samedi 5 juillet 2008
Le Log Pose pointe toujours au Sud...
Le Log Pose recharge pointe toujours le Sud, donc on prend le bus et on part au Sud, direction Bangkok! Juste pour une soiree.
Mais quelle soiree messieurs dames! Une soiree qui fait mal a la tete le lendemain, mais qui confirme au moins deux choses: de un, on a un good kharma; de deux, les thais sont les plus belles femmes du monde! (et qu'on arrete d'argumenter la dessus s'il vous plait!;o))
J'ai retrouve Su Ann, CouchSurfeuse que j'avais rencontre au Japon, et qui m'avait cache ses si jolies jambes... Elle nous a presente des potes a elles, et apres l'echec de la sortir au RCA (une rue avec pleins de boites discoclub et tout), on a fini la soiree chez Wan, une autre beaute au ventre et la chute de reins qui feraient presque oubier la finesse fascinante de son visage...
Pure soiree en bonne compagnie donc, qui s'est termine a 4h du mat au 35eme etage, sur le toit, dans la piscine a debordement avec une vue imprenable sur Bangkok.
Ai-je besoin d'en dire plus?
Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin (sauf le saucisson qui en a deux, je me marre), et c'est encore tout seul avec ma gueule de bois et mon pote Flo dans le lit a cote que je me reveille...
Un coup d'oeil au Log Pose: il pointe toujours le Sud.
Pas le choix: on met les voiles ce soir pour Khura Buri ou nous attend notre pote Pern.
Pai, "un endroit international de Paix"
C'est bien tous les jours que la vie regorge de surprises cachees
..."
La Thailande! Nous voila de retour en Thailande, exactement 5 mois apres l'avoir quittee. Quel bonheur! La trajet a ete long depuis la Chine, mais il ne nous faut pas longtemps pour nous replonger dans les douceurs de ce qui se presente encore une fois comme ma Terre d'acceuil!
Pai est un petit village niche dans la vallee tout au Nord de la Thailande: des montagnes partout autour, la jungle, les rivieres et les cascades fraiches, et des sources d'eau chaude. Un joli CV pour ce lieu International de Paix comme le decrit si justement Matthias. 4 ou 5 rues, des guest houses, des shops, des thais qui pitw, et des backpackers qui font pas mieux!
L'avantage pour nous, c'est qu'on avait absolument rien a faire en venant ici... et comme on avait une semaine pour faire ca, ca s'est tres bien passe!
Des le premier soir, rencontre avec Thomas, francais, 35 ans ou plus, installe en Thailande avec se femme Thai depuis une dizaine d'annee, et Raph, francais aussi, intalle avec sa femme thai depuis plus de 15 ans aussi, et qui a sa Ganesh Guest House en dehors de la ville. Des rencontres parfaites donc qui vont nous en apprendre beaucoup sur les "a faire" et "a ne pas faire" quand on veut vivre ici et commencer un business avec des thais. Nous on a rien demande, mais encore une fois notre Good Kharma a mis sur notre route ces sympathiques compatriotes qui ont ouvert la route que nous suivons.
C'est donc en se regalant d'un poulet cuit dans un bamboo sur le feu pour mon anniversaire (le gout de ce poulet... indescriptible... un regal) que Raph et Thomas nous raconte la vie ici, pendant que Flo et moi continuons de nourrir notre reve, qui grandit, grandit, grandit. "Les thais c'est des gamins de 12ans qui aiment bien bouffer, bien dormir, et entre les deux bien baiser; et si ca se passe bien aujourd'hui, y'a pas de raisons de pas recommencer demain"! Simple comme bonjour! Pourquoi j'y ai pas pense avant, et surtout pourquoi j'irai travailler deux fois plus... pour gagner trois fois rien?! Enfin ca a pas l'air tout le temps simple de travailler avec des Thai tellement c'est des branleurs... mais j'aime le challenge ;o) et tout ce qu'ils me racontent me fait rever!
C'est marrant de les ecouter nous raconter leur vie avec leur femme Thai, et avec les femmes thai en general: "Elles te cassent le ventre, elles te cassent la bite, mais elles te cassent aussi les couilles et le porte monnaie"... La notion d'economie n'a pas l'air d'exister ici, ce qui les rend fous! Les deux xont oblige de planquer du pognon sinon leur femme le claquerai dans la minute... "C'est une autre culture" comme qu'il dirait l'autre! C'est l'ancrage bouddhiste, une vie au jour le jour... Ca a du bon, et du moins bon. Ce qui est sur c'est que pour leur faire comprendre que nous en France on leve tous les matins pendant 40ans et plus pour notre retraite, et bien faut se lever tot parce que ca risque de les faire chier rien qu'a comprendre... et on peut pas leur en vouloir!
Bref, ces deux joyeux compagnons nous en apprennent beaucoup sur la vie ici. L'invitation avait ete lancee il ya 6 mois, on y repondu en revenant, et voila qu'on se lance!
On a aussi rencontre un CouchSurfer Thai qui nous a heberge dans son immense maison: Lek, 39 ans, plus beau goss tu meurs! Sans deconner le gars fait 25 ans max (va faire le gars de 25 ans...): comme quoi le Yoga et les plantes ca conserve!
Bref nous revoila donc en Thailande, heureux. Ce pays a vraiment sur moi un effet unique. Si toutes les etapes de ce voyage ont ete riches et passionantes, pour des raisons que je n'explique pas par la raison, la Thailande me touche plus profondement. Les energies ici resonnent avec ce que j'ai au fond de moi.
Je crois que je vais rester!
damien
vendredi 4 juillet 2008
Le Log-Pose pointe le Sud...
Eh bien non... Il semblerai que nous n'ayons pas le choix : Le Log Pose semble bien pointer le Sud.
Pour les neophytes, le Log Pose est en faite la "boussole" (offerte par Martsu) qui guide nos deplacement depuis Septembre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est une boussole classique, mais ca particularite est qu'elle ne pointe pas forcement le Nord. Elle pointe son aiguille vers l'endroit ou nous devons nous rendre. Peut importe les direction et peut importe les intemperies... Dans un sens, on pourrait dire que l'on est un peu esclave de son bon vouloir... Mais jusqu'a maintenant "il" ne nous a pas fait defaut...
Pourquoi pointe t'il le Sud ? (ce couillon)
Apres une courte discussion avec Damien sur le sujet, nous arrivons a la conclusion que nous avons du laisser quelque chose d'inachevee sur le parcourt.
Qu'y a t'il au Sud ?
Nous sommes a Dali, dans le Yunnan (Chine), et le Sud veut dire Birmanie/Laos/Thailande/Malaisie/..... le Sud quoi...
Premiere idee, se rendre a Jinghong. Ce que nous ferrons aussitot. Enfin "aussitot", le temps de quitter Dali tranquillement... ;) Pour vous dire, la phrase qui revient a Dali (ou dans le Yunnan en general) c'est "On part demain"... j'ai bien l'impression d'avoir dis ca tous les jours pendant une semaine... ;) ou au moins les 4 derniers jours. Et ce n'est pas que je voulais partir... bien au contraire...
Nous sommes donc a Jinghong apres un nuit de bus depuis Dali, et le Log Pose pointe toujours le Sud...
Ici, nous ne sommes pas loin de la frontiere avec la Birmanie et le Laos, la frontiere naturelle qu'est le Mehkong passe juste a cote.
La Birmanie nous est interdite... (politique)
Alors le Laos ?
Une autre possibilite pointe son nez : descendre le Mekhong pour arrive en Thailande. (Apres tout, le Sud, d'ici, c'est la Thailande) De plus cette solution nous eviterai de prendre un Visa pour le Laos, et puis surtout ca a l'air bien cool.
On apprend qu'il est possible de descendre en embarquant dans un cargo. Le voyage dure 4 jours. L'euphorie nous emporte aussitot : "C'est ou? C'est quand? C'est combien?"
Mais elle sera de court duree : Au jour d'aujourd'hui, il n'est plus posible de prendre des cargo... Par contre le trajet est toujours soutenu par des "Speed-Boat" : 80 euro - 8 heures
Envole le reve de descendre tranquillement le Mekhong en profitant des paysages magnifique. Juste une course de 8h pour 80 euro...
N'etant pas question de depenser un telle somme pour arrive en Thailande et surtout de cette maniere, nous obtons pour la voix terrestre : Le Nord du Laos (que nous connaissons bien maintenant).
Apres un passage par Botan et une nuit a Luang Nam Tha (quel plaisir de revoir ces paysages Laociens que nous avons quitter il y a 5 mois), nous retraversons le Mekhong au poste frontiere de Chiang Kong (Thailande), avec une impression de deja-vue : Nous avons fait excatement le trajet inverse il y a quelque mois.
Nous franchissons donc la "Porte du Siam", laissant derriere nous la "Porte de l'Indochine"
Nous faisons halte a Chiang Mai pour la nuit et le lendemain, suivant le Log Pose qui pointe le Nord-Ouest, nous arrivons a Pai...
Je laisse a Damien la responsabilite de poster sur Pai et sur l'atmosphere "Peacefull" de la region.
Quand a moi je vous dis a bientot... Le Log Pose a l'air de se tenir tranquille ici, nous serons surement residant du coin pendant quelque temps encore... Faudrai pas qu'"il" nous fasse tourner en rond nous plus ce gredin ;)
Sawadi Kap
Flo, "Sabai Sabai Attitude"
dimanche 22 juin 2008
JAPON, Premiere Manche, par flo
Non nous ne sommes pas perdu.
Voila plus d'un mois que nous avons quitter le Japon, et j'avoue ne pas avoir pris le temps de mettre a jour le blog et de trop donner de nouvelles. Mais il faut dire (pour ma defence) que j'avais envis de me "deconnecter" un peu de cette grande toile qu'est Internet. Ca fait du bien de se dire que l'on est vraiment loin...
Il ne faut pas croire qu`il n`y a rien a dire sur notre periple Japonnais, loin de moi cette idee. C`est bien plutot l`inverse qui me fait peur. Mais bon, puisque nous sommes poses tranquillement devant cette ecran, pourquoi pas se lancer dans la redaction de quelques lignes, qui peut etre, misent bout-a-bout, finiront par nous sortir quelque chose. Allons bon...
Japon...
Pour commencer, je serai eternelement content d`avoir pu arriver sur ces terres insulaires par la mer. Les 48h de bateau depuis Shanghai ne m`ont pas paru si long que ca. D`une part parce que le dortoir en tatami, annoncant deja la couleur, nous aura vu pieuter une bonne parti de la route. Et d`autre part car je trouvai une occupation dont je ne pouvais rever mieux : le Go (jeu de strategie ou le but est de faire des territoires a l`aide de pierre noire ou blanche). En effet, un sympatique Japonais du nom de Kenichi, eut l`aire de l`homme le plus heureux du monde lorsque, au fil de notre conversation (en anglais je precise), je l`informai qu`il m`arrivait de jouer au Go. Des lors, il nous procura un Goban (plateau du jeu de Go) et les pierres, adequatent au bon deroulement d`une partie.
Autant vous le dire de suite : je n`en ai pas gagne une seule. En realite, ce bon vieux Kenichi etait un maitre de Go. Mais qu`importe. Nous enchainons les parties, et entre chacune d`elles, j`ai droit a une petite lecon par mon humble adversaire, qui tres vite devint Kenichi-sensei ("sensei" etant le nom reserve au maitre dans la culture Nippone). Apparament il prit autant de plaisir que moi durant cette traversee.
Comme prevu 48h apres notre depart des cotes Chinoises, nous posons les pieds au Japon, a Osaka pour etre precis.
