Plusieurs possibilités s'offrent a nous :
- Se rendre nous aussi a Katmandou, retrouver Jon (l'anglais du Tushita Center), pour y faire avec lui une nouvelle retraite basé sur la "dancing méditation".
- Ou bien, direction Lumbini, puis Bodhgaya, haut lieu du Bouddhisme : c'est ici que le Prince Siddhārtha Gautama atteignit l'Eveil et devint le Bouddha, sous l'arbre de la Bodhi.
- Ou encore, se faire un p'tit "safari" dans une des nombreuses reserves naturelles du Nepal, et peut etre y appercevoir un tigre...
Pour ma part, tout m'est égal. Je sais bien qu'il y aura de l'aventure a chaque étape, donc pas de souci ;) Dami, lui, aimerai vraiment se refaire une retraite avant la plage et le soleil de Thailande.
La premiere chose a faire de toute facon, est de checker nos mails pour avoir un peu plus d'infos sur tout ces bons plans a venir :
- Info n.1 : Notre billet d'avion est annulé pour on ne sait quelle raison...
- Info n.2 : Jon n'est finalement pas a Katmandou, mais a Varanasi en Inde, ou il étudit le yoga par un gourou avec qui, selon ses dires, il s'entend a merveille. Il nous invite a le rejoindre.
- Info n.3 : Grosse soirée de prevu dans la jungle Thailandaise le 15 et 16 décembre. Adam sera de la parti.
Prenez toutes ses infos, mélengez-les entres elles, et vous verrez le plan se dessiner. Apres un court briefing entre nous pour se mettre d'accord (1min24s chrono), la conclusion tombe avec energie : Descendons a Varanasi retrouver Jon (Dami est curieux de voir le gourou a l'oeuvre), puis rendez-vous a Kolkata y attraper un avion, et etre a temps en Thailande pour y prendre la temperature d'une fete en pleine jungle.
L'idée de sentir le soleil du Sud sur nos joues plus tot que prevu nous laisse reveur... GO TO THAILANDE !!!
Mais avant cela, nous restons encore quelques jours a Pokhara en compagnie de Matthew et Jeanne, et profitons comme il se doit des derniers instants de bonheur que nous offre cette magnifique region et le peuple nepalais.
Durant cette periode, nous rencontrons Bill du Tushita Center (le monde est petit), avec qui nous passons une derniere soirée mémorable au "Busy Bee Cafe", bar a l'ambience chaleureuse, ou il n'est pas rare d'y croiser des membres de la communauté "Routard" de passage a Pokhara. Cette soirée sera de plus rythmée par le mélodieux son de l'harmonica de Bill, qui accompagnera le groupe de musicien ici present sur quelques morceaux, leurs donnant une saveur tres "Country".
Le soir du 4/12, la veille de notre depart vers le Sud, nous passons la soirée avec les deux tourtereaux, a qui nous faisons difficilement nos adieux. Notamment a Matthew avec qui nous avons partagé déja beaucoup d'aventures. "Bye Bye Ossie Brother ! See you on somewhere on the world !"
Le matin du 5, a 6h du mat, nous prenons enfin le bus direction India et la ville de Varanasi, sur les bords du Gange. Le voyage durera presque 24h, via Butwal, Sonauli(ville frontiere) et Gorakpur.
Ce mois au Nepal m'avait presque fait oublier le bordel quotidien et le poid de la masse humaine specifique a l'Inde. Et les deux enfoirés qui nous estorqueront 100rs dans le bus au depart de Sonauli, pretextant une taxe pour nos bagages, aura vite fait de nous les rappeler.
Apres un voyage usant, nous arrivons finalement a Varanasi le 6/12 vers 3h du matin. Cette ville est une fois de plus, un tres belle exemple de dégénérescence urbaine commun aux cités du sous-continent. Mais pas le temps de se morfondre la-dessus, il nous faut encore trouver une guest house pour la reste de nuit. Ceci fait, nous nous envolons enfin au pays des reves.
Demain nous avons rendez-vous avec Varanasi et son Gange sacrée, ainsi qu'avec Jon et son gourou mystique...
Flo
Pour Lex et Adam, la boussole indique Katmandou, d'ou ils prendront un avion pour s'envoler vers la Thailande.
Matthew et Jeanne, qui forment désormais un joli couple de biquet, ont prevu de rester encore quelques jours sur Pokhara, puis de s'en aller faire une retraite a Katmandou, avant un eventuel voyage a Lumbini, lieu de naissance du prince Siddhārtha Gautama, qui deviendra plus tard, le Bouddha.