De la nous mettons un petit moment pour comprendre le fonctionement du metro, enfin surtout du distributeur de ticket. Heureusement pour nous, un occidental vivant depuis 3ans sur Osaka passant par la, se trouva etre fort utile.
5 ou 6 stations plus loin, nous voila chez Jeremie et Ayako, qui nous herbergeront gracieusement pendant 3 ou 4 jours, qui finirent finalement en 2 semaines. A vrai dire nous avions songe bouger sur Kyoto assez vite, mais sous les bons conseilles de Jeremie, nous decidons de sieger a Osaka et d`y faire des alles-retours sur Kyoto. Il est vrai que la proximite des deux villes (une quarantaine de km), et l`efficacite du resaux de transport ferroviaire japonnais, permettent de faire le trajet en 30min pour une sommes derisoire (390 Yen l`alle. 2 euro).
Nous alternons donc durant ces deux semaines entre la visite d`Osaka et celle de Kyoto.
Je ne saurai pas vraiment dire laquelle des deux villes m`a le plus plu. Les atmospheres y etaient radicalement differantes.
A Kyoto, les ballades sur les collines entourant la ville sont des emerveillement continu, a la fois pour les yeux et a la fois pour l`esprit, tant les temples et la culture traditionelle Japonnaise marchaient de pair avec la beaute indescriptible que nous offraient les melanges de couleur blanche et rose des cerisiers en fleur. Pour tout fan du Japon et notament du Japon traditionel, Kyoto, l`ancienne capitale imperiale, est un passage oblige.
Ici, il arrive frequament de croiser des japonnais en tenu traditionelle (kimono, tabi, hakama, et tous le tralala ;) ). Les japonnaise, notament, ne passe pas inapercues. Surtout a nos yeux d'occidentaux... (qui a dit "affames")
La beaute feminine est visible aussi dans le quartier de Gion. Bien que la quasi totalite des maison de Geisha que compte le quartier sont interdite aux "Gajin" (etrange), il arrive que le visage blanchatre d'une de ces femmes mysterieuses et rafines devoile ses charmes, a l'ombre des "Sakura" (fleur de cerisier).
Dans les collines surblombant la ville, les balades dans les forets de bambou nous ammeneront a decouvrir des temples caches, ou encore des sanctuaires allignant des milliers de "Tori" (portique en bois surblombe de 2 poutres parallelles; voir les photos du blog), ou enfin des vieux japonnais sans ages disputant une parti de "Shogi" (echec national)
C'est aussi a Kyoto que l'espace d'une journee, je rejoignis Cedric et Guillaume (salutation les snakes) pour vagabonder dans les rues de l'ancienne capitale imperiale en bon ammoureux du Japon que nous sommes, du "chemin de la philosophie" aux collines surplombant la ville. (D'ailleurs pour plus de details sur le pays, je vous renvois a leurs blog qui sera surement plus complet que le notre : frenchpitwtrip.blogspot.com avis aux amateurs)
A bientot Kyoto...
Il est certain que jamais je n`aurais pu aime Osaka de la sorte, si Jeremie ne nous y avait pas offert ses secrets. Osaka, c`est un peu le Tokyo de l`Ouest, on y trouve tous ce que la neo-culture nippone a pu produir de plus farfeulu : salle d'arcade (et ces gamers inveteres), "pachenko" (casino de quartier, dont rafole une parti de la population nipponne), sushi-bar (avec les plats defilants sur un tapis roulant, miam-miam), "sento" (bains publiques), musique delirante dans les rues, et jeunes fringues a la derniere mode (les "fashions victimes" de chez nous peuvent aller se rabiller)... Mais le tout avec une atmosphere bien plus calme que le brouhaha Tokyoite. (quoi qu`en cherchant bien... mais nous y reviendrons sur Tokyo plus tard).
Osaka c'est surtout notre premiere rencontre avec les sakura. En effet la balade dans le parc et les jardins Nishinomaru autour du chateau d'Osaka fut un emerveillement pour les yeux. Certes le chateau ne date pas de tres longtemps : detruit pendant la guerre par les bombardements americains (bien joues les gars... une fois de plus), il fut reconstruit a l'originale vers 1997. Il degage malgres tout une splandeur represantative du Japon feodal.
Je tiens une fois de plus a remercier Jeremie et Ayako, qui nous ont offert la possibilite de decouvrir gentillement cette ville gigentesque et de s'imerger tres vite dans la culture Japonnaise.
Il y aurai encore tellement de chose a dire sur notre sejour a Osaka (Takoyaki, Kanadien-Bar, concert de singing-ball, toilettes Japonnaises ;), la culture manga, l'aquarium Kaiyukan, le parc de l'expo universelle 1970...), que je vous raconterai ca de vive voix... pour les plus interesses... Pour les autres, tirez-vous, y a rien a voir ;)
Apres un essai de se rendre a Tokyo en Stop qui se conclu par un echec., nous avons obte pour le bus de nuit : un peu plus cher, mais un peu plus sur d'arriver. Au matin donc, nous arrivons sur Tokyo, apres avoir salue Fuji-san au passage.
Cela fait deux ou trois jours que je bloque sur ce passage de l'histoire. A vrai dire je ne sais pas comment decrire cette ville. Au final, nous n'avons pas fait grand chose. Mais les nombres d'heures que j'ai passe a arpenter les rues de la capital Nippone, on etait une avalanche de merveilles/horreurs/surprises/despoire. Imaginez la plus grande des Babylones, ou tout se melange :
Buisnesman plein ou pas d'entrain, qui se dirige tous les matins 6j/7 vers son labeur dans les grande tour de Shinjuku ;
Loubard (punk, blouson noir, moto) qui va denser le rock&roll dans les parks de Yoyogi le dimanche ;
Etudiant degoute de la societe, qui se recree de nouvelles indentites dans les salles d'arcades sans nombre de Shibuya ou de Akihabara (Electronic Town) ;
Vieux pecheur qui vend son poisson de 4 a 8 heure du mat, au "Tokyo Metropolitan Central Wholesale Market", le plus grand marche aux poissons du monde, entre les va-et-viens incessants des charriots et des hommes ;
Samourai d'un autre temps, qui du haut de sa monture lance au galot, atteint de sa fleche la petite cible de bois, le tout sous les acclamations des gens de Arakawa (quatier plutot pauvre, mais qui a su garder son Histoire) ;
Petits restos de rue proposant principalement des nouilles et acceuillant tout cette masse humaine a n'importe quelle heure de la nuit ; Sushi Bar ;
Le quartier de Shibuya, avec ses neons et sa musique electronique, qui devient le point de rendez-vous de la jeunesse tokioite. Ici, encore, le defile de toutes les dernieres modes.
L'ambience sombre et isolee des Manga-kisa, ou pour moins chere qu'une chambre d'hotel, vous avez : internet illimite, console, dvd, manga, douche, chiote, boisson a volonte, fauteuil qui fait lit. Le tout dans un petit box de 3m carre.
Yoyogi Park le Dimanche, dont Damien a deja fait un post, et qui est un lieu parfait pour capter la magie de la ville.
Que sais-je encore...
Voila pour le blog en ce qui concerne Tokyo. Il y a bien encore des chose a raconter, mais venez voir de vous meme...
Assez des villes... Nous voulons voir le Japon, et seul un imbecile resumerait le pays a ses megalopoles.
Hokkaido l'ile du Nord, et ses montagnes glaces et ses sources d'eau chaude ; ou Kyushu l'ile du Sud, et ses plages sablees et ses sources d'eau chaude.
Le choix est tendu. Mais une chose est sur : nous ne manquerons pas de sources chaudes
Finalement Hokkaido semble etre la destination parfaite, mais le temps et l'argent vont plutot nous rabattre vers Kyushu. Qu'importe, nous apprenons l'existance de Yufuin, une petite ville de montagne paisible, posee au pied d'un ancien volcan qui, bien qu`endormit depuis fort longtemps, continue de chauffer une grande parti des sources d`eau du coin. Ce qui fait de cette charmante ville, un vrai nid a "Onsen", sources d'eau chaudes naturelles.
Quelques heures de bus plus tard, plus ou moins 30h, nous arrivons a Yufuin. Le temps de trouver une Guest House, la "Country Road Youth Hostel" et nous plongeons deja nos corps fatigues dans la chaleur naturelle du bain ;). Il faut dire que notre humble retraite possede ses propres onsens, et qu'elles sont accecible 24h/24 : le paradis...
Nous profiterons d'ailleur de ces onsens durant les 5 ou 6 jours a venir. Mais rassurez vous, nous n'avons pas fait que squater les sources chaudes de la Guest House. C'est vrai pourquoi se contenter de celles-ci, alors qu'une trentaine d'autres attendent notre arrivee. Voila donc que l'equipage d'aventurier que nous sommes, se transforme en equipage de "Testeur de Onsen". Et la semaines qui suivit fut consacree entierement a la detante... enfin je veux dire a l'exploration difficile et parfois dangereuse (Il faut dire que parfois l'eau est vraiment tres chaude) de ces "bain miraculeux".
Un mois au Japon c'est tres court aussi. Mais je suis plainement satisfait de mon premier passage en ces terres et il est clair qu'un autre sejour se fait deja sentir...
Nous quittons le Japon le 2 mai au matin, via notre port d'arrive, Osaka. Trois jours plus tard nous seront de retour en terre chinoise, a Shanghai, dans la demeure de notre ami Charly...
Flo, sur les traces de Miyamoto Musashi
samedi 21 juin 2008
Babacools, saltimbanques, et dictateurs... recits de Chine par daminou
Pas de nouvelles pendant un mois! Comment ca un mois et demi au moins? Vous etes sur?
"Pardon, je m'excuse. Pardon!"
Mais quel mois et demi mes amis!
On est simplement parti se ballader en Chine, tranquillou-bilou, la fleur au fusil et l'ame legere, le maillot de bain a portee de main, et les baguettes sorties de leur fourreau, a l'affus du moindre Djiaoze, au boeuf, au porc, peu-t-importeu.
La Chine deja c'est grand. hyper grand meme. Donc c'est pas facile de decider ou aller. C'est comme si nous, si on etait vraiement europeen, on pouvait se sentir chez nous a Moscou, autant qu'un chinois de beijing se sent chez lui a Lhassa... (Attention ceci est un message a caractere informatif: toute tentative d'humour sarcastique est purement fortuite...). Et c'est la une grande fierte pour beaucoup de chinois, comme me l'ont confirme encore ce matin les etudiants d'anglais de l'universite de Dali: pourquoi ils iraient voyager en dehors quant chez eux c'est si simple (pas de passeport), moins cher, et si grand! La Chine ca reste l"Empire du Milieu, et ce qui se passe en dehors ca concerne pas trop le chinois moyen... Enfin bref, c'est grand, que tu sois petit et chinois, ou pas beaucoup moins petit et francais!
Nous voila donc parti de Shanghai avec Flo, et sans Marion, qui a du quitter l'equipage pour de basses et viles raisons d'ordre sexuel ("Ho le salaud!", pardon mais j'aime bien me commenter moi meme, "Ho mais le salaud tout de meme!"), parti en direction du sud et l'ile tropicale de Hainan. 3 jours de train epiques et passionants, d'une sieste a l'autre, d'une partie de sudoku interminable a une victoire ecrasante du cerveau de Flo... Bref on s'est bien fait chier, mais il faut reconnaitre un confort aux trains chinois qui rendent le voyage presque reposant! On s'est fait arnaquer par le taxis jusqu'a Sanya, bon ca arrive, surtout quand tu fais plus attention apres un mois au Japon, puis une gentille chinoise nous a file un bon coup de main pour trouver une chambre pas cher dans cette horrible ville, Las Vegas d'occasion hantee par de moches russes bourres de fric et l'odeur rance de l'echec maquille d'une catastophe immobiliere, viol ecologique, absurdite moderne.
Visiblement la Chine a quand meme un paquet de pognon, et on est vraiment impressionne par leur niveau de developpement, notamment au niveau des infrastructures! Je m'attendais a quelque situation comme l'Inde, un pays immense trop difficile a equiper! Tu parles! Leurs gares sont plus modernes que nos aeroports, les trains nickels-chrome, leurs autoroutes ont l'air au poil! Rien a voir avec les routes indiennes qui datent de l'Empire Britannique! En fait les deux pays n'ont rien a voir, sinon qu'ils ont plus d'un milliard! " Des millions? Est-ce que tu sais deja ce que ca fait UN million?" Hors sujet pardon, comprendront ceux qui peuvent! La grosse difference, c'est que la ou un milliard d'Indien pitw et font un peu comme ils peuvent, c'est a dire qu'ils font pas grand chose pour beaucoup, les chinois eux ont le Parti! Et le Parti quand il decide quelque chose, ils ont un milliard et demi de chinois pour faire ce qu'ils ont decide (c'est a dire que si t'enleve un milliard (1.000.000.000) de chinois, ben il y en a toujours dix fois plus que des francais). Bon c'est tres schematique d'accord, mais le fait est la: le pays change hyper rapidement et hyper efficacement. Cela dit on voit plus trop de difference entre cette chine soit-disant dictature communiste et les bonnes democraties capitalistes de chez nous! Les villes sont pareilles, si ce n'est la persistance de la vie et des habitudes sur les trottoires, et le fait qu'il y ait des gens dans les rues, et pleins de chinois partout; sinon on retrouve les grandes avenues pleines de grosses voitures, les grand immeubles en verre pas beaux, les publicites encore pire que chez nous... Premiere impression que la Chine n'est pas aussi depaysante que je l'imaginais, sensation partagee par beaucoup de backpackers dans les villes: au final une ville c'est globament moche, partout, et les quelques exceptions telles que Kyoto ne font que confirmer la regle! Je remarque d'ailleurs que notre voyage a pris une certaine forme de routine, ou plutot un schema que nous suivons et repetons selon un cycle: arrivee dans une ville, prise d'information autour de rencontres breves, perte dans Babylone et ses bars, ses shops, ses restaus et sa vie facile; puis overdose et depart vers la prochaine plus petite ville, puis la plus petite encore, puis le petit village... plus on s'ecarte plus les recontres sont sinceres et riches, les liens etroits, et l'envie d'aller voir plus loin decuplee par la confiance dans l'equipage. Et inexorablement retour vers une ville pour se reposer dans le cocon de la facilite, du choix, et du tout a portee de main! Prenons donc le temps d'en decouvrir un peu plus...
Notre deuxieme grosse etape en Chine, apres avoir passe une dizaine de jour a Shanghai dans l'univers cosmopolite underground de Charles, alias Didjelirium, fut donc, non pas les plages de sables de Hainan comme nous l'avions espere, mais la jungle des montagnes au centre de l'ile: pour y aller c'est pas dur: tu prends le bus #3 depuis la Rainbow House (adresse: Lu Hui Eu Cun Yi Zu Bashisan Hao 1 83, facile...) et tu te demerdes pour t'arreter a la gare routiere; la tu mange une soupe de nouille, tres bonne et tres epicee, et tu commentes un peu le bordel dans la rue, comme les chinois; ensuite prend le mini-bus pour Xiangshui, c'est environ a quelques heures, plus ou moins, et 15 Yuan plus ou moins; la tu t'arrete et tu sais pas ou t'es alors tu va voir les gens dans la cabane au bord de la route, ils t'offrent le the et rigolent un bon coup de ta tete de blanc-bec parcequ'ils en voient pas souvent; toi tu souris comme un con parcequ'ils sont trop beaux, trop bons meme quand ils essaient de t'arnaquer pour t'emmener sur une mob pourrie avec ton sac de 20kg au prochain village au bout du chemin en cailloux, a une trentaine de kilometres; finalement tu prends un mini-van pour Maogan apres avoir durementt negocie ton arnaque; Voila on est au Rainbow! Enfin presque; il faut encore chercher les signes, ce qui prend environ deux heures et une dizaine de kilometres pour Flo (moi, beaucoup plus effiace dans mon economie perpetuelle d'energie, je gardais les sacs en regardant les papillons, trop beaux!); Une jolie ballade de 2h dans la jungle plus tard, on retrouve enfin la Rainbow Family, au milieu de nulle part, et c'est dans l'accueil chaleureux de leurs bras qu'on savoure le recit d'une arrivee epique dans notre nouvelle famille.
La Rainbow Family, c'est marrant: C'est des babacools! (a lire avec l'accent de Coluche). Des vrais, des purs; pas des Babs parigots, ni des babs petasses de la Cote d'Azur! Des BABACOOL CRADOCS! Des babs Francais, Australiens, Israrliens, Europeens d'Italie, d'Allemagne, de Belgique (ouais oauis meme des belges), des Russes, Lituaniens, Khyrguiz, Chinois, Taiwanais, Californiens... Des vrais babs qui courent tout nu dans la nature, louent Krishna autour du feu, se reveillent avec le soleil pour faire du Yoga ou du Chi Gong, se lavent a la cendre pour pas polluer la riviere, font caca dans un trou commun dans la jungle, sangsues ou pas sangsues; ils s'ecoutent mutuellement et ne parlent que quand ils ont la parole, transmise avec le talking-stick! (Pas cons les gars...) C'est genial! Je sais pas comment les rassemblement marchent quand il y a 600 personnes ou plus, mais la on etait une trentaine au maximum et la vie communautaire fonctionnait parfaitement: chacun file un coup de main a Edo a la cuisine quand il est la, ou fait la vaisselle en compagnie de Nara et Igor, ou va ramener du bois de sa ballade avec Moddy, ou se devoue pour aller faire les courses a Maogan et en profiter pour boire une petite biere avec Chris. Les Yogis Reikistes menes par les japonais communiquent avec Gaia des le lever du jour, les masseurs thai ou tibetains partagent leurs energies, et tous envoient une pensee d'amour a la Famille rassemblee en Turquie pour le World Peace Gathering, sous une pleine lune que l'on partage malgre les milliers de kilometres. Quand il pleut on attend, et quand il fait soleil on cherche les bouses de buffalo et les champignons; on marche pied nu pour mieux sentir l'herbe et la boue, et on croise sans cesse des regards perdus dans l'emerveillement continuel; on explore la jungle et on remonte la riviere guides par Justas, alias Le Barbar Lituanien pour trouver la cascade isolee et sauvage, les filles se baignent a poils et les mecs aussi (Mention Speciale "Reve d'un Voyage" a Laura, Russe Khyrgiz, pour son escalade de la cascade nue au milieu de la jungle); on trip sur une araignee grosse comme... je sais pas ce qui est gros comme ca mais elle faisait bien 25cm de diametre, et on apprend en retard que le sommet de la cascade etait infeste de viperes d'eau! Bon bref, comme dirait Renaud, on est une bande de Jeunes qui s'fend la gueule! "Mais c'est pas tres raisonnable tout de meme, les arignees, les serpents, c'est dangeureux la jungle"... Mouais admettons... N'empeche a part quelques sangsues que certaines filles ont retrouvees dans des endroits de leur intimite ou le petit ver ne reste habituellement pas flasque ("Dis donc quel poete!"), y'a pas eu de problemes! Meme avec les pires predateurs de la regions, les flics chinois ("Ha les saleud de dictateurs!", ps: je me marre) qui sont venus nous retrouver au milieu de la jungle pour controle des passeports!
De tres belles rencontres donc, encore! Des bons plans aussi pour le Yunnan ou veut retrouver l'Hymalaya a defaut d'aller au Tibet. Le depart se fait donc avec un nouvel equipage: Wim le bon belge des Alpes, manouche a ses heures qui a traverse l'Europe de l'Est puis l'Asie Centrale, Olga et Laura, ses deux compagnes Russes Khyrgizes aussi mignones que roots, et pour un dernier barbeuQ poissons et calamars sur la plage avant leur retour, Daniel et Eileen, deux Canadiens guerisseurs avec qui je lie une franche et proche amitie, en partageant reve futur d'une caravane de mule a travers l'Amerique Latine. La simplicite de la vie et des relations humaines retrouvee; ou bien trouvee...
Que dire des trois jours de trains suivants? Paysages splendide alors que nous roulons vers l'Ouest tout en restant au Sud de la Chine, les montagnes apres la mer. Un superbe orage. L'echec de Wim et des Khyrgizes dans leur tentatives de stop et leur camping devant la gare ou Olga s'est fait voler son petit sac dans sa tente: ils ont utilise la meme technique qu'avec moi sur le banc a Barcelone, le fourbes: un bon coup de couteau pour ouvrir la tente, ni vus ni connus! Kunming, une autre ville pas belle en Chine; grande et pas belle, comme toutes les grandes villes chinoise on dirait. Finalement trois jours de train ca passe vite. On nous avait parle de Dali comme d'une jolie ville traditionnelle de montagne, havre de paix pour Backpackers en recherche de repos et d'evasion enfumee. C'est surtout une de ces villes, si nombreuses en Asie, ou tu vient pour deux trois jours et ou tu restes deux semaines sans t'en rendre compte; comme Pokhara au Nepal! Beaucoup de touristes chinois et occidentaux, de jolis bars et restaus, et bien sur, tous les commerces a la con qui vont avec! Trop meme! Le champion pour ca c'est Charles, que l'on recontrera a Zhong Dian plus tard! L'art de la lenteur: "Je pars demain... ouaiouai, ca fait 5 jours que je dis ca alors la je le sens bien! Non mais un moment faut arreter les conneries!" (le mec il est la depuis au moins 10 jours...)...
La on est encore tres surpris de la classe moyenne chinoise! Non seulement elle a l'air de quand meme bien vivre au quotidient, mais apparamment elle voyage aussi beaucoup en Chine, et a du fric a claquer! Les Guest House les moins chers sont la ou se retrouvent les rootards, alors que les Chinois prefent les hotels plus confortable et les restaus plus "classes"! Apparamment c'est comme ca dans tout le pays! Je ne pense plus considerer la Chine comme un Pays en Voie de Developpement; c'est pourtant le discours que me soutenait ce matin Jack (nom anglais d'un des etudiants)... mais pour moi la Chine ressemble plus a un pays developpe avec une grande population laissees sur le carreau parcequ'ils sont dans des trous paumes! Et encore, meme dans les coins les plus perdus, j'ai pas vu de misere semblable a l'Inde, ni de bidonvilles... Il doit bien en avoir mais peut etre pas plus que chez nous! Tout change a une vitesse folle: en Europe on entend que parler des fameux 10% de croissance de la Chine, que c'est des chiffres truques par les mechants dictateurs cocos, et que c'est dangeureux pour nos bonnes economies si saines et limpides... Le visage dont on ne parle pas beaucoup, c'est celui de tous ces chinois chez eux, qui savent pas trop ce qui se passe en dehors de chez eux, n'en n'ont souvent rien a faire, mais qui sont content de voir a quel point leur quotidient s'ameliore et a quelle vitesse! Les villes sont un exemple flagrant du developpement de la Chine, mais meme dans les regions de plus en plus reculee vers lesquels nous avancons, le constat est sans appel!