Spencer quand a lui, s'envole deja vers son pays d'origine.
Et nous alors ? Que fait-on maintenant ? On reste la a se tourner les pouces ? (encore que Pokhara est un endroit parfait pour cela)
Plusieurs possibilités s'offrent a nous :
- Se rendre nous aussi a Katmandou, retrouver Jon (l'anglais du Tushita Center), pour y faire avec lui une nouvelle retraite basé sur la "dancing méditation".
- Ou bien, direction Lumbini, puis Bodhgaya, haut lieu du Bouddhisme : c'est ici que le Prince Siddhārtha Gautama atteignit l'Eveil et devint le Bouddha, sous l'arbre de la Bodhi.
- Ou encore, se faire un p'tit "safari" dans une des nombreuses reserves naturelles du Nepal, et peut etre y appercevoir un tigre...
Pour ma part, tout m'est égal. Je sais bien qu'il y aura de l'aventure a chaque étape, donc pas de souci ;) Dami, lui, aimerai vraiment se refaire une retraite avant la plage et le soleil de Thailande.
La premiere chose a faire de toute facon, est de checker nos mails pour avoir un peu plus d'infos sur tout ces bons plans a venir :
- Info n.1 : Notre billet d'avion est annulé pour on ne sait quelle raison...
- Info n.2 : Jon n'est finalement pas a Katmandou, mais a Varanasi en Inde, ou il étudit le yoga par un gourou avec qui, selon ses dires, il s'entend a merveille. Il nous invite a le rejoindre.
- Info n.3 : Grosse soirée de prevu dans la jungle Thailandaise le 15 et 16 décembre. Adam sera de la parti.
Prenez toutes ses infos, mélengez-les entres elles, et vous verrez le plan se dessiner. Apres un court briefing entre nous pour se mettre d'accord (1min24s chrono), la conclusion tombe avec energie : Descendons a Varanasi retrouver Jon (Dami est curieux de voir le gourou a l'oeuvre), puis rendez-vous a Kolkata y attraper un avion, et etre a temps en Thailande pour y prendre la temperature d'une fete en pleine jungle.
L'idée de sentir le soleil du Sud sur nos joues plus tot que prevu nous laisse reveur... GO TO THAILANDE !!!
Mais avant cela, nous restons encore quelques jours a Pokhara en compagnie de Matthew et Jeanne, et profitons comme il se doit des derniers instants de bonheur que nous offre cette magnifique region et le peuple nepalais.
Durant cette periode, nous rencontrons Bill du Tushita Center (le monde est petit), avec qui nous passons une derniere soirée mémorable au "Busy Bee Cafe", bar a l'ambience chaleureuse, ou il n'est pas rare d'y croiser des membres de la communauté "Routard" de passage a Pokhara. Cette soirée sera de plus rythmée par le mélodieux son de l'harmonica de Bill, qui accompagnera le groupe de musicien ici present sur quelques morceaux, leurs donnant une saveur tres "Country".
Le soir du 4/12, la veille de notre depart vers le Sud, nous passons la soirée avec les deux tourtereaux, a qui nous faisons difficilement nos adieux. Notamment a Matthew avec qui nous avons partagé déja beaucoup d'aventures. "Bye Bye Ossie Brother ! See you on somewhere on the world !"
Le matin du 5, a 6h du mat, nous prenons enfin le bus direction India et la ville de Varanasi, sur les bords du Gange. Le voyage durera presque 24h, via Butwal, Sonauli(ville frontiere) et Gorakpur.
Ce mois au Nepal m'avait presque fait oublier le bordel quotidien et le poid de la masse humaine specifique a l'Inde. Et les deux enfoirés qui nous estorqueront 100rs dans le bus au depart de Sonauli, pretextant une taxe pour nos bagages, aura vite fait de nous les rappeler.
Apres un voyage usant, nous arrivons finalement a Varanasi le 6/12 vers 3h du matin. Cette ville est une fois de plus, un tres belle exemple de dégénérescence urbaine commun aux cités du sous-continent. Mais pas le temps de se morfondre la-dessus, il nous faut encore trouver une guest house pour la reste de nuit. Ceci fait, nous nous envolons enfin au pays des reves.
Demain nous avons rendez-vous avec Varanasi et son Gange sacrée, ainsi qu'avec Jon et son gourou mystique...
Flo
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