Quoi qu'il en soit, on se fait happer par cette nouvelle Babylon pendant quelques jours, au confort de la SandalWood Guest House et de sa superbe Maitresse de Maison, douce et delicate chinoise qui 'entend' Georges Michael comme le Don Juan de Carlos Castaneda 'voit' sa petite fumee; mais on a pas envie de rester plus dans tourbillon de tourisme facile, pas quand l'Hymalaya et a quelques heures de bus! Hop la, direction ZhongDian, alias Shangri La (La Terre de Reve) douze heures plus au Nord, vers le Tibet.
" Mouais mais les jeunes vous etes fous, et tout, le Tibet c'est dangeureux, il y a des tremblements de terre, et tout. Faut arreter les conneries quand meme, et tout...". Mouais, admettons! Mais nous on veut y aller, voir a quoi ressemble le Tibet geographique a defaut d'aller au Tibet administratif actuellement ferme par le Parti, pour cause que le Daila Lama, Tenten, il serait le pote du diable, terroriste chevronne et esclavagiste sans scrupule... C'est quand meme fou toutes ces histoires! Deja on a pas le droit d'aller au Tibet! Et en plus il faudrait qu'on aille pas non plus aux frontieres du Tibet? MBLC: on y va. J'ai essaye de parler politique avec les etudiants de l'Universite.. pas facile. Ils restent persuade que la Chine, a travers l'action du Parti ne recherche que la paix au Tibet, ou autre part; que les Tibetains etaient des esclavagistes, maintenant delivres par la Chine! Je sais pas si on subit le meme lavage de cerveau chez nous quand on regarde le JT de 13h sur France 2 tous les jours (non parceque TF1 c'est des salaud de vendus de droite, tout le monde le sait... ps: je me marre), mais dans le doute, abstiens toi camarade! Quoi qu'il en soit, Zhong Dian etait remplie de flics et de soldats dans leur beaux uniformes tout vert avec leur galons ridicules qui font presque oublier que le statut de l'etre humain peut chuter plus bas que celui d'une mule... avec son intelligence. Bref, pas etonnant que l'armee soit deployee puisque la flamme olympique arrive! A Zhong Dian meme, bien qu'on ait pas pu avoir la date exacte tenue secrte pour des raisons de securite... JE ME MARRE! C'est donc escrortee par des fusils d'assaut brevetes en france ou aux Etats-Unis (a moins que ce soit chez les autres mechants: les Russes) que la flamme de la paix a traverse une region violee dans sa culture et dans ses droits. On nous a conseille ce jour la de ne pas sortir de la Guest House... C'est pas dangeureux, mais avec autant de flics et de soldats armes et sur-excites par des petits chefs abrutis de pouvoirs... on sait jamais... On a appris plus tard qu'il y a eu des affrontements avec des tibetains a 10km de la la ville... On a aussi appris aussi que notre aubergiste a Feilan Temple, encore plus au Nord, qui parle tres bien anglais et s'investi a fond pour discuter avec les occidentaux de passage, a ete consigne chez lui et interdit de sortie le jour du passage de la flamme... Le cote humain de la censure... "Ha les salauds!"
Malgre toute cette misere intellectuelle des dirigeants et "L'ocean de boue ou sombre la pensee" comme dirait Renaud, nous avons enfin atteint et depasse le bout de la route touristique au Yunnan, et Zhong Dian sera le premier lieu de rencontre avec la culture locale, ni trop pourrie par l'autoritarisme chinois, ni par la prostitution des relations humaines mercantiles apportes par nous autres bien penseurs occidentaux (dont je suis un triste exemple...). L'equipage s'agrandi encore a Zhong Dian: le depart pour le Vietnam des deux filles Khyrgiz est comble par Charles, bon francais de Bordeaux et marron a ses heures, Sam le Suisse de Geneve, et sa copine Manyee, Hong-Kongaise installee en Suisse depuis 7 ans. Un bon equipage francophone de saltimbanques alternatifs, motives et sympathiques. Une bonne dynamique se cree des le premier soir, autour de pinard et de barbeuQ dans les rues, et d'un bon kilo de fromage le lendemain; un fromage de yak delicieux dont je me doit de faire l'hommage tant il nous a rechauffe le corps (on est quand meme a 3200m ici) et l'ame! On a passe 5 jours pendant lesquels s'est ecoule une bonne grosse semaine (cherchez pas a comprendre c'est comme ca que ca se passe ici... je l'explique pas moi meme mais c'est partout la meme chose...) dans un trop beau village de maisons de bois et de pierre, avec son temple et sa prayer wheel doree de 20m de haut, son monastere bouddhique (sous video surveillance... les Americains ont apercu le Yeti il y a quelques mois au Nepal alors si les Chinois trouvent le Diable c'est eux qui gagnent!... JE me marre!), et ses magnifiques montagnes! Pour l'anniversaire de Wim, on a loue des motos pour visiter les alentours, faire du tout terrain dans la limite de nos faibles capacites de pilotes: fallait voir la fine equipe au moment de demarrer les motos quand personne n'en avait jamais fait auparavant; en plus il parait qu'on a meme pas le droit de conduire une moto si on est pas chinois... Mouais, admettons! N'empeche que Sam et Manyee ont meme reussi a negocier l'achat d'une moto pour continuer leur trip dans le Nord du pays! Avec Manyee comme interprete chinoise on a passe un moment en or chez un vieux berger tibetain qui gardait ses vaches dans une vallee perdue: il nous a offert le fromage qu'il fait lui meme et qui se mange avec du sucre, des babas (pains local), et le the au beurre que nous connaissions du Ladakh, servi avec la tsampa (farine d'orge grille) pour le plus grand regal de Flo! Il nous a parle de sa vie, de ses croyances, et on a remercie ensemble l'esprit des montagnes qui nous a fait nous rencontrer! En partant les gamins nous ont offert des couronnes de fleurs sous de grands sourire aussi surpris que curieux des etrangetes que nous etions pour eux. La ballade s'est terminee dans des gorges, au confort reparateur des sources d'eau chaude et du hamam natuel sous la roche, et sous un ciel etoile. Le lendemain, on avait organise des activites pour les gamins de l'orphelinat grace a une Suissesse et des hollandais investis dans des organisations locales: les voir fascines par leur balles de jonglages en farine et ballon de baudruche, ou creer des telephone avec des gobelets et du fils, ou prendre des photos m'ont rappelle a quel point des choses aussi simples peuvent toucher et rapprocher. Les gamins n'etaient pas timides et semblaient aussi ravi de nous rencontrer que nous l'etions de passer une journee avec eux. On a joue ensemble beaucoup, ils nous ont montre leurs dances; une communication sinceres uniquement basee sur les sentiments, et des moments vraiment inoubiables! Des rires et une lecon de vie.
Alors que l'on comptait se separer pour chacun partir a notre rythme sur notre route, une gente quebecoise nous parle de Feilan Temple: 10km apres Deqin au nord, derniere ville avant la frontiere tibetaine fermee... Elle aurait pu etre commerciale pour le Yunnan tellement elle nous a bien vendu le trip! Tout le monde est chaud, tout le monde sent dans cet equipage une super dynamique et on part finalement tous ensemble, en restant chacun a notre rythme, meme Charles qui etait soit disant obliger de retourner a Dali au moins trois jours avant meme notre arrivee a Zhong Dian... Trajet splendide le long de la route qui affiche pour la premiere fois Lhassa a moins de 2000km! On passe par des cols a 4000m et l'arrivee a Feilan Temple a quelques 3500m et epoustouflante! Surement un des plus beau panorama que j'ai vu pendant ce voyage, et avant (plus ouf que le Baou! Non je rigole faut pas deconner!): a flanc de montagne la vallee plonge de 1500m sous le village, et remonte en face jusqu'aux somments a 6000m! Malheureusement c'est le temps de merde le lendemain et on en profite pour retrouver Sam et Manyee restes en arriere pour eventuellement acheter une moto, accompagnes de Sarah, une anglaise qui nous fait presque oublier la beaute des paysages:"Hum it's not so cold anymore" comme dirait Flo... malheureusement pour une seule soiree!
Le debut du trek, c'etait un peu "Les bronzes dans l'hymalaya". En bon francais on a pris un chemin "non officiel" pour eviter le peage de 60Yuan: enfin 'chemin non officiel'... on est descendu de la montagne tout droit a travers la foret parcequ'il y avait un chemin 500m plus bas, et comme on est pas con on a fait trois equipe de deux... Forcement l'equipe Suisse s'est perdue et en a chie, et on a mis 4heures au lieu d'une a rejoindre le Mekong en bas de la vallee... ou des bons chinois nous attendais pour le peage! Tu parles d'un plan a la con! En plus c'etait les seuls chinois non corruptibles du pays! Pas moyen de negocier, meme en leur offrant d'aller boire une bonne biere bien fraiche plutot que de s'affronter sur un pont en plein soleil... La on a encore perdu deux heures avant que Flo et Manu, le seul black rastaman du Yunnan, ne rebroussent chemin (la foi les plus de 1000m a remonter avec un litre d'eau pour deux): refus categorique de se faire entuber par des agents non officiels du parc qui ont refuse nos vraies fausses cartes etudiantes made in Khao San Road; alors que Sam, Manyee, Charles et moi continuons apres avoir paye notre tribu a l'homme a la matraque... Wim quant a lui est passe plus tot, s'est embrouille aussi avec les petits hommes ennerves du pont, et a fait un detour par un autre chemin non indiques sur les cartes; et nous le retrouverons 2 jours plus tard a YuBeng! Le trek en valait la peine! On a traverse des vallees desertiques au bord du Mekong, longe un canyon avec des lyceennes, loge dans des tout petits villages en buvant le vin cuit local avec l'ancien vraiment tres ancien, et qui nous a mis marron... et on est arrive au paradis a Yu Beng, a 2 jours de marches des dernieres routes. Apres Yu Beng, c'est des glaciers, de tous les cotes, et de l'autre cote des glaciers c'est le Tibet; on pourra pas aller plus proches! On a rencontre un suisse Coreen de type carrement beau gosse (pour les connaisseurs, un Lorenzo Lamas metrosexuel-sauvage des contrees bridees, pas mal!) qui voyageait avec une chinoise de type plutot charmante, et deux israeliens avec qui on a chante des chansons pour la paix et l'amour en hebreux autour du feu dans une grotte, entre les drapeaux de prieres tibetains et des centaines de Khern eriges dans le lit de la riviere, pour les esprits. On a aussi manger des oignons cuits dans la braise, pour le ventre. Ha c'est bien la vie a la cool!
Bon je me suis quand meme fait une entorse a la cheville droite pour changer, et j'avais pas l'air con tout seul dans la foret pour rentrer avec un bout de bois comme bequille... Heureusement c'est dans ces moments la qu'on peut compter sur un super equipage, et Sam, Wim, et Charles sont venus a ma rescousse et m'ont porte partout les jours suivants! Ca a ete aussi l'occasion d'une rando a cheval pour rentrer: dans la froidure des hauteurs, sous la pluie, sur chemin glissant meme pour la mule... j'ai pas passe le meilleur moment du trek!... Putain ca faisait quand meme longtemps que je m'etais pas fait mal, fallait bien que ca arrive! Le probleme c'est que j'ai perdu mes Merrell dans la jungle de Hainan, va savoir comment c'est possible alors que je les ai pas mises de la semaine; du coup j'avais des chaussure de chinois un peu perrave et pas du tout adaptee a la rando... Enfin bon, ca me fatigue ces blessures a repetition, mais qu'y puis-je? Je vais pas depenser plus d'energie a m'enerver pour ca! En plus je suis alle me faire masser de retour a Dali, et mon masseur, un vieux chinois muet au visage ride de rires autant que de sagesse, m'a repare la cheville d'une maniere inedite et incroyablement efficace! En appuyant tres forts sur certains points douloureux il arrivait a m'anesthesier la cheville en quelques secondes, et il pouvait alors la faire bouger et tourner sans me faire mal; du coup meme si une douleur persiste, les raideurs ont disparu et j'arrive quand meme a marcher sans trop boiter! "Ha ils sont forts ces chinois"! Les medecines traditionnelles chinoises, ou asiatiques de maniere generale, meritent vraiment que je m'y interesse plus en profondeur: certains effet sont quand meme indiscutable, et la logique energetique dans laquelle elles s'inscrivent reste aussi mysterieuse que prometteuse de grande (re)decouverte! Comme Eileen, la guerisseuse canadienne qui a ete capable, par des techniques apprises aux Philipinnes, de sentir des faiblesses dans ma cheville droite et dans le genoux gauche sans aucune indication de ma part...
La je suis de retour a Dali depuis quelques jours. Beaucoup de glande dans les rues le matin pour apprecier l'effort generale pour organiser la journee, quand on coupe la viande fraichement tuee, netoie les legumes, prepare les barbeuQ et les djaoze, le soir dans les bars ou on commence a connaitre le gars qui sont aussi la pour quelques jours, le Bad Monkey; super soiree open Jam hier dans une des plus GH croisee pendant ce voyage, en compagnie de la Rainbow Family retrouvee! Encore une matinee passee avec les Majors en Anglais de l'Universite a qui j'ai fait cour: discussions trop intessante ou on a commence par echanger des proverbes de nos cultures respectives, pour voir les differences et les similitudes; les discussions evoluaient facilement sur notre actualite, et sur les curiosites de nos modes de vie respectifs! Je veux etre profs pour des universitaires, j'ai pleins d'idees sur comment mener un cour, et j'y prend vraiement plaisir! On a retarde le depart pour que je repose ma cheville, pour preparer un eventuel gros trip pour mon anniversaire la semaine prochaine, et parceque a force de repousser au lendemain notre depart, ben on est toujours pas parti! L'equipage s'est quitte aussi: Wim vers le nord Vietnam pour retrouver son amamte Kyrghiz et une pote rencontree au Kosovo, Sam en Manyee vers les deserts du Nord Ouest, peut-etre en moto, Manu et Charles vers Xian puis la Mongolie; nous on va voir ca; On prend le bus ce soir pour de nouvelles aventures!
En ce qui me concerne plus personnelement, j'ai adore la maniere dont on a voyage en Chine: est-ce que le fait d'etre deux seulement a change a ce point la dynamique du voyage? Est-ce que le fait de se retrouver dans un geant comme la Chine et comme l'etait l'Inde oblige a ne pas suivre une route tracee? Il me semble evident encore que de decouvrir le pays par nos rencontres successives a elargi le champs des possibles.
Ne pas donner de nouvelles aussi m'a permis de plus m'evader, meme si je ne veux pas que vous vous inquietiez quand on parle de tremblements de terre a repetition ou d'emeutes au Tibet, ou autre part.
Le Yunnan restera pour moi le Pays des Nuages, celui que l'on doit traverser pour venir s'echouer et se perdre sur le Pays de la Neige, le Tibet. C'est un spectacle constant de les regarder se coller aux sommets la nuit, pour offrir au matin une couette qui s'eleve et se fait aspirer avec les premieres chaleur matinale vers les nuages plus eleves; et decouvrir les montagnes. Ou encore voir le soleil couchant transpercer le couvercle derriere les sommets pour nous faire un signe furtif avant de nous quitter.
Je ne suis pas sur d'en savoir plus aujourd'hui sur mon bonheur, mais j'en apprend chaque jour un peu plus sur mon bien etre.
damien
mardi 29 avril 2008
Daminou's Special
Je cree donc une nouvelle section dans la rubrique photo, pour mes cliches preferes: Daminou's Special ne retrace pas forcement notre voyage geographique, mais plus des clins d'oeil personnels sur la foule de details qui nous echappent parfois... Beaucoup d'essais, pas toujours reussis, pour transmettre des emotions d'une nouvelle maniere...
Hope you'll enjoy watching my pics as much as i do taking them!
damien
lundi 21 avril 2008
Shibuya, un Dimanche comme les autres...
Damien
Le contraste entre Shibuya le dimanche et le reste de Tokyo dans la semaine est saisissant... et rassure aussi mon esprit de plus en plus angoisse par tant de conformisme, de rigueur, et de plaisir refoule, pervertise.
Le meilleur endroit pour assister a ce deballement d'instincts sociaux severement reprimes est certainement YogiYogi Parc, au nord de Shibuya. En cet endroit seulement et a cet unique moment, on troque les costumes sombres et etouffants pour des deguisements manga-esques, les attitudes austeres pour une explosion communicative des sens, et les attache-cases pour toute sorte de jouets et d'accessoires delirants! Le prototype du parfait business man se transforme alors un enfant dejante et surexcite, retour de quelques annees en arriere vers un bonheur delaisse... mais pas encore oublie ni abandonne.
C'est ainsi qu'a peine arrives a YogiYogi Parc nous nous retrouvons plonges dans une foule de gothiques accompagnes de lolitas, jeunes poupees en froufrou et dentelles, passablement sexy dans un autre univers. Au milieu de cette foule maquillee, coiffee, de noir vetue, et laissant depasser de la dentelle rouge en haut d'une cuisse denudee ou d'un nombril aere, certains Bisounours de plus d'un metre soixante ont egalement fait le chemin de retour vers l'enfance.
Les sens s'echauffent rapidement: tantot amuses par de deferlement d'extravagance, souvent excites par la blancheur d'une cuisse sous de la dentelle qu'on imagine n'etre pas qu'un deguisement, toujours fascines par la folie des memes japonais qui nous avaient sembles si tristes et resignes le reste de la semaine!

De l'autre cote de la rue, ces neo-gothiques du XXIeme siecle laissent le champs libre a leurs homologues degeneres de la generation precedente: ceux qui il y a 30 ou 40 ans ont grandi aux rythmes du "twist", "bougie-wougie", et autre "rock n' roll". Eux non plus n'ont pas oublie leurs belles annees: Santiags usees, Jeans moulant, veste en cuir cloutee, tatouages, et bananes a faire palir Elvis Presley! La biere coule a flot dans des gosiers essoufles par un dehanche qui ne s'arrete que le temps d'un coup de peigne. Dix metres plus loin, c'est dans des baskets et des vestes rouges flash, des jupes bouffantes pour ces dames et des jeans moulants pour les hommes, memes coiffures, que l'on danse sur les memes rythmes! Deux styles d'une meme epoque reunis sur les memes beats, sur un meme parking; une poignee de main sincere, un sourire, et quelques danses se partagent; une biere aussi. Bienvenue dans les annees 60!

En chemin on croise aussi des skaters, les mecs d'un cote qui se moquent et se tirent la bourre pour passer un saut avant les potes, une nana, seule, de l'autre, qui travaille un trick bien plus complique. En face les champions de BMX vrillent en tous sens, debout sur la roue avant, la roue arriere dans la main.


Dans les coins plus isoles des peintres composent, des ecrivains cherchent l'inspiration, et nous marchons le coeur leger au son enjoue d'une petite bande composee d'un batteur, un guitariste, et une saxophoniste.
J'admire, je m'emerveille, et j'essai de capturer tous ces instants isoles simultanement dans le meme endroit avec mon appareil... mais meme mon oeil et tous mes sens reunis se perdent dans cette masse vivante... Comment la decrire, la partager?
C'est alors que se produisit le drame; nous le savions sans meme nous concerter, Flo etait perdu, touche avec plus de force qu'un poing, plus de precision qu'une fleche, et plus de tranchant qu'un katana dans la main d'un maitre. La fesse aussi ferme que sa main sur son Bokken (sabre de bois), la delicieuse responsable du coup fatal porte en plein coeur a mon ami virevoltait, au ralenti, s'immobilisant avant de se jeter sur un nouvel assaillant, faisait danser son sabre autour d'elle dans une aura protectrice, jusqu'a avoir mis au sol tous ses adversaires; et mon innocent ami aussi. Maintenant que je vous decris cette scene le doute s'insinue: pratiquait-elle reellement le Kendo (voie du sabre) au ralenti, ou mon emerveillement me poussait-il a decomposer chacun de ses gestes en un subtil melange de grace et de force reunies?
Un peu plus loin, des hurlements sauvages nous parviennent d'un autre spectacle au sabre, ou l'on ne repete cette fois pas les katas, mais des scenes de combats bien plus sanglants; moins artistiques mais plus joues et mis en scenes.

Mais le voyage ne s'arreta pas la. Apres avoir traverse l'univers atemporel des gothiques ressurgis du moyen-age europeen, etre revenus dans les annees 60 aux Etats-Unis, au plein coeur des Trentes Glorieuses, et avoir traverse le temps jusque dans le Japon de l'ere Edo, nous avons ete accueillis sous les tropiques par les rythmes endiables des joueurs de Djumbes et des danceurs de Kapouera. Bienvenue au soleil: atmosphere detendu et de franche camaraderie ou se melent Japonais, Gaijins (les etrangers), blancs becs et blacks: tout le monde semble repondre a cet appel universel qui nous rappelle que nous sommes tous les memes! On aurait pu tourner une pub Beneton et oublier la froideur des relations sociales japonaises, qui veulent que l'on ne se rencontre pas dans le metro, les supermarches ou dans la rue...

Le melange est le meme sur l'ere de sport ou l'on joue a l'Ultimate Frisbee, au Foot, au Badminton... a cote d'associations etudiantes qui chantonnent en jouant et dansant d'etranges lithanies.
Pendant ce temps les petits enfants s'emerveillent des bulles de savons larguees, telles des petites bombes de simplicite par un petit avion que fait tourner dans une danse aerienne au bout d'un fil, la maman ou le papa.

Sur le chemin du retour, l'attroupement est massif pour le "Live for the Earth", ainsi que pour les multiples scenes improvisees sur le trottoire par des groupes independants, simples bandes de potes qui font leur promo loin des ecrans geants des rues principales de Shibuya. La langue japonaise est vraiment trop belle: les ecouter parler est deja un ravissement pour les oreilles, mais quand ils chantent, c'est le decollage assure pour une lointain planete, isolee ou je trippe tout seul. Je m'achete deux CD pour me remorer a souhait la simplicite des instants passes aujourd'hui.

Pour terminer cet apres-midi, qui vous l'avez surement compris, etait unique et merveilleuse, on croise une nana qui tend a bout de bras au dessus sa tete, une pancarte "Free Hugs". Je n'en demandais pas mieux, pouvoir communiquer un peu tout l'amour que j'ai ressenti dans la journee, le partager moi aussi. Je me blotti donc dans ses bras pour quelques secondes perdues au profit de nobles sentiments, et la remercie comme je peux d'avoir mis une aussi belle touche finale a ma journee.
Ils sont forts ces japonais; tres forts!
Damien
dimanche 20 avril 2008
Eloge des toilettes japonaises
Mise en contexte:
Vous etes dans un restaurant, un bar, chez des amis, dans la rue, n'importe ou en fait, et soudain il vous prend l'envie d'un numero 2. Sachez tout d'abord qu'au Japon ca n'est pas donne a tout le monde d'avoir une envie comme celle-la, et que les systemes digestifs habituellement sujets a la constipation passagere peuvent avoir quelques problemes pour se familiariser avec les habitudes gastronomiques japonaises. Bref tant pis pour ceux-la, parlons plutot de vous, oui vous qui etes prets pour un demoulage.
Eh bien sachez que pour commencer, une lunette chauffante est la pour accueillir votre delicat fessier si la temperature ambiante le requiert. Nous vous conseillons donc de ne pas oublier de prendre un bouquin avec vous avant, histoire de pouvoir faire durer le plaisir un peu plus longtemps que necessaire. Dans certains cas, vous pouvez par la suite faire jouer une delicieuse musique d'ambiance pour masquer la symphonie - ou la cacophonie - que vous etes en train d'orchestrer. Vos fesses bien au chaud, il vous est tres difficile de vous convaincre que vous avez fait le necessaire et que vous ne pouvez plus rien tirer de vous-meme. Mais ne vous inquietez pas, une autre rejouissance arrive!! Un petit bouton vous permet d'actionner un jet d'eau qui va vous laver l'orifice par lequel toute cette histoire a debute. Certains y prennent plaisir plus que d'autres, attention cependant a l'inutile gachis d'eau ;-) Pour vous mesdames, comme un numero 2 s'accompagne toujours (ou presque) d'un numero 1, le bouton d'a cote vous permet d'avoir un jet d'eau qui balaira une plus grande surface, mais encore une fois n'abusez pas, petites coquines! Apres un petit sechage rapide avec du papier toilette (vestige des toilettes medievales comme on en connait encore en Europe ou en Amerique du Nord), et apres avoir reussi a surmonter la douloureuse rupture entre votre fessier et la lunette chauffante devenue votre meilleure amie, il vous suffit de tirer la chasse d'eau, autant faut-il que vous reussissiez a la trouver dans certains cas, parmis la tonne d'autres boutons parfois presents et qui sont encore totalement inconnus (lire le Japonais peut etre un atout dans l'utilisation des toilettes japonnaises). Souvent, un petit lavabo se trouve sur le reservoir de cette incroyable machine et se met automatiquement en marche pour que vous n'oubliez pas de vous laver les mains.
C'est donc avec tristesse que se termine ce moment de plaisir, et deja vous avez hate de votre prochain numero 2 pour remettre vos fesses bien au chaud.
Je vous laisse, une envie pressante certainement!
Bon cassage! ;-)
marion
vendredi 18 avril 2008
Osaka-Tokyo... resume d'un echec
Une bonne dizaine de kilometres a pieds pour trouver la bonne entree de la bonne autoroute, des chqngements de zones pa metro et train... bref 5 ou 6 hures de pitw... puis 10 minutes au peage panneau en main pour se faire virer par la securite;
Ensuite, rater le bus, marcher sous la pluie, prendre un tacos puis un train pour retourner au point de depart...
On a fini par prendre le bus de nuit pour Tokyo!...
damien
ps: les photos ont ete mises a jour!
pps: pas plus de nouvelles parceque j'ai rdv pour aller boire du Sake!
biz a tous!
mardi 15 avril 2008
Osaka-Tokyo
Si vous avez pas de nouvelles dans 2 semaines... ben attendez plus longtemps!
hahahahhahhaha
biz a tous... desole pour le peu de nouvelles... ca vient....
damien et les snakes
vendredi 4 avril 2008
Shanghai Underground I
Sous ces amas de beton qui s'elevent vers le ciel, un monde underground qui a trouve un raccourci. Sous les fondations de ces grattes-ciel de verre et d'acier un monde de la nuit fait resonner a coup de bass et de lyrics obscurs les pulsations de vies qui alimentent cette folle course. Jusqu'ou peuvent-ils se faire entendre? Bonne question! On retrouve la pourtant une population bien heteroclite: des jeunes biens sur, dredeux pour certains, tatoues pour d'autres, pas de surprise pour ces ''marginaux'' qui se retrouve ici, pour une fois, au coeur de tout. Il y a aussi des vieux, des parents egares ou ceux qui ont su, au contraire, retrouver le chemin de la vie et de leur jeunesse; des business-men en costards debarquent regulierement, apparitions inattendues mais naturelles de ceux qui n'oublient pas que leur course vers les etoiles reposent sur des fondations solides; ne pas perdre de vue son origine semblent-ils avoir envie, pour une fois, de repondre aux objectifs dont ils sont matraques a longueur de journee quelques centaines d'etages plus haut!
Au Logo le vendredi soir ou au Shelter le samedi toute cette population se regroupe sous terre, dans des salles ou des bunker redecores d'enceintes surpuissantes; les coudes se levent d'abord, puis les mains ennivrees suivent dans un rythme effrene de Dub, Dub Step, Drum n' Bass, Raggae... C'est selon les envies des D-J qui se succedent. Tout le monde se detend, s'etend, et les corps raidis par des costumes pas moins rigides que tout ce beton au dessus nos tetes commencent a vibrer...
Charles, notre hote ici, alias Didje Lirium, s'eclate sous sa casquette Bob L'Eponge. Il n'est pas aux platines ce soir pour nous jouer ses tracks (titres) en preparation pour son premier album, mais son micro chauffe aussi vite que la salle. C'est le boulot du MC: assister le DJ en enchainant ses textes, prepares ou improvises, a la vitesse ou se vident les verres!
Mes verres se vident rapidement, et s'enchainent tout aussi vite. C'est comme faire du velo, picoler en boite; ca s'oublie pas! Pourtant ca fait longtemps et ca fait plaisir de reconnecter avec ce genre d'ambiance dans de si bonnes conditions! Je ne me souviens pas de la derniere fois ou j'ai pris autant de plaisir a danser sur du bon son.
J'admire Charles et le monde dans lequel il evolue: apres avoir quitte la France ou il galerait dans le marasme inevitable a tout artiste, eut-il du talent, des idees, et de l'energie a revendre, il s'est bouge des son arrivee ici pour rencontrer les artistes qui partagent sa passion du son a Shanghai et en Chine. Rapidement il seduit, anime des Gigs (soirees, scenes) et apparait lors de gros festival en compagnie d'artiste mondialement connus. Ca lui a pris un an et demi a peine. Beaucoup de sueur pour se faire sa place, mais il vit de sa passion. Voila l'histoire du MC ce soir qui fait bouger des centaines de personnes dans la salle, du punk au business man.
Je les admire donc de suivre leur passion, de vivre leur art. Rencontrer tous ces gars, des ''Didiers'', des ecrivains, des yogis, des masseurs, des danseurs, des peintres, des ''installateurs'' (special dedicaces a Aurel)... moi je sais rien faire de tout ca et ca me manque. Plus on avance, plus j'ai envie de prendre le temps d'apprendre a me sentir bien grace a ca: j'ai envie d'apprendre a danser depuis longtemps, ecrire aussi. La peinture japonaise me plait... Encore uns fois voyager elargi des horizon, et j'ai hate de me poser, parce qu'apprendre quand on bouge sans cesse c'est pas facile... Alors je bois et je danse en atendant le lever du jour...
6h du matin. La soiree se termine dans la bruime... un petit petage de bide au Bao Tzeu sur le retour (je precise qu'un Bao Tzeu est un delice qu pete un bide pour 40cents). et on se pieute...
Bonne nuit...
Vietnam, suite et fin du match
Nonobstant le chauffeur de minibus entre la gare et le village de Sappa, qui a sans hesitation voulu nous arnaquer sur le prix du trajet, et qui a failli me mettre instantanement de mauvaise humeur, le premier contact avec la region est plutot bon. Une belle route de montagne nous conduit a destination, et deja nous pouvons admirer les innombrables rizieres qui font la reputation du coin. Arrives a bon port, nous nous posons dans un petit hotel-salon de coiffure, chambre avec terrasse au dernier etage, avec vue sur les montagnes (par temps decouvert :-) Nous sommes les seuls clients de l'hotel, qui de plus est un peu excentre, bref on est poses bien au calme. L'envie de partir faire du trekking plusieurs jours dans les environs n'est pas bien loin, mais malheureusement le temps n'est pas au rendez-vous, de plus il n'y a pas vraiment de carte du coin disponible pour nous indiquer les divers sentiers, bonne pratique pour que les touristes prennent encore une fois des tours ou tout est organise... Ces tours semblent pourtant assez interessants, puisqu'on est senses dormir chez les villageois et partager les repas avec eux. Mais bon sachez que seulement 5% du prix que vous payez pour un tour revient aux villageois, et puis vous pouvez tomber sur un guide vraiment epouvantable, ce qui est arrive a Nelly et Xavier (le couple de francais rencontre sur la baie d'Halong et que nous avons recroises la-haut): leur guide etait ce qu'on peut communement appeler une chaudiere, vietnamienne, dont l'unique but est de chauffer les touristes occidentaux dans l'espoir que l'un deux la ramene avec lui dans son pays d'origine... Bon evidemment c'etait peut-etre encore un coup de malchance pour eux, mais de notre cote nous avons decide de ne pas prendre de tour organise, et de passer 5 journees vraiment tranquilles, a faire de petites ballades, a nous reposer beaucoup, a profiter du calme des environs pour lire, jouer aux echecs, manger de l'excellente cuisine vietnamienne au Drop&Drop Cafe (au plus grand plaisir de Damien qui de temps en temps craquait completement: "Puuttaaaiiinnnn j'veux des nems!!!" ;-) et des patisseries a la bakery 100m plus loin.
Sappa, ca a aussi ete du mauvais temps, des orages, des eclairs et des trombes d'eau qui martelaient le toit de taule de l'hotel au-dessus de nos tetes au coucher, bien enfouis au chaud sous nos couettes; du soleil pour profiter des paysages quasi irreels, ces montagnes qui n'en sont plus vraiment mais qui au fil des annees sont devenues des escaliers de rizieres plutot, , des villageoises partout dans les rues, dans leurs vetements traditionnels, qui veulent vous vendre de l'artisanat local voire de la drogue selon votre tete: "Hashich, marijuana, opium?" A la fin on se fendait tellement la gueule a les entendre essayer de nous vendre leur dope qu'on leur demandait si elles avaient pas de la cocaine, c'est tres efficace pour se debarasser d'elles :-)
Sappa, ca a aussi ete une super hot spring chez une famille, ou l'eau n'etait pas bouillante mais assez chaude pour qu'on y reste 2 bonnes heures, a discuter, a manger des brioches aux oignons achetees a la bakery, a faire des photos d'equipage (tradition oblige), a s'amuser avec les gamins venus avec leur mere prendre un petit bain...
Sappa, ca a aussi ete ce putain de clebard pas plus gros qu'un gros boudin qui jappait comme un tarre, et ces cochons egorges pendant la nuit (c'est effrayant mais on est content le lendemain d'avoir de la bonne viande dans nos assiettes ;-)
Je n'arrive pas au final a savoir si j'ai vraiment ete charmee ou non, je veux dire que compare au reste du pays, je crois que c'est un endroit sympa ou passer quelque temps, ou les gens du pays ne vous crient pas dessus, ou l'on a pu retrouver un peu le style de vie si appreciable que nous avions cotoye pendant les 2-3 mois precedants dans le reste de l'Asie du sud-est, avec ces enfants qui s'amusent au bord des routes, les chiens, les poules, les canards et les cochons partout, bref une vie si paisible et sans trop de fioritures... Mais il n'y a pas non plus besoin d'etre devin pour comprendre que dans quelques annees, cette region ne sera plus qu'un paysage ravage et c'est aussi le dilemne de tout developpement: pour acceder a ces villages, vous devez payer un droit de passage, ce qui a permis depuis le temps de construire des ecoles, un hopital et d'ameliorer les routes, ce qui est tres bien pour les villageois, mais que reste-t-il de la montagne maintenant, si ce n'est ce splendide gateau que l'on ronge petit a petit par exces de gourmandise???
Pour terminer, c'est avec une certaine impatience de nous confronter enfin a la Chine que nous reprimes le train dans la nuit du 24 au 25 mars, pour arriver au petit matin a Hanoi et pouvoir apprecier pendant un court moment le silence de la ville, la non-circulation et les non-klaxons dans les rues. Pourtant a quelques pas de notre hotel, c'est plusieurs centaines de leve-tot de tout age qui s'agitaient dans le "Central Park" de la capitale, les uns a faire leur jogging, les autres a suivre la gymnastique de groupe en musique. Apres avoir vu cet etrange spectacle, on comprend aisement comment toutes ces petites vieilles qui ne depassent pas les 1m50 sont capables de porters des paniers de fruits plus lourds qu'elles!
A 9h et quelques l'autobus transfrontalier demarrait, sans que j'aie pu me decider sur le score final du match.
marion
mardi 18 mars 2008
Vietnam 7 - 4 Snakes , par marion
c'est le 27 fevrier que tout a commence, apres une bonne journee de bus depuis Phnom Penh (et un passage memorable de la frontiere: immense batiment tres recent, avec rayon X pour les bagages!!! --> examen reussi!). La route jusqu'a Ho Chi Minh Ville, que tout le monde appelle encore bien volontiers Saigon, c'est quand meme plus charmant, nous laisse sur notre faim: ce n'est ni la campagne ni la ville, mais tout simplement une longue route bordee en continue de petites maisons de beton sans ame... et de boutiques vendant des statues de la vierge Marie (les colons sont bien passes par la, aucun doute)
Nous arrivons dans l'apres-midi, et les premiers signes d'un certain desenchantement apparaissent: impossible de trouver une guest house aussi bon marche que dans le reste de l'Asie du sud-est, et une ville ultra-bruyante et etouffante, dans laquelle nous n'avons finalement aucune envie de passer du temps... bref le lendemain matin et apres une bonne coupe de cheuveux pour Bayu (le coiffeur voulait aussi le tondre sous le nombril :-), nous reprenons deja le bus pour nous rendre plus au nord...
Vietnam 1 - 0 Snakes
12 heures de bus plus tard (dont la moitie dans un "sleeping bus", excellent! et avec pour spectale a un moment donne une baston de trottoir entre vietnamiens a coups de cailloux et sous la menace de couteaux...), nous arrivons a Nha Trang, station balneaire ou nous esperons trouver une jolie plage et beaucoup de calme. Erreur! La ville ressemble plutot a Nice avec des grands hotels, restaurants et casinos, et c'est la que se rassemblent les vietnamiens branches... Bon on voulait pas se decourager non plus, mais autant ne pas vous cacher qu'a ce moment-la pour nous, le Vietnam c'etait l'echec... nous prenons la journee du lendemain pour decider quoi faire et surtout comment le faire: le Vietnam a pour caracteristique de ne pas avoir beaucoup de bus locaux, et tout le monde veut vous vendre des trajets en bus climatises qui coutent une fortune et qui viennent vous chercher au pied de votre hotel... bref il est simplement tres difficile (voire impossible) d'avoir de simples renseignements, comme par exemple ou se trouve la station d'autobus...
Vietnam 2 - 0 Snakes
apres quelques prises de tete, negociations en tout genre, taxi, bus local et scooters, nous nous retrouvons le 1er mars a Doch Let, 50 km au nord de Nha Trang, au Paradise resort, ou pour 15$ par jour et par personne, pepe pervers de son surnom vous eclate: bungalow ultra-charmant avec vue sur la mer, magnifique plage deserte et surtout 3 petages de bide par jour (carottes rapees, salade, tomates, poisson frais en veux-tu en voila, soupes de legumes, fruits frais... hmmm!!) Pepe pervers, son vrai nom c'est Sherry, suisse de 81 ans, marie avec une vietnamienne de 35 ans, 2enfants de moins de 10 ans et certainement une petite fortune grace a son resort, bref l'exemple de la reussite pour Damien ;-)
Le lendemain nous sommes rejoints par Emilie (la francaise rencontree a Phnom Penh), et le jour d'apres par Zera et sa "petite-amie" Cecilia, en vacances au Vietnam. Se passeront alors 5 belles journees a jouer au poker ou au echecs, a se baigner, a lire et a manger, bref a pas faire grand chose, un vrai plaisir quoi!!
Vietnam 2 - 1 Snakes
Alors que Zera et sa copine reprennent la route vers le sud, nous 4 partons avec un bus de nuit vers le nord, arret prevu a Hoi An 12 heures plus tard... Le trajet ne fut pas particulierement agreable d'ailleurs: les Vietnamiens, il faut le reconnaitre, conduisent vraiment n'importe comment, ils doublent tout le temps, qu'il y ait de la visibilite ou non (un camion a d'ailleurs failli nous accrocher, finalement il n'a fait que rayer la carosserie du bus sur quelques metres ;-), klaxonnent en permanence, refusent d'arreter l'autobus si vous avez une envie pressante (et vous crient dessus si vous profitez d'un "arret-depos de fret" pour sortir du bus et essayez de trouver un coin tranquille pour vous soulager). C'est donc bien fatigues mais contents que le calvaire soit termine que nous arrivons le 6 au matin a Hoi An.
Vietnam 3 - 1 Snakes
Hoi An, superbe petite ville vietnamienne (meme sous la pluie quasi-incessante!)classee au patrimoine mondial de l'Unesco, ou flaner est un plaisir san fin, mais ou votre portefeuille peut en prendre un sacre coup si vous craquez.... et on a tous craque, moi en particulier: outre sa superbe architecture, la ville est aussi connue pour ses centaines de boutiques de tailleurs, qui en l'espace d'une journee vous font les habits et les chaussures que vous voulez sur mesure, et pour un prix ridicule par rapport a ce qu'on trouve en France ou ailleurs... au debut, on se dit non, c'est pas pour nous, on en veut pas, ca sert a rien, ca fait ch... si on achete il va falloir faire un colis pour expedier etc... mais que voulez-vous, on finit par craquer, et craquer de temps en temps ca fait du bien :-)
Vietnam 3 - 2 Snakes
C'est donc avec, pour ma part, un portefeuille alege mais 8 kilos de bagages en plus (oui je sais c'est vraiment abuse...) que nous quittons la ville trois jours plus tard pour nous rendre a Hue, superbe ville encore plus au nord, ancienne capitale imperiale du Vietnam, ou nous passons deux tres belles journees a visiter les merveilles architecturales qui s'offrent a nous (anciens palais, temples, pagodes etc.), et avec un soleil enfin de retour... Un petit echec tout de meme: le premier midi, nous nous arretons dans un resto sur pilotis vraiment cool, mais nous remarquons que les prix dans la carte en anglais sont tous superieurs a ceux de la carte en vietnamien... nous commandons donc dans la carte en vietnamien, mais l'addition arrive bien trop elevee, on a refuse de payer le prix "touristes", je peux vous dire qu'on en a mis quelques uns en colere la-dedans ;-)
Vietnam 4 - 3 Snakes
2 jours plus tard donc, nous prenons un bus de nuit (un sleeping bus d'ailleurs alors qu'on avait paye pour un seatting bus, youpi!) et nous voila a Hanoi, capitale des contrastes je dirais. La premiere journee nous permet de deposer nos passeports a l'ambassade de Chine (que le temps passe vite!!) et trouver un "tour" bien et pas trop cher pour se rendre a la Baie D'Halong, car en effet il est impossible de se rendre la-bas et de trouver un bateau sans passer par un tour malheureusement. Bref c'est avec beaucoup de belles images de ce coin de paradis en tete que nous nous rendons le lendemain pour Halong, mais une fois de plus ce fut l'echec: j'ai l'impression qu'on a passe plus de temps a attendre le bus ou le bateau qu'a profiter des paysages et des activites possibles: 30 minutes de kayak, 1h30 de trekking au lieu de 3-4 heures, avec deux guides qui n'en avaient strictement rien a foutre de nous, nous n'avons eu aucune explication sur ce qu'on pouvait observer, et en plus ils marchaient avec leur telephone portable qui diffusaient de la musique vietnamienne horriblement sirupeuse, bref autant vous dire qu'on avait aucune chance d'apercevoir le moindre animal. Sans compter la bouffe generalement pas terrible et insuffisante et la mauvaise humeur quasi-generalisee du personnel vietnamien sur place... heureusement que quelques rencontres ultra-sympathiques (Nelly et Xavier, le couple de prof francais, Mike et Corey, les deux canadiens a la vodka vietnamienne), et des paysages d'une beaute a couper le souffle nous ont permis de ne pas etre completement desesperes non plus, une fois de plus. Je mets donc un point pour les 2 equipes
Vietnam 5 - 4 Snakes
Retour a Hanoi au bout de trois jours, epuises et de pas trop bonne humeur, d'autant plus lorsqu'on apprend que notre hotel a donne notre chambre reservee pour la prochaine nuit a d'autres personnes... Bon qu'a cela ne tienne, nous partons tous les 4 accompagnes des deux canadiens chercher un autre hotel, et apres avoir encore ete (une fois de plus, une fois de trop...) confrontes a des vietnamiens beliqueux qui voulaient nous arnaquer sur le prix de la chambre, on trouve enfin un endroit plus calme (et plus cher) pour se reposer un peu. Pour finir, entre le bordel (desole il n'y a pas d'autre mot) de la circulation a Hanoi, le bruit, les Vietnamiens qui crient sans cesse, qui se disputent, qui nous parlent mal, l'ambassade de Chine qui nous fait faire des allers-retours pour rien pour nos passeports etc.. je suis desormais sure de deux choses:
- j'ai hate de partir pour les montagnes du nord-ouest (ce soir), voir si on peut encore trouver du calme et de la douceur de vivre dans ce pays
- le Vietnam risque de ne pas me revoir de sitot... je suis vraiment nostalgique de la Thailande, du Laos et du Cambodge, ou tout la-bas n'est que gentillesse et sourire...
Vietnam 7 - 4 Snakes (oui, oui, 2 points coup sur coup pour le Vietnam)
C'est assez pessimiste comme fin, alors je vais quand meme preciser que le pays n'en reste pas moins vraiment splendide, et que les sourires des petites vendeuses vietnamiennes de nourriture dans la rue finissent toujours pas vous faire oublier le cote obscure de la force... Et puis a bien y reflechir, l'humeur des Vietnamiens ressemble etrangement a celle des colons francais parfois ;-) je suis donc mal placee pour critiquer au final... mea culpa !!!
Emilie est repartie pour Bangkok ce matin, pour finir son echange avant de repartir pour la France. Ce fut tres agreable de passer un mois en ta compagnie (malgre ton bavardage quasi-incessant ;-) , au plaisir de te revoir un de ces jours, en France ou au Quebec. Donne-nous de tes nouvelles!!
Bon vent a tous les lecteurs qui ont reussi a se rendre jusqu'ici!!
marion
lundi 17 mars 2008
Cambodge, breve apercu d'un grand pays
Voila peut etre 3 semaines que nous avons quitté le Cambodge.
A l'heure ou j'écris ces mots, nous nous trouvons au Vietnam, a Hanoi plus precisement. Réfugié dans un petit café sans nom et sans pretention, je profite plainement du calme que m'offre cette retraite temporaire pour commencer a rediger nos aventures cambodgiennes, tout en sirotant un tres goutu robusta local.
Mais nous reviendrons sur notre "peril" vietnamien une prochaine fois.
Pour l'instant, le temps est au souvenir du Cambodge...
Nous n'avons "malheureusement" pu consacrer qu'une quinzaine de jours a la decouverte de ce pays. En effet, meme avec une année de prevue pour notre aventure asiatique, le temps se joue de nous et se revele bien souvant insuffisant pour plonger en profondeur dans l'exploration de certains pays. En realité, chaqune des contrés que nous avons traversées demanderait a elle seule une année entiere.
Mais fini de penser a cela. Le meilleur moyen de profiter pleinement, et cela quelle que soit la durée prevue aussi bien pour un voyage que pour une tache quelconque, est de vivre chaque moment a fond. Ce dont nous nous efforcons de faire depuis le debut d'ailleurs, avec, il est vrai, une certaine reussite.
- Bon alors, quel est le plan ?
Pour l'heure, nous sommes le 13 fevrier et nous quittons le Laos, avec la satisfaction d'avoir bien rempli notre temps ici, et avec la certitude (une fois de plus) que nous reviendrons sur ces terres avec joie.
Par "nous", j'entends bien sur, notre équipage. Qui pour l'heure est formé de : Marjo (la "biologiste"), Marion (la "cartographe"), Damien (le "cuisinier/masseur") et moi-meme (le "capitaine" ... faut bien me trouver une occupation ;) )
Le passage de la frontiere a Don Kralor, se deroule sans encombre. Les postes frontieres, aussi bien du coté Laotien que Cambodgien, sont des plus sommaire : 2 batisses plantées au milieu de nul part, separées par 1km de route en terre balayés par les vents. Ces derniers nous offrirons d'ailleurs la vision enchanteresse de la creation d'une "petite" tornade de 6 a 8m de haut, se baladant "tranquillement" entre les 2 pays, et soufflant sable, feuilles et brindilles durant 3 a 4 minutes. C'est la premiere fois que j'assistais a un spectacle pareil.
La non-reaction des militaires cambodgiens me laissa a penser que ce phenomene devait etre assez courant. En tout cas cela ne les empecha pas de vaquer a leurs occupations habituelles. Cela ne les empecha pas non plus d'ailleurs de nous "extorquer" 1$ chaqun pour chaque tache a laquelle ils etaient assignés : Delivrance du Visa (20$ pour le Visa et 1$ pour le garde) ; temponage de sorti du Laos (1$) ; Temponage d'entré au Cambodge (1$).
Les protestations sont aussi vaines qu'inutiles : "don't pay, don't go !"
A voir le nombre de voyageur empruntant cette route (au moins une centaine par jour) il est facile de s'imaginer que les superieurs des postes frontieres doivent bien arrondir leurs fins de mois (pour le coup, leurs salaires "officiels" ne doivent pas voler bien haut)
La frontiere passee, notre passport comptant un visa de plus a son actif, un bus (payé au prealable a Don Det) nous emmene vers Siem Reap. La ville est surtout connue pour etre placée non loin des fameux temples d'Angkor : l'une des principales source de revenue pour ce pays lontemps dechiré par la guerre et portant encore des traces du joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges. Mais nous reviendrons sur cette sombre histoire par la suite.
Apres une nuit, non-prevue, a Champong Cham, nous atteignons Siem Reap le 14/02.
Tout dans la ville fortement touristique, rappelle aux voyageurs la presence (a une dizaine de km) des immortels temples d'Angkor : symbole incontournable de la culture Khmer.
Comme d'habitude a l'arrivée dans une nouvelle ville, une foule de chauffeur (taxi/tuk-tuk) attendent les voyageurs a la descente des bus, et tous vous proposent "le plus calme et le moins cher hotel de la ville" : "Quiet and cheap" "good for you, cheap-cheap"... ce genre de phrase perpetuelle.
La negociation commence. Une activité qui peut vite s'averer épuisante, mais qui pour ma part se revele plus de l'ordre du jeu. C'est d'ailleurs de cette maniere que je conseillerais a tous voyageurs de le prendre, sous peine de vite laisser place a la colere et a la fatigue. Deux facteurs, bien entendu, handicapant grandement la possibilité de tourner la negociation a "votre avantage". Pour l'info, "Votre avantage", c'est quand tu limites au maximum de te faire arnaquer. Encore que parfois l'avantage peut reelement en etre un : pour ma part en, j'estime qu'a partir de 3$ par personne la nuit (chambre, draps et salle de bain propre), l'affaire est assez bien reussie. Bien que d'autres facteurs peuvent entrer en jeu : repas/internet/boissons en gros, tous ce qui peut etre offert en plus ;)
Installés comme il faut, nous profitons de l'apres-midi pour nous reposer et reperer un peu la ville.
Le lendemain, nous nous dirigeons, comme une foule incessante de touristes en tous genres, admirer les merveilles architecturales des temples d'Angkor, l'ancienne capitale imperiale Khmer.
Les tarifs sont legerement elevés (20$/jour ; 40$/3 jours) surout quand on sait que les billeteries sont gérées en grande parti par une societé de petrole. Une societé de petrole ? Il est vrai que controler les entrées (et seulement les entrées, la renovation des temples etant principalement basé sur des dons) du site le plus visité d'Asie est certainement une activité fleurissante. Encore une histoire pas claire dans ce pays ou la corruption est reine et le gouvernement tout puissant. Comme le laisse voir le nombre de voitures gouvernementales en circulation : noire, vitres teintées, sans plaques... Qui poserait des questions ?
Enfin bref... au final toujours les memes choses qui se repetent.
De notre coté donc, nous obtons comme nous l'avions prevu pour le "menu 3 jours" a 40$. Ici pas moyen de negocier bien entendu. Hé, c'est qu'on s'habitue a force de tout negocier avant d'acheter quoi que se soit, du billet de bus au dentifrice.
Nous choisissons aussi de louer les services d'un tuk-tuk a la journée (15$) pour le 1er jour. La taille du site est telle qu'il n'est pas pensable de le faire a pied, et la "mafia" des chauffeur de Taxi/Tuk-Tuk a prohibé la location de scooter dans tout Siem Reap.
Nous visitons une bonne partie des temples en se rejouissant, au final, de notre reveil matinal tardif. En effet, notre "grasse mat'" nous a permis d'effectuer notre visite apres les passages des principaux bus de touristes. Il y avait certe du monde, mais l'immensité du site permet tout de meme de bien diluer les groupes de curieux que nous sommes tous, notamment en penetrant dans ces lieux insolites.
Le deuxieme jour, maintenant que nous connaissons un peu la geographie du site, nous preferons nous rendre sur place en VTT. Sans conteste la meilleur facon de visiter les temples d'Angkor tant il est possible de "se perdre" dans les petits chemins excentrés qui plongent dans la jungle environnante, qui aboutissent 9 fois sur 10 sur les ruines d'un temple petit ou grand, et qui sont souvant delaissées par les touristes au profit des temples les plus importants.
Seule une crevaison du VTT de Marion en fin de journée viendra "noircir" quelque peu cette belle escapade. Bien qu'au final tout ce soit arrangé (reparée sur place par des locaux), et que cette "noirceur" se transforma tres vite en sympatique anecdote.
Nous consacrons enfin un 3eme jour a l'exploration des temples situés a une trentaine de km au Nord d'Angkor : des ruines... toujours des ruines ;)
Le matin du 18/02, apres une soirée un peu "arrosée" au Gecko Bar, Marjo (ou plutot "Martsu" comme on l'appelle en Asie) nous quitte pour Bangkok d'ou l'attendra un avion pour l'Europe. Apres 2 mois passés en notre compagnie, son absence va laisser un trou dans notre équipage, qui voit une fois de plus son effectif se reduire.
Mais la route continue, pas question de se laisser aller.
- Bon alors, quel est le plan ?
Nous sommes le 18 donc et il nous reste a peine plus d'un mois pour rejoindre le Japon : J'insiste (et ce sont mes seules requetes vraiment importantes du voyage) pour y etre au printemps et surtout, d'y arriver en bateau. Tous le monde est d'ailleur en complet accord avec ces idées. Comme d'hab, tout roule...
Un mois et demi plus exactement, c'est court. Sachant que nous voulons voir le Sud et les plages du Cambodge, et aussi passer un bon moment au Vietnam (Damien y tient. Probablement ses genes de Viet qui refont surface ;) )
Apres discussion, nous projetons donc de "sacrifier" du temps Cambodgien au profit d'un mois complet au Vietnam. Tant pis pour la plage. Nous avons eu de toute facon notre dose en Thailande, et puis les plages Viet ne sont surement pas en reste non plus.
En route vers le Vietnam donc, nous faisons halte a Phnom Phen, la capitale du Cambodge. Nous prevoyons de consacrer 2 ou 3 jours a cette ville. Mais les "charmes" de la capitale Cambodgienne nous retiendrons, au final, une bonne semaine.
Dans le quartier "backpacker" de Lake Side, nous nous posons dans une charmente guest house ("Smile Lake Side Guest House", de son nom), d'ou, paisiblement installés sur la terrasse en piloti donnant sur le lac, nous laissons couler le temps. Chaqun s'occupe : Outre la "fargnante", Damien et Marion iront passer quelques matinées dans un orphelina a s'amuser avec les gosses. De mon coté, je continue d'écrire "samourai-parano", et j'aurais meme la "chance" de prendre mes premiers "cours" de base et de blues avec un Suedois-routard squatant le coin : le "vieux fou" comme je l'appel.
Nous ferons aussi la connaissance d'Emilie : une charmante francaise en vacances dans le coin et faisant ses etudes a Bangkok. (nous n'en avons pas fini avec elle, mais cela est une autre histoire)
Nous profitons de cette semaine aussi pour nous interesser de plus pres au fleau qui frappa le peuple Cambodgien de 1975 a 1978 : le joug dictatorial de Pol Pot et de ses Khmers Rouges
Je ne vais pas faire ici l'historique de leurs attrocités, mais sachez juste qu'au moment ou en France, la polemique etait de savoir s'il fallait ou non "renforcer" l'etude de la Shoah a l'école, je me posais la question, melangant colere et incomprehension : - Pourquoi ne m'a-t-on jamais parler des Khmers Rouges, a l'école ou au college ?
Je ne cherche pas a savoir quel peuple a plus souffert que l'autre, ou encore a qui doit-on faire le plus d'excuses, ou enfin de qui doit-on le plus se souvenir. Mais je cherche simplement a comprendre pourquoi s'est-il reproduit ici, sous les yeux des "grandes democraties", 30ans apres les nazis, la meme haine et les memes tortures a l'egare d'un peuple et que personne dans l'éducation ne m'en ai jamais soufflé mot.
En visitant, les charniers de Choeung Ek ou le lycée Tuol Sleng devenu "la prison politique" sous le nom de "S-21" durant cette sombre periode, j'ai eu honte de mon ignorance.
La honte se fait sentir aussi lorsque vous arpentez les rues de Phnom Phen et que vous vous dites que chaque visage de plus de 35 ans a vecu ces atrocités dans la plus pure ignorance des populations des pays "civilisés" (mais pas de leurs dirigeants ; "Magouille un jour, magouille toujours" )
Voila, il fallait que cela soit dit. Et bien que ce ne soit peut etre "pas important", j'invite chacun a se renseigner, un tant soit peu sur l'histoire des Khmers Rouges, et de leur chef Pol Pot, formé en France
De notre cote, nous quittons le Cambodge le 27/02, par le poste frontiere Cambo-Vietnamien de Chau Doc.
A la prochaine...
Flo, futur "guitare hero"
jeudi 13 mars 2008
Carte du Parcours
Merci a Jerome pour son aide inestimable (2 ou 3 bieres devraient faire l'affaire ;) )
mercredi 20 février 2008
Photos en retard
Les photos tant attendues sont enfin disponibles sur ce blog de pitw.
Les commentaires viendront plus tard parce que je dois bien vous dire que j'ai la dalle et que ca va etre l'heure de se le peter.
Sur ce a++
Promis, je prends un peu plus de temps la prochaine fois...
Flou
PS: papa, maman et frerot je vous embrasse :-) Marion